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15 octobre 2016 6 15 /10 /octobre /2016 10:46

L'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) a perdu 80 millions d'euros de factures suite à un bug informatique en 2011, selon un rapport de la chambre régionale des comptes, affirme Le Canard Enchaîné dans son édition de mercredi.

Dans un rapport "encore confidentiel" portant sur la gestion de l'AP-HP entre 2010 et 2014, la chambre régionale des comptes épingle la perte de "l'ensemble des informations nécessaires pour facturer et relancer les patients qui n'avaient pas encore payé", selon l'hebdomadaire satirique. Une perte intervenue suite au basculement vers un nouveau logiciel de gestion financière en 2011.

Le total de ces créances s'élevait à 138,5 millions d'euros, mais une partie était "juridiquement éteinte", cite l'hebdomadaire. Le reste, soit 80 millions d'euros, a "réellement disparu" et "peut être considéré comme une perte réelle et définitive par l'établissement", note la chambre, citée par le Canard enchaîné.

Les 80 millions d'euros ont été "inscrits de manière transparente dans les comptes 2014 adoptés par le Conseil de surveillance en 2015", a réagi l'institution parisienne, contactée par l'AFP, soulignant que "cette perte" correspondait à "des créances entre 2001 et 2010".

Le rapport, dont les conclusions définitives ont été adoptées le 17 mai, s'est également intéressé à la rémunération de l'ancienne dirigeante de l'AP-HP, Mireille Faugère, aujourd'hui conseillère maître à la Cour des comptes.

Sur autorisation d'un courrier ministériel son salaire aurait été porté "à 300.000 euros bruts par an, contre 200.000 pour son prédécesseur", "un traitement différencié" qui "n'était pas fondé sur une base réglementaire", souligne la chambre, citée par l'hebdomadaire, qui indique en outre que lors de son départ, Mme Faugère a touché une prime de 125.000 euros brut.

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15 octobre 2016 6 15 /10 /octobre /2016 10:37

La Capeb du Rhône a tenu à alerter les consommateurs sur le sigle CE (Conformité européenne), utilisé sur certains produits pour signifier “China Export”. Une confusion “créée à dessein pour tromper l’acheteur”, explique la Confédération de l’artisanat.

 

Alors que le marquage “CE” (Conformité européenne) des produits est signe de qualité pour les consommateurs, la Capeb (Confédération de l'artisanat et des petites entreprises du bâtiment) du Rhône a alerté dans un communiqué sur un autre marquage CE, qui signifie celui-ci “China Export”. Un logo en tout point similaire qui porte pourtant à confusion.

"On la fait cette communication pour la protection des clients, mais aussi pour la protection de nos artisans", explique Sylvain Fornes artisan peintre et président de la Capeb du Rhône.

"Même les grandes surfaces en France vendent des produits China Export"

"Aujourd’hui, on s'aperçoit que les gens achètent de plus en plus sur internet et donc se font courir des risques à eux-mêmes et en font courir aux artisanats qui posent les produits. Ça pose de plus en plus problème sur les chaudières ou les poses de fenêtres par exemple. Mais le problème ne vient pas que d’internet, même les grandes surfaces en France vendent des produits China Export."

En effet, le marquage CE européen est la preuve que le produit respecte les règles générales de sécurité et de santé. À l'inverse, le sigle China Export "n'apporte aucune de ces garanties, explique la Capeb. Il ne garantit en rien la qualité d’un produit et signale juste qu’il est fabriqué en Chine."

Pour éviter de se tromper entre les deux, la Confédération conseille "de rechercher la norme NF, qui est simultanément une certification et une marque et non un simple marquage. Les produits bénéficiant de la marque NF sont toujours soumis à des essais rigoureux et contrôlés régulièrement par un organisme indépendant. Elle peut apparaître aux côtés d’une norme EN produite par le Comité européen de normalisation".

Vérifier aussi l'espace entre les lettres C et E pour déterminer l'origine du produit comme dans la photo ci-dessous.

