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15 juin 2013 6 15 /06 /juin /2013 10:38

 

Avec les progrès des nouvelles technologies, les guerres ont lieu en toute saison ! Il s’agit là d’un progrès incontestable, dont on ne mesure pas suffisamment la portée !

Ainsi on peut se faire imploser durant les mois d’été mais aussi pendant les festivités de Noël. Profitons-en ! Etripons-nous, fracassons-nous la gueule, faisons sortir les cervelles des crânes, les poumons des poitrines, arrachons les ongles.

Et que de temps nous avons perdu, au cours de l’histoire, en prétextant des croyances ridicules, liées notamment à la religion, à toutes les religions. Rappelons que Philippe Auguste avait inauguré la « Guerre du Dimanche » et que Napoléon avait fait du mois de décembre sa première grande innovation : la fameuse bataille d’Austerlitz !

Je reviens sur la guerre du dimanche, interdite mollement par les papes, alors qu’il y avait déjà des « peintres du dimanche » ! Alors, puisque la guerre est un art comme les autres, pourquoi s’obstiner devant de tels interdits ? Le jour du Saigneur reprit en effet tout son sens !

Et il faut l’orthographier ainsi, comme l’avait fait, prémonitoire, notre ami Jean Bacon, qui titrait l’un de ses livres « Les Saigneurs de la guerre » !

Et les artistes de la torture et de la souffrance ont largement profité de cette nouvelle disposition divine pour entreprendre des actions diablement plus efficaces et d’une envergure infiniment plus grande. Ainsi la très belle bataille de Stalingrad a-t-elle permis d’occire un nombre enfin correct de Russes et d’Allemands, sans compter quelques milliers de Français et d’autres, de nationalités plus incertaines, qui s’étaient faufilés parmi les troupes officielles, pour jouir de la vraie bonne souffrance.

Car on connaissait l’agonie à chaud, mais ce n’est pas aussi jouissif que l’orgasme par une température de -30° ! Car dites-moi, quel plaisir plus subtil que d’enfoncer sa bite congelée bien au frais, où la souffrance se gardera plus longuement ? Et en bon état ?

Et on pourra, enfin, conserver des souvenirs frais, parfaitement comestibles. J’imagine ici les repas de famille :

« - Ton frère a mangé la couille gauche de ton grand père, alors ne fais pas la fine bouche… mange la couille droite, elle est dans le frigo depuis 1915 !... c’est un boche qui nous l’a conservée… d’ailleurs, il a donné son corps entier à la gastronomie… »

Ou encore :

« -Albert tu veux reprendre un peu de tête d’arabe à la vinaigrette…1956 ! Un excellent millésime… ou des pieds pannés de kabyles de la même année, congelés sur place… à la propriété… »

Car il faudra tuer propre désormais, et manger hygiénique ! Les meilleures parts seront enveloppées dans des sacs en plastique, qui permettront une conservation plus assurée !

Puisque l’être humain trouve son plaisir dans la souffrance de son frère de race, pourquoi s’en priver ? Le seul inconvénient des guerres d’autrefois, c’est qu’elles étaient soumises à des restrictions et que la viande des combattants était trop vite avariée ! Or il est grand temps, à une époque où deux à trois milliards d’êtres humains crèvent de faim, de procéder à une récupération de toute cette viande humaine qui résulte de ces guerres, qui ne sont pas forcément spectaculaires, mais qui sont si émouvantes, justement par leur caractère artisanal, pour ne pas dire « biologique ».

Il importe, en effet de bien nourrir le soldat avec des produits naturels et pas trafiqués ! Et qu’on fasse cesser tous ces préjugés raciaux ! La chair d’un nègre vaut bien la chair d’un blanc. Les personnes allergiques aux gens de couleur, laisseront la peau sur le bord de l’assiette. Et puis l’humanité se diversifie très vite. Bientôt la différence entre les noirs et les blancs aura disparu. Peut-être verrons-nous apparaître des nouvelles variétés d’humains, des zébrés, des ocellés, des blancs cassés etc…

Sans compter que l’ossature a ses amateurs en gastronomie. Le nègre longiligne vaut bien l’américain bedonnant !

Le jaune exhale une autre saveur que le blanc, c’est bien admis chez les poulets ! Alors pourquoi cet ostracisme chez les hommes ?

Il y a là, en tout cas, dans ces développements pas très apparents des « petites guerres », et je n’ai pas évoqué les guerres civiles, des compensations en ce qui concerne l’alimentation et nous devrions voir enfin se régler ce problème lancinant, et monotone, de la faim dans le monde, dont on nous rebat les oreilles si souvent.

C’est pourquoi je termine par le nouveau slogan de l’Union Pacifiste : « Entretuez-vous, mais ne laissez rien perdre ! »

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