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22 juillet 2016 5 22 /07 /juillet /2016 11:25

Où allez-vous avec vos tas de carottes ?
Où allez-vous, nom de Dieu ?
Avec vos têtes de veaux
Et vos cœurs à l’oseille?
Où allez-vous ? Où allez-vous ?

Nous allons pisser dans les trèfles
Et cracher dans les sainfoins.

Où allez-vous avec vos têtes de veaux ?
Où allez-vous avec embarras ?
Le soleil est un peu liquide
Un peu liquide cette nuit.
Où allez-vous, têtes à l’oseille ?

Nous allons pisser dans les trèfles
Et cracher dans les sainfoins.

Où allez-vous ? Où allez-vous
À travers la boue et la nuit ?
Nous allons cracher dans les trèfles
Et pisser dans les sainfoins,
Avec nos airs d’andouilles
Avec nos becs-de-lièvre
Nous allons pisser dans les trèfles.

Arrêtez-vous. Je vous rejoins.
Je vous rattrape ventre à terre
Andouilles vous-mêmes et mes copains
Je vais pisser dans les trèfles
Et cracher dans les sainfoins.

Et pourquoi ne venez-vous pas ?
Je ne vais pas bien, je vais mieux.
Cœurs d’andouilles et couilles de lions !
Je vais pisser, pisser avec vous
Dans les trèfles
Et cracher dans les sainfoins.

Robert Desnos

Publié par ROLLAND HENAULT
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22 juillet 2016 5 22 /07 /juillet /2016 11:14

Il est 21 heures, nous profitons des derniers rayons de soleil parisien. Mon amie vétérinaire reçoit un appel. C’est la police. Alertés par des voisins pour des bruits suspects, ils viennent de forcer la porte d’un appartement. A l’intérieur, un petit bouledogue et un minuscule chihuahua. Ils sont visiblement restés enfermés depuis plusieurs jours, sans nourriture, sans eau. Les propriétaires ont quitté leur logement en les abandonnant là, pour rejoindre les plages estivales. L’été a bel et bien commencé, sale temps pour les animaux.

Voilà six mois que Noël est passé. Les labradors affublés d’un nœud sur la tête ou les chatons asphyxiés dans un paquet cadeau pour l’occasion étaient à la fête. Avec la montée des températures, la boule de poil faisant office de présent va à encore rejoindre le sapin. Cette fois, il ne s’agit pas de celui du salon, mais une forêt dépeuplée avec un fer froid comme seule attache. Arrimé là, perdu, l’ultime vision de son propriétaire se résumera à une voiture qui redémarre, comme pour sonner le début du cauchemar. Le temps sera long avant qu’un promeneur s’arrête pour mettre un terme à ce calvaire d’incompréhension. Beaucoup d’autres auront détourné le regard. Mais une fois rescapé par une bonne âme, le drame n’est pas fini. Souvent, le trajet supposé de la délivrance sera le dernier. Faute de place, les refuges sont contraints d’euthanasier un grand nombre d’animaux orphelins.

Pour les animaux exotiques, le rejet est encore plus clair. Certains se retrouvent tout simplement sur la poubelle

D’autres propriétaires démissionnaires optent pour une méthode plus « humaine ». Au crépuscule ou à l’aube, ils déposent leur encombrant animal aux portes du chenil. Certains innovent en les jetant par dessus les grilles, sans se soucier des blessures engendrées par la chute, sans se soucier de rien.

Pour les animaux exotiques, le rejet est encore plus clair. Certains se retrouvent tout simplement sur la poubelle. Ils sont récupérés par les éboueurs, encore trop « humains » pour les jeter dans la benne comme les autres déchets usités.

