Samedi 24 novembre 2012 6 24 /11 /Nov /2012 09:40

 

Depuis que la direction de l’Hôpital public Pitié Salpetrière a négocié avec une nouvelle société de restauration, il n y désormais plus de porc « même en option » pour le personnel de Garde et de Nuit qui ont droit à un repas/collation. Et tant pis si la majorité du personnel est encore loin d’être musulman. Exit le jambon, la quiche lorraine et autre plat pouvant contenir ce poison ou ce met de mécréant qu est le cochon. Fini, rayé de la liste définitivement.

Comme cela ne suffisait pas, la provocation va jusqu'à préciser que tous les plats sont bien réglementaires, comme crêpe au fromage »sans porc » ou pizza volaille champignon « sans porc ».

Autrement dit si vous êtes musulmans soyez doublement rassuré, on sait qu’il n’y plus de porc, mais c’est toujours mieux de le rappeler ! Quand à la majorité des autres qui aimaient le jambon ou la quiche lorraine, ils n’ont qu à s’adapter et puis il y a la quiche aux épinards ou aux poireaux, sans porc, cela va de soi.
Qu’un hôpital public puisse se permettre de bafouer les principes élémentaires de laicité envers son propre personnel en dit long sur l’état du pays…

Le plus terrible c’est que cela est imposé, sans aucune concertation et comme si c’était la chose la plus naturelle du monde. Imaginez si les hôpitaux publics décidaient sans concertation aucune d’imposer le porc à tous ses patients, peu importe leur confession religieuse ! Quel tollé général avec M. Delanoé en tête des indignés ! Le maire de Paris dont le premier adjoint possède un siège au conseil de surveillance de l’APHP Assistance Publique Hôpitaux de Paris. Mais non, Monsieur le Maire est plus occupé à surveiller les cantines scolaires ou les crêches qui ne respecteraient pas les menus réglementaires des diversités ! Par contre que certains n’aient plus la possibilité de manger du jambon, cela ne le dérange pas le moins du monde.
La réaction du personnel ? Ils aiment bien le cochon, mais bon, maintenant on n’y peut rien c’est comme ça ! Un syndicaliste, questionné, répond que cela n’est pas normal, mais il ne faudrait pas heurter les collègues musulmans ! Bref sans combat ni bataille, nous voilà soumis au pays des Lumières et de Voltaire aux superstitions alimentaires et à l’obscurantisme.
e terminerai par un mot d Arthur Schopenhauer : « Les religions sont comme les vers luisants : pour briller, elles ont besoin d obscurité » et l’obscurité en France, elle se développe vite ! Trop vite.

Par Daniel Houguet
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