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14 mars 2020 6 14 /03 /mars /2020 10:10

Sans surprise, après 3 jours d’un procès en extradition qui a rapidement tourné à la caricature de justice politique, Julian Assange a été ré-expédié pour pourrir au fin fond des oubliettes de la prison de haute sécurité de Bellmarsh. Il n’aura, durant ces trois jours, jamais pu réellement accéder à ses avocats, embastillé jusque dans la salle d’audience au sein d’une cage de verre. Lui interdisant même d’entendre les débats. Il aura fallu que Julian Assange, affaibli à l’extrême se révolte, pour que la juge Galbraith – craignant pour la validité d’un procès trop visiblement inéquitable- demande à la défense de déposer une demande de libération conditionnelle. Mais jeudi, les avocats de Assange et de façon incompréhensible n’en auront rien fait… Mardi, ils avaient même réussi à plaider alors qu’Assange était absent du box, jusqu’à ce que là encore, la juge Galbraith s’en inquiète… stupéfiant jusque pour les journalistes du Monde.

Si l’étrange stratégie de défense de l’équipe d’avocats pose bien des questions, la mobilisation populaire elle est bien là. À l’image du collectif de soutien qui a fait le déplacement depuis la France, mobilisant notamment de nombreux gilets jaunes, et contrastant avec le silence médiatique entourant le procès Assange. Pourtant les rédactions de l’ensemble de la presse internationale connait et la valeur des révélations faites par Assange et Wikileaks et le soin apporté à leur diffusion : et pour cause, c’est à ces rédactions que Wikileaks en avait communiqué la primeur.

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Bravo les Suisses !

"Nous vous écrivons de Genève où la Résolution du député cantonal Vert genevois, Jean Rossiaud, a été traitée ce soir au Grand Conseil (parlement genevois).

Nous avons la grande Joie de vous annoncer que cette Résolution a été acceptée à une large majorité de 57 voix pour, 16 non, et 4 abstentions.
De plus, le pouvoir Exécutif du Canton de Genève (Conseil d’Etat) va soutenir cette Résolution auprès du gouvernement suisse (Conseil fédéral) !

Ce qui est exceptionnel, c’est qu’il y a eu une convergence entre la gauche avec Les Verts, le parti socialiste (PS) et Solidarités, une partie de la droite avec le parti démocrate chrétien (PDC), et la droite populiste avec le Mouvement citoyen genevois (MCG) et l’Union démocratique du centre (UDC).

C’est une magnifique victoire pour Julian Assange et pour nous tous, dans la tradition humaniste de Genève !

La décision finale appartient au gouvernement suisse. Dès lors, le Conseiller d’Etat genevois Mauro Poggia va présenter cette Résolution au Conseil fédéral (gouvernement suisse), composé de 7 membres. Nous vous tiendrons informés.

Nous profitons de ce message pour remercier très chaleureusement les membres de Wikijustice pour votre magnifique travail, dont en particulier Monika Karbowska, Véronique Pidancet Barrière et Aymeric Monville."

Avec nos cordiales salutations,
Le syndicat Adetra, Genève

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14 mars 2020 6 14 /03 /mars /2020 09:52

Ce projet de serre tropicale géante, c’est, dans le nord de la France, maintenir en permanence à 26-28° un immense dôme de 20 000 m² équivalent à la surface d’environ 3 terrains de football. C’est une aberration énergétique.

Ce projet, c’est "exposer" hors de leurs milieux naturels des animaux et des végétaux exotiques. Le maintien dans une "prison de verre" d’insectes, d’oiseaux, de poissons, de reptiles et de mammifères n’est pas en phase avec la préoccupation de plus en plus marquée et légitime de notre population envers le respect des animaux et de la biodiversité en général. De plus les risques de dispersion d’espèces exotiques (insectes notamment) dans nos milieux ne sont pas à exclure.

Ce projet, c’est l’accroissement d’un trafic routier local déjà surchargé en raison de la proximité immédiate des plages de la côte d’Opale : 500 000 visiteurs sont prévus chaque année (parking de 625 places pour véhicules légers et 20 bus + 378 places "potentielles") alors que la serre sera immédiatement à côté du Centre hospitalier de l’arrondissement de Montreuil (CHAM) créé précisément hors agglomération pour en améliorer l’accessibilité.

Ce projet, c’est la disparition de plus de 9 hectares de terres agricoles incluses dans un projet de ZAC alors que les surfaces artificialisées du Pas-de-Calais atteignent déjà 15% contre 10 % au niveau national. La bétonisation de terres pour un projet inutile est inacceptable.

Lire la suite et signer la pétition

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22 février 2020 6 22 /02 /février /2020 11:24

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22 février 2020 6 22 /02 /février /2020 11:15

Selon une information du Scottish Sun, des centaines d’Écossais sont secrètement inscrits dans une base de données de la police – pour avoir raconté des blagues offensantes en ligne.

