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23 avril 2016 6 23 /04 /avril /2016 11:50
ROLLAND HENAULT : INTERVIEW EXCLUSIVE

Rolland, vous allez sortir le 4 mai un nouveau livre (*), qui sera le quarantième, je crois. Vous avez écrit des milliers d’articles dans des dizaines de journaux, des textes, des chansons, des poésies, des conférences… Il est impossible de tout recenser aujourd’hui. Quel bilan faites-vous de votre carrière d’écrivain ?

Je n'ai pas eu de carrière d'écrivain, contrairement à plusieurs autres crétins, qui font torcher leurs livres par des nègres. Mais j'ai participé à plusieurs journaux, dont celui que j'avais créé avec des copains, "Le Provisoire", qui m'a valu des plaintes pour «injures », diffamation envers l'Armée française, par le ministre soi-même. Ce fut le début d'une longue liste de condamnations, (cinq si j'ai bonne mémoire, car j'ai une vocation de repris de justice. Mais pour de nobles raisons). Par ailleurs, j'ai participé à plusieurs journaux honteusement populaires : "Rouge" du trotskiste Alain Krivine, l'Echo du Centre, qui fut une survivance du communisme égalitaire. Et puis d'autres feuilles plus ou moins anarchistes, l'Union Pacifiste, et un hebdo dissident du "Monde Libertaire", et qui s'intitulait fièrement "Le Libertaire" (sans le Monde). Je n'ai d'ailleurs pas très bien compris ce qui les différenciait… J'ai eu le soutien de la bande de Charlie Hebdo (Cavanna, Cabu, Reiser, Tignous, Siné) avant que ça ne devienne à la mode, de se faire abattre à l’explosif...

Rolland, ce nouveau livre est très personnel. Je dirais aussi qu’il a une résonance mystique. Bien qu’il ne soit pas dépourvu d’humour. Il affiche même un certain panache, à l’image de l’autre personnage du livre, Gérard Depardieu. Etes-vous d’accord avec ce bref résumé ?

Et pourquoi voudriez-vous que les dieux ne croient pas en moi ? Ce que vous appelez une "résonance mystique", pourquoi je n'y aurais pas droit? Je parle directement avec Dieu, je suis comme Gérard Depardieu, d'ailleurs appelez-moi Rolland Hénault-DeparlagrâcedeDieu. J'ai moi-aussi le panache de Cyrano, je lui ai volé cet objet rare pendant qu'il s'amusait à débiter ses tirades… Pour le mysticisme je ne crains personne. C'est parce que je crois en Dieu, mais Dieu ne croit pas en moi ! Je m'interroge toujours pour savoir ce qu'il me reproche. Je suis plein de prières (surtout de "prières d'insérer"). Sinon je suis docile comme un enfant de Choeur…

Que faire d'autre, sinon avec panache ?

Seul, l'art, peut nous combler. Et même infiniment mal. Je suis toujours à la recherche de l'infini dans l'espace et dans le temps. C'est une fatalité qui me poursuit. Ferré peut-être vu comme un mystique.

Rolland, nous sommes en 2016 et tous les gens lucides s’accordent à dire que la civilisation française est presque décimée. Vous qui avez été aussi professeur de lettres, comment expliqueriez-vous à un jeune qui n’en a pas connaissance, le rayonnement qu’a eu notre culture dans le passé ? Et l’extrême tristesse des gens qui l’ont connue et qui la voient s’éteindre ?

Nous sommes en pleine décomposition de cette civilisation chrétienne, qui fut une civilisation fraternelle. A ce sujet il est opportun de lire le "Précis de décomposition" de Cioran. Je souscris entièrement à votre remarque.

