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12 octobre 2013 6 12 /10 /octobre /2013 10:15

Attendez un peu je relis ce qu’a écrit mon co-auteur ! Vous avez bien une minute et même une cocotte pour attendre la minute, bref et pour alléger le style, une cocotte-minute ?

Pendant que mon Kollègue, qui est vendu aux Boches, au Maréchal Pétain, (en réalité il s’exprimait dans son langage à lui, donc il ajoutait : « Pètain Koup t’es tout rouge ! et à Laval, sur le Marché de cette charmante localité de la Mayenne, qui vit naître Alfred Jarry, je vais donner la tendance générale qui lui permet (à mon chef, de s’inscrire dans une logique non aristotélicienne) d’inscrire ensuite la trame de l’histoire !

D’abord c’est la rentrée des Klasses, pas à Brion, vu que la Klasse c’est un musée, alors les élèves se tiennent tranquilles, j’oserais dire à carreau, quand c’est pas par la bite !

 Vous excuserez, j’en suis sûr, ce que vous prenez pour des grossièretés ! car les grossièretés, amis quand j’écris une « bite », c’est pour éviter « une gaule », qui fait prétentieux, vu qu’on a rarement vu des scènes campagnardes, même chez Louis Pergaud, qui parle des « Kouilles molles », à propos des gamins de Longeverne, et des « Peigne-Kul » pour désigner ceux de Velrans ! On comprend pourquoi, grâce à cette simple remarque, Rabelais fut interdit dans les établissements scolaires, d’autant plus qu’il était moine-bandeur de première Klasse ! D’ailleurs Céline s’en réclame dans un Opuskule intitulé : « Rabelais il a raté son coup ».

Il exagère, Ferdine, parce que Rabelais il est Konnu (avec les traîtres je suis impitoyabe ! je leur fous des « K » partout) à Valière, une fermette du Maréchal Bertrand, où Gérard Coulon a deviné un Tuml’use, à force de sucer (Lui il est prude, Gérard et puis il veut étaler sa science, alors il écrit « Tumulus »).

Brion, c’est l’ultime avancée de Rabelais en sol mou. D’ailleurs la Kommune du tumeluze c’est La Champenoise, mais les propriétaires s’appelaient « Sautereau ».

En deux mots.

Bon, tout à coup et soudainement voilà ty pas que j’entends comme un bruit de défilé, jeune, allègre, sautillant. Aussitôt je me dis :

« -Mais c’est bien sûr !...c’est la rentrée des classes au jour d’aujord’hui ! »

Et alors j’attends patiemment au carrefour de la route de Brion, quand on vient de Ménétréols sous Vatan et d’ailleurs il y a une faute, le carrefour y xiste pas (Jean Tardieu écrit bien « a dit rin, A xiste pas) plus depuis qu’il y a la Strada !  On passe par-dessus la Strada on fait gaffe à pas écrabouiller Fellini et sa femmelette la Gulietta Masina, d’autant que le grand Zampano il est là, avec ses haltères.

Je préfère regarder le défilé !

Y marchent tous au pas, avec les instruments de l’enseignement actuel, les MAC 50, les PM 48, les AAT 52, les Drones… Et ça roule au pas ! Et ça leur provoque des scolioses !

On dirait qu’y vont tuer les Boches ! Mais la bataille de Brion a déjà eu lieu, début septembre 1944, et elle a fait 3 morts.

Un peu de respect, les mioches ! Quand on est mort à Verdun on s’amuse pas à compter. Quand on est mort à Brion on s’amuse pas non plus à des détails de comptabilité. Déjà qu’on a droit à une caillasse Route de Liniez, avec les noms écrits dessus ! Mais on est mort pareil !

Un combattant c’est fait  pour crever (la paillasse du gars d’en face, ou crever tout court)

Et là je les regardais, lourdement chargés, de sacs à dos, d’armes diverses comme celles de Meussieu Krupp qu’est crevé en 1967 en Espagne, au cours d’un dîner aux chandelles, et qu’a fourni le Grand Reich  durant la djerre de 39-45, en machins bien étudiés pour massacrer les autres !

