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19 novembre 2011 6 19 /11 /novembre /2011 09:57

 

Cécile Duflot, première secrétaire d'Europe Ecologie-les verts et son homologue Martine Aubry chez le PS, ont signé ce mardi 15 Novembre un accord à minima pour les législatives. Ainsi cet accord ne prévoit pas d'arrêt du chantier de l'EPR, ainsi que d'abandon du projet d'aéroport de Notre Dame des Landes. En échange, les verts obtiennent quelques petites friandises écolo-compatibles avec le programme du PS. Avec, cerise sur le gâteau, l'assurance de recevoir un groupe parlementaire de plus de 15 députés. L'accord doit encore être signé par le bureau du PS ce soir, et par le bureau des Verts samedi, mais nous ne nous leurrons pas sur un abandon de cet accord. Le PS étant peu mouillé dans l'affaire, tandis qu'Europe-Ecologie n'a que trop besoin de places au pouvoir. Petit retour sur un feuilleton politicien; où les seuls à y perdre leurs plumes, sont ceux/celles qui ont cru à l'intégrité des Verts : Hier encore, les négociations entre les verts et le PS paraissaient être au point mort. Les verts apparaissaient ainsi déterminés à ne rien lâcher sur leurs positions actuelles ii. Ce serait nous faire oublier leurs changements récent de points d'accord avec le PS, et ce particulièrement sur le nucléaire. Ainsi, les verts mentionnaient une sortie du nucléaire comme condition préalable à un accord, dans un article de l'express daté du 21 octobre. Hier, la presse se faisait le relais incessant de leur revendication principale : l'arrêt du chantier de l'EPR comme condition à un éventuel accord avec le parti socialiste. Leur position avait alors évolué dans la journée de mardi, et s'arrêtait à la demande d'un simple moratoire. Trois changements de position en deux semaines, cela signifiait déjà beaucoup. Concernant l'EPR, nous nous demandions encore hier, en quoi cela pouvait signifier la sortie du nucléaire? Cela aurait seulement pu être une petite sucrerie des socialistes, qui permettait aux verts de ne pas trop perdre la face, et au PS de reculer un peu plus l'échéance de la sortie immédiate du nucléaire. Explication : limiter la part de l'énergie nucléaire de 75% à 50% dans la part totale de l'énergie électrique produite en France, comme le programme les socialistes, ne signifie rien. Et ce tant que la part totale de consommation et donc de production d'électricité, en hausse constante en France, ne sera pas remise en cause. Cela n'empêche pas les verts de croire à cet algorithme douteux, puisqu'ils ont adhéré à ce programme en échange de l'arrêt de plusieurs centrales nucléaires. Le PS et l'UMP pourront toujours relancer la construction de nouvelles centrales nucléaires aux prochaines législatives, en se justifiant de la dépendance énergétique croissante de la France. Quant aux autres dossiers soulignés comme étant des points non-négociables au début des négociations avec Mr Hollande tel que le projet d'aéroport de Notre-Dame-des-Landes, la retraite à 60 ans, la taxe écologique, mais aussi le non-cumul des mandats... Ils n'apparaissaient que très peu voire pas du tout dans les récentes déclarations des négociateurs et des dirigeants du parti d'Europe Ecologie. Etait-ce un aveu de flexibilité sur ces soi-disant points d'achoppement ? Ainsi, concernant l'aéroport de Notre Dame des Landes, la dernière revendication des verts s'arrêterait à un simple débat public (sic). On était déjà loin de la promesse de l'arrêt de ce projet !Les verts, aidés par une presse vantant leur soi-disant fermeté, ont bien su déguiser leur multiples reculs ou omissions sur les points de mésententes avec le PS. Mais Europe Ecologie possède "un argument de poids" : ces reculs seraient nécessaires pour la constitution d'un groupe parlementaire écolo qui permettrait d'effectuer un lobbying de l'intérieur, de provoquer des débats importants et d'informer la population (sic). Arguments des verts souvent entendus au niveau de la lutte contre le projet d'aéroport de NDDL, quant on remet en question leur participation à des mairies porteuses du projet. Ne serait-ce pas plutôt par goût immodéré du pouvoir et du mépris du pouvoir des luttes horizontales, qu'Europe Ecologie cherche à se placer dans les jupes du PS ?

 

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commentaires

Odette Estorgues 19/11/2011 16:30

Tous ces petits arrangements entre amis (faux amis ?) me débectent. Si c'est ça la démocratie, qu'ils continuent à se partager le gâteau ; mais qu'ils nous foutent la paix ! Un de ces quatre, va y
avoir un de ces sacrés grabuges. De plus, c'est qui qu'est content... OLE