Si le fléau n’est pas nouveau, il progresse. Les annonces de pseudos éleveurs poussant à bout leur reproducteurs sur les sites comme le boncoin.fr n’arrangent rien. Acheter un animal est aujourd’hui aussi simple que de faire ses courses. Sur le web, les propositions fleurissent. Des animaux à peine sevrés sont vendus aux plus offrants sans se soucier de la famille d’accueil. C’est la roulette russe, et la balle, elle, est toujours pour l’animal. L’anonymat de la toile n’explique pas tout. Pour preuve, les ventes physiques de chiens, de chats et autres compagnons se font en un instant dans de vulgaires magasins qui ont tout de la grande surface, mis à part les cages vitrées. Les animaux sont abattus par la chaleur, la climatisation, les imbéciles tapant sur les parois brillantes et parfois même les « soigneurs »/vendeurs violents. Les besoins des animaux sont des variables d’ajustement. A titre d’anecdote, après la sortie du monde de Némo de Disney, les poissons clown étaient vendus en animalerie dans de l’eau douce… comme un poisson rouge. Les aquariums d’eau salée étant compliqué à entretenir, les animaleries avaient décidé de faire preuve d’ « ingéniosité »… Némo n’avait qu’à s’adapter !

Les besoins des animaux sont des variables d’ajustement.

Voilà le destin de quelques 100 000 animaux, chaque année, en France. Les 30 000 euros d’amende et les 2 ans de prison prévus pour les abandons ne font frémir personne et la non-application des peines prévues ne pousse pas à la responsabilisation. Pourtant, ces amendes pourraient – par exemple – être directement allouées aux refuges, submergés par les inconséquences de ces consommateurs d’animaux de compagnie. Cette année, les refuges de la SPA étaient complets le 9 juillet soit 15 jours avant l’année dernière. Et si l’été est propice aux abandons… il ne l’est pas aux adoptions.

Elise Blaise sur http://www.parisvox.info/2016/07/20/ete-cadeau-de-noel-sent-sapin/​

Publié par ELIZABETH
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22 juillet 2016 5 22 /07 /juillet /2016 11:07

Je citerai d’abord le brillant contributeur anonyme du site les-crises.fr qui écrit, plus malin que ceux qui gueulent contre le terroriste de service ce soir-là, « plus choquant encore, c’est qu’on s’y “habitue”, et que si aujourd’hui tout le monde met un petit mot touchant sur Facebook, même si c’est parfaitement inutile voire contre-productif, au fur et à mesure du temps les gens “intègrent” ces faits comme faisant partie du paysage quotidien, et élèvent leur niveau de tolérance. […] Si ce n’était pas le cas, on aurait des manifestations plus importantes que pour la loi travail pour sortir de l’Otan, arrêter de soutenir Daesch etc… et pourtant, tout le monde s’en contrefout. […] Donc, demain, ce sera un attentat par mois au lieu d’un tous les six mois et un par an auparavant. En attendant un par semaine. »

Je voulais aussi citer Dostoïevski après ce lecteur moins hébété que la moyenne, qui a compris que les Français se laissent tuer parce que les Français sont déjà morts, pour reprendre le titre d’un film célèbre ; 80 % d’entre eux environ sont morts en tant que Français et en tant qu’individus ; et c’est pour cela qu’ils rééliront Hollande ou qu’il éliront le vieux Juppé, qui fera la guerre à la Russie, à la Syrie et à l’Irak – en attendant la Chine – pour plaire à son sponsor américain.

C’est dans Souvenirs de la maison des morts (Dostoïevski) :

« L’homme est un animal vivace ! on pourrait le définir : un être qui s’habitue à tout, et ce serait peut-être là la meilleure définition qu’on en ait donnée. »

Car on peut vivre en enfer et s’y habituer ; « on en fera même payer l’entrée au bourgeois », a dit Léon Bloy.

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22 juillet 2016 5 22 /07 /juillet /2016 10:56

Le CNED scolarise à distance les enfants du voyage, les enfants malades ou handicapés, les sportifs ou les artistes, les enfants déscolarisés par choix (et dont les parents, qui suivent en général de très près ces scolarités taillées sur mesure, apprécient le fait que le Cned est par définition le seul organisme qui assure le traitement de la « totalité » des programmes, ce qui est rarissime dans les collèges ordinaires). S'y ajoute un nombre grandissant d'adolescents inscrits là par phobie scolaire. Enfin, il propose des compléments éducatifs à nombre d'enfants scolarisés à l'étranger, enfants d'expatriés par exemple, entrepreneurs ou personnels d'ambassades, qui ne trouvent pas dans les établissements lointains une nourriture pédagogique appropriée.

