Samedi 30 août 2014 6 30 /08 /Août /2014 09:50

D’abord, si on est de gauche, au sens large, on s’énerve. Et ça, il faut pas. Il faut jamais s’énerver. On s’énerverait pourquoi ? Parce qu’on vient de se faire enculer proprement. On devrait avoir l’habitude pourtant. Mais là ils ont dépassé les limites. Je parle évidemment du « remaniement ministériel » de cette sinistre fin du mois d’août 14. Ah ! c’est bien la guerre des tranchées qui continue. Mais faut surtout pas gémir. Gémir, ça leur fait trop plaisir à nos chefs. Parce que, en plus, ils sont sadiques, nos prétendus chefs ! Ca leur plaît qu’on souffre, et surtout en gémissant. Ca leur plaît de nous écouter gémir. Ils sont donc pas complètement salauds, ils relèvent de la psychiatrie. C’est mieux de parler comme ça.

On avait pourtant déjà tout vu, dans le genre mépris du peuple. Eh bien là ils ont une excuse et la voilà : les socialistes new look, c’est des socialistes virtuels. Ils n’existent pas dans le monde réel. Sinon, ils sauraient qu’il y a, rien qu’en France, des millions de gens qui sont dans la pauvreté, voire dans la misère. Dans le désespoir. Et ils cesseraient de nous faire les discours habituels à la télévision. Moi, je préfère dire que c’est des socialistes virtuels.

Ou alors, c’est des avatars de George Orwell, dans la « Ferme des animaux ». Et vous vous souvenez, ce sont les cochons qui ont pris le pouvoir. Déjà dans les campagnes françaises on avait l’habitude de dire : « les cochons ? tu veux parler des ministres… » Mais ça m’a rappelé Orwell, et les cochons qui ont pris le pouvoir. Même qu’à la fin, l’un d’eux prend la parole pour nous dire, avant Coluche : « Vous serez tous égaux mais il y en a qui seront plus égaux que d’autres ! »

Parmi les plus égaux on peut citer le Valls, qui n’a guère souffert sous Franco puisqu’il est catholique. Comme ce Emmanuel Macron, qui vit à l’ombre du Sapin, et qui se vante d’être un catholique pur et dur, avec la Sainte Famille et tout le toutim. Même qu’il était banquier de son état, et quant à la Belkacem, je vois pourquoi elle veut pas bouffer de cochon. Elle veut pas manger ses frères de race ! Ce Macron, voyez comme il donne dans les grands sentiments. Il a épousé une vieille femme, de 20 ans son aînée… Je parie qu’il va la larguer la vieille, comme ils font tous quand ils ont atteint leur but.

Mais vous avez tort d’être désespérés, parce que si on raisonne un peu, l’explication est claire. Marx était un marxiste virtuel, Bakounine était un libertaire virtuel. Ces gens-là n’ont jamais existé ! C’est la grande nouvelle de cette fin de mois d’août 14…

Ca tombe bien on n’a plus le droit de tuer le cochon ! Plus le droit de les saigner, donc. Le cochon est une espèce protégée. Ne saignez pas les ministres français, ils sont protégés par la loi. Au nom de l’écologie et de la sauvegarde des espèces en voie de disparition.

Laissez les vivre, ils en n’ont pas pour longtemps. Ils vont disparaître d’eux-mêmes. Question de patience.

Par Rolland Hénault
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Samedi 30 août 2014 6 30 /08 /Août /2014 09:48

Par ELIZABETH
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Samedi 30 août 2014 6 30 /08 /Août /2014 09:34

Alors que le journal Le Monde parle quotidiennement de « ravages » et de « catastrophe », la réalité est que l'épidémie de virus Ebola reste d'ampleur très modeste. 

La presse parle de 1229 morts entre mars et août 2014 sur l'ensemble de l'Afrique, et encore ce chiffre n'est-il pas exact. 

Si vous vous rendez sur la page du site de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) traitant du sujet, vous vous rendez compte qu'il y a en fait 788 décès formellement identifiés comme causés par le virus Ebola. Les autres sont des cas « suspects » ou « probables ». [1] 

Ce sont bien sûr 788 morts de trop, mais il faut comparer aux 1,2 MILLION de morts causés annuellement par le paludisme [2], ou aux 2000 morts causés annuellement en France par la grippe saisonnière. [3] 


Très peu de contagion

Les images de soignants portant des masques et des combinaisons intégrales pour s'approcher des malades suspectés sont insensées et dignes d'un mauvais film de science-fiction. 

