Samedi 28 février 2015 6 28 /02 /Fév /2015 09:40

J’ouvre mon ordinateur et mon portail Orange me présente les grandes nouvelles du moment. Je les lis dans l’ordre, « New York prise au piège des glaces », « Les supporters de Guingamp ont eu la frayeur de leur vie », « Hollande victime du vent », « Pascal Brunner fa si la chanter », « Macron se repose à La Mongie »,  les « Pyrénées inaccessibles » encore Hollande  est à « Manille en compagnie de Marion Cotillard  et Mélanie Laurent», et puis tout petit mais persistant toute la journée, et comme honteux d’être là : « le Quick-Sex nouvelle tendance » J’essaie de récapituler l’ensemble de ces nouvelles étonnantes et après coup je m’interroge.

François Hollande est allé à Manille pour tenter d’arrêter le réchauffement climatique. François Hollande lutte contre les éléments déchaînés, mais il ne peut rien contre le vent qui envole les feuilles sur lesquelles on a écrit son discours. Sera-t-il plus heureux avec le réchauffement du climat? A côté Marion Cotillard n’a pas froid aux yeux. Heureusement qu’elle n’est pas à New York elle serait prise par les glaces, avec Mélanie Laurent. Je suis perplexe. Ces deux actrices ont-elles voulu refroidir François Hollande ? Ou le réchauffer avec le « Quick-Sex » ? Pendant ce temps-là ce pauvre Macron se les gèle à La Mongie. Il aurait mieux fait d’aller à Manille. Et que font les supporters de Guingamp pendant que les autres s'amusent? Ils ont évité le voyage à Kiev où on relève des températures largement négatives. Pourtant en Ukraine on dit que c’est chaud. Mais il ne s’agit pas de la même chaleur. Ce pauvre Pascal Brunner disait que c’est facile à chanter. En attendant il déchante. Définitivement. Mais l’essentiel n’est pas là, l’essentiel est dans le Quick-Sex qui est fait pour les branchés. Et qui se débranchent vite. En français on disait « Vite fait su’l’gaz ». Mais s’il s’agit du gaz de schiste rien ne va plus pour Hollande. Comment va-t-il triompher des chaleurs de l’été austral ? D’autant qu’à ses côtés il y a Marion et Mélanie, qui n’ont pas froid aux yeux et qui pourraient provoquer des tempêtes sous le crâne de François. Du coup ça envolerait les dernières pages de son discours. Mais est-ce que François Hollande va faire fondre les glaces de New York ? Et Macron, qu’est-ce qu’on fait de Macron ? Et les supporters de Guingamp, par ce temps glacial ? Ont-ils besoin du Quick-Sex pour se réchauffer ? On ne va tout de même pas les gazer ! Finalement toutes ces infos sont cohérentes. Je résume, Pascal Brunner est refroidi, le vent se calme à Manille, Hollande peut lire son discours. Il n’est pas incommodé par ses deux actrices. Reste Macron mais on va lui envoyer une spécialiste en Quick-Sex… On va éviter la congélation des supporters de Guingamp. On va servir tout ça à bonne température. Vive le Portail Orange !

Par Rolland Hénault
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Samedi 28 février 2015 6 28 /02 /Fév /2015 09:34

L’inspection générale de l’administration de l’Éducation nationale vient de rédiger un rapport sur l’IUT de Saint-Denis, à la suite d’une inspection qui avait mis en lumière d’importants « dysfonctionnements » au sein du département « techniques de commercialisation ».

À Saint-Denis, communautarisme, malversations financières et menaces de mort inquiètent, selon le rapport que s’est procuré Le Figaro et qui sera bientôt entre les mains de Najat Vallaud-Belkacem. Elle commencera sûrement par demander à ne pas faire d’amalgame… Et pourtant, la réalité est têtue.

Le problème, c’est Rachid Zouhhad, directeur depuis juin 2012 du département visé par l’enquête qui qualifie son comportement de « clanique ».

L’une des victimes, c’est Samuel Mayol, directeur de l’institut, cible de menaces de mort à caractère islamique, agressé physiquement en mai dernier.

