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4 septembre 2010 6 04 /09 /septembre /2010 08:55

C'est quoi cette histoire de fous? cette histoire dengue? Cette nouvelle épidémie qui nous tombe dessus, espèce de virus paludique, pas ludique du tout, qui nous fait pas rire, qui fait pâlir, qui nous fait mal, mal que le fiel peut-être en sa fureur inventa pour punir les crimes de la terre, ou pour taire les cris des plus démunis, les crises et les pénuries. C'est dingue! Quand ils en ont parlé, j'ai cru comprendre qu'il s'agissait de la dinde, à l'instant où la ministre de la seringue et des abus pharmaceutiques posait les pieds aux Antilles ( un mot qui commence par anti, ça doit les hanter, ça leur semble déjà suspect) Etait-ce encore un gag de Philippe Val , ce dit-recteur, ou censeur, d'une radio qui nous fait écouter la déférence?Non, le journaliste parlait sérieusement d'un dangereux virus contre lequel la fée roselyne allait pouvoir refourguer ses excédents de vaccins aigus, graves, et si complexes.

> C'est dingue, mais question pandémie (endémie qui nous pend au nez), nous avons chez nous, en France -vous savez,cette région occidentale, accidentelle (de mont-muraille) de ce que l'on appelle le continent européen - un microbe, un ennemi-crabe, bien plus grave, plus persistant, plus dangereux, plus nocif, plus néfaste que tous les H1N1, MACHIN HAINEUX pire que tous les chicoungougnas, chicanes, coups, gnons, toutes les dengues, tous les flingues, un microbe en train de décimer tout le pays, de mettre à sac toutes les valeurs sur lesquelles jusque là s'appuyaient les citoyens: un virus, un cirrus, un ciron, un pyrrhus, capable de transmettre une très forte fièvre et plongeant ses victimes dans une sarcolepsie profonde.
>  
> Sûr qu'il laissera son nom dans liste noire de France, celui-là! Napoléon, petit de taille, et ambitieux au point de sacrifier sans état d'âme ses" comptant pour rien", nabot-léon est dépassé. Sinon par la taille, du moins par la nocivité. Nous sommes bien loin du siècle des Lumières , nous voilà au siècle des Limiers: un flic par habitant, un flag par embêtant, un clash par habitude; une infraction par fraction de seconde; des expulsions; des impulsions;des compulsions; des confusions; des comparutions; des épurations; des aberrations; de l'action, de l'action, de l'action, délations...délits; délires...de pire empire!!!
>  
> Certains, sous l'oeil du Cyclope, évoquaient l'idée d'une préférence nationale, ciblant par là même leurs victimes. L'espèce de sarcopte qui sévit actuellemement, genre d'acarien acariâtre à quoi rien ne résiste, reprend cette idée (si l'on peut appeler idée ce genre d'argutie, d'idiotie, de symptôme de psori...nazisme) en la poussant plus loin encore, si faire se peut, jusqu'à parler de déchéance, déchéance d'une nationalité, privation, confiscation , ablation,mise à l'écart, au rencart, au placard d'individus ne méritant plus la préférence nationale, la nationalité, et le cas" déchéant", il désignera à volonté ses victimes, ses boucs émissaires, qu'il résume dans le seul terme d'"Etranger". Les étrangers à sa" poly-tics"(plusieurs tics; plusieurs tiques également; plusieurs tactiques; plusieurs articles) rejoignant dans son programme d'assainissement, de mise en quarantaine, tous les autres délinquants potentiels et essentiels que sont ..l'Autre, l'Alter Negro,ceux d'ailleurs "tous plus ou moins barbares"...
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> Qu'est-ce donc qu' un " étranger?
> Un être en G...?
> Que représente ce G, cette initiale qui n'ose aller plus loin? Le G de Garde à vue, de Geôle, de Grippe , de Guerre, de Gredin...Un être considéré comme Gredin, pris en Grippe, qu'on Garde à vue, qu'on met en Geôle, qu'on mène en Guerre...
> Amoins que le G ne soit pas l'initiale, mais la fin d'un mot auquel on assimile ce genre d'individu. Un être en dan..G; un être assié...G; un être rava...G...Etre dévisa...G  ... Etre  limo...G...
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> Ainsi l'étranger serait, sinon l'individu menacé, ciblé, traqué, ce qui nous menace , nous individus à même de penser, censés être libres, c'est-à-dire susceptibles de ne pas se laisser mener par le bout du nez, le doigt sur la couture du pantalon, de  ne pas se laisser dicter nos actes, nos pensées....
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> Si rien de ce qui est humain ne nous est étranger, nous pouvons dire en revanche que nous est étranger TOUT ce qui est inhumain, à commencer par cette espèce de virus évoqué plus haut dont il nous faut enrayer les effets toutes affaires cessantes.

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commentaires

Odette Laplaze-Estorgues 04/09/2010 10:45


Superbe article ! Dire des choses très graves, en usant savamment du vocabulaire et de jeux de mots ne peut qu'ajouter de la force aux propos. Cette manière d'écrire n'est pas sans m'évoquer celle
de Rolland Hénault dont je me régale souvent sur ce blog. Alors bravo et merci à Yves le Car. OLE