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28 octobre 2017 6 28 /10 /octobre /2017 11:25

Quelques mauvaises herbes n'ôteront pas à Alain Davy son sourire. Il y a trois mois, l'agriculteur a bien effectué trois passages de désherbage mécanique dans ce champ, mais des plantes envahissantes jonchent encore ses hectares de maïs. "Il faut accepter qu'il en reste un peu !", dit-il en inspectant sa parcelle. Certes, le désherbage mécanique est "moins efficace" qu'un herbicide, mais Alain Davy ne regrette rien. Il y a douze ans, ce cultivateur et éleveur bio de Pointel (Orne) a fait un pari osé : cesser toute utilisation de glyphosate, classé "cancérigène probable" par l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et retrouvé dans des produits de consommation courante.

La molécule est présente dans de nombreux désherbants, comme le Roundup, produit par la très contestée firme Monsanto. Des documents internes montrent que le géant de l'agronomie "a fait paraître des articles co-écrits par ses employés et signés par des scientifiques pour contrer les informations dénonçant la toxicité du glyphosate", affirme Le Monde, mercredi 4 octobre. Toxicité aujourd'hui au cœur du débat : si la France envisage l'interdiction du pesticide, l'UE tarde à prendre une décision. Car de nombreux agriculteurs défendent toujours le glyphosate, craignant une diminution de leurs rendements en cas d'interdiction. Pourtant, à Pointel, des cultivateurs comme Alain Davy assurent que des alternatives sont possibles.

 

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