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4 février 2017 6 04 /02 /février /2017 10:10

Quelques mois après son entrée au ministère de l’économie, Emmanuel Macron jouissait d’un niveau de popularité plutôt faible. En octobre 2014, seules 11% des personnes interrogées souhaitaient le voir jouer un rôle plus important dans la vie politique. Un an et demi plus tard, il conservait une cote de popularité très basse chez certaines catégories sociales : en mars 2016, seuls 6% seulement des ouvriers et 4% des artisans appréciaient le très libéral ministre de l’économie. Aujourd’hui, les « sondages » le considèrent régulièrement comme la personnalité politique préférée des Français. Que s’est-il passé entre-temps ? Quel rôle a joué la presse dans le basculement de l’opinion ?

Dans les premiers temps où Emmanuel Macron exerce le poste de Ministre de l’Economie, il ne fait pas encore la Une de tous les grands quotidiens. Vaguement connu du grand public, il est relativement peu apprécié. Ex-banquier chez Rothschild, libéral, bling-bling, instigateur d’une loi sur la dérégulation du travail plutôt mal reçue par les travailleurs : voilà comment Macron est vu par l’homme du commun. Commence alors la surexposition médiatique d’Emmanuel Macron. Choyé par les élites intellectuelles et journalistiques, il ne tarde pas à devenir un sujet d’actualité privilégié pour la grande presse. Macron a été, et de très loin, la personnalité politique la plus médiatisée durant les deux dernières années. Les quotidiens Libération, l’Obs, le Monde et l’Express totalisent plus de 8000 articles évoquant Emmanuel Macron de janvier 2015 à janvier 2017 ; à titre de comparaison, la totalité des articles évoquant Jean-Luc Mélenchon, Arnaud Montebourg et Benoît Hamon dans les mêmes quotidiens et sur la même période de temps ne s’élève qu’à 7400.

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4 février 2017 6 04 /02 /février /2017 10:05

En 2003, le numéro un de la CFDT avait soutenu la contre-réforme des retraites. Il fit mine de s’opposer à celle de 2010 avant de demander à ses troupes de cesser la lutte. En janvier 2013, juste après qu’il eut laissé sa place à Laurent Berger à la tête du syndicat, le capital le récompensa de ses loyaux services : le Conseil des ministres de Hollande le nomma inspecteur général des affaires sociales -un haut fonctionnaire à 9600€ bruts par mois.

Pour faire bonne mesure, en décembre de la même année, il remplaçait Martin Hirsch comme président de l’Agence du service civique (9200€ mensuels… nets d’impôts cette fois). Entre temps, il avait été élu président de « Terra Nova » (salaire non publié), un groupe de réflexion (pardon, un « think tank ») dont le but est de « refonder la social-démocratie ».

« Terra Nova » est financé par de grandes entreprises comme Areva, Total, EDF, et la SNCF et des représentants de la banque Rotschild, entre autres, siègent dans ses instances dirigeantes. Il est l’un des relais les plus actifs de l’UE sur les questions sociales : ses préconisations sur « l’assouplissement » du droit du travail ont influencé directement l’écriture de la loi El Khomri, passée en force grâce au 49-3.

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4 février 2017 6 04 /02 /février /2017 09:52

L'avocat Thierry Lévy, ancien président de l'Observatoire international des prisons (OIP), est décédé lundi à Paris à l'âge de 72 ans, a-t-on appris auprès de son cabinet.

Pénaliste intransigeant, il est en 1972 commis d'office pour assister Claude Buffet. Avec Roger Bontems, défendu par Robert Badinter, son client est accusé d'avoir assassiné deux otages à la prison de Clairvaux.

Les deux hommes sont condamnés à mort et exécutés le 28 novembre 1972. Thierry Lévy racontera au Figaro que ce matin-là, "seuls les suppliciés avaient le visage digne d'êtres humains. Nous autres avions tous des gueules d'assassins".

La peine de mort est abolie quelques années plus tard par François Mitterrand, après une bataille acharnée de Robert Badinter.

En 1999, il plaide pour des évadés de Clairvaux, dans une autre affaire de "belle" mortelle. Faisant du procès celui des très longues peines de prison, il arrache des condamnations moins lourdes que les réquisitions.

Plus tard, il défend aussi Patrick Henry, détenu depuis près de 40 ans pour le meurtre d'un enfant, après avoir symbolisé le combat pour l'abolition de la peine capitale.

