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12 novembre 2016 6 12 /11 /novembre /2016 09:40

Alors qu’un amendement anti-radars, porté par la Ligue de défense des conducteurs vient d’être déposé et cosigné par plusieurs dizaines de députés, le gouvernement annonce … que le racket va se poursuivre !

Les recettes issues des contrôles automatiques devront rapporter près de 850 millions d’euros en 2017, soit une hausse de 25 % ! Ainsi en a décidé l’actuel gouvernement. Cette annonce du pouvoir en place de voir augmenter et le nombre des radars sur les routes et les revenus qui s’en dégagent va encore faire hurler les automobilistes. « On voit bien que c’est une pompe à fric », explique Maitre Jean Baptiste Iosca, avocat spécialiste en droit routier.

Le parc actuel de 4.450 radars devrait passer à 4.700 d’ici à 18 mois. Selon l’avocat parisien, les automobilistes doivent et peuvent s’opposer à cette nouvelle initiative du gouvernement en allant devant les tribunaux et en faisant casser les procédures. « Légalement, on a la possibilité de contester. C’est là que la guerre se joue, devant les tribunaux ! » explique Maitre Iosca, très remonté, comme des millions d’automobilistes, estimant qu’il s’agit d’un racket légalisé. « Il faut se battre contre ce système ! »

Globalement, les Français conduisent de mieux en mieux. Hors caméra, beaucoup de gendarmes et de policiers expliquent que si le nombre des accidents et des tués sur la route s’est effondré, c’est bien plus en raison des progrès technologiques des véhicules que de la multiplication de la répression routière. Dans un entretien qu’il nous avait accordé en exclusivité, l’ancien pilote de rallye Bernard Darniche nous avait également tenus les mêmes propos. Maitre Jean Baptiste Iosca estime que les radars ne sont en réalité « qu’un impôt routier, ça s’arrête là ! Il faut rentrer de plus en plus d’argent, c’est tout ! Mais il n’est pas question de se laisser tondre ! »

 

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12 novembre 2016 6 12 /11 /novembre /2016 09:36

Surprenante révélation d’ Arte: des réponses automatiques anti-russes sont générées par des logiciel sur les forums, dès qu’ils détectent le mot « Ukraine »,  selon des révélations d’une société allemande de robotique, qui a découvert plus de 15 000 programmes-robots dont les adresses proviennent de serveurs du Royaume-uni, lesquels interviennent dans les discussions des forums: blogs et les réseaux sociaux (Facebook, Twitter…). Dès qu’ils détectent le mot « Ukraine » ils envoient automatiquement des messages anti-russes, de l’ordre de 60 000 par jour rien que pour Twitter. Ces robots possèdent des profils « vivants » : photos, noms, abonnés, activités, ils paraissent aussi vrais que n’importe quel intervenant lambda, qui leur répond ingénument sans savoir qu’il a affaire à des messages robotisés par quelque savant fou, dans l’objectif de les tromper… Ainsi certains blogueurs qui interviennent systématiquement dés qu’un article de MPI concerne l’Ukraine, mais qui n’apparaissent jamais sur d’autres sujets du site, comme certains qui ne répondent jamais directement aux objections qui leur sont faites, par exemple « Greg », ne seraient-ils pas des personnages artificiels ? La question mérite réflexion après avoir pris connaissance de la vidéo ci-dessous.

Voir la vidéo.

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12 novembre 2016 6 12 /11 /novembre /2016 09:33

Le tribunal correctionnel de Dijon a condamné hier un internaute qui avait eu le mauvais goût de baptiser son accès Wifi « Daesh 21 » (21 pour la Côte-d’Or). Les juges ont considéré qu’il y avait là une apologie du terrorisme et l'ont condamné à trois mois de prison avec sursis. 

Les faits de cette affaire signalée par Me Marie Fernet sur Twitter, puis par Le Bien Public, remontent à fin juillet. Contactée, son avocate, qui a défendu le dossier de ce jeune homme, nous indique que c'est un voisin qui regardait les accès Wi-Fi disponibles à proximité qui a signalé aux services de police la présence de ce « Daesh 21 ».

Il prévint la police. « Les autorités se sont rendues dans la rue pour évaluer le signal, ils ont fait de nombreuses réquisitions, vainement chez Samsung, puis chez l’opérateur, etc. pour finalement réussir à identifier ce jeune homme ».

Un SSID portant un jugement moral favorable ?

