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29 septembre 2019 7 29 /09 /septembre /2019 09:50

L’explosion de jeudi dernier à Rouen,  a permis au journal 20 minutes de pratiquer un euphémisme remarquable en titrant : « Un nuage de fumée un peu toxique mais pas trop traverse les Hauts-de-France » (sic).
Et la mort de Chirac est arrivée à point nommé pour étouffer gentiment la catastrophe. On peut même se demander si on l’a pas débranché dans ce but, le vieux, pour un dernier mensonge post mortem…

En vérité la situation à Rouen est tragique.

Dans une interview à Paris-Normandie, le chef des pompiers, J.Y. Lagalle critique la communication de la Préfecture qui a martelé, en substance, que les analyses menées jusqu’à présent n’avaient rien relevé d’anormal. Jean-Yves Lagalle prévient : « Nous n’avons pas relevé de pollution toxique aiguë dans l’air, néanmoins ces fumées sont toxiques, comme toute pollution. La toxicité aiguë signifie que vous rentrez dans un nuage d’ampleur, vous respirez, vous mourez immédiatement. On n’en est pas là, mais il ne faut pas rester sous le vent des fumées ».

Les conséquences de cet accident industriel seront connues dans toute leur ampleur dans quelques années. Au lendemain de l’incendie, ce que l’on sait n’est pas rassurant. Le site officiel de la préfecture demande aux éleveurs de nourrir leurs animaux avec du fourrage d’hiver, aux cultivateurs de ne pas récolter, aux maraîchers de ne pas commercialiser leurs produits. La Seine-Maritime est une terre agricole fertile, et le nord du département une région d’élevage réputée pour ses fromages. Quant aux particuliers, ils ne savent pas comment nettoyer leurs jardins. Mais le pire reste sans doute à venir : les nappes phréatiques seront polluées pour de longs mois, la Seine a reçu des millions de litres d’eau souillée qui, déjà, ont atteint la Manche ; la production agricole est sans doute gâtée pour partie. Et les conséquences pour la santé apparaîtront plus tard. Même dépourvues de toxicité aiguë, les fumées ont un potentiel cancérigène certain.

Mais pour les autorités, tout va pour le mieux, et ça me rappelle avril 1986, quand la France apprenait que le nuage de Tchernobyl s’était arrêté à la frontière… Sarkozy le retenait par la force des bras. C’était sous le gouvernement Chirac… Déjà lui.

Ça me rappelle aussi un autre événement, beaucoup plus récent, survenu à Achères (78) le 3 juillet dernier : l’incendie de la station d’épuration. On relevait sept jours plus tard dans la Seine 7,5 tonnes de poissons morts. Et c’était sûrement pas terminé, comme l’expliquait le Préfet des Yvelines dans un communiqué : « Le SIAAP (propriétaire de l’usine) annonce que l’unité de clarifloculation détruite par l’incendie sera reconstruite dans un délai de trois ans. Lors des journées de grandes pluies, et ce jusqu’à l’ouverture  de la nouvelle unité (dans trois ans), des risques de mortalité piscicole sont annoncés » (sic).

Trois ans pour enrayer la crise, eh bien mon gars, c’est pas du rapide ! Faudra nous donner le nom du concepteur de cette station !… Un parent de celui de Fukushima, peut-être ?…

Et nos bons écolos pendant ce temps-là préparent une énième convention sur le climat, et agite devant nous le nouveau pantin médiatique, Greta Thunberg, horrible gosse qui me donne des cauchemars !

Heureusement nos chefs continuent de s’engraisser, les moins malins se faisant rappeler à l’ordre de temps en temps (avant de pouvoir recommencer), comme l’ancien Garde des Sceaux, Jean-Jacques Urvoas poursuivi pour “violation du secret”. Il avait transmis au député Thierry Solère un document confidentiel dans une enquête pénale. Pas mal pour le chef de la Justice !

Isabelle Balkany, elle, récupère le titre et… les indemnités de son époux Patrick. Chez les Balkany, lorsqu’une porte se ferme, une fenêtre s’ouvre…

Enfin, nous sommes contents de savoir que nous payons encore, pour Giscard d’Estaing, Sarkozy et Hollande, âgés respectivement de 93, 64 et 65 ans :

– une retraite d’environ 6.000 euros bruts par mois, s’ajoutant aux éventuels salaires et pensions issus d’autres fonctions
– le passage au Conseil constitutionnel qui leur rapporte 11.500 euros nets par mois
– deux fonctionnaires de la police nationale mis à leur disposition
– un collaborateur pour le secrétariat personnel de leur compagne ou épouse
– un appartement de fonction meublé et équipé, dont la maintenance et les charges, y compris le téléphone, sont assumées par l’État
– deux employés affectés au service de cet appartement
– sept collaborateurs permanents, nombre ramené à trois cinq ans après avoir quitté l’Élysée
– une “indemnité de sujétion particulière” pour chacun d’eux, en plus de leur salaire
– une voiture avec deux chauffeurs (un seul au-delà de cinq ans)
– des voyages gratuits, sans limitation de distance ni de durée, sur Air France ou avec la SNCF
– le logement à l’étranger dans les résidences des ambassadeurs ou des consuls, les préfectures ou sous-préfectures s’ils sont en France.

On était inquiets pour eux, nous voilà rassurés.

 

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