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17 décembre 2016 6 17 /12 /décembre /2016 10:15

 

J'ai bien connu des p'tits gars intéressants, plutôt plus intéressants que dans la "Vie bourgeoise" :

 

José Giovanni

 

Je donne des cours à la Maison Centrale de  Saint-Maur. Et voici ce qui m'est arrivé. Un matin, disons que c'est un matin, je trouve ma place occupée par un lascar, qui n'est pas le maître habituel mais il n'y a pas usurpation d'identité. Il est méritant pour s'être rendu responsable d'un certain nombre de méfaits et de crimes à géométrie variable. Mais il n'est pas un détenu ordinaire. Souvenez-vous des cinéastes et non des moindres, Jacques Becker, J.P Melville, Claude Sautet… Il n'est pas un détenu comme les autres. Il a vraiment tenu un révolver. Rappelez-vous "Le clan des Siciliens" (Henri Verneuil). José Giovanni dispose d'un score qui fait l'admiration des truands réputés « normaux" : non seulement un triple assassinat sous l'Occupation. Mais plusieurs meurtres. Il faut dire qu'il est Corse de naissance.

 

 

Les frères Caillol

 

J'ai presque été complice dans l'affaire de l'enlèvement du Baron Empain.

Je les ai eu en cours de français à la prison de Saint-Maur, François et Alain Caillol.

François avait l'habitude d'être accompagné par ces mots :

-"As-tu tes ciseaux, Francis?" François était désigné par le diminutif, Francis.

A quoi il répondait parfois :

-"Je suis un pervers ".

Il était fier d'avoir coupé un doigt d'un grand bourgeois, d'un milliardaire, dont le logement habituel était une résidence de l'Avenue Foch. C'est ainsi que j'ai été complice dans l’enlèvement pour une somme rondelette : à l'époque, on s'exprimait, en francs : "Deux milliards de francs". Et cash!

Sinon, le Baron, on l'égorgeait, purement et simplement.

 

 

Un détenu pistonné

 

Je tiens cette anecdote de Michel Delain, alors journaliste à "l'Express"... et à cette époque les journalistes n'inventaient pas systématiquement les nouvelles. Et donc, voilà ce que raconte Michel Delain : j'étais en visite à Mexico, auprès d'un détenu, "en toute liberté", si on peut dire, et les détenus avaient organisé une grande fiesta. Rien n'était interdit.

Menu : assiette potagère, caviar, fruits de mer, le tout arrosé de Champagne français.

 

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Publié par ROLLAND HENAULT
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