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19 janvier 2019 6 19 /01 /janvier /2019 10:29

Il faut dire qu’il a fait fort. Entre 2002 et 2004, alors qu’il était directeur de cabinet de Nicolas Sarkozy, ministre de l’Intérieur, l’énarque s’est versé chaque mois 5.000 euros, un montant s’ajoutant à un salaire de 8.000 euros et à des indemnités de 2.200 euros. Des fonds piochés dans une enveloppe de 10.000 euros mensuels, destinés aux frais d’enquête et de surveillance des policiers.

Certes, le ministre de l’Intérieur n’était pas le seul à piocher dans la caisse. L’ancien directeur de la police nationale, Michel Gaudin, et Daniel Canepa, ex-collaborateur de Claude Guéant au cabinet à l’Intérieur, se servaient aussi largement et leurs pourvois ont également été rejetés, confirmant les condamnations antérieures.

Au total, ces braves gens ont détourné 210.000 euros. Au terme de l’enquête, il est apparu que Claude Guéant en avait gardé la moitié et distribué le reste à trois de ses collaborateurs.

Pour sa défense, il a assuré qu’il s’agissait là d’« une pratique qui faisait partie des usages du ministère ».

Comme les voitures brûlées, les soir de réveillon : us et coutumes à la française, en somme… Un conseil, Monsieur Guéant : n’allez pas raconter ça sur les ronds-points.

D’autant que l’ancien ministre a encore une batterie de casseroles aux fesses. Parmi elles, une affaire de tableaux : deux œuvres du peintre flamand Andries van Eertvelt qu’il aurait vendues à un avocat malaisien pour la coquette somme de 500.000 euros quand ils n’en valent pas plus que 50.000, disent les experts. Somme trouvée sur son compte bancaire dans le cadre de la perquisition sur le financement libyen de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007.

Impliqué aussi dans l’affaire Tapie, accusé d’avoir conservé du mobilier national ou encore favorisé des emplois fictifs, le zélé « commis de l’État » n’est peut-être pas au bout de ses peines (de prison).

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