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6 avril 2012 5 06 /04 /avril /2012 09:57

 

Lundi 26 mars 2012, un militant défenseur de l’environnement s’est rendu à la mairie de son village vers 18 h, pour la protection de la zone terrestre Natura 2000 du village, dont une partie a été déclassée. Il a alors entamé une action non violente dans les locaux de l’hôtel de ville en s'enchaînant à la grille d’un puits.

Elus, gendarmes et pompiers se rendent sur place et décident, bien que l'action se déroule dans le calme, l'hospitalisation d'office du militant par arrêté municipal !

4 jours plus tard, personne n'a pu communiquer avec ce militant. Il a pu recevoir des visites de sa famille seulement à partir de samedi. La municipalité refuse de donner toute information. La gendarmerie indique que l'action troublait l'ordre public et que le militant présentait un danger... pour lui-même !

Depuis la promulgation de la nouvelle loi du 5 juillet 2011, sur les hospitalisations psychiatrique sans consentement, des situations analogues sont malheureusement de plus en plus fréquentes envers les militants ou les syndicalistes. En effet, tous les « troubles à l’ordre public » peuvent être dorénavant psychiatrisés, solution de facilité qui entraîne une privation de liberté pendant au moins 48h.

C’est une atteinte considérable portée aux libertés et aux droits sociaux. De nombreuses organisations signataires de l’appel commun contre les soins sécuritaires dénoncent avec force cette loi liberticide, entre autres : la Ligue des Droits de l’Homme, l’Union Syndicale de la Psychiatrie, SUD santé sociaux, le parti de gauche ou le parti communiste…

De telles pratiques s’inscrivent dans les dérives autoritaires actuelles et ne sont pas compatibles avec un Etat de Droit.

Des membres de la Ligue des Droits de l’Homme, du collectif des faucheurs volontaires d’OGM, du collectif NON à hinterland et des citoyens ont constitué un collectif le 30 mars lors d’une mobilisation dans la mairie de son village.

Nous exigeons que cette privation de liberté cesse le plus tôt possible.

Nous proposons de vous joindre à cette mobilisation en écrivant au Maire de Loupian.

COMMENT AGIR ?
Sur le site : signable en ligne
 
http://www.cyberacteurs.org/cyberactions/hospitalisation-sous-contrainte-militant-violent-458.html

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