Car le virus Ebola ne se transmet absolument pas si facilement :

« Il faut un contact direct avec un liquide biologique comme le sang, les selles, les vomissures. Il n'y a aucune transmission par voie aérienne. C'est-à-dire que, lorsqu'une personne parle ou tousse, elle ne répand pas le virus Ebola dans l'air ambiant. » explique le Pr Bruno Marchou, chef de service des maladies infectieuses et tropicales de l'hôpital de Purpan, à Toulouse. [4]

Autrement dit, le virus Ebola est comparable au SIDA pour son mode de propagation. Il faut vraiment être au contact du sang ou du liquide biologique du malade pour risquer soi-même d'être contaminé. 

Cela veut dire, toujours selon le Pr Bruno Marchou, que le virus Ebola :

« n'atteindra pas le stade pandémique. À Conakry (capitale de la république de Guinée), ils avaient initialement plusieurs dizaines de cas parmi le personnel hospitalier. Ils ont réussi, en appliquant des mesures d'hygiène standard simples, à endiguer la propagation du virus parmi leur personnel. »

Ces mesures d'hygiène n'ont rien de sorcier : « Quand on s'occupe d'un patient, on se couvre les mains avec des gants. Si le patient vomit, il faut aussi se couvrir le visage. C'est le b.a-ba. On fait ça tous les jours. » continue-t-il. 


«La mort dans 20 à 90 % des cas »

Sandrine Cabu, de Médecins Sans Frontières, interrogée par Le Monde, explique que le virus Ebola entraîne « la mort dans 20 à 90 % des cas ». 

Pourquoi une fourchette aussi absurdement large ? 

Parce que le virus Ebola est surtout dangereux quand il est mal soigné. Les personnes meurent de déshydratation ou d'hémorragies mais le traitement consiste alors simplement à hydrater ou à transfuser le patient, pas à lui donner un vaccin ni un hypothétique médicament. Il ne faut pas croire ce que prétend l'industrie pharmaceutique qui aimerait pouvoir vendre aux gouvernements une poudre de perlimpinpin comme elle l'avait fait avec le Tamiflu. 

« Les nouveaux médicaments ne sont pas la solution contre Ebola », selon un expert en maladies infectieuses

La solution contre l'épidémie consiste à respecter des mesures simples et de bon sens : hygiène, bonne nutrition, vitamine D, vitamine C. 

Selon Anthony Fauci, directeur de l'Institut national des allergies et des maladies infectieuses des Etats-Unis, l'outil le plus efficace contre Ebola est de prodiguer les soins de base aux malades.

« La véritable priorité devrait être de créer des infrastructures médicales dans les pays touchés pour fournir aux malades le soutien médical de base comme l'hydratation et la transfusion sanguine. Cela aura un beaucoup plus gros effet sur la santé que la distribution au hasard de quelques médicaments expérimentaux. » [5]

Selon Thomas E. Levy, auteur d'un article récent sur les remèdes potentiels contre le virus Ebola [6] : 

« Jusqu'à présent, il n'y a pas un seul virus testé qui n'ait pas été inactivé par une certaine dose de vitamine C. Un des moyens prioritaires pour détruire le virus, ou programmer sa destruction par le système immunitaire, est d'activer la “réaction de Fenton”. En un mot, cette réaction peut se produire à l'intérieur du virus, dans les cellules où les virus se répliquent et à la surface des virus eux-mêmes. » 

Il n'y a donc aucune raison de suspecter le virus Ebola de se transformer brutalement en une pandémie à l'échelle de l'Afrique, et encore moins dans le reste du monde. 

Mais il n'y a aucun doute que cette psychose peut servir les intérêts financiers de quelques-uns.


Semer la panique : un business très lucratif

La panique autour du virus Ebola rappelle évidemment la grippe aviaire de 2005 et la grippe porcine (H1N1) de 2009. 