Thierry Lévy, président de la section française de l'Observatoire international des prisons entre 2000 et 2004, a consacré une partie de sa vie et de ses nombreux écrits à ce qui était, pour lui, le combat d'après : l'abolition de la prison.

"La prison est une peine qui n'est pas comprise par ceux qui la subissent, qui ne peut pas l'être. C'est une injustice qui s'ajoute aux injustices déjà accumulées lors de vies qui sont dès l'origine en difficulté", disait-il à l'AFP lors d'un entretien à l'été 2016.

Thierry Lévy a aussi assisté, entre autres : l'assassin de René Bousquet - avec un certain Arnaud Montebourg -; le braqueur devenu écrivain Roger Knobelspiess; la juge Eva Joly, en conflit avec l'Ordre des avocats.

Ces dernières années, l'avocat au visage émacié s'était trouvé un autre combat désespéré : contester la place toujours plus grande accordée aux victimes dans l'action judiciaire.

"L'institution judiciaire s'est trouvée un nouveau maître, plus aveugle, plus menaçant encore que l'État autoritaire. Le plaignant aux mille récriminations, idolâtré, transfiguré en sainte victime", pèse toujours plus lourd face à des prévenus ou accusés souvent condamnés d'avance, écrivait-il dans "Eloge de la barbarie judiciaire" (2004).

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4 février 2017 6 04 /02 /février /2017 09:48

Depuis les années 1980 jusqu’à nos jours, le rôle militaire d’Israël au Guatemala demeure un secret de polichinelle, bien documenté mais peu évoqué.

Ríos Montt a déclaré à un journaliste de ABC News que son coup d’État avait été si peu attendu « parce que beaucoup de nos soldats ont été formés par des Israéliens ». En Israël, la presse a indiqué que 300 conseillers israéliens étaient sur le terrain pour entraîner les soldats de Ríos Montt.

Un conseiller israélien au Guatemala à l’époque, le lieutenant-colonel Amatzia Shuali, a déclaré: « Je n’aime pas ce que font les païens avec les armes. Mais ce qui importe, c’est que les juifs en profitent « , comme l’ont raconté Andrew et Leslie Cockburn dans Dangerous Liaison.

Quelques années plus tôt, lorsque les restrictions du Congrès sous l’administration Carter limitaient l’aide militaire américaine au Guatemala en raison des violations des droits de l’homme, les responsables israéliens ont vu là une occasion économique en or d’entrer sur ce marché des technologies militaires.

Yaakov Meridor, alors ministre israélien de l’économie, indiquait au début des années 1980 qu’Israël voulait être un « proxy » (relais) pour les États-Unis dans les pays où ceux-ci avaient décidé de ne pas vendre ouvertement des armes. Meridor avait déclaré: « Nous allons dire aux Américains: Ne nous concurrencez pas à Taïwan, ne rivalisez pas avec nous en Afrique du Sud ni dans les Caraïbes ou dans d’autres endroits où vous ne pouvez pas vendre des armes directement. Laissez-nous faire … Israël sera votre intermédiaire. »

Le programme CBS Evening News avec Dan Rather a tenté d’expliquer la source de l’expertise mondiale d’Israël en notant en 1983 que les armes avancées et les méthodes israéliennes anti-guérilla mises en œuvre au Guatemala « avaient été testées avec succès en Cisjordanie et dans la bande de Gaza. »

La force de vente d’Israël pour ses armes reposait non seulement sur leur utilisation en Cisjordanie occupée et à Gaza, mais aussi dans la région à plus grande échelle. Le journaliste George Black a indiqué que les milieux militaires guatémaltèques admiraient la performance de l’armée israélienne lors de l’invasion du Liban en 1982. Leurs admirateurs à l’étranger étaient si convaincus que la droite au Guatemala « parlait ouvertement de la ‘palestinisation’ des Indiens mayas rebelles », selon Black.

La coopération militaire entre Israël et le Guatemala remonte aux années 1960. Durant la dictature de Ríos Montt, Israël était devenu le principal fournisseur d’armes, de formation militaire, de technologie de surveillance et d’autres services au Guatemala dans la guerre étatique contre les mouvements urbains de résistance armée et les indigènes Mayas dans les campagnes.