La police écossaise a enregistré plus de 3.300 « incidents haineux », tels que le partage de blagues offensantes sur les médias sociaux, même si ceux-ci n’impliquent aucun délit.

Mais des comédiens et des militants affirment que cela revient à “fliquer” abusivement le public et que cela constitue un danger pour la liberté d’expression.

Les agents suivent actuellement les directives officielles qui stipulent que les blagues apparaissant motivées par l’hostilité envers la race, la religion ou une personne transgenre sont inscrites « indépendamment de toute preuve permettant d’identifier l’élément de haine ».

Le très sérieux Times raconte que 858 incidents “non criminels” ont été enregistrés par les systèmes de la police écossaise l’année dernière – plus de deux par jour !

L’Angleterre et le Pays de Galles ne sont pas en reste : on y a fiché 120.000 “incidents” sur la même période.

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22 février 2020 6 22 /02 /février /2020 11:09

Le tatouage, c’est le kitch absolu érigé en art, en culture, en philosophie de vie, une quintessence de mauvais goût de personnes moutonnières au possible. Les dessins vieillissent mal, sans exception et en plus, il faut être inconséquent pour penser qu’il puisse être sain d’injecter de l’encre, souvent venant de Chine, sous la peau. On pressent qu’il y a un risque de toxicité élevé… et c’est confirmé par des nouvelles récentes :

Les conclusions, rendues publiques en juillet dernier [2016], montrent que les encres – pour la plupart importées des États-Unis – contiennent des produits dangereux: 43% des échantillons testés renferment des hydrocarbures aromatiques polycycliques, 14% des amines aromatiques primaires, 9% des métaux lourds et 11% sont contaminés par des micro-organismes.
En 2015, l’Association des chimistes cantonaux de Suisse (ACCS) a contrôlé 229 produits utilisés dans les salons, dont 206 couleurs de tatouage et 23 couleurs de maquillage permanent. Les résultats se sont révélés effrayants: 56% des échantillons testés étaient non conformes, car contenant des produits nocifs et interdits.
« A court terme, l’injection peut engendrer des inflammations cutanées assez fortes et/ou des allergies, répond Patrick Edder. Et à plus long terme, il y a aussi un risque plus élevé de développer des tumeurs, puisque certaines de ces encres incriminées contiennent des substances identifiées comme cancérigènes."

Par ailleurs, il est spécialement comique de voir les corps de bobos, adeptes du bio, de la nature, du pur, opposants à notre société mercantile, être couverts de tatouages.

Ces comportements moutonniers et autodestructeurs font vivre toute une « industrie » du body-art, à commencer par les usines d’encre… Mais aussi des sociologues spécialisés dans ce phénomène qui expliquent avec des théories et un langage recherché que les tatouages épidermiques demeurent une marque d’engagement. Ensuite, des anthropologues du tatouage contemporain qui enrichissent le monde académique de leur profond savoir (Elise Müller, auteur du livre Une anthropologie du tatouage contemporain). Des galeries de tattoos, des salons internationaux, des concours de tatouage... et une pléthore de dermographeurs, qui seraient également considérés comme une catégorie d’artistes à part. Contrairement aux graffitis, un « art » de la même catégorie, le tatouage, ça paie bien.

Toutefois, une décision de Bruxelles pourrait signer la mort de plusieurs studios de tatouage en Suisse. En cause, le pigment Blue 15 qui sert de base à de nombreuses encres colorées. Selon l’Agence européenne des produits chimiques, cette substance serait, entre autres, cancérigène.

Lire l’intégralité

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2 février 2020 7 02 /02 /février /2020 09:52

Décidément ce président Macron n’est pas une fine lame.
Se faire photographier au Festival d’Angoulême avec un T.Shirt dénonçant (très poliment) les violences policières, c’est pas ce qu’on appelle de la haute stratégie.
Visiblement, notre président ne connaît pas les usages de sa charge ni ceux de sa langue. Son commentaire en donne un parfait exemple.
Il a dit qu'il «récusait le terme de violences policières», assurant que «la violence est d'abord dans la société». Et il a ajouté : «S'il y a des policiers et des gendarmes qui ne respectent pas la déontologie, et je l'ai dit très clairement, je souhaite qu'ils soient poursuivis et sanctionnés de manière exemplaire.»