Ces deux « pandémies imminentes » ont été l'occasion de manipuler grossièrement les opinions publiques pour justifier la vaccination en masse des populations, qui s'est révélée entraîner de terribles effets secondaires, dont la narcolepsie, un très grave trouble du sommeil. [7] 

En 2009, l'Organisation Mondiale de la Santé a prédit qu'un tiers de la population mondiale pourrait être touchée par la grippe H1N1, avec des effets incalculables. La ministre de la Santé Roselyne Bachelot n'avait alors pas hésité à commander 94 millions de vaccins ! Les Français n’ayant été que 6 millions à se faire vacciner, Mme Bachelot avait, dès le mois de janvier 2010, annulé auprès des laboratoires pharmaceutiques la livraison de 50 millions de doses et fait verser par l'Etat en dédommagement près de 48 millions d’euros aux laboratoires. [8] 

Quant au fameux médicament antiviral « miracle », le Tamiflu, son effet réel n'est que de réduire la durée des symptômes de moins d'une journée, sans limiter d'aucune façon les hospitalisations. Une étude britannique a conclu que la distribution de Tamiflu contre la grippe H1N1 a eu pour seul effet de... gaspiller 500 millions de Livres sterling. 

En effet, la saison de grippe 2009 se révéla finalement moins grave que d'habitude, malgré la présence de la souche H1N1. De plus, de nombreux prétendus cas de grippe H1N1 se révélèrent n'être même pas des grippes mais de simples rhumes, ce qui n'est pas sans rappeler ce cas de virus Ebola à Berlin qui s'est finalement révélé être... une gastro. [9] 


Jouer avec le feu

Toutefois, les titres excessifs martelés par la presse sont à mon avis très dangereux : «Une épidémie absolument pas sous contrôle, sans précédent», Médecins Sans Frontières, le 30 juillet 2014. [10] [11] 

« Le virus Ebola continue de dévaster l'Afrique de l'Ouest », Le Monde, 15 août 2014. [12] 

« L'OMS décrète une urgence de santé publique de niveau mondial », France 24, le 20 août 2014. [13]

Cette psychose est en train de semer la pagaille en Afrique, où des gouvernements sont ni plus ni moins en train de fermer les frontières, mobiliser les armées pour réprimer les populations, et même isoler sans raison des dizaines de milliers de malheureux, hommes, femmes, vieillards et enfants mis en quarantaine dans un bidonville du Libéria, sans nourriture ni eau. [14]

« Pour espérer contenir l'épidémie de fièvre hémorragique Ebola qui fait rage au Liberia (…) le gouvernement prend des mesures draconiennes. Deux quartiers de la capitale, Monrovia, ont été placés en quarantaine et sous surveillance sécuritaire, alors que dans le reste du pays, un couvre-feu a été instauré. », Le Monde du 22 août 2014.


"Tirer à vue"

Dimanche 24 août, on apprenait que, au Sierra Leone :

«Le parlement a adopté un projet de loi qui interdit d'héberger des malades. Les contrevenants sont passibles de deux ans de prison. [15] »

Lundi 25 août, pire encore : le gouvernement du Libéria ordonne à ses soldats de "tirer à vue" sur les personnes qui chercheraient à passer la frontière, soi-disant pour empêcher l'épidémie de se propager ! [16] 

Ces réactions totalement excessives risquent de provoquer une vraie catastrophe humanitaire, bien plus grave que le virus Ebola lui-même. 

Des mesures commencent également à être prises contre les Africains au niveau internationa:

« Au niveau international, les citoyens de ces pays font l’objet d’une quarantaine de plus en plus stricte avec la fermeture des frontières, la suspension des vols de la plupart des compagnies aériennes qui les desservaient, le rapatriement des membres des familles du personnel diplomatique dans ces pays, l’annulation de conférences internationales, la délocalisation d’événements sportifs, etc. » note Rue 89. [17]

En Corée, de véritables réactions racistes éclatent contre les Africains, interdits d'entrer dans certains magasins. [18] 


Le mythe du passager infecté dans l'avion

À écouter les autorités et nos journalistes, on croirait qu'une épidémie de virus Ebola peut se déclencher à tout instant en Europe : il suffirait que débarque d'un avion un Africain touché par la maladie. 

Cette hypothèse est parfaitement irréaliste. Elle ne traduit qu'une ignorance complète de ce qu'est réellement le virus Ebola. 

Ne succombons ni à la psychose, ni à une forme de racisme qui ne dit pas son nom. 

