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12 octobre 2013 6 12 /10 /octobre /2013 10:26

Un lecteur du blog elize-chanson.net s’étonne de la fréquence des textes à signer, que nous présentons à sa bienveillante attention.

Je crois qu’il a confondu « signer » avec « saigner ». Il se peut que nous ayons commis une faute de frappe. Nous ne frappons pas toujours où nous voudrions !  Ca arrive quand on écrit sur un écran. C’est évidemment « saigner » qu’il fallait lire.

La plupart du temps, la signature n’aboutit à aucun résultat. La saignée est, de loin, plus efficace. Elle s’employait couramment, comme remède, dans les comédies de Molière, et dans la réalité aussi. Par contre la saignée prolongée donne des résultats satisfaisants.

 En moins de dix minutes, quinze à la rigueur, un ministre est vidé de son mauvais sang, qui nous empoisonne tous ! Il devient une simple bâche à cacher la misère du monde.

  Il suffirait de se rendre aux abords de l’Elysée, avec une petite lancette, d’en saigner, dans un premier temps, une bonne trentaine et de jeter les seaux de mauvais sang dans la rue, ainsi que ça se pratiquait au Moyen Age. Les cochons se chargeaient du reste. Dans le quartier Saint Antoine, cette méthode médicale se prolongea plus longtemps, à cause d’Antoine, précisément, qui exerça la profession de « saint », et qui ne se séparait jamais de son cochon.

 Or rien dans la réglementation de la circulation urbaine ou rurale n’interdit de se déplacer dans les avenues de Paris, des villes moyennes ou des villages, avec un cochon en laisse.

 Il suffira de respecter la parité Homme/Femme/Pédés/Gouines et de faire la même chose avec les cochons et les cochonnes. Une petite purification auprès du Palais Bourbon et du Palais du Luxembourg permettrait, dans un premier temps, d’assainir la situation sanitaire de la France,  puis de convaincre l’Union Européenne.

 Une question alors se pose : ces porcs ne seraient-ils pas contaminés ? La réponse alors est simple. Plutôt que de transmettre à ces fournisseurs de jambon du sang malsain, effectuons une saignée totale. J’ai calculé que 1000 élus du peuple dont la contenance est de sept litres environ, ça ne fait jamais que 7000 litres de sang.

 On rentabiliserait le prix du récipient, par une visite, avec vidéo, payante mais à petit prix. Car il est bien probable que des tricheurs se feraient passer pour malades (par « tricheurs », je veux dire : élus du peuple) par le biais de faux certificats, dits de « complaisance ». C’est courant en ces temps de corruption généralisée !

Un certificat  sera donc exigé, signé par des médecins ayant fait de véritables études ! Ils apprécieront déjà la tronche du députomaniaque, de la ministreuse, et, pour certains le diagnostic sera effectué au faciès ! Cela évitera une perte de temps.

 Ensuite, dans cette France surpeuplée par des malades du pouvoir, et qui coûtent si cher d’entretien, on pourra passer à la saignée des hauts fonctionnaires, des faux journalistes, des journalistes pourris sur pied, de la plupart des hommes de médias.

 Par ordre décroissant, on passera à tous ceux qui détiennent une parcelle d’autorité, même ridiculement petite, sous chefs de bureau, responsables des prisons, des commissariats, des groupes financiers.

 On n’appliquera pas le traitement de la saignée aux Français ordinaires, même s’ils ont commis des actes réputés répréhensibles, des meurtres directs ou indirects (je veux dire commandités) à condition qu’ils aient judicieusement choisi leurs malades.

 On pourra éviter la pratique de la guillotine, dont nous reconnaissons la merveilleuse efficacité, mais une erreur est trop vite arrivée ! Si on guillotinait un honnête ouvrier, dont le sang est pratiquement pur, ou une honnête travailleuse, déjà très largement exploitée, et qui a sué sang et eau pour décrocher un emploi de merde, ce serait une grave injustice.

 Non ! « Saignez » directement, je veux dire « soignez » directement, votre patron !

Et ne perdez plus de temps à ces signatures de pétitions, dont on ne voit jamais le résultat concret.

 C’est même l’occasion pour vous de passer pour un esprit simple, voire un simple d’esprit.

 En ne signant pas (moi je ne signe jamais, et là c’est vrai !) même quand la cause me paraît juste car je pense que cette abondance de pétitions semble dire qu’on n’est pas très malins et qu’on s’arrêtera là… Ensuite on regagnera ses pénates. Et on vivra bien tranquillement, comme avant, en souhaitant voir les ossements de George Sand au Panthéon, alors qu’il y a tellement de vaincus de la vie, d’oubliés, de misérables, d’exclus… qui dorment leur vie, allongés précisément près du Panthéon.

Et dont le seul tort est de ne pas avoir eu de chance !

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