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7 mars 2015 6 07 /03 /mars /2015 09:04

Les autorités de santé canadiennes ont officiellement reconnu cette année un taux d’efficacité de 0 % pour le vaccin contre la grippe.

Les huit millions de personnes qui se sont fait vacciner l’ont donc fait en pure perte. Leur argent est gaspillé. Elles ont couru le risque d’effets indésirables de la vaccination pour rien.

On ne connaîtra pas le nombre d’accidents liés à la vaccination. Il ne sera jamais communiqué pour la bonne raison que les autorités ne cherchent surtout pas à le connaître.

Faites l’expérience :

Qui, dans votre entourage, est au courant qu’il existe des centres régionaux de pharmacovigilance en France, chargés de recueillir les témoignages des patients sur les effets secondaires des médicaments ?

Qui connaît leur existence, leur numéro de téléphone, leur site Internet ??

Qui y a déjà eu recours ?

Ils sont pourtant 31 en France, ces centres. Et il existe un formulaire spécial, le Cerfa 15031*01 pour déclarer vous-même un problème. Vous pouvez télécharger le document ici [1].

Mais évidemment, personne ou presque ne le sait, ce qui explique qu’il y a moins de 8000 signalements d’effets indésirables par an [2] alors que 128 000 personnes sont hospitalisées chaque année suite à la prise de médicaments [3].

Des effets rarement signalés aux autorités par les médecins

Un autre formulaire Cerfa, le 10011*04, permet aux médecins de déclarer facilement un incident [4].

Mais la procédure elle aussi est totalement sous-utilisée.

Les autorités expliquent que c’est parce que les médecins, eux non plus, ne sont pas au courant, ou parce qu’ils n’ont pas le temps de faire une déclaration prenant 15 à 20 minutes [5].

De fait, les déclarations sont ridiculement rares.

84 % de ces déclarations émanent des hôpitaux, 13 % seulement des médecins libéraux qui sont pourtant responsables de la plupart des prescriptions.

Dans la pratique, les personnes qui ressentent des effets indésirables suite à un vaccin (fièvre, vomissements, mal de crâne, douleurs articulaires…) ne savent pas qu’elles peuvent faire quelque chose. Elles se contentent d’attendre que ça passe.

La plupart des médecins leur expliqueront en toute bonne foi que « ça n’a rien à voir », parce que la vaccination est « totalement sûre ». C’est donc « par hasard » que vous avez eu ces symptômes « inexplicables », survenus juste après vous être fait vacciner…

C’est ce qui permet de maintenir à plein régime l’industrie du vaccin contre la grippe, et d’étouffer un scandale médico-financier qui aurait pourtant dû éclater depuis des années.

 

Manœuvres honteuses

Autorités sanitaires, grands médias et industrie pharma se sont livrés cette année à des manœuvres honteuses.

L’Organisation mondiale de la santé (OMS) a donné en mars 2014 la composition du vaccin contre la grippe pour l’hiver 2014-2015.

Dès le mois de mai 2014, c’est-à-dire à peine huit semaines plus tard, il s’avérait déjà que l’OMS s’était trompée. Le virus de la grippe H3N2 avait muté et tous les experts haut placés savaient que le vaccin contre cette souche allait être inefficace.

Mais qu’est-il est arrivé ? Quelqu’un a-t-il pris sur lui de révéler la chose au grand public, en toute humilité ?

Eh bien non !

Un silence absolu a été maintenu sur ce sujet.

Personne n’a eu l’honnêteté de dire dans les médias : « Nous sommes désolés, nous pensions pouvoir faire un vaccin efficace contre la grippe. Le virus a muté de façon inattendue. Ce n’est donc plus la peine de vous faire vacciner. »

La campagne de vaccination mondiale a été lancée en fanfare comme chaque année au mois d’octobre, comme si de rien n’était, alors que tout le monde savait.

Ce n’est que mi-janvier qu’une étude sur les effets du vaccin a révélé ce qui était parfaitement prévisible dès le départ, à savoir qu’il était largement ou totalement inefficace cette année.

Nous avons bien sûr alerté immédiatement les lecteurs de Santé Nature Innovation.

 

Mais il a fallu encore un bon mois pour qu’un site grand public comme Le Figaro Santé l’annonce, le 16 février 2015 [6], ou l’Express, qui a attendu le 16 février également, écrivent : « Un vaccin pour rien ? Le millésime 2014-2015 du vaccin contre la grippe est reconnu peu efficace par les autorités sanitaires. [7] »

Pourquoi tant de retard ?

C’est à croire que de puissants intérêts se sont ligués pour attendre que la campagne de vaccination soit terminée avant de lâcher le morceau.

En tout cas, le 29 janvier 2015, le journal Le Monde, toute honte bue, incitait encore ses lecteurs à aller se faire vacciner dans un article intitulé « Il est encore temps de se faire vacciner contre la grippe. [8] »

Quinze jours plus tard, le Figaro révélait que le problème était connu dès « mai 2014 alors que le processus de fabrication était déjà trop avancé pour revenir en arrière » [9].

Comprenez : « De l’argent avait déjà été investi ; pour maintenir les profits de l’industrie pharmaceutique, il fallait donc procéder comme d’habitude à la diffusion massive du vaccin, même si l’on savait que c’était inutile et dangereux pour les patients. »

 

Sources : 

 

[1] Cerfa 15031*01

 

[2] Voir note précédente

 

[3] Effets secondaires aux médicaments et dépendance 

 

[4] cerfa_10011 

 

[5] Pharmacovigilance : comment l’ANSM facilite la déclaration des effets indésirables 

 

[6] Un vaccin peu efficace contre la grippe cet hiver

 

[7] Cette année, la grippe n'a pas forcément épargné les patients vaccinés 

 

[8] Il est encore temps de se vacciner contre la grippe 

 

[9] Un vaccin peu efficace contre la grippe cet hiver 

 

[10] Vaccines for preventing influenza in healthy adults

 

[11] Un vaccin peu efficace contre la grippe cet hiver  


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