La civilisation française est en train de mourir. Et c'est presque désespérant… Mais le seul salut est dans la poésie, dans l'Art. Le rayonnement de la culture française a duré pendant des siècles. Le Moyen Age, et bien avant… Le siècle de Rabelais et le siècle des auteurs dits "classiques". Puis, les Romantiques, le mouvement Dada, il est indécent de jeter tout ça dans les poubelles de l’histoire... Je me sens toujours professeur de lettres… toujours professeur de tout… c'est parce que je suis en possession d'une culture, et qu'elle rassemble beaucoup d'auteurs apparemment contradictoires...

Rolland, on emploie beaucoup aujourd’hui le terme « libéral-libertaire ». Il définit la génération des soixante-huitards arrivés au pouvoir, qui ont encouragé le libéralisme économique en même temps que la libération des moeurs. Quel regard portez-vous sur cette société, vous qui avez défendu toute votre vie des idées « libertaires » ?

Le terme "libéral-libertaire". Ou encore "Bourgeois-Bohême" ("Bobo"). Il y avait beaucoup de traitrises dans les affirmations, les inscriptions sur les murs de 68.

Le terme « libéral libertaire » : c'est une escroquerie ! Le libéralisme ça ne consiste pas à laisser les plus riches aliéner les plus pauvres. Les soixante-huitards sont les plus écoeurants. Il suffisait de leur montrer un petit pouvoir, et ils se jettent dessus.

Je ne sais pas trop ce que c'est que la "libération des moeurs". Pour ma part c'était l'autogestion qui me paraissait intéressante. Mais je ne crois plus que les hommes soient faits pour affronter ce néant…

Je reste près des pacifistes, mais sans illusion. Les hommes ne sont pas prêts pour le pacifisme.

Rolland, si vous deviez donner à un jeune les clefs d’une « instruction » digne de ce nom, que lui conseilleriez-vous de lire, de voir ou d’écouter ? Et même si les conseils sont rarement suivis, quelle attitude lui conseilleriez-vous d’adopter?

J'éviterais les conseils, mais je pourrais suggérer de lire les auteurs marginaux, les maudits, comme Louis Ferdinand Céline. Auparavant, j'aurais lié la littérature à l'histoire. L'une ne va pas sans l'autre. Donc, mais ce sont de simples suggestions, je m'efforcerais de les persuader de l'utilité de la chronologie. Je remonterais à la Bible… les textes fondateurs de la civilisation occidentale sont contenus dans la Bible, Ancien et Nouveau Testament. Mais il faudrait aller très doucement. Observer les préceptes de Montaigne dans les Essais. Montaigne est contre l'école, il est favorable au précepteur. Bien sûr c'était pour les riches, l'enseignement individuel. Mais je pense qu'on ne peut pas s'instruire quand on est une bande de cons. Montaigne écrit: "Il est bon qu'il le (son disciple) fasse trotter devant lui pour juger de son train". Je ne crois pas possible de transmettre les connaissances autrement. Depardieu a eu la chance de rencontrer des "bergers" comme dans la Bible. Ni Depardieu ni Montaigne n'auraient supporté la vie en collectivité. J'ai fui l'école en classe de Première, j'ai fui le lycée d’Issoudun... A un moment, je ne tenais plus en place. J'ai pu lire les vrais auteurs, comme Rimbaud, comme Giono, comme Céline, comme Bernanos, parce que ces auteurs n'avaient pas de préjugés… Ils avaient le courage d'obéir à leurs instincts… En plus Rimbaud écrivait ce qu'il voyait, c'était un visionnaire, il utilisait le langage interdit...

Rolland, vous êtes né dans une ferme de la Champagne Berrichonne en 1940. Vous en êtes parti pour travailler, faire des études, voyager. Vous avez habité dans d’autres villes et connu d’autres milieux. Et pourtant, c’est dans cette ferme que vous retournez, avec ce livre. Comment expliquer qu’un si grand détour puisse vous ramener vers votre lieu de naissance?

