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19 octobre 2019 6 19 /10 /octobre /2019 11:02

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Publié par ELIZABETH
19 octobre 2019 6 19 /10 /octobre /2019 10:57

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Publié par ELIZABETH
19 octobre 2019 6 19 /10 /octobre /2019 10:50

Le bureau de l'Assemblée nationale a accordé une hausse de 33% du remboursement des frais d'hébergement à Paris des députés. Il s'agit de "tenir compte du niveau élevé des loyers parisiens", selon le rapport des élus questeurs (chargés de la gestion du budget de l'Assemblée) qui ont porté le plafond de cette indemnité de 900 à 1200 euros, ce qui correspond au "montant que le Sénat a retenu depuis 2017".

"Parmi les 104 bénéficiaires de la dotation d'hébergement au 1er septembre 2019, seuls 7 députés acquittent un loyer inférieur à ce plafond", soulignent les questeurs, trois députés (2 LREM, 1 LR) chargés de la gestion de l'Assemblée. Les 97 autres élus peuvent néanmoins imputer le différentiel entre le loyer parisien qu'ils paient et le plafond de leur indemnité logement sur leur IFRM (indemnité représentative de frais de mandat).

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19 octobre 2019 6 19 /10 /octobre /2019 10:44


Extrait d’une interview du Dr D. Sayag – Vétérinaire :

"En France, nous ne disposons pas de toutes les molécules nécessaires pour soigner les animaux atteints de cancer.
Dans tous les pays où mes confrères et moi-même avons pu exercer, en Suisse, en Belgique et au Canada, nous avions accès à toutes les molécules dont nous avions besoin.
Des gens vont jusqu’à s’expatrier pour pouvoir pratiquer les meilleurs soins possibles sur leurs animaux de compagnie !
De plus, en France, certaines molécules ne sont accessibles qu’aux « pharmacies hospitalières ». Or, les cliniques vétérinaires – qui sont pourtant des hôpitaux – ne peuvent pas prétendre à cette autorisation. La France est le seul pays au monde, à ma connaissance, à appliquer cette contrainte."

Lire l'intégralité

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19 octobre 2019 6 19 /10 /octobre /2019 10:35

La Coalition internationale a incendié, le 16 octobre 2019, l’usine Lafarge de Jalabiyeh (à la frontière turque, au nord d’Alep), avant que l’armée arabe syrienne n’en prenne possession.

Ainsi disparaissent les traces d’une opération secrète de première importance

Cette usine avait livré 6 millions de tonnes de ciment aux jihadistes afin qu’ils construisent des fortifications souterraines et puisse livrer une guerre de position, conformément à la stratégie décrite par Abou Moussab « Le Syrien » dans son livre de 2004, La Gestion de la barbarie. Par la suite, cette usine avait abrité les forces spéciales norvégiennes et françaises qui ont mit le feu avant de fuir.

En 2016, un site internet turc, Zaman Al-Wasl, avait publié des e-mail des dirigeants de Lafarge entre eux attestant que la multinationale entretenait des liens avec Daesh. Une enquête avait été ouverte en France à la demande d’employés syriens qui s’estimaient lésés. Le quotidien Le Monde avait alors publié sa version des faits visant à masquer :
- le lien de la multinationale avec la CIA dans diverses opérations, notamment des transports d’armes lors de la guerre contre l’Iraq ;
- le lien de Lafarge avec la secrétaire d’État US, Hillary Clinton (ancienne administratrice de la firme) ;
- le lien de la multinationale avec la DGSE durant la guerre contre la Syrie ;
- et la construction des infrastructures jihadistes en Syrie.

L’aviation russe, qui dispose de bombes pénétrantes, détruisit durant six mois ces fortifications —les plus importantes sur un champ de bataille depuis la Seconde Guerre mondiale—, permettant ainsi à l’Armée arabe syrienne de libérer son territoire.

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19 octobre 2019 6 19 /10 /octobre /2019 10:31

George P. Smith, le lauréat 2018 du Prix Nobel de Chimie, a appelé au boycott d’Israël, lors de sa conférence au 14è Symposium de Hancock, et à la cessation de toute aide militaire à Israël par les USA.