En arrivant, Zouhhad fait le « ménage » : un an après sa prise de fonction, « plus aucune femme n’exerçait de fonction de directeur des études […] Elles avaient été remplacées par des hommes appartenant à la même organisation syndicale que Zouhhad », affirme le rapport.

Les féministes sont plus bruyantes quand il s’agit d’insulter la Manif pour tous présidée par une femme que lorsque qu’il faut « défendre la femme » dans le 93…

Le directeur n’hésite pas non plus à établir ses propres règles et le rapport dénonce « un comportement irrespectueux de certains enseignants vis-à-vis des étudiants et de certains collègues » et des « pressions des directeurs des études sur le personnel administratif ». Leur nature n’est pas précisée. Dommage.

Autre problème, les « malversations financières » : recrutement de « 23 vacataires, dont certains n’avaient ni les titres, ni les compétences » et d’« enseignants permanents en sous-service », d’« heures prévues en trop » ou encore « non faites et non rattrapées ». On aurait aimé connaître le profil de ces « vacataires », ce n’est pas précisé non plus. Dommage.

Ce que l’on sait, c’est que le tout a coûté 196.000 euros.

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Par ELIZABETH
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Samedi 28 février 2015 6 28 /02 /Fév /2015 09:29

En droit pénal français, une infraction est constituée lorsque se trouvent réunis : un élément matériel, c’est-à-dire la commission d’un acte, un élément légal, à savoir la violation d’une loi en vigueur au moment des faits, et un élément moral consistant en la volonté délibérée de l’auteur d’attenter à une valeur juridiquement protégée, telle la vie et l’intégrité physique de ses semblables ou le droit de propriété.

Dans notre tradition juridique, le juge ne tient compte du mobile, c’est-à-dire de la motivation profonde qui conduit le délinquant ou le criminel à enfreindre la loi, que pour évaluer la dangerosité de celui-ci pour la société, le mobile ne se confondant jamais avec l’élément moral de l’infraction.

Ainsi, braquer une banque pour renflouer les caisses du Secours catholique ou des Restos du cœur n’est pas plus excusable que si le produit du larcin est destiné tout bêtement à remplir les poches de celui qui le commet. Il s’agit dans les deux cas d’un vol aggravé, réprimé en vertu des mêmes dispositions du Code pénal.

Or, depuis quelques années, des lois visant à lutter contre le racisme, l’antisémitisme, l’islamophobie ou l’homophobie ont transformé le mobile en quatrième élément de l’infraction, lorsque la victime est une personne soit « de couleur » (en clair, noire ou arabe), soit de confession juive ou musulmane, soit « gay » ou lesbienne.

Dès lors, l’origine ethnique, la foi religieuse ou l’orientation sexuelle de la victime deviennent, non seulement une circonstance aggravante de l’infraction – ce qui constitue déjà en soi une forme de discrimination -, mais la cause même de l’engagement des poursuites contre l’auteur des faits.

Le traitement réservé à la récente profanation d’un cimetière juif en Alsace, comme au cas du voyageur franco-mauritanien bousculé dans le métro parisien par des supporters de football anglais, illustre à merveille ces dérives.

Pourtant, jusqu’à une époque récente, le législateur n’accordait de protection renforcée qu’aux plus vulnérables d’entre nous, tels les enfants, les majeurs incapables, les handicapés et les vieillards.

Nos concitoyens d’origine africaine ou arabe, de confession juive ou musulmane ou de tendance homosexuelle n’entrant pas dans ces catégories de population, j’en déduis qu’ils bénéficient d’un statut exorbitant du droit commun, en clair d’un privilège (du latin privata-lex, loi particulière), en raison de leur appartenance communautaire.

Et pourtant, l’article 1er de la Constitution dispose : « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. »

Nos gouvernants auraient-ils oublié leurs si chères « valeurs républicaines » ?

Source

Par Laure Fouré
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Samedi 28 février 2015 6 28 /02 /Fév /2015 09:24

C’est très simple. Ou alors beaucoup trop compliqué.

Ou bien c’est « très simple ». Nous sommes bien informés. Il faut croire les médias quand ils nous disent : « Les Etats-Unis veulent la démocratie en Syrie ». Vraiment ? Avec l’aide de l’Arabie saoudite et du Qatar ?

