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26 mars 2011 6 26 /03 /mars /2011 07:33

 

A l’occasion de la sortie nationale du film « Gaza-Strophe Palestine », un débat avec Samir Abdallah, coréalisateur du film, était programmé vendredi 18 mars au cinéma Les Cinoches de Ris-Orangis (Essonne) à l’issue de la projection du film. Cet événement était organisé par Les Cinoches, à l’initiative d’Evry Palestine et de RiSolidarité Palestine, comités locaux de l’Association France Palestine Solidarité, et avec le soutien du Collectif Palestine Evry Essonne, fort d’une trentaine d’associations, partis et syndicats d’Evry et de l’Essonne.

Or la Communauté d’Agglomération Evry Centre Essonne (présidée par M. Manuel Valls, maire d’Evry et Député de l’Essonne), dont dépend le cinéma Les Cinoches, nous a fait savoir la veille de la projection, que le débat est annulé.

Evry Palestine et RiSolidarité Palestine, avec le soutien du Collectif et de M. Samir Abdallah en tant

que réalisateur, dénoncent cette atteinte inacceptable à la liberté d’expression.

Face à l’attitude de certains responsables politiques, qui ne font rien pour que le Droit soit appliqué et combattent les initiatives citoyennes, nous appelons les citoyens et les organisations de la société civile à renforcer la mobilisation, en participant aux initiatives qui seront prochainement organisées et en soutenant la campagne « Un Bateau Français pour Gaza ». Nous appelons les élus et responsables politiques à soutenir nos actions.

 

Pourquoi le film dérange-t-il ? Il montre les images souvent insoutenables d’une guerre criminelle

perpétrée par Israël, dont les séquelles perdurent encore, et nous livre les témoignages d’habitants

(recueillis par deux militants du Centre Palestinien des Droits de l’Homme que nous avons rencontrés) dont la détermination à vivre et à résister sur leur terre n’est pas entamée. L’offensive militaire israélienne à Gaza de fin décembre 2009 a fait 1410 morts dont 82% de civils parmi la population palestinienne assiégée sous les bombardements et les bombes au Phosphore pendant 20 jours. Des actes délibérés de l’armée israélienne ont été qualifiés de « crime de guerre » voire de « crimes contre l’humanité » par le juge sud africain M. Goldstone dont le rapport a été adopté en Novembre 2009 par une résolution du Conseil des Droits de l’Homme de l’ONU. Ses recommandations à Israël : mettre fin au blocus de la bande de Gaza, autoriser la libre circulation des Palestiniens dans les territoires palestiniens occupés, libérer les prisonniers… n’ont pas été suivies d’effet.

Pourquoi le débat dérange-t-il ? Il met en avant les complicités de nos Etats qui malgré des déclarations en faveur de la levée du blocus, de l’exigence d’une paix négociée entre Palestiniens et Israéliens, ne traduisent pas leurs paroles en actes ni en sanctions vis-à-vis d’un Etat qui se place au dessus du droit. Il met en avant également, toute la mobilisation citoyenne qui s’est exprimée depuis cette offensive inhumaine et destructrice qui laisse des séquelles lourdes dans une population meurtrie ; toute la mobilisation qui s’est élevée contre l’attaque d’un bateau de la Liberté dans les eaux internationales en mai 2010 par l’armée israélienne qui a assassiné 10 militants pacifistes ; enfin la mobilisation, à l’appel d’un collectif national de 60 associations syndicats et partis politiques, pour le départ d’un bateau français au sein d’une deuxième flottille, dont les objectifs principaux seront de dénoncer et briser le siège israélien contre Gaza, et de promouvoir et faire respecter le droit international.

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