L'épidémie de virus Ebola ne sera correctement endiguée en Afrique que si toute violence et toute mesure répressive cessent. Qu'on laisse chaque patient être pris tranquillement en charge par un personnel ayant une formation médicale de base, et prenant les mesures d'hygiène évidentes. 

N'envoyons ni cargaisons de vaccins en Afrique, ni médicaments. Cela ne servirait qu'à enrichir les laboratoires pharmaceutiques et à provoquer des dégâts bien plus graves par les effets secondaires de ces médicaments. 

À votre santé ! 

 

Sources : 

 

[1] Maladie à virus Ebola en Afrique de l’Ouest – mise à jour 

[2] La mortalité due au paludisme plus forte que prévu 

[3] Nombre de décès dus à la grippe en France 

[4] «Je n'ai pas peur du virus Ebola mais de la panique qu'il va provoquer». 

[5] Fauci: New drugs not the best answer for Ebola 

[6] Surprising solution for Ebola virus 

[7] Des troubles neurologiques rares liés au vaccin anti-H1N1 

[8] La grippe h1n1 finit en coûteuse fumée 

[9] Alerte au virus Ebola: ce serait en fait une gastro 

[10] Ebola: plus de 1.300 cas, 729 décès, 4 pays, une épidémie "sans précédent 

[11] Ebola : le Sénégal ferme ses frontières avec la Guinée 

[12] Le virus Ebola continue de dévaster l'Afrique de l'Ouest 

[13] Ebola : l'OMS décrète une "urgence de santé publique de portée mondiale" 

[14] Ebola : au Liberia, un bidonville coupé du monde 

[15] Ebola: la Côte d'Ivoire ferme ses frontières ouest 

[16] Shoot-on-sight order in Ebola-wary Liberia 

[17] Ebola : ignorance, paranoïa et mise en quarantaine 

 [18] Ebola : ignorance, paranoïa et mise en quarantaine 


Par Jean-Marc Dupuis
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Samedi 30 août 2014 6 30 /08 /Août /2014 09:23

James Rinsen, journaliste du New York Times, est sommé de divulguer ses sources. Il préfère se taire et passer 18 mois en prison.

La « sécurité nationale » cette tumeur maligne qui ronge le cerveau de l’Exécutif américain depuis le drame du 11 septembre -et derrière laquelle il dissimule ses actions les plus controversées- a encore frappé.

Cette fois, elle est invoquée à l’appui du harcèlement judiciaire que subit James Risen, journaliste du New York Times qui s’est notamment vu décerné le Pulitzer en 2006, en révélant avant bon nombre de ses confrères l’existence des écoutes illégales de la NSA sous l’ère Bush.

Pour prouver à Eric Holder, ministre de la justice et exécuteur judiciaire de Barack Obama - ayant affirmé au peuple américain que son administration serait la plus « transparente » du monde - qu’il ne plierait pas, Risen a publié en juin dans son journal une enquête aussi explosive que ses contributions précédentes : celle d’un cadre supérieur de l’ex société Blackwater qui a menacé de mort en 2007 un fonctionnaire du ministère des affaires étrangères US s’il ne mettait pas un terme à son enquête sur les combines irakiennes de l'entreprise de sécurité.

Le gouvernement américain n’en sort bien sûr pas grandi : l’enquête sur Blackwater a été effectivement interrompue…

Mais les ennuis judiciaires de James Risen viennent d’ailleurs. Plus exactement du chapitre qu’il a consacré dans son livre « Etat de Guerre – Histoire secrète de la CIA pendant l’Administration Bush » à un événement assez hallucinant : l’opération Merlin ou un chantier bâclé de la CIA par laquelle l’agence fédérale a tenté de saboter le programme nucléaire iranien…

Lire l'intégralité

Par ELIZABETH
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Samedi 30 août 2014 6 30 /08 /Août /2014 09:17

Les actions ont été planifiées suite à l’agression d’Israël sur la bande de Gaza qui a débuté le 7 juillet et a pris fin très récemment avec la mise en place d’un cessez-le-feu.

Zim Integrated Shipping Services Ltd est la plus grande société de transport de marchandises d’Israël et la dixième dans le monde. Ses revenus en 2013 sont chiffrés à 3,7 milliards de dollars.