D’abord, si on nie qu’il y a eu des violences policières, on doit refuser de brandir un T.shirt qui exprime l’idée contraire. Si on accepte de le faire, c’est qu’on n’a pas le courage de se dérober. Un sérieux manque d’autorité de la part d’un chef d’Etat !
Ensuite d’après Macron, les violences ne seraient pas policières, mais sociétales. Les policiers n’appartiennent donc pas à la société ? D’où sortent-ils alors ? Et pourquoi se mêlent-ils de nos affaires ? Retournez dans votre société, messieurs les flics et surtout, restez-y !
Ceci dit, ils n’ont pas apprécié le comportement de leur chef suprême, nos policiers, ils ont trouvé ça « choquant ».  Autant qu’un tir de LBD ?… Et cette déontologie policière dont cause notre maître, c’est imprimé où ? Il y aurait donc un serment d’Hippocrate policier qui ferait jurer au flic de prêter assistance au manifestant en détresse ?
Une fois de plus, les mots sont inappropriés.
Enfin dernière question : de quelle déontologie relève l’utilisation dans des manifestations de rues de gaz cyanuré réservé aux conflits armés ? Celle du flic ou celle du chef de l’Etat ?

Changeons de sujet. Dans le procès Sarah Halimi, la cour d’appel a jugé le meurtrier pénalement irresponsable. Du coup, la presse, notre petit président, et la communauté juive se sont beaucoup offusqués de cette décision. (Pénible d’ailleurs, cette manie de faire parler une communauté par la bouche de quelques uns.) Ils ne discutent pas le fait que l’accusé soit barjot (pour que les experts des tribunaux l’admettent, faut que le cas soit vraiment criant), mais ils restent sur leur faim. Le criminel va encore pouvoir se balader tranquillement dans son asile. Pour les avocats de la victime, c’est la porte ouverte (les portes des asiles sont pourtant bien fermées) à la barbarie.  Ils ont même ajouté : «  Alors toute personne atteinte d'une bouffée délirante car elle aura pris des substances illicites se verra exonérée de responsabilité pénale ? C'est hallucinant. »
Hallucinogène, en tout cas.

 

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2 février 2020 7 02 /02 /février /2020 09:38

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2 février 2020 7 02 /02 /février /2020 09:03

Une nouvelle fois, les journalistes font les gros titres sur une “terrrrrible pandémie” qui menace l’humanité : le coronavirus du Wuhan, en Chine.
Ils sont contents. Le public commençait à se lasser des grèves, des attentats, des derniers commentaires de Macron à un instituteur, ou du dernier coup de pied d’un policier à un manifestant.
Un bon petit virus bien mortel pour faire monter l’audimat.
Un bon petit virus bien mortel, inconnu des scientifiques, arrivant d’une région mystérieuse d’Orient et menaçant d’infecter l’humanité toute entière, rien de tel pour faire grimper l’audimat à bon compte.
   “Pékin annule les festivités du Nouvel an chinois”, annonce le journal Le Monde sur le ton de la tragédie, comme si chacun de nous, dans nos villages de Normandie, d’Alsace ou de Dordogne, devions recevoir cette nouvelle comme une terrible déception, un signe avant-coureur de l’apocalypse à venir.
   “Faut-il craindre un nouveau Sras ?”, s’angoisse un journaliste de France-Info, comme s’il évoquait une catastrophe de grande ampleur ayant laissé des traces terribles.
   Et enfin, le plus drôle : “En Chine, la Grande Muraille en partie fermée à cause du coronavirus” (Huffington Post). L'internaute qui ne lit que le titre (99 % des cas) imaginera les Chinois se barricadant derrière leur muraille pour se protéger du virus assaillant le pays comme jadis les hordes mongoles venues des steppes glacées. Quelle belle image ! A défaut d'une authentique Troisième Guerre mondiale, que de frissons délicieux !

Sous l'avalanche d'articles alarmistes, impossible pratiquement de retrouver les déclarations du Chef du service des maladies infectieuses de l'hôpital Bichat à Paris, qui explique que les patients arrivés de Chine "vont bien", ne présentent "pas de signes de gravité", et que "la probabilité d'une épidémie en France est extrêmement faible" .

Pour mémoire, l’épidémie de Sras qui a occupé les médias (et les esprits) pendant de nombreux mois, à coup de milliers d’articles et flash d’information, a fait en tout et pour tout… 700 morts.
L’épidémie d’Ebola de 2014, annoncée comme une probable pandémie mondiale avec des millions de morts à la clé, a fait en tout… 11400 morts.
La grande “grippe mexicaine” de 2009-2010, rebaptisée grippe porcine pour ne pas vexer les Mexicains, puis grippe H1N1 pour ne pas vexer les éleveurs bretons, n’a fait aucun mort de plus que la grippe saisonnière qui se produit chaque année. Le virus s’est révélé très peu pathogène.