Depuis la loi contre le terrorisme de novembre 2014, le fait de faire publiquement l'apologie d’acte de terrorisme est puni jusqu’à cinq ans d'emprisonnement et 75 000 euros d'amende (article 421-2-5 du Code pénal).

La décision reste pour le moins surprenante puisque, dans le silence du Code pénal, depuis une circulaire du 12 janvier 2015, la ministre de la Justice définit cette infraction comme le fait de « présenter ou commenter des actes de terrorisme en portant sur eux un jugement moral favorable ». Or, on voit assez mal en quoi le SSID « Daesh 21 » vient apporter un jugement, et encore moins un jugement favorable pour les faits de terrorisme.

« C’est neutre, c’est une connerie, mais pas un argumentaire ! »

 

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12 novembre 2016 6 12 /11 /novembre /2016 09:27

Pour comprendre l’affaire Georges Ibrahim Abdallah, il faut faire un retour en arrière. En 1982, nous sommes en pleine guerre du Liban. Le 18 janvier, le lieutenant-colonel Ray, l’attaché militaire adjoint des Etats-Unis en France, meurt à Paris, tué par les Fractions armées révolutionnaires libanaises (FARL). Le 3 avril, c’est au tour de Yacov Barsimentov, diplomate israélien, de succomber aux balles des FARL.

Pour les FARL, qui se revendiquent comme un mouvement de résistance, les deux diplomates ne sont que deux officiers de renseignement d’armées d’occupation au Liban. Il s’agit donc pour eux d’assassinats politiques et non d’actes terroristes.

Arrêté à Paris en 1984, Georges Ibrahim Abdallah, considéré comme le chef présumé des FARL, est condamné à perpétuité, mais sans peine de sûreté, pour « complicité d’assassinats ». Il vient d’entamer sa 32e année de détention. Il est libérable depuis 1999.

A deux reprises, la justice française a estimé qu’il pouvait sortir de prison mais à chaque fois, l’état français s’y est opposé. Le plus vieux prisonnier politique en France, purge sa peine à la prison de Lannemezan, au sud de Toulouse, bien loin de Paris, où sa détention deviendrait un peu moins facile à gérer pour les autorités françaises.

A l’époque des faits, Yves Bonnet (ancien député UDF et ancien préfet), est le patron de la DST (services de renseignement intérieur). C’est lui qui arrêtera Georges Ibrahim Abdallah. C’est lui aujourd’hui qui demande qu’il soit libéré. Il a accepté de répondre sans détour à nos questions.

 

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12 novembre 2016 6 12 /11 /novembre /2016 09:21

Vendredi 11 novembre, la presse internationale a rapporté le décès, à l'âge de 82 ans, du chanteur canadien Leonard Cohen.

Particularité de l'homme considéré comme un poète et mélodiste majeur du XXème siècle : son engagement radical et constant en faveur d'Israël.

En 1973, Cohen avait quitté précipitamment sa résidence de Grèce pour venir soutenir l'armée israélienne lors de la guerre de Yom Kippour. Il figure dans une photographie aux côtés du général Ariel Sharon, alors responsable -entre autres massacres- de tueries de masse de civils palestiniens commises à Qibya (1953) et dans la bande de Gaza (1971).

En 2009, Cohen accepta de se produire sur la scène israélienne, quelques mois seulement après les bombardements massifs et sanglants de l'armée sur les territoires palestiniens.

En 2014, les soldats israéliens rendirent hommage à Cohen -le poète qui déclara que "la guerre est merveilleuse"- en reprenant sa célèbre chanson « Hallelujah".

 

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12 novembre 2016 6 12 /11 /novembre /2016 09:15

La classe dirigeante est à l’image des maîtres du cirque médiatique. L’élection de Trump est aussi «incompréhensible» pour eux qu’a pu l’être le Brexit en juin dernier, le « non » des Français au référendum de 2005, la montée du FN, etc. Elle leur est incompréhensible parce que pour la comprendre il leur faudrait se remettre en cause de façon suicidaire. C’est pourquoi ils ne trouvent rien d’autre à faire qu’à réciter leurs mantras sur les « discours de haine », la « démagogie » et l’« inculture » où se complairait le peuple. Leurs instruments conceptuels sont obsolètes. Ils ne veulent pas voir le réel, à savoir que les peuples n’en peuvent plus d’une démocratie représentative qui ne représente plus rien et d’une expertocratie qui ignore systématiquement les problèmes auxquels ils se heurtent dans leur vie quotidienne. Lénine disait que les révolutions se produisent quand à la base on ne veut plus et qu’à la tête on ne peut plus. Mais les élites en place sont incapables de s’en rendre compte, alors même que le sol se dérobe sous les pieds. Ecoutez-les tenter d’« expliquer » ce qui vient de se passer. Voyez leurs visages décomposés, tétanisés. Après avoir donné Clinton gagnante jusqu’à la dernière minute, ils ne veulent à aucun prix identifier les causes de leurs erreurs. Ils ne comprennent rien à rien. Ces gens-là sont incorrigibles.

