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7 janvier 2012 6 07 /01 /janvier /2012 09:55

boris_vian_trompette.jpgVoici qu’on fête Boris Vian et c’est déshonorant pour le pseudo ministre de l’a-culturation, qui a refusé Céline. Il ne mérite pas de faire semblant d’admirer Boris Vian ! Et, bien entendu, à cause de cette exposition à la Bibliothèque Nationale de France, il y a toujours un crétin  internaute qui croit malin de critiquer Vian, comme si n’importe quel trou du cul avait le droit de parler des géants de la littérature, de la chanson, de la musique et des arts en général.
 Chions sur cet étron et n’en parlons plus.
Je rappelle tout de même que, dans l’Ecume des Jours, à l’occasion du mariage de Colin et Chloé, Vian avait disposé, à la place des « Demoiselles d’Honneur », des Pédérastes d’Honneur, avec des pantalons dont les braguettes s’ouvraient par derrière…je rappellerais bien encore son petit grand ouvrage sur la nécessité de la Pornographie, son invention de la Roue Elastique, et l’enchantement qu’il produisit sur nous, quand la publication de son œuvre redémarra quelques mois après sa mort. Sa hantise de la mort, qui est le mobile de tous les vrais artistes, s’exprimait notamment dans « Je voudrais pas crever ». Citation :
« Je voudrais pas crever avant d’avoir mis mon zob/ dans des coinstots bizarres » et puis encore cette chanson qui dit :

« Je peux pas m’empêcher
Quand je vois un flic passer
De m’dire qu’y ferait bien à la morgue »

Faut tout de même être à la fois génial et gonflé pour oser dire des choses pareilles. Boris avait inventé des mots, comme le « libérationnement » ! Le recueil des « Fourmis » paru en 1947 a dû lui valoir bien des antipathies. Mais ce qui était désespérant pour lui, c’était de se trouver devant des hordes d’abrutis, qui ne comprenaient rien ! Ainsi « L’Arrache Cœur », chef d’œuvre incontestable d’imagination, de verve, de critique sociale profonde, trouva-t-il seulement 150 acheteurs.
 Boris mourut avec cette épitaphe du « Canard Enchaîné », le 23 juin 1959 : « Il ne connaissait pas la médiocrité. » Et, plus loin : « Il était deux fois condamné, par la Médecine et par la Justice ». Il fut inhumé un jour de grève des croquemorts, et sa tombe est dans le cimetière de Ville d’Avray, où l’on peut voir aussi la maison familiale, voisine de celle de Jean Rostand, un scientifique complètement irrécupérable par la bonne société, un humaniste qui avait reconnu en Boris un génie, un surdoué au-dessus des surdoués. Sa tombe, oui : elle est anonyme, introuvable, sans l’aide de la gardienne du cimetière. Boris est là, sous cette terre, il n’a pas de nom au cimetière, il a un nom dans le monde entier ! Il est impossible d’enterrer Boris Vian, qui nous a tellement, parce qu’il se savait condamné, aidés à vivre libres !
 Evidemment, il y en a d’autres qui nous empêchent de vivre, qui nous rendent cons, couards, lâches et vous voyez à qui je pense, (à beaucoup d’autres, mais à ce petit merdeux en premier, ce jouet des multinationales, qui écrase, avec leur consentement, les plus misérables de la planète entière. Mais qu’attendons-nous pour leur dire leurs quatre vérités ?)
 Aujourd’hui, à la télévision, le petit salopard se prenait pour Jeanne d’Arc.
Et pour une fois, il disait vrai. Mr Sarkozy a gardé les moutons en compagnie de Jeanne d’Arc et  je témoigne je l’ai vu. Il adorait enculer les animaux dénaturés que nous sommes, avec un peu d’eau bénie par l’immortel Bigard ! Jeanne lui enfonçait alors un bâton dans le cul, et cette enflure jouissait comme un vrai berger des connards que nous sommes devenus !
Oui, il n’a pas menti, le petit président, c’est le berger du troupeau d’abrutis que nous sommes devenus depuis que Boris nous a quittés.
 Il a ses chiens de garde pour nous tenir à portée (excusez moi, les chiens, vous êtes d’aimables compagnons, de fidèles compagnons, mais on vous a dressés parfois comme des chiens policiers).
« Comme des hommes » chante Ferré dans cette chanson audacieuse : « Mon Général ».
Boris n’est plus là ? Vous vous trompez, il est toujours présent parmi nous mais nous sommes devenus de très petits cons obéissants à tous les règlements qui nous oppriment.
 Nous sommes un troupeau, heureusement j’ai fait un rêve : Boris (190 centimètres) assommait le petit trou du cul dont c’est l’anniversaire tous les jours ! Et la fête pour bientôt ! Mais rassurez-vous, il en reste des trous du cul, on n’est pas en rupture de stocks !

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commentaires

Odette Laplaze-Estorgues 08/01/2012 16:21

Wouah l'article ! Merci (oui, encore merci) Rolland de nous rappeler si justement l'irremplaçable Boris Vian qui nous manque; comme Férré, Desproges, Coluche, et tant d'autres que je ne puis citer
: il y en a trop... Bien des de cons voudraient les pousser dans les oubliettes car "Les braves gens n'aiment pas que, on suive une autre route qu'eux". Georges Brassens est aussi un de ceux qui
piquait nos méninges pour s'assurer de leur état de marche. Et dans la liste non exhaustive commencée, bien sûr doit figurer Rolland Hénault (VIVANT). Je vous salue. OLE