Ce n'est pas très original, c'est mon attitude personnelle. J'y vois une adaptation du Voyage d'Ulysse qui revient à Ithaque, mais ce n'est pas prémédité de ma part… Naître dans une ferme c'est pas original du tout. Mais naître dans une ferme, on dit maintenant une "ferme-école", on apprend à vivre avec les animaux, les vaches, les chèvres, les chevaux, les chiens, les chats, la basse-cour, les coqs les poules, les pintades, et les souris, les rats… dans les granges… J'ai toujours quitté ma ferme natale avec beaucoup de regret, voire du désespoir, mais en sachant que j'allais y revenir un jour. J'en étais parti pour travailler. Garder les vaches constituait un programme qui variait selon les saisons. Je crois que les laboureurs étaient plus heureux que les salariés d’usine... Ils vivaient en harmonie avec les saisons… on goûtait aux joies de l'hiver, au réveil du printemps, à la splendeur des automnes, on faisait l'apprentissage des "Travaux et des Jours" comme Hésiode l'avait prescrit, ensuite il fallait participer aux vendanges…. on rédigeait tout ça à la manière de Louis Pergaud, et de Maria Chapdelaine, selon Louis Hémon, et on suivait les jours et les nuits, avec un intérêt d'autant plus vif qu'on avait l'illustration sous les yeux, sous le nez, ça nous entrait dans le corps… Et la fête nationale était doublée du début de la moisson. Ah! Dieu, comme on était réjoui, ravi, c'était du "ravissement" comme dans les textes sacrés. Et bien sûr ce retour au lieu de la naissance s'accompagnait d'une curiosité à l'égard des filles, on cherchait à voir "l'Origine du monde" selon Gustave Courbet...Tout travail scolaire était un déchirement, je n'ai pas trouvé d'autre mot. Car les maîtres d'école accompagnaient les saisons et le Tour de France venait nous conduire à bicyclette et on donnait des noms aux vaches qui étaient des noms de coureurs cyclistes. Et bien sûr on tuait le cochon, on égorgeait les poulets… mais on se rendait pas compte de la douleur des bêtes… Et puis il y avait les saisons, le grand gel en janvier, les premières violettes en mars avril...Tenez j'arrête ici… vous trouverez ça dans le livre, car Gérard Depardieu est un vrai paysan… Il en a les manières, la voix, les gestes.

Après j'ai voulu prolonger ces grandes vacances, et je suis allé en ville, la ville universitaire c'était Poitiers. Et j'étais pion, et, comme il fallait bien se distraire, à Argenton sur Creuse, on cherchait à imaginer des conneries, et j'ai été envoyé en « exil » à Barbezieux, puis je suis revenu à Châtellerault, c'était pratique pour suivre des études supérieures à la Fac de Lettres de Poitiers, et on était en pleine période de l'OAS, et j'étais heureux de ne pas avoir eu recours au piston, j'ai donc obtenu le CAPES écrit et je suis allé passer l'Oral à Jussieu, et j'ai été admis…. et le jury m'a félicité et j'étais connement heureux… ensuite je suis allé à Tours, parcours classique, et j'ai été nommé à Châteauroux et je n'en suis sorti que pour faire de l'enseignement en prison, (où j'ai connu des vrais bandits, qui n'étaient pas pires que beaucoup de gens "honnêtes"). Mes voyages ont consisté à visiter l'Europe Centrale (la Hongrie, la RDA) et je suis allé avec mon frère aîné en Algérie à deux reprises dans les années 72-75, et plus tard au Liban…. Mon frère aîné pensait que son grand-père lui avait refilé l'atavisme oriental. Il en parlait en disant le "Zouave".

C'est pas très original ce que je vous ai raconté. Mais il faudrait tenir compte de mes acquisitions culturelles.

Toujours les mêmes, de l'anarchisme pur en remontant vers la période de l’après-guerre... on ne choisit pas sa date de naissance....

(*) "GERARD DEPARDIEU ET MOI" de Rolland Hénault - 368 pages - Editions de l'Impossible.