George P. Smith s’est adressé au public de Westminster College sur la lutte palestinienne pour l’égalité des droits de ceux qui vivent en Israël et l’exode palestinien de 1947-49, également connu sous le nom de Nakba.

« Une catastrophe s’est produite en Palestine. Plus de la moitié du peuple indigène arabo-palestinien a été chassée de la partie de la Palestine qui allait devenir Israël », a déclaré Smith.

Durant la Nakba, des pillages de masse se sont produits dans diverses villes comme Lydda et Ramle. Plus de 50 000 Palestiniens ont été déplacés de ces deux villes.

Son exposé s’est centré sur les murs physiques qui séparent les Israéliens des Palestiniens et sur les raisons pour lesquelles ces murs devraient tomber.
A commencer par “la barrière à la frontière” avec Gaza « Elle me fait penser à un mur de prison et c’est encore pire. Car la bande de Gaza est sous blocus militaire depuis 70 ans et Israël a empêché les gens vivant là d’avoir accès au monde extérieur.”

Il a rappelé la destruction par Israël de l’aéroport de la bande de Gaza comme l’empêchement de la construction d’un port maritime.

Il également souligné que la plupart des Gazaouis tués dans les bombardements israéliens sur la bande de Gaza, en 2014, étaient des civils. « Les Israéliens ont tué 550 enfants de Gaza et les Gazaouis seulement un enfant israélien avec leurs roquettes » .

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12 octobre 2019 6 12 /10 /octobre /2019 10:05

Au début, c'est pas trop coriace
C'est qu'un air de rentrée des classes
Ça sent l' cuir neuf que l'on harnache
Sur les épaule d'un tout p' tit mec
Des coups à faire pleurer les vaches
Si elles étaient pas dans l' bifteck
Tout au fond du rayon bidoche
Où y a promo sur les taloches.
On tanne le cuir des fortes têtes
Ça fait valser les étiquettes
Sur les feuilles, il en pleut des tonnes
Et voilà, c'est encore l'automne.

Les autres feuilles tombent pour l'armistice
Mais les poèmes ils en pâtissent
Vu qu' y a des techniciens d' surface
C'est au laser qu'ils les ramassent
Ils manipulent d'un doigt rusé
Leurs balais informatisés
Putain d' sale temps pour les poètes
Tous les artistes sont au repos.
Alors ils lorgnent les boîtes aux lettres
Pour voir tomber les feuilles d'impôt
Mais ils voient bien qu'il y a maldonne
Et voilà, c'est encore l’automne.

La secrétaire est très hâlée
C'est qu'elle r'vient d'où elle est allée
Même qu'elle s'était dans son Club Mèd'
Amourachée d'un Bac plus deux
Qui l'a laissée seule dans la merde
Ils sont grossiers ces p' tits merdeux
Pleure pas, fillette, t' as rien perdu
Il était con, moche et tordu.
Laisse-le partir vers le commerce
Env' loppé dans son BTS
Y a vraiment qu' lui qu' ça impressionne
Et voilà, c'est encore l’automne.

J' pensais pas qu' j'aurais pris perpète
Pense le prolo de soixante berges
En lorgnant la maison d' retraite
Il croyait qu' ce s'rait une auberge
En fait c'est pareil qu'à l'usine
Y a un self mais y a pas d' bibine
Allons pleurniche pas, t'es un homme
T'apprendras à bouffer l' Valium
La fin c'est pas aussi tragique
C'est jamais qu' des produits chimiques
Et des cellules qui s' désordonnent
Et voilà, c'est jamais qu' l'automne.

 

ROLLAND HENAULT

(extrait CD "Elizabeth" 1998 : Les Temps sont durs - Editions de l'impossible)

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29 septembre 2019 7 29 /09 /septembre /2019 09:50

L’explosion de jeudi dernier à Rouen,  a permis au journal 20 minutes de pratiquer un euphémisme remarquable en titrant : « Un nuage de fumée un peu toxique mais pas trop traverse les Hauts-de-France » (sic).
Et la mort de Chirac est arrivée à point nommé pour étouffer gentiment la catastrophe. On peut même se demander si on l’a pas débranché dans ce but, le vieux, pour un dernier mensonge post mortem…

En vérité la situation à Rouen est tragique.