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15 octobre 2016 6 15 /10 /octobre /2016 10:33

En septembre 1982, les camps de réfugiés palestiniens de Sabra et Chatila situés à l’ouest de Beyrouth sont le théâtre d’un massacre perpétré par l’armée israélienne. Retour sur ces évènements qui couteront la vie à des milliers de personnes.

  

Le chef des catholiques, Benoît XVI, vient d’arriver à Beyrouth. Quand il a quitté l’aéroport, pour se rendre dans la capitale du Liban, il a emprunté la route parcourue, il y a tout juste trente ans, par un convoi de véhicules fournis par l’armée israélienne transportant des miliciens chrétiens membres des Phalanges libanaises. Comme eux, il a traversé le rond-point de l’ambassade du Koweit où se trouvait, juste à côté, un immeuble de 7 étages au sommet duquel l’armée israélienne, qui encercle les camps de Sabra et Chatila voisins, avait installé son quartier général. Comme eux, il a longé la cité sportive sous laquelle sont ensevelis des centaines de corps de Palestiniens.

Il est étonnant que la presse passe totalement sous silence que la visite du pape à Beyrouth coïncide avec le 30e anniversaire du massacre de milliers de Palestiniens vieillards, femmes, enfants dans les camps de Sabra et Chatila. Un massacre perpétré par les milices chrétiennes. Un massacre qui fut rendu possible grâce à la complicité active de l’armée israélienne. C’est dire la place insignifiante que le sort des Palestiniens occupe aujourd’hui dans la plupart des esprits occidentaux.

Devant une telle négation d’un passé qui, pour les Palestiniens et leurs amis, ne passe pas, il m’apparaît nécessaire, dans le cadre d’une indispensable lutte contre l’impunité des crimes de masse, de rappeler les faits tels qu’ils se sont déroulés il y a trente ans.

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15 octobre 2016 6 15 /10 /octobre /2016 10:29

L’actualité joue parfois de facéties qu’il est difficile de ne pas voir et parvient souvent à équilibrer une nouvelle tragique avec une nouvelle réjouissante, le tout pimenté d’une subtile dose d’ironie que beaucoup feignent de ne pas sentir, journalistes en premier. Le domaine de la sécurité routière n’échappe pas à cet intéressant phénomène.

En France, la sécurité routière, c’est plus qu’un marronnier, c’est devenu une institution. Littéralement, même, puisque ce qui était au départ un souci d’ordre social est rapidement devenu une entité politique puis institutionnelle à part entière, avec son joli petit site web, ses moyens financiers, ses campagnes de propagsensibilisation, et ses associations satellites lucratives à buts variables comme la Ligue contre la violence routière, actuellement conduite à tombeaux ouverts par Chantal Perrichon.

Ce pilotage effréné aura permis à l’association de s’introduire avec constance dans les petits papiers des gouvernements successifs depuis les années 2000, ce qui se sera très concrètement traduit par l’apparition du permis à point, d’une avalanche de nouvelles obligations règlementaires comme le siège bébé et la baisse régulière du maximum d’alcoolémie autorisé. Elle n’est pas non plus étrangère à l’arrivée des distributeurs automatiques de prunes routières, mais elle arrive cependant après le lobbying permanent et agressif de certaines entreprises privées chargées de la mise en place des systèmes en question.

Radars dont l’implantation frénétique en France a toujours été présentée comme un facteur de sécurisation des installations routières du pays et dont le but officiel de réduire la vitesse moyenne des automobilistes en les surveillant assidûment à chaque instant de leur voyage a toujours été mis bien plus en avant que les éventuelles retombées financières que ces photo-matons de grand chemin génèrent pourtant.

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15 octobre 2016 6 15 /10 /octobre /2016 10:20

Chaque semaine, la sinistrose s'étend un peu plus dans le monde paysan. 30% des agriculteurs ont des revenus équivalents à 354€ par mois.

Au 1er semestre, la permanence de prévention du suicide chez les agriculteurs Agri'Ecoute a reçu 1.700 appels, soit une moyenne de 285 appels par mois contre une centaine par mois sur la même période, un an plus tôt.

