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20 janvier 2018 6 20 /01 /janvier /2018 10:49

C’est littéralement un « appel au secours » qu’ont lancé, ce mardi matin, une soixantaine d’enseignants du lycée Joseph-Gallieni (sur 120), route d’Espagne à Toulouse. Devant l’entrée de l’établissement qui accueille plus de 1 000 élèves du CAP au bac professionnel et technologique, une large banderole réclame « un plan Marshall ».

Le malaise ne date pas d’hier, mais la coupe est pleine. Les cours ont été suspendus, ce lundi toute la journée, et remplacés par des ateliers pour que la parole s’exprime et atténue les maux d’un lycée qui est devenu un espace de non-droit. Les profs sont au bord de la crise de nerfs, certains pleurent en racontant leur quotidien fait d’incivilités et de violences.

Agressions verbales et physiques « qui se généralisent et se banalisent », « intrusion d’élèves extérieurs qui viennent semer le trouble et commettent des infractions », vols en classe, à l’internat, généralisation de bagarres violentes dans l’enceinte de l’établissement, violences sexistes subies par les filles, élèves et parents qui viennent la peur au ventre, souffrance des enseignants, trafic de stupéfiants, etc. La liste est longue et les moyens pour lutter plutôt aux abonnés absents, considèrent les équipes pédagogiques en colère.

 

Onze assistants d'éducation (AED) sont actuellement en poste au lycée Galliéni où ils sont manifestement débordés. Les profs du lycée, qui ne cessent d'alerter leur hiérarchie, réclament dix postes d'AED supplémentaires pour faire face à l'urgence, «gérer les flux d'élèves et pour surveiller plus efficacement les couloirs et espaces publics du lycée»…

Les enseignants en colère envisagent aussi la mise en œuvre d'une «véritable politique différenciée et réfléchie du recrutement des élèves». Ils entendent ainsi «améliorer le climat scolaire pour ne pas être tenu de reprendre, d'une année sur l'autre, des élèves perturbateurs et récidivistes qui cumulent les sanctions suite à des agressions verbales ou physiques à l'encontre du personnel». Enfin, ils demandent la présence «d'agents de sécurité à l'entrée de l'établissement et habilités à fouiller»…

 

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