L’action a pris naissance à Oakland, en Californie, et a mis la barre très haut. Les manifestants ont empêché avec succès le déchargement du navire porte-conteneurs Zim Piraeus pendant près de quatre jours complets.

Des manifestations plus modestes dans d’autres villes ont également réussi à retarder temporairement les déchargements d’autres navires de la compagnie Zim, coûtant à la société des centaines de milliers de dollars et déclenchant une vague de soutien importante et une forte impulsion pour d’autres actions similaires.

Quand le Zim Piraeus a quitté Auckland le 20 août, deux autres navires porte-conteneurs de la compagnie Zim devaient accoster à Tacoma et Seattle ainsi qu’à Washington et à Long Beach, en Californie. Quelques semaines plus tôt à Oakland, des organisateurs avaient tendu la main dans les villes à des groupes de solidarité avec la Palestine afin de planifier un blocus coordonné sur les cargos de la compagnie Zim, le long de la côte Ouest.

À Tacoma, le Zim Chicago devait arriver au port le 18 août et son déchargement a été retardé jusqu’au 23 août. Nada Elia, organisateur local, explique que c’est une victoire pour la Northwest Block the Boat Coalition (littéralement : Coalition « Bloquer les Bateaux » du Nord-Ouest).

Elia, étudiante à l’Université d’Antioch et membre du comité de direction de la Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI), a déclaré à The Electronic Intifada que le retard était dû à un mauvais fonctionnement de la grue à Vancouver, mais surtout à cause des manifestants.

« Le retard a montré qu’ils ont tenté d’éviter le blocus« , a déclaré Elia. Tout au long de la semaine, les militants à travers l’État étaient sur le qui-vive (via Facebook et par SMS) afin de répondre aux appels à manifester. Elia explique aussi que la page de son groupe Facebook a été supprimée sans aucune explication.

Lorsque le Zim Chicago s’est amarré vendredi, les militants se sont rassemblés au port et ont réussi à bloquer les deux entrées connues. Mais le port a ouvert une troisième entrée peu connue qui a permis aux dockers d’entrer et de décharger les conteneurs du navire de la compagnie Zim.

La coalition qui s’était formée autour de cette action comprenait le groupe philippin Bayan, Queers Against Israeli Apartheid et Occupy Seattle. Elia raconte que les gens sont venus de partout dans l’État pour participer aux blocus.

Selon le Seattle Globalist, le retard a coûté la compagnie maritime un demi-million de dollars.

Par ELIZABETH
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Samedi 30 août 2014 6 30 /08 /Août /2014 09:11

Alors que Coca Cola nie avoir des liens avec Israël, le boycott des produits israéliens à travers le monde est, semble-t-il, en train de faire de gros dégâts. Il y a même eu un appel au boycott d’Israël de rescapés de la Shoah. Ces derniers, plus de 300 personnes, ont signé une tribune dans le New York Times dans ce sens-là. Il n’y a finalement qu’en Israël que l’opinion publique croit en la vertu de la guerre. Alors, en France, les grandes surfaces truquent, mentent et arnaquent outrageusement les citoyens avec des astuces idoines. C’est simplement abject de tromper ces gens qui veulent boycotter Israël. Ils en ont encore la liberté… Nous avons reçu le témoignage de JMD:

J’ai acheté des mangues venant du Pérou au Super U du Grau du Roi, rive gauche, hier au soir. Le nom sur les autocollants qui étaient sur les mangues ne faisait pas très péruvien ! J’ai regardé sur le site internet qui était mentionné : mshoham.com . Il s’agit d’une exploitation en Israël de madame Miriam Shoham.

Je suis retourné ce matin au Super U et ai exigé de me faire rembourser. Le responsable du magasin a plaidé l’erreur d’étiquetage, ce qui a donné lieu à un débat véhément. Voulant contrôler ses dires, je suis allé au Super U de l’Espiguette, à 2 km. Là, les mêmes mangues venaient du Sénégal ! Là encore, le responsable du rayon a plaidé l’erreur d’étiquetage.

Ils ont manifestement des consignes pour répondre à ça.

Ce soir, le bon étiquetage n’était toujours pas… affiché.

Jean Michel D.