De nombreux Guatémaltèques ont souffert des résultats de cette relation spéciale, et ils n’ont pas manqué de faire le lien entre Israël et leur tragédie nationale.

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4 février 2017 6 04 /02 /février /2017 09:45

En se basant sur les chiffres communiqués par les organisateurs de la primaire qui peuvent être légitimement mis en doute vu les derniers éléments parus dans la presse :

    •    126 000 Parisiens ont votés= au primaire du PS et de ses partenaires

    •    264 485 pour les primaires les Républicains. Le double de votants pour le scrutin de droite dans une ville gérée depuis 2001 par le parti socialiste. Cinglant aveu d’échec …

En 2011, ils étaient 164 225 à s’être déplacés pour voter à cette primaire qui désigna François Hollande candidat.

Anne Hidalgo appelait de ses vœux une victoire de Vincent Peillon, ce dernier peine à rassembler autour de lui et a fini 4e homme à Paris avec seulement 10.13 %

Les résultats sont enfin accessibles à l’adresse suivante, mais n’ayant pu recompter les pièces d’un euro de chaque votant nous ne pouvons garantir leur authenticité !  http://lesprimairescitoyennes.wp.preprod.inovawork.net/wp-content/themes/lesprimairescitoyennes/Resultats-Primaire-25-01-2017.xlsx

Avec 38 225 votants en moins qu’à la primaire de 2011 et 12 604 bulletins sur le seul nom de Vincent Peillon, on comprend assez mal l’enthousiasme du maire de Paris…

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28 janvier 2017 6 28 /01 /janvier /2017 10:47

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28 janvier 2017 6 28 /01 /janvier /2017 10:46

Nous sommes injustes avec nos amis américains. Si, si. En effet, même si Barack Obama a attendu le dernier mois de son mandat pour interdire les forages dans l’Arctique ; même si Donald Trump veut nommer un « climato-sceptique » à la tête de l’Agence pour l’environnement et balancer aux orties l’accord signé par les USA au sortir de la COP21, eh bien, sachez-le, ces gens-là ont l’âme plus bucolique que n’importe qui dans le monde !

La preuve ? La voilà : l’armée américaine a lancé fin novembre un « appel à projet » pour la confection d’armes biodégradables contenant des graines de plantes.

Tuer, oui, mais si possible en évitant les pollutions environnementales : voilà l’objectif. Il est louable, convenez-en. Certes, il ne s’agit, pour l’instant, que des munitions servant à l’entraînement des troupes.

Plus spécifiquement les munitions destinées aux « mortiers et lance-grenades de calibre 40 mm, 60 mm, 81 mm et 120 mm ainsi que de munitions d’artillerie de calibre 150 mm ». L’argument s’entend : « Les composants actuels des munitions d’entraînement nécessitent des centaines d’années pour se désintégrer. En plus de cela, les civils (par exemple des fermiers ou des ouvriers) qui tombent sur ces cartouches ne savent pas si ce sont des balles d’entraînement ou des munitions stratégiques », lit-on dans l’appel d’offres.

Certes, je ne suis pas militaire, encore moins militaire dans l’armée US, néanmoins je m’interroge : où les Américains font-ils leurs entraînements ? Dans les champs de patates, au milieu des troupeaux ? Chez les fermiers de l’Arkansas ? Qu’importe. Après tout, si la grenade qui leur arrache le bras ensemence le champ, y a rien à redire. D’autant plus que les restes humains font sûrement un très bon engrais. Bio.

Bref, le Pentagone a décidé de se mettre au vert et veut que les producteurs de munitions ajoutent à celles-ci des graines « afin de permettre aux fragments de munitions explosées de se décomposer dans la nature », dit son communiqué. Sitôt dit, sitôt fait : il paraît que les ingénieurs militaires ont déjà présenté « des plantes spéciales capables d’absorber les restes polymères des munitions ».

Du coup, je fais un rêve : que les petits enfants qui laissent leurs jambes sur les mines explosent dans des gerbes de fleurs. Quelle belle mort ! Même plus besoin de leur tresser des couronnes, autant d’économisé pour les familles.

Si vous êtes jardinier et intéressé, vous pouvez adresser vos suggestions au département de la Défense américain jusqu’au 8 février 2017.