"Résignation complète"

Ce quasi-triplement est toutefois relativisé par la Mutualité sociale agricole, qui rappelle notamment que ce dispositif lancé en octobre 2014 n'a commencé à être connu qu'à compter du printemps 2015. Néanmoins, le nombre d'agriculteurs en détresse ne cesse de croître et leurs interrogations face à la situation économique du secteur prennent une tournure presque existentielle. "Il y a une interrogation dans les campagnes sur le sens de notre métier : on est là pour faire quoi ?", déclare Pascal Cormery, président de la MSA, allant jusqu'à évoquer une "résignation complète" des membres de la corporation.

"Beaucoup de mes collègues me disent : "Est-ce qu'on a vraiment besoin de nous ? Est-ce qu'on sert vraiment à nourrir la population ?"", ajoute-t-il.

Prime d'activité : déjà 200.000 demandes en 2016

Autre signe de la précarité croissante dans le monde paysan, l'explosion de la demande de primes d'activité, le nouveau dispositif pour les travailleurs à revenu modeste qui a remplacé le RSA activité : alors que la MSA attendait 60.000 demandes pour l'ensemble de 2016, elle en est déjà à 200.000 depuis le début de l'année. Des demandes qui concernent pour un tiers les chefs d'exploitation et pour deux-tiers les salariés agricoles.

Cette explosion des demandes s'explique assez facilement : en 2015, 30% des agriculteurs imposés au régime réel ont eu des revenus équivalents à 354€ par mois. En 2014, "ils étaient 18% dans cette situation", relève la MSA, inquiète de l'évolution pour 2016, alors que les chiffres concernant les récoltes de l'année n'en finissent pas de dégringoler.

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8 octobre 2016 6 08 /10 /octobre /2016 10:04

Sur le modèle de Georges Pérec, qui reconnaît lui-même s’être inspiré de l’écrivain américain Joe Brainard.

Je me souviens de Cervelle d’âne.

Je me souviens de Cervelle d’âne qui tenait boutique à Issoudun, rue du Carroir dans les années quarante.

Je me souviens qu’à Issoudun la prison était à vendre. On l’avait lu dans le « Canard Enchaîné ».

Je me souviens que, le 8 mai 1945, mon père avait joué de l’accordéon toute la journée. Et ma mère avait passé sa matinée à faire de la tarte aux pruneaux. Alors forcément la tarte aux pruneaux ça avait inspiré les boches.

Je me souviens de la distillerie de Montierchaume. Et ça avait développé la culture des betteraves sucrières.

Je me souviens du phonographe nasillard sur lequel on écoutait « Le retour des cigognes » (Lina Margy) et « Sombreros et mantilles » (Rina Ketty).

Je me souviens qu’il ne fallait pas faire le moindre bruit. D’ailleurs le père nous avait prévenus : « Je veux entendre voler les mouches »…

Je me souviens des assemblées de Chinault, les « assemblées des oeufs durs » et encore davantage de celles du catéchisme.

Je me souviens de l’affiche du pain Poilâne, avec les oreilles des ânes qui reprenaient un vol de corbeaux.

Je me souviens de Caryl Chessman cellule 2455 couloir de la mort. On l’avait affiché dans un dortoir des pions, ça nous avait valu une accusation de « vandalisme ». A Argenton sur Creuse (Indre).

Je me souviens des tombereaux qui transportaient le fumier dans les champs. On aurait dit des diables avec leurs tridents.

Je me souviens du défilé (quasiment militaire) des premiers communiants sur la place du Marché.

Je me souviens quand on allait chez le coiffeur. Je me souviens de «bien dégagé autour des oreilles».

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Publié par ROLLAND HENAULT
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8 octobre 2016 6 08 /10 /octobre /2016 10:00

Oui, vous avez bien lu mes chers amis : 7 000 SDF sont morts dans nos rues. Si l’on ramène cela à un nombre de morts par an, le nombre de SDF qui nous quittent chaque année est sensiblement identique au nombre de tués sur les routes.

Pourtant, il n’y a pas de radars sur les autoroutes de la misère !