Vous avez un doute ? Il existe une deuxième version : « Les Etats-Unis nous protègent contre les armes de destruction massive ». Vraiment ? Tout en étant le pays qui les a le plus utilisées ? Nucléaires à Hiroshima, napalm en Corée, au Cambodge et au Vietnam, armes biologiques contre Cuba, uranium appauvri, mines antipersonnel et bombes à fragmentation un peu partout. Sans parler des deux cents têtes nucléaires confiées à Israël. 

Toujours pas satisfait ? Troisième variante : « Les Etats-Unis combattent le terrorisme ». Vraiment ? En armant Ben Laden contre l’Afghanistan, puis une section d’Al-Qaida contre la Libye et enfin An Nosra et Daesh contre la Syrie ? En organisant des attentats à la bombe dans des avions et des hôtels cubains, puis en protégeant les auteurs de ces actes, bien à l’abri en Floride, et enfin en emprisonnant à vie les « Cinq de Miami », agents du contre-espionnage cubain chargés d’empêcher de nouveaux attentats ? Juste quelques exemples parmi bien des exploits de la CIA si « démocratique ». 

Ou bien alors on nous fait comprendre que c’est « beaucoup trop compliqué pour vous ». Vous, le public, vous n’êtes pas capable de vous y retrouver dans ces intrigues et ce chaos irakien, libyen, syrien, et cetera. Laissez donc ça aux « experts ». 

 Et si certains avaient intérêt à ce que vous n’y compreniez rien et que vous abandonniez, découragé ? C’est ce qu’affirment Grégoire Lalieu et Mohamed Hassan dans ce livre. Et ils vont le démontrer. 

Lire la suite.


Par Michel Collon
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Samedi 28 février 2015 6 28 /02 /Fév /2015 09:16

On parle souvent du lobby pharmaceutique mais on oublie de dire que l'industrie agro-alimentaire est bien plus puissante encore. 

Dans tous les pays, l'industrie agro-alimentaire emploie une part importante de la population active. 

En France, c'est 400 000 personnes, 10 000 entreprises, avec un chiffre d'affaires supérieur à 140 milliards d'euros [1]. L'industrie pharmaceutique, qui est pourtant très développée en France, pâlit en comparaison. Elle n'emploie « que » 103 900 personnes, soit 4 fois moins [2]. 

Les intérêts économiques en jeu sont si énormes qu'aucun homme politique, aucun leader d'opinion, mais surtout aucun média, ne peut se permettre de se mettre à dos l'industrie agro-alimentaire. 

En effet, la publicité pour les médicaments est limitée dans les médias, pour des questions réglementaires. 

En revanche, que deviendraient TF1, France 2, France 3, Canal+ et les autres s'ils ne recevaient pas des milliards d'euros chaque année de l'industrie agro-alimentaire pour faire la publicité permanente de tous les yaourts, céréales, fromages, snacks et autres pizzas et lasagnes ? 

 

À chaque pays, son mastodonte

La marge de manœuvre pour contrer l'industrie agro-alimentaire est d'autant plus réduite que chaque grand pays occidental a son « champion » à protéger. Il sait que si ce champion faiblit, ce sont les autres qui viendront le remplacer, détruisant des milliers d'emploi sur le territoire national. 

Le plus grand groupe agro-alimentaire mondial est le Suisse Nestlé (Kit-Kat, Smarties, Nesquik, Maggi…), avec 330 000 employés et 92 milliards de chiffre d'affaires. Les rives du lac Léman, de Lausanne à Montreux, seraient pratiquement désertes sans Nestlé, installé entre les deux à Vevey (les banques suisses sont à Genève et à Zurich). Les autorités politiques suisses sont littéralement tenues à la gorge par Nestlé, qui pourrait faire s'écrouler toute une région s'il décidait de délocaliser. C'est donc une véritable vache sacrée, à laquelle personne n'ose toucher. 