Concernant ce coronavirus du Wuhan, on parle aujourd’hui de 80 décès, qui ont touché des personnes âgées (moyenne d’âge : 75 ans) souffrant pour la plupart de problèmes de santé graves comme des cirrhoses du foie, le diabète et la maladie de Parkinson.
Selon le Dr W. Ian Lipkin, épidémiologiste à l’université de Columbia et conseiller de l’OMS et du gouvernement chinois lors de l’épidémie de SRAS, interrogé le 23 janvier 2020 dans le New York Times :
“La majorité des cas mortels sont des personnes âgées et/ou ayant une maladie chronique augmentant leur sensibilité aux maladies infectieuses”.
Surprise, surprise !!

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2 février 2020 7 02 /02 /février /2020 08:50

Depuis 2017, Total souhaite produire du carburant à base d’huile de palme dans une raffinerie d’importance mondiale à La Mède près de Marseille. Un projet combattu par nombre d’associations écologistes, dont Sauvons la forêt avec sa pétition de plus de 250 000 signatures.

Fin 2018, les députés français décidaient, contre l’avis du gouvernement, de ne plus considérer l’huile de palme comme biocarburant. Fini donc l’avantage fiscal favorisant son incorporation dans le diesel à partir du 1er janvier 2020. Une sage décision obligeant Total à remettre en cause son projet.

Le groupe pétrolier avait alors menacé de fermer son site industriel, déploré un manque à gagner de 70 à 80 millions d’euros, déposé un recours auprès du Conseil constitutionnel et fait un intense lobbying des députés pour modifier la loi de finances 2020. Mais toutes ses manœuvres ont échoué, notamment grâce à l’action de l’association Canopée.

Mais fin 2019, le gouvernement est venu discrètement à l’aide de Total : par le biais d’une simple note des douanes, les distillats d’acides gras de palme (PFAD), l’un des principaux produits que Total prévoit d’utiliser dans sa raffinerie, sont désormais classifiés comme "résidu".

Une décision importante qui permettrait à Total de bénéficier, pour ses biocarburants subitement requalifiés "avancés", d’un avantage fiscal encore plus important que celui supprimé par le Parlement. Un comble car ces PFAD sont un co-produit de la fabrication d’huile de palme brute et ne doivent en aucun cas être considérés comme des déchets.

Source et pétition

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25 janvier 2020 6 25 /01 /janvier /2020 10:52

Pour faire baisser la part des retraites dans le PIB (aujourd’hui 13,8 %, mais la Commission européenne voudrait la ramener à moins de 12 %) et éviter le déficit qui s’annonce (qui est, en réalité, surtout dû à la non-compensation des exonérations de cotisations sociales par l’État et à la baisse de la masse salariale de la fonction publique), le gouvernement a choisi d’imposer le modèle de la retraite à points, que réclamaient en chœur le patronat et la Commission européenne, sans oublier Laurent Berger et Thomas Piketty. C’est le pire qui existe. Dans ce système, ce n’est plus le salaire de référence mais le nombre de points accumulés qui sert de base pour chiffrer la pension. Au lieu de travailler durant un certain nombre d’années pour obtenir une retraite complète, on cotise pour acheter un certain nombre de points, la valeur de service du point n’étant connue qu’au moment du départ en retraite. Par ailleurs, toute la carrière est prise en compte dans le calcul des retraites, et non plus seulement les quinze dernières années d’activité, ce qui pénalise les carrières morcelées, notamment celles des femmes.

On assure que la valeur du point ne baissera pas, mais cette promesse n’a aucun sens dans la mesure même où cette valeur dépend de l’évolution de la conjoncture, laquelle est largement imprévisible. En cas de crise financière généralisée, la valeur du point diminuera automatiquement. Dans les faits, tous les pays qui ont adopté le système à points ont vu la situation des retraités se dégrader. En Suède, pays cité en exemple par Macron, le montant des retraites représente, aujourd’hui, 53,4 % du salaire de fin de carrière, contre 60 % il y a encore vingt ans, et le taux de pauvreté des plus de 65 ans a atteint, en 2018, 15,8 % (contre 7,3 % pour les Français). Ce taux de pauvreté des seniors atteint 18,7 % en Allemagne, et même 21,6 % au Royaume-Uni ! En France, l’adoption de ce système devrait entraîner, pour pratiquement toutes les catégories de population, à quelques rares exceptions près, une baisse moyenne de 20 % des pensions par rapport aux salaires des actifs, ce qui incitera bien entendu à travailler toujours plus longtemps (pour acquérir un plus grand nombre de points) ou à se tourner vers la capitalisation.

Tel est, d’ailleurs, sans doute, l’objectif réel de la réforme : inciter les salariés à jouer leur retraite en Bourse et vendre le marché des retraités aux compagnies d’assurance, aux fonds de pension et aux marchés financiers. Le 10 mars 2016, parlant devant un parterre d’organisations patronales, François Fillon avait vendu la mèche : « Le système de retraite par points, en réalité, ça permet une chose qu’aucun homme politique n’avoue : ça permet de baisser chaque année la valeur des points et donc de diminuer le niveau des pensions. »

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