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23 avril 2016 6 23 /04 /avril /2016 11:45

Dans la petite « jungle » qu’est devenue la zone du métro de Stalingrad (Paris 10e) accueillant des centaines d’immigrés clandestins de toutes origines, plusieurs violentes bagarres ont éclaté jeudi 14 avril au soir. De véritables scènes d’émeutes qui se sont déroulées sous les yeux des riverains effrayés et excédés. Hurlements, insultes, coups, jets de bouteilles, de pierres, de palettes… les différentes communautés présentes sur place, essentiellement en provenance d’Erythrée, du Soudan et d’Afghanistan, se sont littéralement écharpées, entraînant l’hospitalisation de quatre personnes. Une violence surprenante pour des personnes présentées comme “fuyant la guerre” et ne cherchant que la paix et la tranquillité en Occident. Les scènes d’affrontements de cette soirée, dignes d’un township sud-africain, donnaient malheureusement plutôt le sentiment d’une importation des conflits ethniques et religieux de leurs pays d’origine.

L’intervention des forces de l’ordre a suscité une brève union sacrée contre elle, les agents de la BAC étant accueillis par une pluie de projectiles divers.

Pour les habitants du quartier, qui subissent quotidiennement promiscuité de plus en plus pénible, ces incidents sont une nouvelle preuve de l’impuissance des pouvoirs publics à régler le problème, le campement sauvage ayant déjà été évacué deux fois, pour se reconstituer quasiment aussitôt.

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23 avril 2016 6 23 /04 /avril /2016 11:41

Le 12 avril dernier, Clovis Cornillac et, avec lui, par procuration, des centaines de milliers de téléspectateurs ont versé une larme en quittant la tribu des Miao installée dans la province chinoise du Guizhou. Avec « Rendez-vous en terre inconnue », la télévision, jamais avare de pathos, a inventé une nouvelle forme de colonialisme : le néo-colonialisme télévisuel.

À l’autre bout de la planète, les chefs de tribu accueillent, tantôt avec un enthousiasme sincère, tantôt avec une méfiance non feinte, les Zazie, Marianne James, Bruno Solo, Muriel Robin et autres Adriana Karembeu adoptant, quant à eux, un enthousiasme surjoué ou une appréhension à peine larvée. Durant les quinze jours de tournage, les échanges se décrispent au fil des conversations, des silences et des activités. Rapidement, les larmes des pleureuses sur commande coulent à flots. Au moment de la séparation avec ces peuplades reculées ayant résisté à la mondialisation, elles se déverseront par torrents.

En plein désert, au sommet d’une montagne, au milieu de la mer, les tribus vivent selon des traditions qui les protègent des méfaits de la modernité. Bien que le commentaire qui accompagne les pérégrinations des vedettes ne manque jamais d’insister sur les dangers encourus par ces villages d’irréductibles, les programmes télévisés qui pénètrent dans l’intimité des territoires inconnus, à travers l’œil pervers de célébrités véhiculant la mondialisation, brisent la part d’unicité de chacun des lieux violés.

Les caméras ont remplacé les armes. Les sourires béats des célébrités se sont substitués aux visages fermés des soldats. La colonisation passe mieux lorsqu’elle se fait en douceur.

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23 avril 2016 6 23 /04 /avril /2016 11:38

Le six avril dernier, une révolution s’est déroulée à la Chambre… pardon, à l’Assemblée nationale. Une « révolution dans les consciences », comme diraient de façon sentencieuse les nouveaux pharisiens puritains du bien-penser. Désormais, le client de prostituée encourt une punition inscrite dans le Code pénal !

Les contempteurs de la prostitution dénoncent, à juste titre, les conditions d’exercice de celle-ci. Il est intolérable que la prostitution soit l’objet de trafic d’êtres humains et de mauvais traitements. Cela est recevable pour toute activité ! La loi prévoit déjà tout un arsenal pour lutter contre le proxénétisme et l’esclavagisme. La France a la fâcheuse tendance à inventer de nouvelles lois avant d’ap-pliquer les anciennes.

