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22 octobre 2016 6 22 /10 /octobre /2016 10:23

Je me souviens de la salle Racine à Issoudun. Je me souviens des « promenades » du jeudi dans l’après-midi. Qu’est-ce qu’on a pu se faire chier en prenant la route de Bourges.

Je me souviens des marchés du samedi après-midi. Il y avait de l’ambiance, mais ce n’était pas celle qu’on aurait souhaitée.

Je me souviens des profs les plus cons du Collège d’Issoudun. Je me souviens également des profs les moins cons. Au hasard je prends le prof de Maths. Un certain Lanebit.

Je me souviens de sa femme qui était prof de dessin. Et je me souviens des récréations en hiver. On jouait à pisser le plus haut, et je me souviens qu’on s’aspergeait souvent à ce jeu-là.

Je me souviens quand on rentrait le dimanche soir. Parce qu’un cousin, dans la famille Ballier, était à la chasse, aux Pyramides.

Je me souviens de ces dimanches en famille, quand on avait mangé, toujours la même chose : une entrée avec du céleri et des tomates. Et pour finir une tarte maison, préparée ma « moman ».

Je me souviens des casse-croûtes sur l’herbe. Je me souviens du poulet rôti. 

Je me souviens des sardines à l’huile. Il fallait faire très attention à ne pas se couper en couvrant la boîte.

Je me souviens du sirop des Vosges Cazé. Je me souviens de la bouteille de sirop des Vosges Cazé qui avait connu le passage des maquisards en août 1944.

Je me souviens de madame Tessier, et de son fils, qui invitaient Yves Tarlet, lequel  récitait « Paroles » de Jacques Prévert, non, il imitait Jacques Prévert, à la Salle Racine, à Issoudun.

Je me souviens des sacs Saint Frères (28100 Dreux)

Je me souviens de la famille Tessier, qui était un Centre Culturel à elle seule et qui habitait Rue des Champs d’Amour à Issoudun, en allant au cimetière.

Je me souviens de la place de la Chaume, où j’ai été rapatrié suite à une « fugue ».

Je me souviens du cantonnier de Bouesse. On le voyait travailler dans les tranchées afin qu’il dépose des canalisations. Il se travestissait en femme depuis que sa légitime s’était tirée avec un boche, pourtant cultivateur en Allemagne.

Je me souviens que sa femme était restée en Allemagne trop longtemps, à son goût. 

Je me souviens qu’un détenu de la Centrale de Saint-Maur avait eu une réaction comparable.

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Publié par ROLLAND HENAULT
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