En pratique, le Cned envoie les cours rédigés, réceptionne les copies des élèves, les corrige et les renvoie. Pour cela, il faut des enseignants prévenus assez tôt, en cas de changement des programmes, pour réécrire tout ou partie des anciens cours, les expédier à l'organisme qui les édite afin que les élèves les reçoivent dès le début de l'année scolaire, comme un manuel classique.

Mais, pour rédiger des cours conformes à des programmes qui, par la volonté de Mme Vallaud-Belkacem, changent dans toutes les matières et à tous les niveaux simultanément, afin de créer, dit le ministère, une situation irréversible, il faut des enseignants plus nombreux, qui ne peuvent être recrutés qu'avec des crédits adéquats

Ces crédits n'ont été octroyés qu'en novembre 2015. Comme le rapporte le Snalc, premier syndicat à s'être penché sur le sort de ces 23 000 collégiens livrés aux fantaisies du ministère, « le retard de production est à l'heure actuelle extrêmement inquiétant et les conditions de travail deviennent insupportables ».

Dès novembre, l'ensemble des organisations syndicales (est-ce un hasard si le Sgen-CFDT et le SE-Unsa, qui soutiennent le ministère, ne se sont pas associés à la démarche ?) « a pourtant averti le conseil d'administration des risques inhérents à un projet lancé dans des conditions aussi peu réalistes. Elles ont également alerté, début mars, le nouveau directeur général afin que soit revue l'ambition du projet face à la réalité du terrain : il n'a pas souhaité leur répondre en personne ». Imitant en cela sa patronne qui refuse de recevoir ces mêmes syndicats dans la mesure où, opposants à la réforme du collège, ils sont pour elle dans le camp du mal. Le Cned a accepté la gageure, sans se soucier de savoir si l'intendance suivrait. Encore bravo aux têtes creuses du Mammouth.

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22 juillet 2016 5 22 /07 /juillet /2016 10:52

Quelle urgence à l’heure où le terrorisme islamiste frappe de plus en plus durement notre sol ? « Limiter la liberté d’expression sur internet ! » répondent François Pillet, Sénateur (LR) du Cher et Thani Mohamed Soilihi, Sénateur (PS) de Mayotte.

Les deux sénateurs ont en effet rendu un rapport sur « la liberté de la presse à l’épreuve d’Internet » dans lequel ils préconisent une censure qu’ils nomment « régulation ». Les élus proposent rien de moins que de revenir sur la loi fondamentale de 1881 sur la liberté de la presse qu’ils jugent « totalement inadaptée » au monde numérique.

Dénonçant un univers où « ceux qui se prennent pour les détenteurs de la vérité, ceux qui peuvent être des ingénieurs autoproclamés, ceux qui n’ont jamais eu les capacités de devenir journaliste et qui néanmoins interviennent sur Internet » détiennent un pouvoir d’information et de diffusion « de plus en plus important », les deux sénateurs ont donc établi 18 propositions pour remédier à ce qu’ils considèrent comme une « dérive ». Que l’information ne soit plus du seul ressort des médias officiels subventionnés ou appartenant à des grands groupes industriels ou financiers, voilà en effet un beau scandale auquel il convient de mettre rapidement un terme !

Principale proposition, l’allongement des délais de prescription concernant l’injure et la diffamation sur Internet. Actuellement, cette prescription est de trois mois après la publication du message incriminé, les auteurs du rapport voudraient la porter à un an après la suppression du dit message, ce qui permettrait, de poursuivre l’auteur d’un article publié en 2001 mais toujours disponible sur la toile en 2016.