Par Allain Jules
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Samedi 30 août 2014 6 30 /08 /Août /2014 09:04

La centrale nucléaire de Chooz (Ardennes) a beau être l’une des plus récentes de France, elle n’est pas épargnée par les fuites. Fin décembre 2011, EDF a détecté une hausse importante de l’acidité au point de rejet des eaux pluviales dans la Meuse. En cause : une fuite d’acide sulfurique, due à des tuyauteries rouillées et mal entretenues et un système d’alerte défectueux. Le liquide corrosif, utilisé pour le traitement antitartre des tours de refroidissement, s’écoulait depuis plus de trois semaines dans la Meuse, à un rythme de 200 à 600 L par jour ! Le 28 août 2012, le Réseau “Sortir du nucléaire“ a porté plainte pour que cette pollution ne reste pas impunie. Pour des raisons inconnues, cette plainte a été rejetée. Refusant d’en rester là, le 18 novembre 2013, nous avons cité EDF directement devant les tribunaux. Entre-temps, un nouveau rejet d’acide sulfurique avait eu lieu ! Enfin, le 2 juillet 2014, le Tribunal de police de Charleville-Mézières a pu examiner l’affaire… et, le 30 juillet, condamner EDF à 10 000 euros d’amende et 6000 euros de dommages et intérêts. Voir le détail de l’affaire.

Si révoltante soit-elle, cette pollution n’est pourtant qu’un cas parmi tant d’autres. La certification « ISO 14001 » [1] des centrales nucléaires n’a en effet pas empêché la multiplication des fuites ces dernières années. Outre les deux fuites d’acide sulfurique, la centrale de Chooz a également pollué la Meuse par une large nappe d’hydrocarbures en avril 2013. La centrale de Cattenom (Moselle) a laissé échapper dans la Moselle 58 m3 d’acide chlorhydrique (substance corrosive et irritante, qui peut provoquer des lésions sévères aux organes internes) en juillet 2013, suivis en juillet 2014 de 10 m3 d’une autre substance irritante, la monochloramine. Des fuites de fluides frigorigènes ont concerné plusieurs centrales ces dernières années, dont celles de Penly (Seine-Maritime) et Gravelines (Nord) en octobre 2013 et janvier 2014 [2]

Et que dire des fuites de tritium, cet élément radioactif responsables de dommages à l’ADN qui se mélange facilement à l’eau ? Ces quatre dernières années, celles-ci ont concerné les centrales du Bugey (Ain), de Civaux (Vienne), Golfech (Tarn-et-Garonne), Penly et Tricastin (Drôme).

 

Au-delà des nuisances pour l’environnement, ces fuites constituent des symptômes. Elles ne résultent pas seulement de tuyauteries corrodées, percées ou mal entretenues, mais aussi de problèmes organisationnels ne permettant pas toujours de se rendre compte à temps des pollutions : mesures trop peu fréquentes, système d’alerte défaillant, absences de vérification… Ainsi, à Cattenom, de l’acide chlorhydrique s’était déversé dans le sol car il manquait le tronçon final d’une tuyauterie qui, ne figurant pas sur le plan de l’installation, n’était jamais vérifiée [3] !

[1] Norme internationale de management environnemental

[2] NB : certaines centrales ont également connu des fuites de gaz rares susceptibles d’endommager la couche d’ozone et d’accroître l’effet de serre. Plus d’informations.

[3] Plus de détails dans notre plainte

Par ELIZABETH
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Samedi 30 août 2014 6 30 /08 /Août /2014 08:48

"N'ayez pas peur des Français et de l’Internet ». L’exhortation vient du Parti pirate et a été adressée au premier ministre aussitôt après la démission du gouvernement ce lundi 25 août. Une lettre ouverte à Manuel Valls qui tente, entre autres, de replacer le numérique au cœur des préoccupations de l’exécutif. Tous les détails avec Mistral Oz, membre du Parti Pirate et co-coordinateur de la section Bretagne.

Quels sont, selon vous, les chantiers numériques prioritaires du prochain gouvernement?

Mistral Oz : Je dirais en un la défense de la neutralité du net. En deux, donner les moyens aux collectivités de développer le réseau internet et de généraliser l’utilisation des logiciels libres dans les administrations. En trois, proposer une offre VoD de qualité qui soit une vraie alternative au piratage, ce qui passe par une réforme de la chronologie des médias.

