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22 février 2020 6 22 /02 /février /2020 11:09

Le tatouage, c’est le kitch absolu érigé en art, en culture, en philosophie de vie, une quintessence de mauvais goût de personnes moutonnières au possible. Les dessins vieillissent mal, sans exception et en plus, il faut être inconséquent pour penser qu’il puisse être sain d’injecter de l’encre, souvent venant de Chine, sous la peau. On pressent qu’il y a un risque de toxicité élevé… et c’est confirmé par des nouvelles récentes :

Les conclusions, rendues publiques en juillet dernier [2016], montrent que les encres – pour la plupart importées des États-Unis – contiennent des produits dangereux: 43% des échantillons testés renferment des hydrocarbures aromatiques polycycliques, 14% des amines aromatiques primaires, 9% des métaux lourds et 11% sont contaminés par des micro-organismes.
En 2015, l’Association des chimistes cantonaux de Suisse (ACCS) a contrôlé 229 produits utilisés dans les salons, dont 206 couleurs de tatouage et 23 couleurs de maquillage permanent. Les résultats se sont révélés effrayants: 56% des échantillons testés étaient non conformes, car contenant des produits nocifs et interdits.
« A court terme, l’injection peut engendrer des inflammations cutanées assez fortes et/ou des allergies, répond Patrick Edder. Et à plus long terme, il y a aussi un risque plus élevé de développer des tumeurs, puisque certaines de ces encres incriminées contiennent des substances identifiées comme cancérigènes."

Par ailleurs, il est spécialement comique de voir les corps de bobos, adeptes du bio, de la nature, du pur, opposants à notre société mercantile, être couverts de tatouages.

Ces comportements moutonniers et autodestructeurs font vivre toute une « industrie » du body-art, à commencer par les usines d’encre… Mais aussi des sociologues spécialisés dans ce phénomène qui expliquent avec des théories et un langage recherché que les tatouages épidermiques demeurent une marque d’engagement. Ensuite, des anthropologues du tatouage contemporain qui enrichissent le monde académique de leur profond savoir (Elise Müller, auteur du livre Une anthropologie du tatouage contemporain). Des galeries de tattoos, des salons internationaux, des concours de tatouage... et une pléthore de dermographeurs, qui seraient également considérés comme une catégorie d’artistes à part. Contrairement aux graffitis, un « art » de la même catégorie, le tatouage, ça paie bien.

Toutefois, une décision de Bruxelles pourrait signer la mort de plusieurs studios de tatouage en Suisse. En cause, le pigment Blue 15 qui sert de base à de nombreuses encres colorées. Selon l’Agence européenne des produits chimiques, cette substance serait, entre autres, cancérigène.

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