Mais la nouvelle loi n’a pas réellement pour but de mettre fin aux sordides trafics de filles. La prostitution est insupportable pour une partie des féministes qui y voit, non pas une façon de « disposer librement de son corps », mais la domination masculine sur la femme. Cette conception de la prostitution relève d’idées préconçues orientées. Elle oublie déjà qu’il y a des prostitués hommes, minoritaires sans doute. Elle omet surtout qu’il y a une autre prostitution que celle relevant de la misère sordide. Il n’est pas convenable, en ces temps de puritanisme pharisien, d’affirmer qu’il y a une prostitution heureuse, dite « haut de gamme », qui ne fait pas le trottoir des villes mais plutôt les salons de palaces. L’escort-girl, version contemporaine numérisée de la courtisane, n’est ni paumée ni battue, a fait des études, cumule un emploi respectable et son commerce interlope la nuit. Cette belle de jour existe, n’en déplaise aux moralisatrices bégueules, et c’est elle qui mène la danse. La demi-mondaine choisit ses clients et n’a de compte à rendre qu’à elle-même. Elle n’est pas plus dépendante financièrement que ne le sont des millions d’autres femmes de leur mari. Que pensent les féministes abolitionnistes des femmes riches qui s’offrent les services d’un gigolo ? Pourquoi s’en prennent-elles uniquement aux clients hommes ? Depuis cette nouvelle infraction, le client doit battre sa coulpe, culpabiliser et se soumettre à la toute-puissante doxa féministe.

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23 avril 2016 6 23 /04 /avril /2016 11:32

"Nao vai ter golpe". Il n’y aura pas de coup d’Etat. C’est la consigne scandée dans les manifestations en soutien au gouvernement de Dilma Rousseff au Brésil, soigneusement occultées par nos médias. Chez nous, par contre, le récit dominant est un copié collé de la version de la droite brésilienne. Devinez sa cible ? L’entourage de Dilma au Parti des Travailleurs, ainsi que l’ancien Président et syndicaliste Lula Da Silva. L’accusation portée ? Une prétendue corruption généralisée. Et...la vérité là-dedans ? Eh bien, chers lecteurs et lectrices, nous avons le plaisir de vous dévoiler dans ce numéro les dessous de cette manœuvre coordonnée par le pouvoir judiciaire et le monopole des médias brésiliens.

Ce n’est pas un hasard si tout cela arrive en même temps. Même méthode et mêmes acteurs, le pouvoir judiciaire et les médias argentins s’acharnent contre l’ancienne Présidente de l’Argentine, Cristina Fernandez, dont la popularité, quatre mois après l’arrivée au pouvoir de la droite de Macri, reste énorme. Car les peuples argentin et brésilien n’ont pas oublié les conséquences néfastes de la politique néolibérale menée pendant les années 80 et 90, ni la complicité de ses oligarchies avec les dictatures militaires issues de coups d’Etat il y a quelques décennies. Nous abordons cette face cachée de l’histoire dans les interviews de Hilda Presman et Carlos Aznarez.

Entretemps, les médias européens continuent à déformer la réalité du Venezuela lorsqu’ils montrent les effets et évitent systématiquement d’expliquer les causes. Pourtant, une véritable guerre économique se déroule sous nos yeux, suivant les mêmes méthodes que celles qui précédèrent le renversement de Salvador Allende, et qui consiste à interrompre la distribution des produits de première nécessité afin de semer le mécontentement dans la population et de briser l’union du peuple avec les leaders de la Révolution bolivarienne.

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23 avril 2016 6 23 /04 /avril /2016 11:29

Après avoir mis le chaos dans le monde arabo-musulman, exigé des sanctions illégales contre l’Iran, puis contre la Russie, suivis bêtement par une Europe aux ordres, voilà que le boomerang se retourne contre ledit « empire » – ou ce qu’il en reste. Les familles des victimes du 11 septembre projetaient de porter plainte contre l’Arabie saoudite.