Ils avaient l’air bien obéissants, ces petits jeunes, mais il fallait se méfier quand même. Ils partaient à l’école de l’ignorance.

Ils portaient des livres lourdement chargés avec des feuilles blanches. Le blanc, ça pèse autant que le noir.

Vous me direz : qu’est-ce qu’ils foutaient là, ces branleurs ?

Rien, mais au moins ils n’usaient aucun siège. Et surtout pas ceux du Ramassage Scolaire ! Puisque maintenant, les écoliers et les étudiants, c’est comme les Ordures ménagères, il y a enfin un ramassage, et là, ils l’avaient raté, le car du ramassage !

Vous ne trouvez pas qu’il fait de plus en plus chaud ? Au moins dans le « ressenti » !

Comme c’est la rentrée scolaire et universitaire, j’en profite pour rappeler que le grand Alfred Jarry habitait un appartement spécialement équipé en ascenseurs : une corde à nœuds pour accéder au premier étage. Et vous connaissez la réponse que fit Jarry à la mégère qui lui reprochait de tirer un peu au hasard dans son jardin à elle :

-Mais, Monsieur, cessez de vous comporter ainsi ! Pensez que j’ai un enfant de 3 ans…Vous pourriez le blesser, voire le tuer !...

Réponse de Jarry :

-Mais madame, nous vous en aurions refait un autre !...

Mais pour l’instant je suis sur les bas côtés de la voie d’arrêt d’urgence. Mon chef va encore m’engueuler, me traiter de Crétin ! Si ça se trouve il va me tanner le cuir à coups de manches de fourches !... Alors, lâchement je reprends le fils du sujet.

Le commissaire Naze va avoir du boulot. Puisque j’ai abattu la grosse Louise, de la Champenoise, qui venait me faire des remarques, à propos de mes méthodes pédagogiques. Une caillasse bien lancée derrière le crâne et la voilà qui se met à saigner comme une vache qu’elle est. J’aurais pu la fendre, mais ça intéresse plus personne, des grosses vaches comme elle ! Autant s’envoyer directement la vache ! Imaginez le commissariat de Châteauroux, chef lieu de la Castelroussie, avec dix cadavres de vaches allongés dans le bureau du Commissaire Naze ! Mises en examen, on se demande lequel ! Parce que j’ai des complices, évidemment, et des gars compétents, le Docteur Petiot, Mr Landru, Mme Violette Nozières, le Maréchal Foch, Homère, le boucher de Neuvy Pailloux et même Du Guesclin !. Je les ai appelés de mon portable pour un petit coup de main ! Ils ont radiné tout de suite … Ah ce que je vais me faire engueuler par mon co-auteur !!!

Parce qu’il est pas finaud, mon co-auteur ! Une brute en plusse !

Oh bin ! la Louise ça va pas faire un gros crime de guerre ! C’est pas Oradour sur Glane ! On demandera à Mr Dimoli, qu’est mon cousin, avec un papier officiel, d’intervenir avec sa pelleteuse, et pis on fera un deuxième « tu me l’use », à côté de l’autre, celui de Valière parce qu’on est des hommes d’ordre !

 « Tiens Tiens Tiens, que je me dis, en v’là qui font de la préparation militaire », et puis je regarde, c’est mes élèves, dont auxquels je vous avais fait une description à toute allure. Y zont voulu cogner les Boches ! Un car de touristes qui revenaient sur les lieux du crime ! A Brion, les petits jeunes de la Rentrée des classes, y zont pas voulu se faire avoir comme en 44. Ils ont vengé les victimes de la Bataille de Brion !!!

 Ils ont contre attaqué avant l’attaque. Les Boches ils étaient fumasses, forcément le car à pris feu ! Un boche, ça brûle en fumant ! Voyez  Oradour-sur-Glane même que c’était des Alsaciens, ils disaient qu’ils l’avaient pas fait exprès. Ils obéissaient aux ordres, c’était des « Malgré eux ! »  Un peu comme le commissaire Naze, c’est un malgré lui, il l’a pas fait exprès d’être commissaire, ni de s’appeler Naze.

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