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17 août 2013 6 17 /08 /août /2013 09:41

La libé­ration de 104 pri­son­niers « d’avant Oslo » est pré­sentée comme LE geste de bonne volonté d’Israël pour aborder posi­ti­vement les négociations.
Ironie cruelle : le principe de la libé­ration de ces pri­son­niers était acté… dès la ren­contre de Charm el Cheikh en sep­tembre 1999.
Pour ceux qui n’auraient pas bien compris dans quel esprit les diri­geants israé­liens abordent la négo­ciation, les déci­sions de ces der­niers jours lèvent les ambi­guïtés : clas­sement comme « priorité nationale » de 80 colonies (dont 4 étaient encore récemment consi­dérées comme illé­gales par le gou­ver­nement Neta­nyahou) et annonce de nou­velles séries de loge­ments dans les colonies avec la der­nière en date : 1187 en Cis­jor­danie, dont 793 à Jéru­salem Est.
La libé­ration d’un premier groupe de 26 pri­son­niers (dont un nombre appré­ciable était en fin de peine) est annoncée comme immi­nente, avant la reprise des négo­cia­tions le 14 août. Les autres seront éche­lonnées sur 8 mois, « en fonction de l’avancée des négo­cia­tions » disent les auto­rités israé­liennes. Autrement dit, elles seront sou­mises à leur appré­ciation. Cela s’appelle du chantage et montre que les pri­son­niers pales­ti­niens sont tout sim­plement des otages.
Il est clair qu’engagées sur cette base et en l’absence de pres­sions éner­giques de la com­mu­nauté inter­na­tionale, les négo­cia­tions sont condamnées aux mêmes résultats catas­tro­phiques que le « pro­cessus » de ces 20 der­nières années.
La France qui appelait depuis des mois à la reprise des négo­cia­tions peut-​​elle continuer à fermer les yeux ? La preuve est faite depuis long­temps que le face à face tota­lement dés­équi­libré occupant/​occupé ne mène à rien sinon à per­mettre le déve­lop­pement de la colo­ni­sation avec son lot d’humiliations : peut-​​on accepter de rejouer indé­fi­niment la même comédie ?
La France et l’Union euro­péenne ont les moyens de s’impliquer pour que les négo­cia­tions portent sur les moda­lités d’application du droit et non sur les oukases israé­liens. Elles ont fait d’Israël un par­te­naire pri­vi­légié, elles doivent aujourd’hui oser lui dire non : appliquer scru­pu­leu­sement les nou­velles direc­tives de la Com­mission euro­péenne, mettre en œuvre les sanc­tions appro­priées et sus­pendre l’accord d’association UE-​​Israël.

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