En France, le même phénomène existe avec Danone. Danone emploie directement plus de 100 000 personnes et réalise 21 milliards d'euros de chiffre d'affaires. Toute notre industrie laitière, ce qui concerne des éleveurs dans le moindre village du pays, est largement dépendante de Danone. 

Aux Etats-Unis, c'est le groupe PepsiCo, qui réalise 66,4 milliards de dollars : Benenuts, Pepsi-Cola, chips Lay's, etc. Là, on parle carrément de la présence américaine aux 4 coins de la planète, assurée par les filiales internationales du groupe. 

Mentionnons aussi le groupe d'origine hollandaise Unilever, Cadbury Schweppes au Royaume-Uni ou le groupe Ferrero en Italie, célébrissime fabricant du Nutella, des Kinder Surprise, et des Ferrero Rochers. 

 

Une concurrence à couteaux tirés

Tous ces groupes se livrent une concurrence à couteaux tirés. 

Pour que leurs marques survivent, pour ne pas se faire dépasser et absorber par les autres, ils doivent absolument sortir des produits alimentaires aussi « bons » que possible. « Bons » au goût s'entend. Car c'est ainsi qu'ils peuvent gagner et fidéliser la masse des consommateurs. 

Ils doivent donc créer des nourritures qui nous procurent un maximum de plaisir, qui provoquent dans notre cerveau un pic de dopamine dans le centre du plaisir, le Nucleus Accumbens dont je vous parlerai dans une prochaine lettre. 

C'est de cette manière qu'ils « fidélisent » leurs clients, lesquels reviennent acheter leurs produits. Ils ont gagné quand leur produit devient un besoin quotidien pour le client, qui ne peut plus s'en passer, et qui revient, encore et encore, racheter son pot de Nutella, ses Pringles, ses fraises Tagada. 

 

Ingénieur du goût

Dans ces industries, des bataillons d'ingénieurs consacrent toute leur énergie et leur intelligence à travailler sur la transformation, la cuisson, les arômes, les colorants, les textures, et les emballages pour maximiser « l'acte d'achat » et, surtout, provoquer un phénomène d'accoutumance chez le consommateur. 

Une société suisse dont personne ne connaît le nom, Givaudan, fait pourtant partie des plus grands groupes du pays. Il emploie à lui seul 8 800 salariés et réalise près de 3 milliards d'euros de chiffre d'affaires uniquement en parfums et arômes pour l'industrie [4].  

Dans un documentaire passé à la télévision américaine, ses ingénieurs se vantent d'être capables de prélever n'importe quel arôme, sur une mandarine, une framboise, ou un poulet rôti, puis de le reproduire en laboratoire à partir de produits chimiques. Vous trouverez la vidéo sur Youtube dans les références ci-dessous (en anglais) [5]. 

Et c'est ce qu'ils font ! Ces arômes sont ensuite fabriqués à la tonne et ajoutés dans des usines aux plats préparés, soupes, sauces, glaces, biscuits d'apéritifs, bonbons, boissons, etc. Ils expliquent même avoir réussi à créer un goût « poulet rôti » spécial pour végétariens, qui ne contient pas la moindre molécule de poulet, ni d'aucun autre animal ! 

Certains y verront un progrès. Mais le fait est que cette évolution est aussi dangereuse pour nos organismes. 

 

Perdus dans notre propre cuisine !

Nos mécanismes naturels de reconnaissance des aliments, qui nous permettent de distinguer « encore » et « assez », sont égarés. Nos sens, qui nous permettent de nous repérer dans notre environnement, sont trompés par des pièges qu'ils ne peuvent plus déjouer. 

Et même si nous n'en avons pas conscience, nous sommes pratiquement tous perdus dans notre propre cuisine. Nos placards sont pleins de ces produits que nous consommons quotidiennement, mais dont notre organisme n'est plus capable de reconnaître s'il a besoin d'en manger, ou s'il n'en a déjà que trop. 

Sans surprise, des dérèglements hormonaux, d'appétit, des problèmes d'obésité, de diabète, de maladies cardiaque, de dépression et de cancer s'ensuivent, à l'échelle industrielle là aussi. 