Dans une interview à Paris-Normandie, le chef des pompiers, J.Y. Lagalle critique la communication de la Préfecture qui a martelé, en substance, que les analyses menées jusqu’à présent n’avaient rien relevé d’anormal. Jean-Yves Lagalle prévient : « Nous n’avons pas relevé de pollution toxique aiguë dans l’air, néanmoins ces fumées sont toxiques, comme toute pollution. La toxicité aiguë signifie que vous rentrez dans un nuage d’ampleur, vous respirez, vous mourez immédiatement. On n’en est pas là, mais il ne faut pas rester sous le vent des fumées ».

Les conséquences de cet accident industriel seront connues dans toute leur ampleur dans quelques années. Au lendemain de l’incendie, ce que l’on sait n’est pas rassurant. Le site officiel de la préfecture demande aux éleveurs de nourrir leurs animaux avec du fourrage d’hiver, aux cultivateurs de ne pas récolter, aux maraîchers de ne pas commercialiser leurs produits. La Seine-Maritime est une terre agricole fertile, et le nord du département une région d’élevage réputée pour ses fromages. Quant aux particuliers, ils ne savent pas comment nettoyer leurs jardins. Mais le pire reste sans doute à venir : les nappes phréatiques seront polluées pour de longs mois, la Seine a reçu des millions de litres d’eau souillée qui, déjà, ont atteint la Manche ; la production agricole est sans doute gâtée pour partie. Et les conséquences pour la santé apparaîtront plus tard. Même dépourvues de toxicité aiguë, les fumées ont un potentiel cancérigène certain.

Mais pour les autorités, tout va pour le mieux, et ça me rappelle avril 1986, quand la France apprenait que le nuage de Tchernobyl s’était arrêté à la frontière… Sarkozy le retenait par la force des bras. C’était sous le gouvernement Chirac… Déjà lui.

Ça me rappelle aussi un autre événement, beaucoup plus récent, survenu à Achères (78) le 3 juillet dernier : l’incendie de la station d’épuration. On relevait sept jours plus tard dans la Seine 7,5 tonnes de poissons morts. Et c’était sûrement pas terminé, comme l’expliquait le Préfet des Yvelines dans un communiqué : « Le SIAAP (propriétaire de l’usine) annonce que l’unité de clarifloculation détruite par l’incendie sera reconstruite dans un délai de trois ans. Lors des journées de grandes pluies, et ce jusqu’à l’ouverture  de la nouvelle unité (dans trois ans), des risques de mortalité piscicole sont annoncés » (sic).

Trois ans pour enrayer la crise, eh bien mon gars, c’est pas du rapide ! Faudra nous donner le nom du concepteur de cette station !… Un parent de celui de Fukushima, peut-être ?…

Et nos bons écolos pendant ce temps-là préparent une énième convention sur le climat, et agite devant nous le nouveau pantin médiatique, Greta Thunberg, horrible gosse qui me donne des cauchemars !

Heureusement nos chefs continuent de s’engraisser, les moins malins se faisant rappeler à l’ordre de temps en temps (avant de pouvoir recommencer), comme l’ancien Garde des Sceaux, Jean-Jacques Urvoas poursuivi pour “violation du secret”. Il avait transmis au député Thierry Solère un document confidentiel dans une enquête pénale. Pas mal pour le chef de la Justice !

Isabelle Balkany, elle, récupère le titre et… les indemnités de son époux Patrick. Chez les Balkany, lorsqu’une porte se ferme, une fenêtre s’ouvre…

Enfin, nous sommes contents de savoir que nous payons encore, pour Giscard d’Estaing, Sarkozy et Hollande, âgés respectivement de 93, 64 et 65 ans :

