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26 juin 2010 6 26 /06 /juin /2010 09:08

L'histoire prétend que dans certaines contrées on emmenait les vieux dans la forêt pour leur faire respirer le bon air et très souvent ils se perdaient. Plus tard, en d'autres lieux et pour d'autres motifs on inventa la corvée de bois...

Invité de l'émission "Parlons Net", sur France-Info, Alain Minc, le conseiller du Président de la république, a évoqué le problème de l'assurance maladie. Pour régler "l'effet du vieillissement' sur les comptes de la Sécu, il a une solution toute simple, qu'il qualifie de "progressiste" : faire payer les "très vieux" qui coûtent trop cher selon lui à l'Etat.

Le conseiller et ami de Nicolas Sarkozy évoque une anecdote personnelle : "J'ai un père qui a 102 ans. Il a été hospitalisé 15 jours dans un service de pointe. Il en est sorti. La collectivité française a dépensé 100.000€ pour soigner un homme de 102 ans. C'est un luxe immense, extraordinaire pour lui donner quelques mois ou quelques années de vie".

Et de poursuivre qu'il trouve "aberrant" que l'Etat "m'ait fait ce cadeau, à l'oeil".

Et il poursuit : "Je pense qu'il va bien falloir s'interroger sur le fait de savoir comment on va récupérer les dépenses médicales des très vieux, en ne mettant pas à contribution ou leur patrimoine, quand ils en ont un, ou le patrimoine de leurs ayants droits".

Il s'en serait déjà entretenu avec Nicolas Sarkozy.

Que restera-t-il aux "très vieux" et "très pauvres"? A part la corde on ne voit pas... Il n'est en tout cas pas étonnant que seuls 17 % de nos aînés ont l'intention de revoter pour Nicolas Sarkozy en 2012 contre 30% pour le candidat du PS.

Une question: combien ont coûté les études de ce "monsieur"  à la collectivité ... pour arriver finalement à dire tant de conneries ???

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commentaires

Odette Laplaze-Estorgues 26/06/2010 09:37


Merci, chère Élize, d'avoir fait suivre cette info qui me vient de ma soeur. Dans un tout autre contexte on rirait de ce "pôvre" Alain Minc qui m'a tout l'air d'en avoir marre de la belle longévité
de son paternel, prolongé grâce à notre système de sécurité sociale... Dans l'actuel état des choses, le rire devient jaune et je me demande combien de nos ouvriers (il paraît que c'est un gros mot
!), de nos paysans et de bien d'autres peuvent rêver de parvenir à un grand âge ? Triste début de siècle puant trop la charogne. OLE