 

Le nouveau goût : umami

Il existe un nouveau mot, d'origine japonaise, pour désigner ce goût étonnant qui crée une addiction : umami

Le terme umami a officiellement été reconnu comme le terme scientifique pour décrire le goût des glutamates et des nucléotides. Il n'a pas de traduction mais c'est un goût « plaisant avec une sensation durable, appétissante et recouvrant toute la langue » [6]. 

Vous ne pouvez pas lutter contre le goût umami. Si vous le sentez, vous aurez envie de vous resservir. 

Les ingénieurs du goût en sont conscients et l'utilisent aujourd'hui massivement dans les plats préparés. Ne vous étonnez donc pas d'avoir toujours envie d'en reprendre, bien au-delà de votre appétit normal ! 

Par Jean-Marc Dupuis
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Samedi 28 février 2015 6 28 /02 /Fév /2015 09:12

Les news Février 2015

EPM Musique : «Rosalie Dubois» : «Chants d’espoir et de révolte», Bruant : «Dans la rue» monologues dit par Yves Mathieu, deux albums à se procurer absolument :

http://chansonrebelle.com/parutions-cd-/-livres/bruant-dans-la-rue-rosalie-dubois-chants-d-espoir-et-de-revolte.html

La pétition pour la reconnaissance de la chanson d’auteur comme un art majeur est toujours en ligne, alors n’hésitez pas, signez, il faut absolument que l’on se bouge pour être entendu :

http://chansonrebelle.com/dossiers/petition-pour-la-diffusion-de-la-chanson-d-auteur.html

Une autre de mes chroniques paysannes publiée sur le site «La méduse»«L’idiot du village»:

http://chansonrebelle.com/parutions-cd-/-livres/nouvelle-chronique-paysanne.html

Alain Nardino,un chanteur modeste et plein de convictions, interprète et A.C.I :

http://chansonrebelle.com/les-chanteurs/les-spectacles-d-alain-nardino.html

Un album d’Alain Nardino «Guitare-voix» avec ses propres compositions :

http://chansonrebelle.com/parutions-cd-/-livres/alain-nardino-guitare-voix.html

Nouvel attentat contre la liberté d’expression à Copenhague au Danemark, cela commence à devenir inquiétant :

http://chansonrebelle.com/coups-de-gueule/la-liberte-d-expression-decapitee.html

Pablo Neruda (Poèmes & Chansons) :

http://chansonrebelle.com/parutions-cd-/-livres/pablo-neruda-poemes-chansons.htm

«L’insurrection poétique», la contestation en chansons :

http://chansonrebelle.com/parutions-cd-/-livres/-l-insurrection-poetique.html 

Une version de la marseillaise pour la paix par le Groupe Evasion :

http://chansonrebelle.com/coups-de-gueule/marseillaise-par-le-groupe-evasion.html

Nouvel album de Tournée Générale «10 ans, et toutes nos dents» :

http://chansonrebelle.com/parutions-cd-/-livres/tournne-generale-10-ans.html

«Noémie», une autre de mes chroniques paysannes :

 

http://www.lameduse.ch/2015/02/20/noemie-chronique-paysanne/

Par Gérard Gorsse
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Samedi 28 février 2015 6 28 /02 /Fév /2015 09:09

Gaza a quitté la une des médias mais survit avec une situation humanitaire catastrophique. L’aide promise pour la reconstruction n’est pas arrivée et la population survit dans la boue et le froid. 6 mois après les massacres et destructions de l’été des dizaines de milliers de personnes sont encore hébergées dans des écoles de l’UNRWA ou vivent dans des abris de fortune. Les conditions de vie sont extrêmement précaires : électricité coupée 12 à 18 heures par jour, pénurie de gaz, eau impropre à la consommation, assainissement quasi inexistant. Plusieurs bébés sont morts de froid. L’économie est à terre et le chômage atteint des chiffres vertigineux : la population ne peut survivre que par l’aide alimentaire d’urgence. C’est dans ce contexte qu’il a fallu que 6 membres d’une association humanitaire de Nice mènent une grève de la faim du 10 au 20 février pour sauver 30 tonnes d’aide d’urgence d’une valeur de 120 000 euros collectées par eux, bloquées depuis décembre dans le port d’Ashdod, qui étaient menacées d’être détruites par les autorités israéliennes.