Et concernant l’affaire Prism ?

Il serait temps que la France condamne enfin fermement le système d’espionnage massif mis en place par la NSA. Des citoyens, des hauts dirigeants et des sociétés françaises ont été touchés. C’est insupportable, mais la France s’est contentée jusqu’à maintenant de timides dénonciations. Je ne parle même pas du cas Snowden, considéré par notre pays comme un hors la loi. Il aurait été arrêté et extradé vers les Etats-Unis s’il était passé par la France !

Et il faudrait commencer aussi par contrôler nos propres services de renseignements qui bénéficient de dispositifs similaires. Enfin, d’une façon plus générale, nous militons contre la vidéosurveillance et l’utilisation de logiciels pour faire de la reconnaissance faciale ou interpréter le comportement de la population. On aboutit à une surveillance généralisée de la population qui va à l’encontre de tous les principes démocratiques.

C’est la raison pour laquelle vous luttez contre la loi Cazeneuve

Oui, elle est censée lutter contre la radicalisation terroriste des jeunes mais c’est une vraie censure d’Internet qui prévoit notamment de faire bloquer des sites sans passer par une décision de justice. Nous appelons d’ailleurs à manifester contre devant l’Assemblée Nationale le samedi 14 septembre prochain pour ouvrir un vrai débat à ce sujet.

Source

Par ELIZABETH
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Samedi 30 août 2014 6 30 /08 /Août /2014 08:26

Lorsque Latécoère-Latelec avait délocalisé en 2005 une partie de sa production de câblage dans la banlieue de Tunis, elle espérait trouver une main d’œuvre qualifiée et sensée docile, puisque féminine. Elle souhaitait ainsi conserver une exigence de qualité, tout en réduisant de façon considérable ses coûts de fabrication grâce à des salaires mensuels d’environ 150 euros.

Mais Latécoère-Latelec s’est heurté à la détermination des salarié-es qui ont commencé à se rebeller contre les conditions de travail difficiles, les heures supplémentaires imposées et non payées, le harcèlement sexuel, et les insultes sexistes. Elles ont alors patiemment créé un syndicat UGTT

(Union générale tunisienne du travail) qui a été légalisé après la chute de Ben Ali. 

Les ouvrières ont obtenu des augmentations de salaire, la reconnaissance de leurs droits à des congés, un respect accru. C’en était trop pour les dirigeants qui ont organisé un lock-out, transférant temporairement la production en France. Ils cherchaient ainsi à mettre en concurrence les salariés du Nord et les salariés du Sud. Simultanément, ils n’ont pas renouvelé le contrat d’environ 200 salariées temporaires.

Début 2013, à l’occasion du FSM (Forum social mondial) un comité de soutien se met en place sous l’impulsion de féministes, regroupant notamment des militant-e-s syndicalistes, altermondialistes et féministes. Une manifestation a lieu devant l’Ambassade de France. Puis alors que la solidarité internationale s’organise, dix titulaires dont trois déléguées syndicales sont licenciées contre l’avis de l’Inspection du travail. A Toulouse, « cité de l’aviation », la solidarité s’organise aussi avec des actions concomitantes du Comité de soutien à la lutte du peuple tunisien (CSLPT) et plusieurs structures de la CGT, dont la CGT-Latécoère.

Après des mois de luttes, la direction de LATelec a concédé en mars 2014 une première avancée : une partie des travailleuses étaient réintégrées mais quatre restaient licenciées, parmi elles les deux déléguées syndicales UGTT Monia Dridi et Sonia Jebali.

Ne se résignant pas à voir le droit du travail tunisien ainsi bafoué par la multinationale, Houda et Sonia ont entamé le 19 juin 2014 une grève de la faim pour que toutes les travailleuses injustement licenciées puissent être réintégrées. Soutenues par les salarié-e-s de l’entreprise qui ont organisé des débrayages et des grèves, les ouvrières en lutte ont obtenu le soutien sans faille de multiples association tunisiennes.

Des militant-e-s, notamment, de l’Union des diplômés-chômeurs (UDC), du syndicat étudiant UGET, de l’Association tunisienne des femmes démocrates (ATFD), du Forum tunisien pour les droits économiques et sociaux (FTDES), de Moussawet et Horra, etc..., se sont regroupé-e-s en Tunisie dans un comité de soutien qui les a accompagnées quotidiennement dans leur courageuse lutte.

