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19 septembre 2019 4 19 /09 /septembre /2019 12:13

Que retenir de ce flot incessant d’informations qui nous accable tous les jours ?
Un énorme écoeurement ? ça oui, certainement.

Les rebelles yéménites qui renvoient les missiles à l’envoyeur ? Et l’Arabie Saoudite, armée par les USA, incapable d’intercepter les drones ? Pas la peine de dépenser autant d’argent pour du matériel aussi inefficace !

L’intervention de Michel Onfray sur LCI à propos des attaques au mortier sur des policiers ? Notre philosophe national craint une guerre civile tandis que son confrère affirme que les autorités américaines ne toléreraient pas une telle situation.
C’est sûr. S’il y a bien un pays où la vie est tranquille, c’est les USA !
Onfray opine du bonnet et enfonce avec conviction des portes ouvertes depuis trois générations : le trafic de drogue fait vivre un marché parallèle, les armes illégales circulent sous le manteau, le « non-droit » règne dans les quartiers… SVP, réveillez-moi quand il aura fini.

La question des migrants ? Là c’est épineux car la moindre critique fait se relever l’aile gauche de mes amis, selon l’équation simple que antimigrant = fasciste, comme antisioniste = antisémite. Je n’entre plus dans ce débat, je les invite à visiter la porte de la Chapelle et la force vive qui doit sauver l’Europe du déclin économique : elle campe entre les bretelles du périphérique, hagarde et décharnée. Et il y a des crétins qui pensent que tous ces pauvres mecs seraient mieux chez eux. Bande de salauds !

Parlons plutôt de la légalisation de l’euthanasie. Et relevons l’intelligence des propos de Houellebecq. Ce sera mon dernier mot (pas définitivement, j’espère).

« Ainsi, l’Etat français a réussi à faire ce à quoi s’acharnait, depuis des années, la plus grande partie de sa famille : tuer Vincent Lambert. J’avoue que lorsque la ministre « des solidarités et de la santé » (j’aime bien, en l’occurrence, les solidarités) s’est pourvue en cassation, j’en suis resté sidéré. J’étais persuadé que le gouvernement, dans cette affaire, resterait neutre. Après tout, Emmanuel Macron avait déclaré, peu de temps auparavant, qu’il ne souhaitait surtout pas s’en mêler ; je pensais, bêtement, que ses ministres seraient sur la même ligne.

J’aurais dû me méfier d’Agnès Buzyn. Je m’en méfiais un peu, à vrai dire, depuis que je l’avais entendu déclarer que la conclusion à tirer de ces tristes événements, c’est qu’il ne fallait pas oublier de rédiger ses directives anticipées (elle en parlait vraiment comme on rappelle un devoir à faire à ses enfants ; elle n’a même pas précisé dans quel sens devaient aller les directives, tant ça lui paraissait aller de soi).

Vincent Lambert n’avait rédigé aucune directive. Circonstance aggravante, il était infirmier. Il aurait dû savoir, mieux que tout autre, que l’hôpital public avait autre chose à foutre que de maintenir en vie des handicapés (aimablement requalifiés de « légumes »). L’hôpital public est sur-char-gé, s’il commence à y avoir trop de Vincent Lambert ça va coûter un pognon de dingue (on se demande pourquoi d’ailleurs : une sonde pour l’eau, une autre pour les aliments, ça ne paraît pas mettre en œuvre une technologie considérable, ça peut même se faire à domicile, c’est ce qui se pratique le plus souvent, et c’est ce que demandaient, à cor et à cri, ses parents).

Mais non, en l’occurrence, le CHU de Reims n’a pas relâché sa proie, ce qui peut surprendre. Vincent Lambert n’était nullement en proie à des souffrances insoutenables, il n’était en proie à aucune souffrance du tout. Il n’était même pas en fin de vie. Il vivait dans un état mental particulier, dont le plus honnête serait de dire qu’on ne connaît à peu près rien. »

 

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