Pourtant, les Hautes Parties Contractantes aux Conventions de Genève ont, avec la participation et le vote favorable de la France, solennellement rappelé le 17 décembre dernier « l’obligation première de la Puissance occupante d’assurer l’approvisionnement adéquat de la population du territoire occupé, et que lorsqu’elle n’est pas en mesure de le faire, elle a l’obligation d’autoriser et de faciliter les actions de secours ». Et que tous les Etats engagés par ces conventions « doivent permettre le libre passage de secours humanitaires et garantir leur protection ». La responsabilité de la France, comme de tous les pays engagés par les Conventions de Genève, est donc directement engagée.

De même la résolution 1860 du Conseil de sécurité adoptée en janvier 2009, votée par la France et à laquelle les Etats-Unis n’avaient pas osé mettre leur véto demandait déjà que « l’aide humanitaire, y compris les vivres, le carburant et les traitements médicaux, puisse être distribuée sans entrave dans tout Gaza ». Elle soulignait « la nécessité de faire en sorte que les biens et les personnes puissent emprunter régulièrement et durablement les points de passage de Gaza » et se félicitait « des initiatives visant à créer et ouvrir des couloirs humanitaires et autres mécanismes permettant un acheminement ininterrompu de l’aide humanitaire ». Cette résolution est alors restée lettre morte et n’a pas mis fin à l’opération « Plomb durci ». Son application et la levée du blocus auraient seules pu empêcher les nouvelles agressions de novembre 2012 et de l’été 2014. Elle nécessitait une intervention ferme des pays signataires de la résolution et de l’UE qui s’est contentée d’un rôle de bailleur de fonds sans jamais formuler d’exigences politiques. Persévérer dans cette attitude de démission face à une situation qu’on sait illégale et dramatique ne peut mener qu’à une nouvelle catastrophe et à cette « quatrième guerre » appelée de ses vœux par le ministre israélien des Affaires étrangères Avigdor Liberman.

Il est de la responsabilité de la France d’agir sans délai pour que soit imposée la levée d’un blocus mortifère. Cela passe par l’exigence de l’ouverture des points de passage, la reconstruction et l’ouverture du port de Gaza, la reconstruction de Gaza en demandant des comptes au gouvernement israélien qui porte la responsabilité des destructions.

Il n’est tout simplement plus possible de laisser ainsi 1,8 million de Palestiniens de Gaza à la merci des forces d’occupation israéliennes qui en organisent le blocus et l’asphyxie.

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Par AFPS
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Samedi 28 février 2015 6 28 /02 /Fév /2015 09:04

Des milliers de vaches et chèvres agglutinées dans d’immenses entrepôts. Bourrées de médicaments. Reliées à des pompes à lait, tandis que le paysan qui s’occupe d’elles est réduit à un simple rouage dans cette énorme machine. Voilà ce que promet l’ouverture de l’usine aux 2200 animaux à l’étude dans la région de Tours. Mais la préfecture n’a pas encore donné son autorisation, et nous pouvons encore l’arrêter.

Cette nouvelle ferme industrielle géante est le pur produit d’un système déshumanisé, qui avilit le métier de paysan et ronge les écosystèmes de la région. Il est à l’opposé d’une agroécologie durable et stimulante pour l’économie rurale, pourtant prônée par le ministre de l’Agriculture. Si nous nous mobilisons massivement dès à présent, nous pouvons créer un tapage médiatique tel qu'il forcera le ministre à abandonner ce projet honteux.

Le Salon de l’Agriculture vient de s'ouvrir et cette grand-messe ultra médiatisée est une opportunité unique d’exiger l'abandon de cette ferme inhumaine. Cela serait une victoire cruciale dans le combat pour que les exploitations françaises respectent l’environnement, notre santé, le bien-être des animaux et que les agriculteurs ne soient pas mis de côté.

