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7 novembre 2020 6 07 /11 /novembre /2020 09:37

Le 28 octobre la grève se poursuivait à la raffinerie Total de Grandpuits avec une opération de blocage des expéditions de carburant durant 48 heures. Les ouvriers continuent de se battre contre les suppression de postes et le risque de fermeture de la raffinerie. Ils viennent ainsi de décider en assemblée générale intersyndicale une grève de 48h avec “la coupure de toutes les expéditions de produits par tout moyen, route, fer ou pipeline, jusqu’à samedi 6 heures”.

Initiative Communiste a réalisé le 27 octobre cet entretien avec les grévistes. En voici un extrait :

IC : Bonjour, pouvez-vous dans un premier temps vous présenter ?

Adrien Cornet, délégué syndical CGT raffinerie Grand Puits. Je travaille à la raffinerie depuis 10 ans.

IC : Depuis quand êtes vous entré en lutte ?

Adrien Cornet – Nous avons appris le 24 septembre que les capacités de raffinage de Grand Puits allaient être fermées. Elles vont être délocalisées dans des endroits où les normes sociales et environnementales sont moins lourdes par rapport à la France. Cela va engendrer 200 suppressions d’emplois sur Total et 500 suppressions d’emplois sur les entreprises extérieures. À la suite de cette annonce, on a organisé une assemblée générale et nous avons donc mené notre première action le 6 octobre : nous nous sommes rendus devant le parvis de la Défense au pied de la tour Total pour qu’aucun emploi ne soit supprimer.

IC: Quelles sont vos revendications ?

Adrien Cornet – Nous voulons un projet qui ne comprend aucune suppression d’emplois : actuellement, on est 450 salariés des entreprises Total et 700 des entreprises extérieures. On veut également une transformation de l’outil en gardant le raffinage en attendant la transition définitive.

IC : À l’heure à laquelle nous parlons, quelles ont été les réponses de vos patrons ?

Adrien Cornet – Monsieur Pinatel, directeur raffinage monde et monsieur Charcot, directeur raffinage Europe ont été très clair : il y aura 200 suppressions de postes à Total et 500 dans les entreprises extérieures.  Nous avons donc demandé dans le cadre du plan social 3 réunions, avec la direction, et cela a été refusé catégoriquement. Il n’y a aucun dialogue social chez Total : on a un projet et il est à prendre ou à laisser.

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