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6 octobre 2012 6 06 /10 /octobre /2012 08:22

Les parachutistes durant la guerre d’Algérie croyaient qu’une bite d’arabe pouvait tirer un deuxième coup, et sournoisement, une fois bien bichonnée dans la cartouchière.

 C’est une différence de civilisation. Je sais : la Toussaint c’est toujours triste. C’est parce qu’on sait pas disposer correctement les fleurs sur les tombes, on fait comme si les morts étaient vraiment morts ! Georges Fourest, le poète, lui, avait proposé une solution : « Planter les fleurs des morts à l’envers ». Georges Fourest est un poète très inspiré.

 Il a écrit « la Négresse Blonde » et « le Géranium Ovipare ». Il dit notamment qu’il préfère :

 « Au chant du départ, le départ des champs »

 Il a écrit plein de poèmes drôles, comme Le Cid, qui finit ainsi par des paroles apaisantes de Chimène :

 « Il est joli garçon l’assassin de Papa ! »

 Et puis Phèdre, qui a été harcelée par le fils de son père. Voilà le père qui revient, il s’appelle Thésée. Et la voilà, la réponse de Phèdre :

 « Si je n’avais serré les fesses

Votre honneur était bien foutu »

 Elle avait beaucoup de bon sens, cette femme.

 Je sens que vous attendez des récits de tortures, des arabes coupés en morceaux, des femmes éventrées dans les casbas, des villages en cendres…Eh bien vous ne les aurez pas ! Et on arrive très vite à la fin, cherchez vous-même dans les dictionnaires et sur Internet, Henri Alleg, Maurice Audin, Jacques Vergès, Siné, ça c’est pour les bons.

  Les mauvais : le colonel Erulin, le général Massu, le général Aussaresses notamment ! l’OAS…

Les harkis, c’est surtout des victimes.

Rappelez-vous 1962, c’est la fin on n’a plus rien à se mettre sous la dent !

Qu’est-ce qu’on va se faire chier !

 

 1951 : (On s’en branle)

  Un mot qu’on n’emploie pas devant les grandes personnes.

 Je viens de voir « Autopsie d’un meurtre » d’Otto Preminger.

En 1959, le mot « slip » fait scandale, aux USA, et un film sur le viol est une provocation.

 Les Américains, qui sont pourtant renforcés aux jointures, ça leur atteint leurs sens de la politesse.

 Preminger fait répéter exprès plus de vingt fois le mot « slip ».

A chaque fois qu’on entend le terme maudit, les Américains frémissent d’indignation vertueuse, tout en ouvrant leur braguette.

 Sans la précision des mots et surtout la pertinence de leur emploi, ça fait réfléchir, ces glissements de sens.

 Ca émeut même des Américains ! C’est dire !

  Les gens du peuple parlent par allusions, par métaphores, avec beaucoup de délicatesse.

 Et puis en même temps, Rabelais s’exprime « grossièrement » comme on dira.

Mais c’est comme Céline, la grossièreté du langage est d’une exquise finesse.

Rabelais et Céline jonglent avec les « gros mots ».

Le peuple est beaucoup plus fin, plus élégant que ne le croient les imbéciles (synonymes de « universitaires » sous la plume de Bernanos…)

C’est à cause des interdits.

 Je lis Marcel Béalu, « La poésie érotique », Pierre Louys, Hardellet, et je vois toute l’ingéniosité du langage populaire. « L’autel velu » par exemple, quand un combattant enfonce sa grosse bite dans un « autel velu », il fait un signe de croix ! Et il ne dit pas sa « bite », mais son « braquemart ».

La croix est-elle velue aussi ? Ou épineuse ?

 « My God ! » qu’il ajoute. La violée, qui a de l’humour, le reprend : « My godemichet ! »

 Et de rire !

 

 Rencontre entre Roger Caillois et Guy Debord     (13 octobre 1954)

 Quand il n’y a plus d’interdits il n’y a plus de société possible, dit un prof de philosophie, qui a lu Roger Caillois.

  Nous sommes en 2012.

C’est la fin de cette civilisation rurale de ploucs instruits et le début d’une ère « d’élégance industrielle », avec des partouzes industrielles aussi. Travail à la chaîne comme chez Ford. Les machins s’emmanchent dans les machines et roulez jeunesse !

