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6 juillet 2013 6 06 /07 /juillet /2013 09:29

 

Faut voir comme y carbure mon collègue et ami Singer !

Et pas des conneries du genre « où étiez-vous le 27 juillet 1214 ?... Et vous aviez votre couteau dans la poche arrière ?... Répondez sinon je vous branche sur l’E.D.F…. Ou encore : où t’as mis les indices ?... et le dossier ? Non pas le dossier de la chaise où tu es ligoté ?

 

« - Alligoté, je suis bourguignon »…

Non il se livre pas à des petites questions ridicules, genre « T’avances ou tu recules, si t’avances pas je t’encule ! »

Il écrit pas, mon collègue, c’est pas difficile : Il crée ! Par exemple, il dit pas l’Agglo de Châteauroux, parce que, c’est pas pour critiquer, mais y en a dans les périphéries qui risqueraient de pas comprendre, surtout depuis que la Ligue des droits de l’Homme accueille des pauvres orphelins du pôle nord.

Eux, ils comprennent « Igloo »…

Comme il a l’air d’être tourmenté grave par toutes ces fendaisons, je le rassure :

« -Colllègue ! (trois « l » à collègues en Flicasserie) te fais pas de bile… on va y arriver à résoudre cette énigme dont à laquelle tu te tracasses tant !... j’ai toujours élucidé les affaires courantes, grâce à ma main courante, justement…Toi, tu peux compter sur l’Inspecteur Naze, il a l’air Texan, comme ça vu de loin… mais il me dit des plaisanteries qu’ont une réelle profondeur, je vous donne des exemples : « J’ai déjà vu des mexicains, mais j’avais jamais vu un mexicon… » ou encore : « taxa comme texan » ?

Evidemment au début on croit qu’il est à côté de la plaque. Mais très vite on constate que ça dénote une intelligence très vive.

Par exemple il a vite compris que la région de Châteauroux ça s’appelle la Castelroussie. Il a fait une demande aussi sec pour avoir la Médaille de la Légion d’Honneur, et il l’a eue ! Comme les autres écrivains du terroir !

Dans le petit coffret qui contient la tant convoitée croix, il y en avait une autre, la Médaille des Zarts zet Lettres, sans compter la médaille des Epidémies, qui est si contagieuse qu’elle se jette sur n’importe qui. Il connaît des villages étonnants que les autres y z’ignorent, comme Jouy la Cagette.

C’est un charmant hameau où l’on met les demi-femmes en cages pour les protéger contre les infections transmises par les mouches bleues.

Les demi femmes infectées attrapent en effet le ténia de la femme, surtout si c’est des grosses cochonnes, et elles deviennent, c’est facile à comprendre, très « teigneuses ». Dans un sens c’est logique, mais dans l’autre, c’est pénible. Alors on procède à une opération chirurgicale inventée par un Belge, un nommé Dutrou.

C’est une intervention très délicate parce qu’il faut conserver le trou seulement. Sans ce qu’il y a autour.

Essayez pour voir au lieu d’halluciner grave. C’est pas une histoire de Ouf, ils le font pas à la Caisse d’Epargne. (lire l’Edito, pour apprécier ce polar). Moi je ne peux pas vous en dire davantage !

Je suis tenu par le secret merdical. Et le sarment d’Hypocras…

Et puis il a voyagé, mon ami Singer ! Il connaît l’Art contemporain, avec les voitures compressées. C’est un remède qu’a été inventé par César. Ca consiste à compresser une bagnole avec les passagers à l’intérieur en s’aidant d’une presse à haute densité.

Les cages, c’est pour que les femmes se sauvent pas mais surtout pour les protéger. Souvent, il y a des resquilleurs qui profitent de la situation, surtout si les barreaux de la cage sont trop éloignés les uns des autres et si les femmes sont minces, au départ.

Je vous avais prévenus, tous les passages érotiques, c’est mon ami Singer qui les fait. Il est spécialisé dans ces domaines-là ! Pour cette description, il m’a donné ses conseils…

Vous avez vu la Viviane Dumoly ?

C’est pas un cageot ! Et le Robert ? La trique qu’il se paye ! Et le Benoît, il a pas besoin d’atèle pour se mettre en branle !!!

Il a fait son service mirlitaire dans la Marine et quand l’Amiral lançait un ordre et c’était souvent : « branle bas de combat ! »

Ca voulait dire : « descendez au lieu de vous branler… ! »

Mais qui l’a découpée, la Viviane ?