 

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12 novembre 2016 6 12 /11 /novembre /2016 09:11

Reconnue coupable d’avoir provoqué des dommages environnementaux et humanitaires pendant des décennies, Chevron avait été condamnée par le tribunal de la province équatorienne de Sucumbios à verser 19 milliards de dollars à l’Association des victimes de Texas-Chevron. Mais Chevron est habile, et pas uniquement pour se dérober à la justice. Comme si cela n’était pas suffisant, le groupe a intenté un procès contre l’État équatorien avec l’aide d’un tribunal arbitral affilié à la Banque Mondiale. Chevron s’est ainsi vu verser 112 millions de dollars d’indemnisation en juillet 2016. Pablo Fajardo, avocat et défenseur historique des peuples amazoniens devant les tribunaux face à Chevron souhaite alerter sur l’absence d’outil capable de soumettre les entreprises transnationales à la justice. Il soutient aussi  l’idée d’un « traité contraignant» mise en avant par un groupe de travail des Nations Unies afin de mettre fin à cette impunité. « Le cœur de notre affaire n’est absolument pas les réparations économiques. Il s’agit de dommages environnementaux, il s’agit des peuples indigènes ».

L’extraction pétrolière a touché cinq nationalités indigènes différentes dans la seule province de Sucumbios, alors que les indigènes ne sont pourtant pas majoritaires dans cette région. En effet, la plupart des personnes affectés sont des colons. Des  travailleurs pétroliers mais aussi des commerçants, agriculteurs, employés, etc. Ce sont eux et leurs enfants qui ont le plus été affectés par la pollution de Chevron. Selon une étude, le nombre de personnes décédées d’un cancer dans les provinces de Sucumbios et d’Orellana à la suite d’une contamination de l’environnement provoquée par Texaco s’élève à 1 041 victimes, chiffre que les plaignants estiment inférieur à la réalité.

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5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 11:16

Je me souviens de la rue des « Noues Chaudes ».

Je me souviens quand Marcel, le premier « laboureux », menait Lascar s’abreuver à l’abreuvoir. Mais on disait : « le Nou ».

Je me souviens que les autres chevaux s’appelaient « Mouton, Bijou et Lascar ».

Je me souviens que pour les chevaux, on avait fait des erreurs : la sécurité n’était pas annoncée par une jument. C’était donc une erreur dans la commande.

Je me souviens de mon frère chien, qui s’appelait Pataud : Il était né le 25 Février 1940 et il m’a accompagné durant 15 ans.

Je me souviens que je mesurais mon espérance de vie par rapport à la sienne.

Je me souviens du peintre berrichon Fernand Maillaud. Né à Mouhet (1963-1948)

Je me souviens qu’il avait peint une scène du « Marché aux légumes » à Issoudun.

Je me souviens des messes à Saint Cyr et pourtant on n’y allait pas souvent... à la messe.

Je me souviens de Julien Greimas et de Roland Barthes.

Je me souviens d’eux à la Faculté des Lettres de Poitiers. Je me souviens que j’en parlais avec une grande fierté…

Je me souviens que je suis né durant la « drôle de guerre ».

Je me souviens que j’ai passé mon enfance à la campagne durant la « drôle de guerre ».

Je me souviens que je n’arrivais pas à comprendre ce qu’il y avait de « drôle » dans la guerre.

Je me souviens qu’on employait l’expression : « la drôle de guerre ».

Je me souviens de la voiture à cheval ! Je me souviens même du nom du cheval : « Caraby ». Je me souviens que mon grand-père me racontait des histoires, à propos d’Adolphe Hitler. (Que je me suis longtemps obstiné à prononcer « Hiclair »).

