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24 août 2013 6 24 /08 /août /2013 08:12

On imagine aisément qu’un commentateur sportif du service public ne se permettrait sans doute pas, à l’issue d’une de ces courtes interviews réalisées quelques minutes après la fin d’une épreuve, de lancer le plus sérieusement du monde un « Allah Akbar » en guise d’au revoir à un athlète étranger et musulman, sans que cela choque nombre de téléspectateurs.
L’impayable et très catholique Nelson Monfort s’est, lui, autorisé à adresser à un concurrent américain du triple saut, à deux reprises, un surprenant « God bless you » (« Dieu vous bénisse »). Un proche avenir nous dira si cela a choqué dans les foyers de la République laïque.
Côté athlètes, les compétitions sont désormais devenues pour eux autant de festivals de bondieuseries et de singeries liturgiques de toute sorte. Et que j’t’embrasse la sainte médaille accrochée au cou, et que j’me lance dans une série de signes de croix, et que j’m’agenouille fesses en l’air vers La Mecque, et que j’t’embrasse la pelouse ou la piste, et que j’te dirige le doigt et le regard vers le ciel, etc.
Si l’on s’en tient aux statistiques, 120 000 enfants sont morts de faim durant la semaine qu’ont duré les championnats du monde d’athlétisme. Comment un croyant peut-il en arriver à penser que son dieu tout-puissant laisse se commettre une telle horreur, parmi d’autres, dans le même temps où Il veillerait à lui faire remporter l’épreuve dans laquelle il est engagé ? Indécent, non ?

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