Par ailleurs, les sénateurs veulent clairement une plus grande judiciarisation du net avec davantage de poursuites et de condamnations. Pour eux, la liberté de la presse et la liberté d’expression sont aujourd’hui « excessives » et suscitent des « abus ». Il convient donc de renforcer l’arsenal répressif. Le rapport a semble-t-il été très bien accueilli par le Sénat, ce qui ne manque pas d’être inquiétant pour l’avenir des libertés individuelles.

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22 juillet 2016 5 22 /07 /juillet /2016 10:47

Plus les attentats en Europe se multiplient, plus on découvre que les profils psychologiques et sociaux des kamikazes et de leurs associés sont très divers, jusqu’à paraître indétectables. Le cas de Mohamed Lahouaiej-Bouhlel, dont on ne sait pas toujours très bien s’il s’agit d’un déséquilibré qui se cherchait un modèle ultra-violent à imiter, ou d’un véritable djihadiste islamiste radicalisé à une vitesse inédite, laisse songeur. Bisexuel, amant d’un homme de 73 ans, mangeur de porc, aucune connexion connue avec des réseaux islamistes… l’auteur de l’attentat de Nice était connu des services de police pour des faits de violence de droit commun, mais n’avait rien de l’homme que l’on pourrait soupçonner d’organiser une tuerie motivée par des considérations idéologiques.

Or c’est un problème pour les services de renseignement à qui l’on demande désormais l’impossible, à la Minority Report, c’est-à-dire de connaître à l’avance le passage à l’acte d’un individu, pour être capable de l’appréhender avant son méfait, même lorsqu’objectivement rien ne permettait de présager l’horreur.

Néanmoins, l’Union européenne ne veut pas se résoudre à la fatalité, et va chercher en Israël les méthodes à appliquer pour détecter sur Internet les terroristes susceptibles un jour de passer à l’acte. « C’est un défi », explique ainsi à l’agence Reuters Gilles de Kerchove, le coordinateur de l’UE pour l’anti-terrorisme, en marge d’une conférence sur le renseignement à Tel Aviv. « Nous allons trouver bientôt des moyens d’être beaucoup plus automatisé » dans la détection des profils suspects sur les réseaux sociaux, explique-t-il. « C’est pour ça que je suis ici ».

« Nous savons qu’Israël a développé beaucoup de moyens dans le cyber », pour faire face aux attaques d’Israéliens par des Palestiniens, ajoute le haut fonctionnaire européen, et l’UE veut s’en inspirer.

Selon un officiel israélien interrogé par l’agence de presse, il s’agit d’établir constamment des profils types de personnes à suspecter, en s’intéressant non plus seulement aux métadonnées qui renseignent sur le contexte des communications et les habitudes d’un individu, mais bien sur le contenu-même des communications sur les réseaux sociaux.

Mis à jour quotidiennement au gré des nouveaux profils qui émergent, des paramètres comme l’âge de l’internaute, sa religion, son origine socio-économique et ses liens avec d’autres suspects, seraient aussi pris en compte par les algorithmes israéliens — ce qui semble difficilement compatible en Europe avec les textes internationaux protégeant les droits de l’homme, que l’Union européenne s’est engagée à respecter.

En somme, c’est exactement ce que nous redoutions avec les fameuses boîtes noires permises par la loi Renseignement en France, dont le Conseil constitutionnel n’a su que dire, et qui se limitent officiellement aux métadonnées. Là aussi, il s’agit d’utiliser des algorithmes, dont on ne sait pas du tout sur quoi ils se basent, pour détecter des profils suspects.

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22 juillet 2016 5 22 /07 /juillet /2016 10:42

Une réquisition judiciaire urgente a été envoyée au centre de supervision urbain de Nice mercredi 20 juillet. Le parquet de Paris évoque un souci «d'éviter la diffusion non contrôlée de ces images».

Panique et incompréhension à la mairie de Nice. Mercredi à 11 heures, la sous-direction antiterroriste (SDAT) a envoyé aux agents qui gèrent la vidéosurveillance de la ville une réquisition citant les articles 53 et L706-24 du code de procédure pénale et de l'article R642-1 du Code pénal leur demandant l'effacement «complet» de 24 heures d'images provenant de six caméras nommées et numérotées, mais aussi de toutes les scènes depuis le début de l'attentat ayant eu lieu sur la promenade des Anglais, dans la nuit du 14 juillet.

