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24 mars 2018 6 24 /03 /mars /2018 09:30

La visite n’apparait pas à l’agenda présidentiel. Le 14 mars, Emmanuel Macron a reçu tout sourire à l’Elysée Hashim Thaçi, président sulfureux du Kosovo. En 2011, un rapport du Conseil de l'Europe l’accusait pourtant d’avoir dirigé pendant la guerre du Kosovo, à la fin des années 1990, un trafic international d'organes, prélevés surtout sur des prisonniers serbes.

« De nombreux indices concrets et convergents confirment que des Serbes ainsi que des Kosovars albanais ont été tenus prisonniers dans des lieux de détention secrets sous contrôle de l’UÇK au Nord de l’Albanie et soumis à des traitements inhumains et dégradants, pour finalement disparaître », affirmait le rapport européen. Les détenus étaient conduits en Albanie, exécutés d’une balle dans la tête, opérés et leurs organes vendus à des cliniques étrangères.

Le document accablant, adopté à l’époque par l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe (APCE) à Strasbourg, évoquait aussi des exécutions sommaires et des enlèvements visant les opposants politiques d'Hashim Thaçi, désigné comme l’organisateur du trafic et qualifié par des services secrets de pays de l’OTAN comme le plus dangereux des « parrains de la pègre » du mouvement séparatiste de l’UCK, l'Armée de libération du Kosovo.

Thaçi dirigeait alors le « Groupe de Drenica », réunissant des personnalités de premier plan de l’UCK et accusé par le rapport d’avoir « renforcé dans des proportions phénoménales son assise dans les activités criminelles organisées, à l'époque florissantes au Kosovo et en Albanie ». Il aurait d’ailleurs agi avec « le soutien et la complicité » des structures de gouvernance officielles de l'Albanie, et notamment du gouvernement socialiste, mais également des services secrets albanais et de « la redoutable mafia albanaise ».

 

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Publié par ELIZABETH