Le New York Times rapporte que le ministre des Affaires étrangères saoudien, Adel al-Joubeir, en personne vient d’avertir l’administration Obama et les membres du Congrès, qu’il vendrait 750 milliards de dollars d’actifs américains en leur possession, avant que l’administration américaine n’ait le temps de geler les actifs, s’ils devaient être rendus responsables devant les tribunaux américains des attaques du 11 septembre 2001.

Pour l’instant, l’administration est intervenue auprès du Congrès, afin de bloquer le dossier. Les arrogants « spécialistes » en économie de « l’empire » déclarent leur scepticisme sur ce chantage saoudien, estimant que la vente serait difficile à réaliser et qu’elle entraînerait une paralysie de l’économie saoudienne. Lorsqu’on sait que, majoritairement, les « spécialistes » se trompent, on a de quoi être inquiet. Surtout que l’économie américaine, contrairement à ce que la « presse aux ordres » nous chante, n’est pas en bon état.

Une autre menace pourrait se faire jour dans cette escalade entre les États-Unis et le royaume wahhabite. Tout ressortissant américain voyageant à l’étranger serait en danger, ainsi que toutes représentations de l’empire. Inutile de dire que les familles des victimes sont outrées. Le Washington Post croit savoir qu’Obama se couchera devant le chantage de la pétromonarchie, comme Merkel se couche devant le sultan du Bosphore. On est gâtés ! Ici et là-bas !

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23 avril 2016 6 23 /04 /avril /2016 11:24

Un cadre de 47 ans placé en détention provisoire après une plainte pour viol s’est suicidé par pendaison dimanche dernier à la maison d’arrêt de Toulouse-Seysses, a-t-on appris ce samedi auprès de son avocat, « résolu » à engager une action. Ce célibataire, qui occupait un poste à responsabilités dans une entreprise de l’agglomération toulousaine, avait fait l’objet d’une plainte d’une de ses collègues, a rapporté Me Laurent Boguet, confirmant une information de la Dépêche du Midi.

(…)

Il juge surtout « insupportable » qu’on puisse incarcérer « sans la moindre ronde, ni dispositif élémentaire » de surveillance, un homme « fragile », qui avait « toutes les garanties de représentation » et pour lequel la prison signifiait une « mécanique infernale » de déchéance professionnelle et sociale. « Résolu à obtenir des explications », Me Boguet a prévu d’engager une action pour l’ouverture d’une enquête et « s’il le faut, remonter jusqu’à la cour de justice européenne des droits de l’homme où la France sera une fois de plus condamnée pour la gestion de ses prisons », a-t-il dit.

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23 avril 2016 6 23 /04 /avril /2016 11:13

Les pouvoirs publics français ont toujours fait preuve d’immobilisme en matière de défense de la cause animale. Les animaux, reconnus comme des êtres sensibles en France, y sont pourtant martyrisés dans l’indifférence générale. La loi qui devrait être appliquée, partout et à chaque instant, est en réalité bafouée sans vergogne par des individus qui profitent de la passivité de nos élus.

Si nous vous écrivons, c’est que vous acceptez ou tolérez, encore aujourd’hui, que votre territoire accueille une maltraitance caractérisée des animaux : la corrida.

Nous pensons que vous ne pouvez ignorer que ce spectacle est celui de la mise à mort d’un animal, sur lequel l’homme a agi de toutes les manières possibles pour l’affaiblir avant même son entrée dans l’arène.

Car le taureau souffre, et ce dès les premiers mois de sa vie. Il est victime d’une sélection drastique, autour de sa génétique et de son apparence physique dans le seul but de faciliter la tâche du torero.