 Le seul problème c’est la mise en marche de ces étranges mécaniques. Il faut lubrifier davantage.

 Et c’est  plus difficile à manier…et puis tous les vrais révolutionnaires ne parlent pas le langage de la télévision. Certains sont intelligents. Un exemple.

 Guy Debord s’exprime en Français classique.

  On le compare au Cardinal de Retz. Je vais relire « In girum imus nocte et consumimur igni ».

 C’est un palindrome. Retenez bien ce mot, ça peut servir. Si vous étiez arrêté par la police, vous sortiriez votre carte nationale d’identité et vous diriez : « Je m’appelle Palindrome ».

 Traduction du texte latin par Guy Debord lui-même :

 « Nous tournons en rond dans la nuit et nous sommes dévorés par le feu ».

  C’est dommage, j’ai rompu le charme de la pagaïe énorme de ce texte…J’ajoute une anecdote. Les enfants des écoles, en Algérie, ont compris la raison exacte de leur disposition sur un banc, en classe, face à une maîtresse qui n’arrête pas de croiser et décroiser les cuisses. Ils ouvrent leur braguette, et ils se branlent.

Une copine qui a fait l’école à ces petits lubriques me dit :

 « -Il suffit de les regarder dans les yeux, ils rougissent et ils s’arrêtent net ! »

 On ne devrait jamais dire du mal des autres civilisations. D’autant plus que les petits Français font la même chose, mais pas aussi ouvertement.

Ils se masturbent. C’est ainsi que s’expriment les médecins. Un médecin se masturbe mais ne se branle jamais !

C’est interdit par l’ordre des médecins !

Ou alors, c’est un ballet collectif, c’est de l’art.

On voit cette scène dans « Vivent les femmes » un film de Claude Confortès et Reiser.

La maîtresse, c’est Catherine Leprince.

En fait, c’est pas les élèves qui se branlent, c’est les spectateurs du film.

C’est encore Guy Debord qui me l’a dit.

  Guy Debord, il le dit même dans le film éponyme.

C’est quoi, ça, éponyme ? C’est de la fainéantise, ça évite de répéter un mot.

  Je ne vais pas vous réécrire le titre, c’est trop compliqué.


 On n’est pas sérieux quand on a dix sept ans.

 On ne tient plus en place quand on a dix sept ans !

Arthur le dit mieux que moi, et alors, je vous ai demandé votre avis ?

  Les mâles sont incapables de maîtriser leur queue. Elle leur glisse entre les mains.

 Les femelles se lubrifient abondamment, c’est comme des cascades, et en public !

Si bien qu’elles contractent des rhumes placés bien plus bas que la morale ne le permet.

 La morale c’est une question de hauteur.

  Les mâles de dix sept ans ont des braquemarts, qui sont des armes du moyen âge (je l’ai déjà dit, il faut suivre !) et qu’il ne faut pas laisser rouiller. C’est pourquoi on dit que les filles « dérouillent ».

 Mais ça ne leur fait pas mal, au contraire. Si elles ne dérouillaient pas, elles rouilleraient elles mêmes.

On n’est donc pas sérieux quand on a dix sept ans. C’est une orgie permanente en réalité ou dans l’imaginaire.

 Le poème de Rimbaud, lui, est tout innocent, comme cet autre intitulé « Le wagon rose ».

  J’envisageais ici le cas des êtres dits humains, mais c’est pareil pour les autres animaux. Les chevaux, par exemple, bandent si bruyamment qu’on les entend à trente mètres ! Leur queue claque très fort sur leur bide. Aucun être humain ne peut faire claquer sa queue en provoquant un bruit aussi sonore.

On a mesuré les décibels.

Les vaches se grimpent elles mêmes les unes sur les autres pour signaler au maître des lieux qu’elles veulent aller au taureau.

 Aucune femelle de l’être humain ne sait vraiment faire la même chose.

 Ou alors, elles n’osent pas.

 Pour cette raison, on voit rarement des femmes accrochées à des tombereaux que l’on dirige vers les taureaux humains.

 Alors que pour la vraie vache, ça se passe comme ça.

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