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11 janvier 2014 6 11 /01 /janvier /2014 09:42

 La prin­cipale société néer­lan­daise de gestion de fonds de pension, PGGM, vient de faire savoir qu’elle retirait tous ses inves­tis­se­ments des banques israé­liennes en raison de leurs acti­vités dans les Ter­ri­toires pales­ti­niens occupés.

 C’est un nouveau pas important dans le mou­vement de dés­in­ves­tis­sement engagé dans la logique des « Lignes direc­trices » de l’UE entrées en vigueur début janvier. Pour motiver sa décision, PGGM se fonde sur l’avis de la Cour inter­na­tionale de justice de La Haye de juillet 2004 éta­blissant l’illégalité des colonies en réfé­rence à la Qua­trième Convention de Genève. La société avait informé les banques concernées que leurs acti­vités dans les colonies posaient pro­blème, mais elles avaient répondu en se retran­chant der­rière la loi israé­lienne. On com­prend que le ministère des Affaires étran­gères israélien se dise très pré­occupé après les récents désen­ga­ge­ments de deux autres sociétés néer­lan­daises Vitens et Royal Has­koning DHV. Il faut y voir le résultat des mises en garde du gou­ver­nement des Pays Bas qui a pris ses res­pon­sa­bi­lités pour se conformer à l’esprit des « Lignes directrices ».

Nous n’en sommes malheureusement pas là en France.

Nous nous sommes adressés à deux reprises au Premier Ministre en novembre et décembre pour lui demander de mettre en garde les entre­prises fran­çaises contre tout inves­tis­sement dans les colonies israé­liennes et toute par­ti­ci­pation, directe ou non, à l’entreprise de colo­ni­sation, par­ti­ci­pation qui ne pourrait que nuire à leur image et les exposer à de vrais risques juridiques.

Nous n’avons à ce jour aucune réponse. Faut-​​il y voir une dif­fi­culté à assumer publi­quement une position poli­tique indéfendable ?

Nous appelons tous nos groupes et amis à mul­ti­plier les inter­pel­la­tions de par­le­men­taires pour faire entendre au gou­ver­nement que ces ater­moie­ments ne sont pas acceptables.

La France ne peut sans perdre son crédit se situer en deçà des exi­gences européennes.

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