– une retraite d’environ 6.000 euros bruts par mois, s’ajoutant aux éventuels salaires et pensions issus d’autres fonctions
– le passage au Conseil constitutionnel qui leur rapporte 11.500 euros nets par mois
– deux fonctionnaires de la police nationale mis à leur disposition
– un collaborateur pour le secrétariat personnel de leur compagne ou épouse
– un appartement de fonction meublé et équipé, dont la maintenance et les charges, y compris le téléphone, sont assumées par l’État
– deux employés affectés au service de cet appartement
– sept collaborateurs permanents, nombre ramené à trois cinq ans après avoir quitté l’Élysée
– une “indemnité de sujétion particulière” pour chacun d’eux, en plus de leur salaire
– une voiture avec deux chauffeurs (un seul au-delà de cinq ans)
– des voyages gratuits, sans limitation de distance ni de durée, sur Air France ou avec la SNCF
– le logement à l’étranger dans les résidences des ambassadeurs ou des consuls, les préfectures ou sous-préfectures s’ils sont en France.

On était inquiets pour eux, nous voilà rassurés.

 

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19 septembre 2019 4 19 /09 /septembre /2019 12:13

Que retenir de ce flot incessant d’informations qui nous accable tous les jours ?
Un énorme écoeurement ? ça oui, certainement.

Les rebelles yéménites qui renvoient les missiles à l’envoyeur ? Et l’Arabie Saoudite, armée par les USA, incapable d’intercepter les drones ? Pas la peine de dépenser autant d’argent pour du matériel aussi inefficace !

L’intervention de Michel Onfray sur LCI à propos des attaques au mortier sur des policiers ? Notre philosophe national craint une guerre civile tandis que son confrère affirme que les autorités américaines ne toléreraient pas une telle situation.
C’est sûr. S’il y a bien un pays où la vie est tranquille, c’est les USA !
Onfray opine du bonnet et enfonce avec conviction des portes ouvertes depuis trois générations : le trafic de drogue fait vivre un marché parallèle, les armes illégales circulent sous le manteau, le « non-droit » règne dans les quartiers… SVP, réveillez-moi quand il aura fini.

La question des migrants ? Là c’est épineux car la moindre critique fait se relever l’aile gauche de mes amis, selon l’équation simple que antimigrant = fasciste, comme antisioniste = antisémite. Je n’entre plus dans ce débat, je les invite à visiter la porte de la Chapelle et la force vive qui doit sauver l’Europe du déclin économique : elle campe entre les bretelles du périphérique, hagarde et décharnée. Et il y a des crétins qui pensent que tous ces pauvres mecs seraient mieux chez eux. Bande de salauds !

Parlons plutôt de la légalisation de l’euthanasie. Et relevons l’intelligence des propos de Houellebecq. Ce sera mon dernier mot (pas définitivement, j’espère).

« Ainsi, l’Etat français a réussi à faire ce à quoi s’acharnait, depuis des années, la plus grande partie de sa famille : tuer Vincent Lambert. J’avoue que lorsque la ministre « des solidarités et de la santé » (j’aime bien, en l’occurrence, les solidarités) s’est pourvue en cassation, j’en suis resté sidéré. J’étais persuadé que le gouvernement, dans cette affaire, resterait neutre. Après tout, Emmanuel Macron avait déclaré, peu de temps auparavant, qu’il ne souhaitait surtout pas s’en mêler ; je pensais, bêtement, que ses ministres seraient sur la même ligne.

J’aurais dû me méfier d’Agnès Buzyn. Je m’en méfiais un peu, à vrai dire, depuis que je l’avais entendu déclarer que la conclusion à tirer de ces tristes événements, c’est qu’il ne fallait pas oublier de rédiger ses directives anticipées (elle en parlait vraiment comme on rappelle un devoir à faire à ses enfants ; elle n’a même pas précisé dans quel sens devaient aller les directives, tant ça lui paraissait aller de soi).

Vincent Lambert n’avait rédigé aucune directive. Circonstance aggravante, il était infirmier. Il aurait dû savoir, mieux que tout autre, que l’hôpital public avait autre chose à foutre que de maintenir en vie des handicapés (aimablement requalifiés de « légumes »). L’hôpital public est sur-char-gé, s’il commence à y avoir trop de Vincent Lambert ça va coûter un pognon de dingue (on se demande pourquoi d’ailleurs : une sonde pour l’eau, une autre pour les aliments, ça ne paraît pas mettre en œuvre une technologie considérable, ça peut même se faire à domicile, c’est ce qui se pratique le plus souvent, et c’est ce que demandaient, à cor et à cri, ses parents).