 
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5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 11:04

Anticiper l’avenir est, certes, un exercice plus ardu que celui consistant à prédire le passé. Nonobstant, les amateurs d’oracles pourraient bien voir un signe du destin dans la récente affiche d’Alain Juppé, laquelle arbore le slogan qui suit : « Un mandat pour agir. » Déjà, quand on a un passé judiciaire, il y a des mots qu’il faut éviter, tel celui de « mandat », qui peut être « de dépôt » ou de « perquisition ». Puis, le vocable d’« agir », comme si un Président était « mandaté » pour peigner la girafe ou chasser les Pokémon GO…

Ça, c’est pour le fond. Car point de vue présentation, il y aurait également à redire : quel maquettiste dément a-t-il pu pondre pareille aberration graphique ? Un sarkozyste infiltré ? Une taupe lepéniste ? L’aspect faire-part de décès de la chose en question a déjà évidemment fait le tour des réseaux sociaux, surtout lorsque sortie le jour de la Toussaint : on ne saurait être plus exquis.

Interrogé par Le Journal du dimanche, la sémiologue Elodie Mielczarek remarque : « Elle ressemble à une affiche des années 1980 […] Elle est maintenant la plus vieillotte de toutes. » Madame est trop bonne : pour retrouver pareille bouse, au moins faut-il remonter à celle de Jean Lecanuet, à l’élection présidentielle de 1965, dont l’accroche affirmait alors qu’il fallait « un homme neuf, une France en marche », ce qui vaut toujours mieux qu’un vieil homme pour une France qui recule, on imagine.

D’ailleurs, le look des années 1980 était autrement plus croquignolet. Rappelez-vous la fameuse affiche du RPR, « Vivement demain ! », où la fine fleur du chiraquisme, manches de chemises retroussées et cravates au vent, gambadait dans un pré, façon boy’s band. Vu le nombre de futurs taulards et mis en examen figurant sur ce touchant portrait de famille, certains y avaient peut-être déjà vu un signe…

Retour en 1995, avec la campagne présidentielle d’Édouard Balladur et sa punchline demeurée fameuse, « Croire en la France » – le contraire eût été embarrassant –, début de sa dégoulinante sondagière et de son échec final. Alain Juppé, c’est un peu le nouvel Édouard Balladur.

(…)

Dans un registre tout aussi calamiteux, comment ne pas évoquer cette affiche de Valéry Giscard d’Estaing, lors de sa tentative de réélection, en 1981 ? Là encore, certains virent un mauvais présage dans le choix hasardeux du slogan retenu : « Il faut un Président à la France. » Une telle bourde sémantique et politique mériterait d’être à jamais enseignée à Sciences Po et dans toute école de communication digne de ce nom. En effet, cela présuppose que, de 1974 à 1981, il n’y avait pas de Président à l’Élysée. Pis encore : un tel slogan était aisément détournable et le fut, de fait, illico. « Il faut un Président à la France » ? « Alors, casse-toi ! », put-on lire à l’époque sur des autocollants apposés à l’arrache sur les affiches incriminées par des militants chiraquiens et mitterrandiens, unis en la circonstance.

 

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5 novembre 2016 6 05 /11 /novembre /2016 10:57

C’était au printemps dernier. La réunion d’information sur le centre d’hébergement pour SDF du bois de Boulogne virait à la foire d’empoigne. Les protagonistes prêts à en découdre, la salle était évacuée par les forces de l’ordre.

Le maire Claude Goasguen et les riverains ne veulent pas de ce centre dans leur XVIe arrondissement. Laisser 2.500 migrants sur les trottoirs du XIXe arrondissement, ça ne fait jamais que 2.500 pouilleux au milieu des pauvres… Mais 200 miséreux au milieu des nantis et des tapins du bois de Boulogne, ça, c’est intolérable. Pourtant, en principe, seront logés là des pauvres de chez nous. En majorité des « sans-logis isolés » et des familles dont 20 % de « travailleurs pauvres » qui voient maintenant leur passer devant le nez, direction l’hôtel, les cars de Calais emplis d’Afghans, de Syriens, de Soudanais ou d’Érythréens.

Mais les pauvres, même Français, ça pue. Et ça pue d’une odeur qui ne fait pas bon ménage avec celle de l’oseille.

Le centre devait ouvrir au début de l’été, puis en septembre. La Toussaint est passée et les portes sont toujours closes. Lundi dernier, un cocktail Molotov a été jeté dans l’un des bâtiments.

La bourgeoisie s’encanaille.

 

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