Et les autres ?

Bin quoi y manquaient de femmes à Brion. Fallait faire quelque chose. N’empêche que ça énerve la police, quand elle voit, la police, des femmes coupées, même très bien découpées, et même dans le sens de la longueur !... On la voit toujours se radiner, la police, surtout chez les Yankees, en train de courir devant les bus, dans les bildines, traverser les embouteillages, grimper à des échelles de cordes, et puis ils sont armés jusqu’aux pieds, avec des kalachnikovs dans leur chaussettes à clous, et sous les aisselles ils ont un tube qui fait lance flammes en même temps, et à distance, et quand il saignent, ils s’arrachent le cœur et les boyaux et ils repartent le lendemain.

Les pauvres policiers français, à côté, c’est des pauv’mecs ! Harnachés comme des vachers d’y a un siècle ! Un bâton dans les pognes, qui ressemble pas du tout à une batte de baise bal !

Ils ont pour se défendre que leur haleine puante !

Ah ! Dame ! ça pue, un flic français !... presque autant qu’un autre…

« -C’est parce qu’ils enculent les chèvres en Ardèche !... Avec Jean Ferrat, faut pas le dire, on va se mettre tous les lecteurs de gauche contre nous… »

N’empêche qu’on est là avec tous ces cons de lecteurs qui ahannent pour nous suivre dans notre enquête… ah ! qu’est-ce que c’est con, un polar, comme toutes les formes définies de la littérature.

Et puis il y a des tueurs, des flics et des magistrats qui empêchent les tueurs en série de travailler dans de bonnes conditions !

Du coup, il reste des clients qui forment des files interminables aux abattoirs de victimes volontaires…(A.V.V)

« Déjà que les dirigeants me font crever, et que je peux pas les éliminer, vu qu’ils sont protégés… partout, partout, partout… et moi j’ai même pas le droit de les buter !... alors je leur pète au nez et qu’ils s’asphyxient !... »

Voilà comme ils raisonnent, les gens d’en bas !

A Brion, ils ont toujours refusé d’abriter une gendarmerie. Les avis étaient partagés. C’est bien la seule chose qu’ils partageaient.

C’était pas des partageux ou alors les plus gros surtout voulaient rien partager. Même pas leurs femmes. Après ils ont vu les avantages. Les plus petits paysans ont tout de suite été d’accord pour le partage.

« Pour les fumelles, y vaut mieux en avouer deux moitiés qu’une seule entière ! »

Et puis les gens se sont peu à peu habitués. Le matin, au réveil on disait :

« -Comment va ta moitié »

« La réponse arrivait aussi sec : et la tienne ? »

Souvent les deux moitiés n’avaient pas la même origine. Une moitié de la Fernande et une moitié de la Germaine.

« -ça donne du piquant, disait le gros Léon !... »

Il ajoutait, mais c’est pas des lectures pour les enfants :

« La Louise, elle a le poil trop dur ! »

Mais je voudrais pas tomber dans les obscénités.

Tout le monde se racontait l’histoire du gâs qui sautait les chèvres. Pour les vaches, il plaçait un tabouret et ça marchait aussi !

Et là je m’aperçois que l’enquête a pas beaucoup avancé… malgré l’autopsie, les soins infirmiers, pour la cicatrisation. Le sang ça les gênait pas beaucoup. C’étaient des gens sans préjugés, les Brionnais.

Alors je vous laisse le rapport d’autopsie.

«  Les femmes bien découpées avec des lames bien propres, ça s’infecte pas…Ca suinte pendant huit jours et puis voilà. Après la vie reprend son cours.

La magistrature assise, et même debout, fut unanime. Il fallait laisser les habitants de la région vivre tranquillement, sinon, après ça déclenche des histoires… faut aller au tribunal, par devant, ou par derrière la loi !...)

Et les autorités laissèrent les philosophes de Brion en l’état et c’est mon co-auteur qui va faire la gueule, enfin, il n’est pas regardant… on va continuer l’enquête quand même parce qu’on veut pas vous en priver… Il y a tellement de mauvais écrivains qui nous amusent pas du tout.

Nous, on a déjà reçu plein de courrier d’admirateurs enthousiastes ! Non, n’insistez pas, je vous en citerai une à la fin.

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