Signez cette pétition et envoyez-la à tous vos proches: Avaaz interpellera Stéphane Le Foll lorsque nous atteindrons 100 000 signatures.

https://secure.avaaz.org/fr/non_aux_fermes_animales_gaantes_jb/?baYedbb&v=54402

L’année dernière en Picardie, la première “ferme aux 1000 vaches” a ouvert ses portes, malgré l'indignation des habitants de la région et du monde agricole. Aujourd’hui, une quinzaine de méga-projets sont en préparation en France, menaçant toujours plus les emplois de nos agriculteurs. Le pire est que l’État - c’est-à-dire nos impôts - subventionne à coups de millions d’euros ces installations! 

Signez cette pétition pour dire non aux fermes animales géantes, et demander à Stéphane Le Foll de maintenir le cap sans céder aux pressions des lobbies de l’industrie agroalimentaire:

https://secure.avaaz.org/fr/non_aux_fermes_animales_gaantes_jb/?baYedbb&v=54402

Nous avons déjà joint nos voix et réussi à protéger les animaux en voie de disparition, les abeilles ou les animaux marins. Cette fois ce sont nos agriculteurs et les animaux d’élevage qui nous nourrissent chaque semaine qui ont besoin de nous. Et c’est un nouveau modèle de société que nous pouvons défendre, ensemble.

Par Avaaz
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Samedi 21 février 2015 6 21 /02 /Fév /2015 09:59

Des cimetières profanés ! Manuel Valls est « touché et indigné ». Et il va lutter avec « fermeté » pour que ça cesse. Il faut être « vigilant » ! C’est ce qu’il a twitté ! Sinon les terroristes vont s’attaquer aux vivants ? Un cimetière juif profané ! Mais renseignements pris c’était un cimetière catholique. On mélange tout, on ne s’y reconnaît plus. Vaut-il mieux profaner une tombe que tuer un vivant ? Ca se discute, ça se twitte. Les cadavres se ressemblent-ils ? Les juifs c’est dans le Bas Rhin qu’ils été profanés. Les catholiques c’est dans le Calvados. A chacun ses profanations ! A chacun ses cimetières. A chacun son tweet ! N’allons pas faire du « melting-pot » avec les cadavres ! Quand les cadavres sont vivants on peut les mélanger ! Pas quand ils sont morts et enterrés. Je vais twitter ça. Les catholiques sont enterrés couchés. Les juifs sont enterrés debout. D’après ce qu’on dit. Ca prouve bien que les catholiques sont des faignants. Pour cette raison il existe une association pour lutter contre le racisme et l’antisémitisme. Et si je twittais ici ? Mais les juifs ne constituent pas une race ! Les juifs sont des sémites, comme les arabes. Les arabes forment-ils une race ? Les sémites sont les fils de Sem. Sem savait-il twitter ? Sem est le fils de Noé. Tout ça c’est des histoires de familles, assez anciennes. Mais Valls a l’air de connaître tout ce monde là. Valls est facilement « touché et indigné ». C’est le cas encore pour l’affaire Souleymane, ce sportif noir insulté dans le métro. Manuel Valls est formel, il a fait un twitt : « Sur le terrain ou en dehors des stades, le racisme et l’intolérance n’ont pas leur place ». Question : Valls évolue dans quelle équipe sportive ? Autre question : Valls prend-il le métro pour aller à l’entraînement ? Valls a encore twitté. Il ne parle plus qu’en tweets. Vous suivez toujours ? Je reprends une activité favorite de Manuel Valls. Le « dialogue » avec les jeunes. Des jeunes bien triés, Valls a-t-il peur des terroristes ? Non, il est « vigilant » et « ferme ». Puisqu’il est « indigné » ! Bref il va à Marseille « dialoguer » avec des jeunes. Dialoguer par tweets. Il se fait accompagner par une jeune qui tweete bien : Najat Vallaud-Belkacem. En présence de cette jeune, « issue de l’immigration » il va pouvoir twitter aux jeunes : « votre génération doit s’habituer à vivre avec le danger terroriste ». Il twitte en direction des profs : « les enseignants doivent le savoir ». Il parle de la « grande mobilisation pour les valeurs de la république ». Il twitte encore. Il faut accepter le « vivre ensemble ». Mais les immigrés vivent-ils à l’Elysée ? Je commence à perdre pied, Manuel Valls twitte trop vite pour moi. Je mélange les catholiques les juifs les arabes les noirs. Je mélange les vivants et les morts. Je mélange l’arche de Noé avec les tweets. Noé parlait-il en twittant ? Et les arabes twittent aussi ? Les terroristes également ? Alors il faut « dialoguer » avec les arabes. Avec les juifs. Mais les opposants interviennent, ils disent que Valls twitte à des jeunes d’un « lycée Potemkine » ! Ils disent ça dans un tweet ! Je suis carrément largué… Où sont les fils de Sem ? A la crèche ? Les crèches, ça devrait pas se twitter c’est une atteinte à la « laïcité ».