De quoi mettre en état de sidération les agents du centre de supervision urbain de Nice. «C'est la première fois que l'on nous demande de détruire des preuves, précise une source proche du dossier. Le centre de vidéosurveillance et la ville de Nice pourraient être poursuivis pour cela et d'ailleurs les agents en charge du dispositif n'ont pas compétence pour se livrer à de telles opérations».

La demande paraît d'autant plus étonnante que la SDAT a envoyé depuis vendredi dernier des serveurs afin de récupérer les 30.000 heures de vidéosurveillance liées aux événements. Une opération de sauvegarde qui va s'étendre encore sur plusieurs jours. «Nous ne savons pas si donner un ordre de destruction alors que nous sommes en pleine sauvegarde ne va pas mettre en rideau tout le système», s'inquiète-t-on dans l'entourage du dossier.

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22 juillet 2016 5 22 /07 /juillet /2016 10:39

Malgré les dénégations de Kerry, tout le monde pointe Washington et Tel Aviv, et peut-être bien Bruxelles aussi. L’Etat-major turc est connu depuis longtemps pour ses sympathies pro Otan, pro US et pro Israël. Le général commandant le putsch, commandant de l’armée de l’air, Akin Ozturk, a été attaché militaire à Tel Aviv. Bekir Ercan Van, le commandant de la base aérienne de Incirlik a été arrêté après s’être vu refuser l’asile politique aux US. S’ils avaient réussi, ils auraient été applaudis et fêtés en Occident. Et oui, c’était bien un coup d’Etat, et c’est un ratage.

L’homme derrière le putsch est réputé être Fethullah Güllen, jadis allié d’Erdogan, mais maintenant son ennemi acharné. On prétend que son organisation Hizmet (le Service) constitue un « Etat profond », ou un « Etat parallèle » en Turquie et au-delà, avec des millions de partisans à tous les niveaux, quelque chose de semblable aux francs-maçons de jadis. L’ancien officier du FBI Sibel Edmonds, lanceur d’alerte, a décrit le réseau de Gülen comme une création de la CIA.

Les Russes se sont débarrassés de Gülen en interdisant les activités de Hizmet en Russie depuis 2008. Le pilote du F-16 turc qui a failli changer l’histoire du Proche Orient en abattant le bombardier russe SU-24 au-dessus de la Syrie le 24 novembre 2015 (et qui s’appelait Mustapha Hajruoglu, ont affirmé ses concitoyens bosniaques) s’est avéré être un homme de main de Gülen et un putschsite, a dit le maire d’Ankara Melih Gökcek. Son hélicoptère a été abattu à Ankara. Ce n’est pas un exemple d’improvisation : en mars 2016, le journal pro-gouvernemental Sabah a suggéré que le pilote du F-16 était un partisan de Gülen et avait agi selon ses instructions. Que Gülen ait été hostile à la Russie pour des raisons personnelles ou qu’il ait obéi à des ordres de la CIA, il a réussi à créer l’inimitié entre Poutine et Erdogan.

Apparemment l la courageuse décision d’Erdogan de présenter ses excuses à la Russie et de revenir vers elle avait précipité le putsch. Il y avait des rumeurs à Moscou, selon lesquelles les services secrets russes avaient prévenu Erdogan quelques minutes avant l’attentat, ce qui lui a permis de s’enfuir vers İstanbul. Mais il s’agit peut-être d’un souhait rétroactif.

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22 juillet 2016 5 22 /07 /juillet /2016 10:32

Alors que Forbes vient de publier son classement 2015 des milliardaires dans le monde, dans un nouveau rapport sur les inégalités dans le monde , l’Oxfam dénonce la poursuite de la concentration de richesses aux mains de 62 milliardaires .