Avant le combat, il peut subir toutes sortes de violences inouïes : cornes sciées à vif, cotons dans les naseaux pour rendre la respiration difficile, pattes enduites de térébenthine pour provoquer des brûlures... Il est drogué afin qu’il ne soit plus capable de se défendre et que sa mise à mort soit plus aisée et moins risquée.

Le supplice continue dans l’arène, à la vue de tous. Il arrive que les picadors sectionnent les muscles extenseurs et releveurs du cou, ainsi que les ligaments de la nuque. La tête du taureau gît donc pendante, donnant l’impression qu’il charge. Aucune tradition ne devrait justifier que l’on inflige à un animal des souffrances telles que celles-ci.

Il faut également aborder un point trop souvent passé sous silence : le sort des chevaux de picadors, qui peuvent être maltraités avant et pendant le spectacle : section des cordes vocales, yeux bandés, papier journal enfoncé dans les conduits auditifs. Il arrive que certains meurent durant le combat, soit d’un infarctus lié au stress, soit après avoir été éventrés par les cornes du taureau...

En février 2015, une étude IFOP/Alliance anti-corrida mettait en avant que 73% des Français étaient favorables à la suppression des corridas avec mise à mort des taureaux et 83% se prononçaient pour l’interdiction d’assister à ces spectacles pour les mineurs de moins de 14 ans. Or, et malgré une baisse visible et constante de fréquentation, la corrida demeure légale en France, sous prétexte qu’il s’agit d’une coutume. Il s’agit en réalité d’une coutume barbare. Et une coutume barbare est d’abord une barbarie avant de relever d’une culture qu’il faudrait défendre.

Demain, ces actes de grande cruauté seront jugés comme ceux d’une civilisation barbare par nos enfants. Il est désormais urgent d’agir !

Nous vous demandons de vous engager officiellement à demander l’interdiction de ce spectacle de torture sur votre propre territoire mais également, sur l‘intégralité du territoire français.

Le Conseil d’Administration de la SPA, ses 3 000 bénévoles, 600 salariés et ses 23 000 adhérents ainsi que tous les sympathisants de la cause animale, chaque jour plus nombreux, ont l’espoir que vous répondrez à ce courrier et que vous vous mobiliserez à leurs côtés afin que la France sorte enfin de son indifférence face à la souffrance animale.

Auteur : la SPA.

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23 avril 2016 6 23 /04 /avril /2016 11:08

Présents dans plus de 250 villes en France, les magasins Monoprix avaient déjà fait un pas en faveur des poules pondeuses en avril 2013. En effet, l'enseigne s’était alors engagée à ne plus vendre d’œufs issus de poules élevées en cage (code 3) sous sa propre marque. Mais la décision communiquée hier par l’enseigne a davantage de poids encore : Monoprix cesse définitivement la commercialisation des œufs de poules élevées en cage. En d’autres termes, vous ne trouverez plus aucun œuf code 3 dans les rayons des supermarchés Monoprix.

Après le groupe Schiever en novembre 2014 et Colruyt en février 2015, Monoprix rejoint les rangs des enseignes engagées contre l'élevage des poules pondeuses en cage. C'est une dynamique de changement qui est en marche et que WELFARM encourage et soutient vivement.

Les 69% des poules pondeuses encore élevées en cage comptent sur les consommateurs pour amener les enseignes à améliorer leurs conditions de vie.

Pour rappel :

• En élevage plein air (code 0 ou 1), chaque poule bénéficie d’un espace minimum de 4m² à l’extérieur. En intérieur, elles sont au maximum 9 poules par mètre carré (6 en bio).

• En élevage au sol (code 2), les poules n’ont pas accès à l’extérieur mais peuvent se déplacer librement dans le bâtiment, où la densité maximale est de 9 poules par mètre carré.

• En élevage en cage (code 3), les poules sont confinées dans un petit espace et à une forte densité (environ 13 poules par mètre carré).