Mais non, en l’occurrence, le CHU de Reims n’a pas relâché sa proie, ce qui peut surprendre. Vincent Lambert n’était nullement en proie à des souffrances insoutenables, il n’était en proie à aucune souffrance du tout. Il n’était même pas en fin de vie. Il vivait dans un état mental particulier, dont le plus honnête serait de dire qu’on ne connaît à peu près rien. »

 

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24 août 2019 6 24 /08 /août /2019 11:25

Mai 68 me surprit à Tours, ville universitaire. Souvenir éblouissant d’interminables discussions politiques, avec des maoïstes staliniennes, des trotskistes approximatives et des n’importe quoi d’un bon niveau.
Nommé à Châteauroux et toujours affilié à l’Ecole Emancipée, je fus, comme les autres « camarades », chargé de distribuer le tract du docteur Carpentier, illustré par Wolinski. Il s’intitulait sobrement « Apprenons à faire l’amour » et comportait un descriptif des principales zones érogènes. Je me souviens du graphique montrant la marche inéluctable vers l’orgasme quand on avait suivi les cours : il s’agissait de tenir la notice d’emploi de la main droite et de pratiquer le « tâtonnement expérimental » de la main gauche.
En dehors de ces curiosités, ponctuées de nombreux « Jouissez sans entraves », mai 68 n’est pas responsable de la dégradation ahurissante de l’enseignement en France aujourd’hui. C’était même exactement le contraire. Les slogans de mai 68 partaient en guerre contre l’intrusion de la marchandise à l’intérieur de l’école.
C’est après que la catastrophe eut lieu. Bien après ! car, dans les années 70, c’est la contestation mais pas le désordre. Les élèves sont conscients, intéressés. On n’entre plus en rangs, on fume parfois en classe. C’est joyeux et décontracté. Vient alors le 10 mai 81 et le projet de Savary (Alain), ministre honnête, deux mots qui vont devenir incompatibles.
Savary est viré au bout d’un an.
Hélas les élèves, les parents, les profs, sont subjugués par Jack Lang et Johnny Hallyday, la culture française atteint des sommets. Les élèves commencent à ne plus savoir lire : c’est bon signe, signe que le niveau monte !
Les « marques » deviennent alors indispensables, on évalue le prix des « rentrées ». Car on appelle encore « rentrées » les mouvements de foule qui consistent à parquer les jeunes dans les établissements scolaires. 1985 : le niveau a encore monté ! l’intelligence va-t-elle noyer les Français ?
Inquiétude, ça monte encore en 1990 ! Avec l’informatique les textos, les SMS, les « djeunes » apprennent enfin la météo touristique avec la formule suivante : « fébo, fépabo ? » Le goût pour l’orthographe devient carrément hystérique. Enfin, en 2006, 83 % des candidats obtiennent le Bac. Doit-on noyer les 17% qui restent ?
Une nouvelle filière se développe : la prison, où le commerce de la drogue se fait en toute quiétude. L’opium devient la religion du peuple. Karl Marx est dépassé !
Tout va bien. Les lycéens sont enfin entièrement sponsorisés. Je me retourne vers les années 60 et j’observe l’incroyable décadence de la culture française : la France est enfin une colonie des USA !
Mais les jeunes, eux, sont avant tout les victimes de cette situation, où on leur a menti effrontément sur leur niveau réel, sur la nécessité de l’effort, qui est en même temps un plaisir qui ouvre la voie à tous les autres.
Pour ma part j’aurai occupé dans l’Education Nationale tous les emplois de second ordre : des classes réputées mauvaises aux enseignements en détention. Je ne souffre pas exagérément d’avoir échappé aux « honneurs ». Mais je suis triste de voir l’état lamentable de l’Education Nationale, la veulerie de nos dirigeants, la soumission absolue au règne de la marchandise qui a fait de l’école, en France, une sorte de rouage de la grande distribution.
Je suis sorti de l’Education Nationale, définitivement, en 2005, mais je n’ai pas dit mon dernier mot !


Rolland HENAULT (dans "Articles" Volume 2)

(Editions de l'Impossible - 2019)

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