Décidément le « vivre ensemble » se twitte mal en 2015 ! Laissez moi souffler, laissez moi twitter. Twitter à perpétuité. Puisque je n’ai compris que ça.

Par Rolland Hénault
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Samedi 21 février 2015 6 21 /02 /Fév /2015 09:54

couv-ayraud.jpgUn petit mot pour signaler la publication, par les Éditions du Petit Véhicule, du nouveau recueil de poèmes de Philippe Ayraud, Je vous apporte des mots en fraude.

Je vous invite à lire la belle préface de Luc Vidal qui dit tout ce qu'il y a à savoir sur ce délicat petit livre au sein duquel on retrouve, avec plaisir, l'élégance discrète et généreuse de Philippe.

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Philippe Ayraud est le poète des maraudes. Car il sait que ses poèmes-chansons sont des navires qui longent les quais des rêves avant l’embarquement vers les champs de bataille, d’où naîtra la clarté d’un certain esprit de justice et de fraternité réelle. « J’aime bien m’enfuir dans le vent du large. » C’est avec sa plume oiseau de l’écriture qu’il dit non et dénonce l’injuste ajustement du monde. Trop lucide pour être dupe de cette comédie humaine soumise au diktat du capital, «au grand bordel démocratique », à la surveillance par caméra et code de carte bancaire interposés à la concupiscence de Big Brother. Qu’opposer à cela sinon la folie, la beauté, la bonté et le cri des mots qui ouvrent le vrai cœur de soi et de l’autre. Il offre la colère de sa voix, ses mots-tempête aux oreilles des laisser pour compte de véritables enfances. Ils ont pour prénoms Celna, Mouna, Leila, Dagan, Hicham, Mohammed, Anri, Bafodé, Karim, Salim, Abdel et Kemal et d’autres. Et chacun d’entre nous se prénomme ainsi. Le cri sublime des libertaires est un cri de haute poésie quand Philippe chante à pleins poumons sa protest song, quand il peint en noir ses rêves cosmopolites de lucidité, « de ce noir couleur de la vie » à la manière d’un Jack London. « Tes poings rêvent de grand large ». Ses mots ne sont jamais en grève par nature et par obligation. Ses maîtres, je veux dire ses compagnons de route lui font l’accolade intime. Tels Camus avec sa révolte étoilée, Blaise Cendrars avec l’or de ses mots, Jean Ferrat avec le Potemkine arrivé à bon port, enfin, Léo Ferré avec les chants de la fureur, Leonard Cohen avec le secret du chant profond, avec Bob Dylan dans le vent d’une chambre d’amour. L’écriture de Philippe tient de la complainte. Un poète comme Robert Desnos en usa merveilleusement comme des chants de révolte (No Pasaran) auxquels Philippe s’identifie sans effort. Cela lui est naturel. Ses mots de contrebande volontaire plongent leur racine dans la Grande Histoire, la vie quotidienne et la solitude irremplaçable du poète. Chacun de ses textes en offre une subtile alliance de révolte, de rêve et d’utopie bienfaisante. Je veux parler de la solitude des bords de mer, de la solitude de l’hiver ou d’une ville de province que son cœur sait accrocher aux feux de la nuit. Et puis cet avant dernier poème qui ferme presque le livre : « il est des gens si beaux » que je trouve très doux, comme une ritournelle. La vérité est une denrée de fraude qui se mérite et se mesure dans les blessures du cœur. (Luc Vidal)

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Par Stéphane Beau
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SAMEDI 14 MARS 2015

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