En fait, tout le monde s’en fiche de la grande misère, de la grande détresse, de nos milliers de SDF qui meurent chaque année, ou de nos 11 000 suicidés (et 200 000 tentatives). Nous préférons cacher ces réalités et fantasmer un monde idéal et stupide.

Alors me direz-vous, d’où viennent ces chiffres ? Et vous aurez raison ! Rassurez-vous, ils ne proviennent pas d’un sous-site Internet d’un vague groupuscule “d’esssstrême” gauche qui souhaiterait montrer que la gauche de Valls, c’est la droite, ni même des fascistes de “l’esssstrême droate” qui voudraient ainsi montrer qu’avant d’accueillir des migrants par milliers, on ferait mieux de s’occuper de ceux déjà là.

Non mes amis, ni l’un ni l’autre. La source c’est Le Quotidien du Médecin, et cet article a été écrit par un docteur. Oui, un médecin qui fait face à la misère, à la maladie, à la mort des autres. Il n’y a rien de politique là-dedans. De l’humain, évidemment, mais justement pas d’homme d’État, intercesseur d’une politique devenue ces dernières décennies totalement inhumaine.

Le Quotidien du Médecin est sans doute la meilleure revue et la plus indépendante à l’attention des professions médicales et de santé (mais c’est accessible à tous). Leurs articles sont de très grande qualité.

Alors oui nous parlons de la crise et de ses effets, du système économique aussi et de son effondrement mais pour le moment, ce n’est pas tant le système qui s’effondre que le niveau de vie des classes moyennes partout dans le monde occidental sous la pression d’un ajustement massif vers le bas lié à la mondialisation.

Alors salariés aujourd’hui, SDF demain, la chute peut être rapide et très brutale, la précarité, sans les solidarités familiales, est très réelle et les gens très fragiles.

Derrière les SDF, très souvent, des grands blessés de la vie. Mes propos ne visent pas à être moralisants mais simplement à montrer à quel point nos préoccupations sont avant tout dictées par les émotions télévisuelles, que nos indignations sont très “programmées”. Aujourd’hui, il faut se préoccuper du migrant (je n’ai rien contre les migrants). En revanche, nous oublions tous les autres ou presque parce que la boîte médiatique fonctionne de cette façon-là et que ce qui n’a pas été vu à la télé n’existe pas.

Nos politiques nous ont effectivement abandonnés, ils nous ont tous abandonnés, à commencer par les plus faibles et plus fragiles d’entres nous et dans cette catégorie, il n’y a pas que les SDF : il y a aussi tous ceux qui sont en marge de la société ou malades.

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8 octobre 2016 6 08 /10 /octobre /2016 09:46
Shimon Peres, le faux pacifiste

Un grand pacifiste nous a quittés…

Il s’agit de M. Shimon Peres dont la carrière politique et diplomatique se résume à deux grandes étapes :

• dans la première, il a fait la guerre sans discontinuer au monde arabe et aux Palestiniens et il a illégalement doté Israël de la bombe atomique.

• Dans la seconde, il a conclu les accords d’Oslo et, quand ceux-ci eurent été torpillés par les faucons israéliens, il a benoîtement continué à participer aux ors du pouvoir en devenant président de la République… et en torpillant le Parti travailliste israélien pour fonder le parti Kadyma avec des gens de la droite dure…

Bref, il a très bien réussi à faire la guerre et il a complètement raté la paix. Il méritait donc bien de retrouver MM. Kissinger et Obama parmi les « Prix Nobel de la Paix » tels que les aime l’Occident impérialiste… vraies faucons et fausses colombes.

Déjà l’historien latin Tacite notait, en parlant de l’impérialisme romain : « ubi solitudinem faciunt, pacem appelant » : quand ils créent un désert, ils le nomment « paix »…

Bref, prière de ne pas confondre Pérès et Jaurès et plus que jamais, la paix s’appelle JUSTICE POUR LE PEUPLE PALESTINIEN !

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8 octobre 2016 6 08 /10 /octobre /2016 09:42

Des journalistes font part de leur vive inquiétude à propos du projet de loi intitulé «égalité et citoyenneté» qui pourrait réduire dangereusement la liberté de la presse.

