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11 avril 2015 6 11 /04 /avril /2015 08:57

Trois ans après les manifestations monstres contre la hausse des frais d'inscription, les étudiants québécois sont redescendus dans la rue jeudi 2 avril pour dénoncer les politiques d'austérité du nouveau gouvernement de la province de Québec. Des manifestations pacifiques violemment réprimées par les forces de l'ordre, dans une indifférence quasi générale...

Mobilisations contre l’austérité

Il y a trois ans, les rues de Montréal et de Québec se remplissaient d’étudiants, bien décidés à lutter contre la décision du gouvernement de la province de Québec d’augmenter les frais d’inscription à l’université. Un mouvement historique qui débuta le 13 février 2012 et qui allait durer des mois. Tous les jours ou presque, les étudiants descendaient dans la rue pour exiger un accès aux études supérieures et l’abrogation de la loi visant à augmenter les frais d’inscription. Les sit-in, les occupations d’universités rythmaient alors le quotidien des étudiants déterminés à se faire entendre par le gouvernement de M.Jean Charest.

Mais trois ans plus tard, plus rien ou presque. Les étudiants sont retournés dans leurs universités et les scènes des manifestations semblent lointaines. C’était sans compter sur les nouvelles mesures d’austérité annoncées par le nouveau premier ministre québécois, Philippe Couillard, élu il y a un. Les mesures annoncées la semaine dernière visent en effet à couper de manière drastique dans les dépenses publiques et notamment dans l’éducation et la santé. Cette décision a provoqué la colère des étudiants qui dénoncent « les pires compressions dans l’éducation depuis 20 ans ».

Le 21 mars, les associations et syndicats d’étudiants votent la grève afin de dénoncer le budget restrictif et néolibéral du gouvernement québécois. Le 23 mars, plus de 50000 étudiants participent à la grève dans les universités et les campus de la province. Et puis, ce jeudi 2 avril, « jour de grève nationale », ils étaient plus de 135000 à suivre le mouvement de grève dans les universités et environ 75000 (1) personnes à descendre dans la rue pour manifester à Montréal. Familles, professeurs, étudiants, travailleurs, tous sont venus dire leur colère face aux politiques antisociales qui leur sont imposées.

Les étudiants, fer de lance de la contestation, dénoncent ardemment les politiques d’austérité imposées coup sur coup par les gouvernements successifs. Depuis maintenant plus de 20 ans, et suivant les politiques néolibérales menées aux États-Unis et en Europe, le gouvernement québécois, et dans une plus large mesure l’État canadien, mènent une guerre sans merci contre les derniers acquis de l’Etat-Providence. Santé, éducation, culture, tous les services publics reçoivent les foudres des obsédés de la « rigueur budgétaire ».

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