« Intitulé « Une économie au service des 1 % », ce rapport montre que le patrimoine de la moitié la plus pauvre de la population mondiale s’est réduit de mille milliards de dollars depuis 2010. Cette baisse de 41 % s’est produite alors même que la population mondiale augmentait de 400 millions de personnes. Dans le même temps, le patrimoine des 62 premières fortunes mondiales a augmenté de plus de 500 milliards de dollars pour atteindre un total de 1 760 milliards.

Les dirigeant-e-s du monde parlent de plus en plus de la nécessité de lutter contre les inégalités et, en septembre dernier, ils se sont fixé l’objectif de les réduire. Pourtant, l’écart entre la frange la plus riche et le reste de la population s’est creusé de façon spectaculaire au cours des douze derniers mois. À la veille de la rencontre de Davos de l’an dernier, Oxfam avait prédit que les 1 % posséderaient plus que le reste du monde en 2016. Cette prédiction s’est en fait réalisée dès 2015 : un an plus tôt.

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22 juillet 2016 5 22 /07 /juillet /2016 10:28

Ce n'était plus qu'une formalité. Ce jeudi 21 juillet, l'Assemblée nationale a adopté définitivement le projet de loi Travail.

Après un conflit social particulièrement dur et long contre une réforme rejetée massivement dans l'opinion et qui a achevé de fracturer la gauche, Manuel Valls et François Hollande avaient tout de même décidé de passer une nouvelle fois en force, en recourant à l'article 49 alinéa 3 de la Constitution. Dispositif qui permet à l'exécutif de faire passer une loi sans vote ni débat. Sans motion de censure déposée - la droite s'étant abstenue, la gauche ayant échoué à rassembler suffisamment de signatures -, le suspense était somme toute relatif.

Ne reste plus qu'une ultime cartouche aux opposants de droite comme de gauche pour espérer bloquer la loi Travail ou, au moins, retarder d'un mois encore sa promulgation : la saisine du Conseil constitutionnel, comme pour la loi Macron. Il leur faudra, pour saisir les sages de la rue Montpensier, rassembler les signatures de 60 parlementaires. En cas de saisine, l'instance chapeautée par Laurent Fabius pourra soit censurer l'ensemble de la loi, soit certaines de ses dispositions. La décision devrait tomber sous un mois, temps dont lequel les opposants profiteront sûrement pour remobiliser les troupes.

Politiquement, quels bénéfices pour l'exécutif ? Malgré les appels venant de sa propre majorité, Manuel Valls n'a pas beaucoup évolué sur le projet initial. Sur l'article 2 tant décrié gravant dans le marbre l'inversion de la hiérarchie des normes, le Premier ministre a même montré une obstination sans faille à ne pas bouger d'un pouce. Malgré les différentes portes de sorties qui lui ont été pourtant offertes pour apaiser, à défaut de remporter un large consensus, sa majorité.

Olivier Faure, député socialiste proche de François Hollande, avait ainsi déposé un amendement pour faire évoluer le problématique article 2 pour "assurer qu'un accord d'entreprise ne puisse pas fixer une rémunération des heures supplémentaires inférieure à 25% de majoration pour les huit premières heures supplémentaires et à 50% pour les suivantes". Le parlementaire avait recueilli l'appui de 121 de ses collègues socialistes sur 291, dont les deux anciens ministres Kader Arif et Marie-Arlette Carlotti. Les frondeurs avaient même sauté sur l'occasion expliquant que si l'amendement était voté, ils enterreraient la hache de guerre.

Cela ne fit ni chaud, ni froid à Manuel Valls, bien décidé à brutaliser jusqu'au bout sa "majorité relative", dans une sorte de "qui n'est pas avec moi, est contre moi". Enfermés dans leur posture, le président de la République et son Premier ministre, qui se voulaient les hérauts d'un courant social-démocrate modernisé, n'auront montré qu'une conception très réduite du dialogue social et démocratique. Jean-Pierre Chevénement considérait qu'un "ministre, ça ferme sa gueule ou sa démissionne". Manuel Valls et François Hollande ont décidé, d'un commun accord en recourant au 49-3, d'étendre cette maxime à leur majorité.

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