Source

Par ELIZABETH
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Samedi 23 août 2014 6 23 /08 /Août /2014 10:33

On commémore on commémore on n’a jamais autant commémoré ! En fait c’est jamais trop. On avait fêté les quatre-vingt dix ans de la guerre de 14, voilà qu’on fête le centenaire des premiers poilus. Et en prime le débarquement de Provence ! Ils mélangent tout, les débarqués du 6 juin, les débarqués du 15 août, et tant pis si ça tombe pas juste ! Il est temps de mettre un peu d’ordre. J’arrive ! En fait il y a plein de dates à commémorer et même en s’en tenant aux dernières guerres, ils peuvent pas manquer d’idées. Il faut tout commémorer !

Par exemple la guerre de 14, c’est tous les jours qu’elle a duré. Il faut donc commémorer tous les jours entre le 2 août 1914 et le 11 novembre 1918. Et même après il faut commémorer les faignants qui ont clamsé sur leur lit d’hôpital. Ca a duré parfois des années. Je propose qu’on commémore tous les poilus qui ont participé à cette glorieuse empoignade !

Pourquoi privilégier les débuts de la guerre ? C’est une insulte envers ceux qui sont morts un jour ordinaire. Or, il a bien dû se trouver un ou deux maladroits qui en ont profité pour crever pour la patrie. Je prends au hasard : le 25 février 1915, je suis prêt à parier qu’il y a eu un certain nombre d’étripés. Le 2 mars 1916, certains ont pu se retrouver embrochés au bout d’une baïonnette. Ne les oublions pas, même s’ils n’ont pas eu droit aux communiqués de presse. Donc, si je poursuis mon raisonnement, on risque rien à commémorer chaque jour que le bon dieu a fait. Il y aura toujours un lascar qui sera concerné. Evidemment, ce sera pas un score forcément aussi important que durant la bataille de Verdun ou pendant le débarquement du 6 juin 44. Mais il s’agira pas d’une commémoration à sec. Ce qui serait bien dommage ! Et puis on pourra toujours essayer des prénoms. En 14 il y a eu beaucoup de poilus qui se prénommaient Alfred, Alphonse, Ferdinand, Henri… il suffit de taper dans le tas. Et d’organiser une petite cérémonie, sans Valls et sans Hollande, sans Juppé, sans Sarkozy, de toute façon ils ont pas fait leur service militaire et puis c’est sûr, ils ont pas été tués à la guerre. Sinon on l’aurait su. Ils devraient être disqualifiés et ne pas avoir le droit de parler puisqu’ils sont pas morts. Ils parlent de ce qu’ils connaissent pas, c’est des imposteurs. Qu’on les fusille pour l’exemple ! Ca s’est déjà fait, à la satisfaction générale.

Pour la cérémonie, puisque c’est des anonymes qu’on veut commémorer, et crevés dans des circonstances tout aussi anonymes, il faudra prévoir une autorisation. Et puis vous ferez ça vous-même sans les abrutis officiels, sans les salauds officiels, sans les criminels officiels !

C’est pas dur à faire une vraie commémoration !

Vous prenez un drapeau vous pissez dessus, vous levez le poing en direction d’une caserne, n’importe laquelle. Bref vous faites comme le creusois du monument aux morts de Gentioux. Vous changez un peu la formule. « Maudite soit la guerre » c’est pas suffisant. « Mort aux cons » ce serait mieux. Rien ne vous empêche de demander à un général de bonne volonté s’il veut bien jouer le rôle du sacrifié. Alors s’il accepte de jouer le jeu, vous le flinguez très vite. Vous attendez pas qu’il change d’avis. Si vous commémorez un poilu, la pelle de terrassier est l’arme appropriée. Si ça se passe pendant le débarquement, vous le noyez !  Si vous tenez à chanter un chant patriotique, c’est «La  quille bordel » ! S’il est catholique, vous lui refusez pas le secours de la religion. Sinon il peut se réveiller. Alors vous lui envoyez une rafale de mitraillette que vous aurez au préalablement bénie vous-même.

Allez au travail ! C’est pas les généraux qui manquent.

Par Rolland Hénault
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