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23 juin 2018 6 23 /06 /juin /2018 10:20

L’inauguration symbolique de « l’Allée de la Nakba » (« catastrophe » en arabe) par le maire (PCF) de Bezons ne passe pas. À peine dévoilée ce lundi, la plaque écrite en français et en arabe en mémoire de l’exode des Palestiniens, a été retirée dès ce mardi. Les instances représentatives de la communauté juive de France et d’Israël n’ont pas tardé à condamner cette action. La plaque a par ailleurs été taguée à la bombe noire par un individu qui a été vu arriver en courant.

Dans le même temps, le préfet du Val-d’Oise, Jean-Yves Latournerie, a demandé « la dépose immédiate de la plaque ». Dans son courrier adressé au maire et relayé par le Crif, le préfet détaille les motivations de son recours gracieux.

La première relève que l’apposition de cette plaque et le commentaire qu’elle comporte constituent une « prise de position rompant avec le principe de neutralité républicaine dans le domaine international, domaine réservé à l’Etat en vertu des articles 52 et suivants de la Constitution ». Sous le nom, il était inscrit : « en mémoire de l’expulsion des 800 000 Palestiniens et de la destruction des 532 villages en 1948 par le criminel de guerre David Ben Gourion pour la création de l’Etat d’Israël ».

Dans le même temps, la mairie de Bezons a déjà subi des représailles. Outre les insultes sur les réseaux sociaux, le maire aurait reçu « une multitude » d’appels anonymes, avec des voix parfois modifiées. Des appels insultants le traitant notamment de « communiste nazi » mais aussi menaçants : « on va vous tuer », « on va faire sauter la mairie ». Dominique Lesparre envisage de déposer plainte.

Selon son directeur de cabinet, Patrick Noël, plusieurs individus tout de noir vêtus, dissimulés derrière des foulards, ont fait des allées et venues à scooter pour prendre en photo la plaque. « C’est la cause qu’on défend avant tout, pour soutenir un peuple qui souffre depuis trop longtemps, on n’est pas là pour cultiver la haine ou provoquer qui que ce soit », souligne le directeur de cabinet rappelant que la pose de la plaque n’avait qu’une portée « symbolique ».

 

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