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28 janvier 2017 6 28 /01 /janvier /2017 10:42

Peu de choses sépare Macron et Fillon sinon leurs ambitions personnelles. Macron veut supprimer la Sécu,  Fillon veut supprimer la Sécu. Fillon veut supprimer les 35H,  Macron veut supprimer la durée légale du travail. Et l’on pourrait multiplier les exemples. C’est que les deux hommes sont les candidats de l’oligarchie, les candidats du système.

Macron a indiqué que lui président il supprimerait le salaire différé affecté à la sécurité sociale pour le remplacer par l’impôt.

Bien sûr, annoncer supprimer une partie de votre salaire pour le remplacer par une augmentation d’impôt, cela n’est pas populaire. C’est pour cela que Macron présente cela comme une « réduction de l’écart entre le salaire brut et le salarie net ». Sic. C’est à dire supprimer les cotisations chômages et maladie, en les compensant par une hausse de la CSG. Soit disant pour augmenter le salaire net… Une mesure très proche de ce que propose Marine Le Pen.

Ni vu ni connu je t’embrouille, c’est une baisse de salaire !

Et il s’agit de substituer ainsi la partie de salaire mutualisé et socialisé entre tous les salariés et financé principalement par les patrons (qui sert à assurer une retraite et la santé pour tous) par un impôt. Un impôt qui ne sera plus sous le contrôle des organismes paritaires de la Sécu – où les salariés sont représentés via leurs syndicats – mais sous le seul contrôle du gouvernement. Une première étape vers la diminution radicale du budget de la sécurité sociale.

En clair, une véritable arnaque !

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28 janvier 2017 6 28 /01 /janvier /2017 10:35

Au mois de mai 2016, la ministre de la Culture Audrey Azouley a annoncé des mesures radicales menaçant les Archives Nationales :  fermeture d’un site historique des archives à Fontainebleau, à laquelle s’ajoute la suppression d’une large surface des archives situé à Paris (représentant 17 kilomètres linéaires d’archive)… pour faire place  à des services centraux du ministère de la Culture se retrouvant sans locaux en raison d’une opération de spéculation immobilière visant le siège du ministère de la culture rue de Valois à Paris.

Depuis les agents des archives se mobilisent avec la CGT pour défendre ce service public. Lançant notamment une pétition pour alerter le grand public.

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28 janvier 2017 6 28 /01 /janvier /2017 10:31

L’Union européenne importe quinze fois plus des colonies illégales israéliennes situées dans les territoires palestiniens occupés que des Palestiniens eux-mêmes, a révélé aujourd’hui un nouveau rapport issu d’une coalition de 22 organisations non gouvernementales, dont Caabu, Christian Aid UK and Ireland, la Fédération internationale des Droits de l’Homme (FIDH) et Diakonia.

Ce rapport, intitulé "Les affaires plutôt que la paix ou comment l’Europe contribue à soutenir les colonies israéliennes illégales", est le premier à comparer les données disponibles sur les exportations des colonies israéliennes et celles des Palestiniens, en soulignant l’incohérence de la politique européenne. L’UE déclare que « les colonies sont illégales au regard du droit international, constituent un obstacle à la paix et menacent de rendre la solution à deux États impossible », mais l’UE continue de fournir un marché primaire d’exportation aux produits des colonies. La plupart des États membres de l’UE n’ont pas exigé que les produits soient correctement étiquetés dans les magasins, ce qui fait que les consommateurs ignorent la véritable origine de ces produits, contrairement aux directives de l’UE.

« L’Europe dit que les colonies sont illégales au regard du droit international et elle continue à commercer avec elles. Les consommateurs contribuent involontairement à l’injustice en achetant des produits qui sont faussement étiquetés comme provenant d’Israël quand en fait ils viennent des colonies de Cisjordanie », a déclaré William Bell, le responsable de l’action et de la politique de Christian Aid Angleterre et Irlande.

Dans son introduction au rapport, Hans van den Broek, l’ancien commissaire européen aux relations extérieures, appelle les gouvernements européens à adopter une série de mesures concrètes pour cesser d’aider à l’expansion des colonies de peuplement et pour combler le fossé entre les paroles et les faits réels. Le groupe d’associations demande qu’il y ait, au moins, des lignes directrices claires en matière d’étiquetage pour s’assurer que les consommateurs européens n’achètent pas des marchandises coloniales sans le savoir. De telles directives existent déjà au Royaume-Uni et au Danemark.

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