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12 mars 2016 6 12 /03 /mars /2016 09:33

Quatre conseillers de Paris Danielle Simonnet (Parti de Gauche), Raphaëlle Primet (PCF), Léa Filoche (PS) et Jérôme Gleizes (EELV) dénoncent les déclarations sur le BDS (Boycott Désinvestissement Sanctions) de Manuel Valls lors du dîner du CRIF, le 7 mars dernier. Pour ces élus de gauche: « Manuel Valls commet non seulement un amalgame inacceptable entre l’engagement citoyen en faveur du boycott et l’antisémitisme, contribuant à une banalisation de l’antisémitisme irresponsable, mais assume une rupture avec les positions traditionnelles de la France dans le conflit israélo-palestinien».

Le premier ministre Manuel Valls a récidivé lors du dîner du CRIF dans ses amalgames visant à suspecter toute personne et mouvement critiques vis-à-vis de la politique du gouvernement israélien d’antisémitisme. Le 19 janvier il avait déjà considéré que BDS, le mouvement non violent Boycott Désinvestissement Sanctions, participait d’un « climat nauséabond » d’antisémitisme déguisé en antisionisme et annoncé un « changement d'attitude des pouvoirs publics vis-à-vis de ce genre de manifestations ». En récidivant ce lundi 7 mars, Manuel Valls commet non seulement un amalgame inacceptable entre l’engagement citoyen en faveur du boycott et l’antisémitisme, contribuant à une banalisation de l’antisémitisme irresponsable, mais assume une rupture avec les positions traditionnelles de la France dans le conflit israélo-palestinien.

Lancé en 2005 par plus de 170 organisations de la société civile palestinienne en s’inspirant de la campagne menée en son temps en Afrique du Sud qui avait contribué à mettre fin au régime d’apartheid, BDS est pourtant un mouvement pacifiste légitime qui vise à faire pression sur le gouvernement israélien tant qu’il ne respectera pas le droit international. Les actions de boycott pour pousser à des changements politiques ou sociaux ont toujours été considérées dans les pays démocratiques comme des formes légitimes d’action politique.

La France « pays des Lumières et des Droits de l’Homme » sur la base d’une simple circulaire Alliot Marie datant de 2010 est le premier pays au monde à traduire devant les tribunaux et à condamner celles et ceux qui défendent le droit international en incitant au boycott ! Que l’on soit d’accord ou pas avec les actions conduites par BDS ne justifie aucunement de remettre en cause les libertés fondamentales citoyennes et la liberté d’expression.

Les groupes PS et LR ont fait adopter deux vœux au Conseil de Paris de février condamnant l’expression citoyenne de ce boycott des produits israéliens, malgré l’opposition des élu-e-s PG, PCF et EELV, des rangs socialistes clairsemés et l’envoi par les maires de trois villes palestiniennes partenaires de Paris de lettres à Anne Hidalgo lui demandant de renoncer à cette initiative.

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