Soyez attentif pour vos achats de produits transformés, privilégiez les produits sur lesquels il est indiqué « avec des œufs plein air », label rouge ou agriculture biologique.

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16 avril 2016 6 16 /04 /avril /2016 12:06

Mon grand-père était désolé à cause du gaspillage. Surtout, il ne comprenait pas qu’on pût abandonner tous ces cadavres mous dans les tranchées. Mon grand-père disait : « c’est comme si on laissait partir le gibier quand il est blessé ».

Et il ajoutait souvent des formules désobligeantes en direction de la nation allemande. Ses expressions pourraient passer aujourd’hui pour insultantes : « …les sangliers, c’est des cochons comme les boches… les sangliers c’est des cochons sauvages… y a pas à revenir là-dessus. »

Et mon grand-père s’en tenait à cette règle de morale.

« Encore si les boches étaient trucidés par des arabes, ce serait accepté par le grand public… ». Car mon grand père était très respectueux en matière de religion. Il avait lu le Coran et jusqu’à la dernière sourate. Il transformait les mots, ah ! il en avait derrière la ceinture de flanelle, mon grand père ! Il prononçait sourate comme biroute, c’est d’ailleurs ce qui lui a fait du tort pour obtenir la Légion d’Honneur. Quand on lui demandait la capitale du Liban, il répondait invariablement « Biroute ». Et il ajoutait : « Il faut respecter les préceptes d’Allah ! ».

Il avait coutume de répéter cette phrase délicieusement respectueuse des principes de la religion : « Il faut jamais chier sur un tas d’hosties… jamais chier dans une sacristie… jamais chier dans une mosquée, sinon quand les fidèles ils arrivent pieds nus, ils se tartinent de la merde sur les talons… et ils glissent sur le chemin du paradis… Il ne faut jamais pisser dans un ciboire. Ca peut donner un mauvais goût à la religion, quand on mâche le pain azyme, et vous dégoûter à tout jamais des choses sacrées… et quand les enfants de chœur boivent en douce le vin du cureton, ça peut leur communiquer une méningite cérébrospinale…»

Comme il prononçait « pinale » au lieu de « spinale », Dieu manifestait un vif mécontentement. L’essentiel si on veut aller au paradis un minimum de politesse et une onction extrême sont nécessaires. Il faut respecter les règles de grammaire et les accords du participe passé…

De même mon grand-père disait : « Si vous faites un sandwich à la viande de boche, évitez de saigner un natif de Munich… ça porte malheur ! »

On pourrait le confondre avec Adolphe Hitler…

Mon grand-père redoutait les épidémies, qui sont le résultat de la promiscuité.

Et comme il parlait dans sa barbe de poilu, il articulait plus difficilement et ça donnait « promise cuitée ». Il a eu beaucoup d’ennuis avec ce détail de prononciation.

Les Femen de l’époque le harcelaient sans arrêt.

Et pour tout dire elles venaient dans les tranchées pour tenter de lui couper les couilles.

Mais mon grand-père les voyait venir de loin.

Quand il apercevait la « Madelon », il lui envoyait pas dire deux fois. « Et moi si tu continues à chatouiller mon pantalon, Madelon, je t’enfonce mon couteau à zigouiller les boches en plein dans ta motte velue… ».

Et après je te ferai le coup de l’opération des ovaires. Et tu viendras plus tortiller ton cul autour des vaillants défenseurs de la mère patrie.

Et alors les « fumelles » (c’est le mot qu’il employait, je ne fais que transcrire le lexique viril de mon grand père), les fumelles se tenaient à carreau.

Et mon grand père concluait avec sa sagesse coutumière :

« Ah c’est pas les pédés ni les gonzesses qui vont faire la loi. »

Et il avait raison, mon grand père. Il faisait et il appliquait les lois lui-même et tout le monde s’en trouvait mieux. Parfois il criait : Vive l’anarchie !

Publié par ROLLAND HENAULT
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