Ce texte est examiné par le Sénat depuis mardi. Il entend vider de son contenu la loi du 29 juillet 1881, sous couvert de lutter contre les abus d'Internet. Le Sénat s'apprête à remettre en cause ce texte fondateur sans concertation préalable avec les représentants des journalistes.

De quoi s'agit-il? Les sénateurs envisagent notamment de jeter à la poubelle le principe de la prescription des délits de presse - à commencer par la diffamation - au bout de trois mois, à compter de la date de publication: sur le support Internet, ces infractions deviendraient, de fait, imprescriptibles, au même titre que les crimes contre l'humanité.

Ainsi, les contenus audiovisuels rediffusés ou disponibles conjointement en ligne (podcasts, replays, etc.), pourront être poursuivis indéfiniment, ce qui introduit une discrimination manifeste entre les médias et les supports. De même, selon le texte sénatorial, la presse en ligne, uniquement disponible sur Internet, se trouve totalement discriminée par rapport à la presse diffusée à la fois sur support papier et Internet, puisqu'elle sera, par nature, exclue de la prescription trimestrielle et soumise à un risque d'action tant que ses articles seront en ligne.

Par ailleurs, le texte prévoit de supprimer une garantie fondamentale des droits de la défense, reconnue comme telle par le Conseil constitutionnel. Aujourd'hui, c'est à celui qui s'estime diffamé ou injurié de préciser exactement par quel passage, et de qualifier le délit (injure, diffamation ou autre). S'il se trompe, son action est déclarée nulle par le tribunal. Ce système, très protecteur de la liberté de la presse, est remis en cause par le Sénat qui ouvre la voie à des poursuites judiciaires dans lesquelles le journaliste devra se défendre sans savoir exactement ce qui lui est reproché.

Enfin, les sénateurs entendent autoriser le contournement de la loi de 1881, en permettant les actions en justice sur le fondement d'une simple faute civile. Du coup, toute personne, qu'il s'agisse d'un particulier ou d'une entreprise, pourra exiger des dommages et intérêts pour un article qui lui déplaira.

​Voir la liste des signataires

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8 octobre 2016 6 08 /10 /octobre /2016 09:38

En juillet dernier, le suicide d'un facteur avait révélé l'état critique de la situation. Charles Griffond, salarié depuis 34 ans de l'entreprise, avait mis fin à ses jours en incriminant le groupe dans deux lettres laissées derrière lui. «Depuis quelques années, La Poste a petit à petit détruit ses employés, les vrais postiers, ceux qui avaient le contact avec les gens, écrivait-il. Alors bougeons avec La Poste et mourrons grâce à La Poste».

Charles Griffond n'est malheureusement pas un cas isolé. Neuf facteurs se seraient suicidés ces trois dernières années, précise RTL, et cinq auraient réchappé à une tentative de suicide sur le lieu de travail. En cause, des réorganisations - mal gérées - au sein de La Poste. En dix ans, la fréquentation des bureaux de postes est passée de 2,7 millions de clients par jour à 1,6 million. En 2014, 992 bureaux de postes ont connu une activité d'une heure par jour ou moins… Une baisse d'activité qui entraîne aussi une baisse d'effectifs, impactant directement les postiers. «Je n'ai jamais fini à l'heure, témoigne ainsi à RTL un facteur en CDD aujourd'hui en arrêt maladie pour burn-out. Je sortais de cet enfer, il était midi et je savais que je n'avais pas encore fait le quart de ma tournée. Et donc vous pleurez», explique-t-il, alors qu'il réalisait en moyenne quatre heures supplémentaires -non rémunérées pour pouvoir venir à bout de sa tournée.

Ça n'est pas la première fois que les conditions de travail au sein de La Poste sont pointées du doigt. En 2014, le syndicat Sud-PTT s'inquiétait déjà des réorganisations «incessantes», qui «accentuent le caractère pathogène des organisations de travail». En 2013, suite au suicide d'un cadre de la direction de la communication, le cabinet Catéis soulignait dans un rapport l'état de santé «préoccupant, voire inquiétant sur les derniers mois» d'une partie des personnels de la direction de la communication.

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