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5 décembre 2020 6 05 /12 /décembre /2020 09:53

L’éclat des diamants de Bokassa aura à jamais terni l’image de l’ancien président français, décédé ce mercredi 2 décembre à l’âge de 94 ans. L’affaire, qui a éclaté un jour d’octobre 1979 par une manchette barrant en larges lettres rouges la une du Canard enchaîné a sans aucun doute contribué, pour partie, à la défaite de Valéry Giscard d’Estaing face à François Mitterrand à l’élection présidentielle de mai 1981. La détestation que lui vouait Jacques Chirac – ses militants appelaient les indécis à voter à gauche pour faire chuter le locataire de l’Élysée – aura fait le reste.

Quatre ans après la cinglante défaite de l’ancien président français, et le célèbre « au revoir » suivi d’un plan fixe sur une chaise vide, Jean Bedel Bokassa, alors exilé en France dans son château d’Hardricourt, a publié aux éditions Michel Lafon « Ma Vérité » dont "Jeune Afrique" a conservé une copie dans ses archives. Deux cents pages pleines de rancœur dans lesquelles « Bokassa 1er » – dont le sacre avait, pour une large partie, été financé par l’argent venu de France – raconte sa relation avec Giscard. Le contenu est à l’image de son auteur, baroque. Et Giscard d’Estaing, qui a alors démarré sa carrière d’éternel « ex » de la politique française, obtient l’interdiction du livre et sa mise au pilori.

Jean Bedel Bokassa, qui assiste en personne à la destruction des 10 000 copies de son ouvrage le 27 juin 1985, signe ce jour-là une lettre ouverte dans laquelle il se dit « insulté, calomnié, ridiculisé depuis des années ». Surtout, il  y accuse Giscard  d’avoir commis un « acte de piraterie internationale » en envoyant le 20 septembre 1979 les commandos du 1er RPMa du colonel Briançon-Rouge prendre Bangui et déposer l’« Empereur », parti à Tripoli pour sceller son rapprochement avec Kadhafi.

Le temps de l’idylle entre les deux hommes semble bien loin. Cette relation d’amitié, faite de chasses aux éléphants et de cadeaux dispendieux, sur fond de barbouzeries françafricaines, Bokassa la retrace avec un style bien à lui dans ce livre à charge, et comportant des accusations dont certaines, portant sur des aspects de la vie privée de l’ancien président français, non étayées, ne sont malheureusement pas reproduites dans les extraits suivants : Première rencontre à Bangui, Cadeaux et « document d’amitié », Uranium gratuit, etc…

 

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Message de condoléances des éléphants d’Afrique à la famille Giscard : «  Bien fait pour sa gueule ! »

 

P.S. « Marianne » devrait engager des journalistes un peu plus sérieux : Giscard ne descendait pas de générations de comtes et d’aristos. Son père avait acheté le titre de noblesse « d’Estaing » dans les années 1920.

 

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5 décembre 2020 6 05 /12 /décembre /2020 09:48

Sa carte de visite impressionne. Ricaneur sur France Inter, boutiquier en ligne d’articles pro-migrants, Français malgré lui. Guillaume Meurice cumule les titres de noblesse. Bouffon du roi bobo, pilier du conformisme ambiant, le personnage ne sait plus où donner de la tête, tant il croule sous les missions dont il a été investi par sa bien-aimée direction.

La radio ne suffisant plus à exprimer son total mépris des classes laborieuses, le planton de l’entre-soi rigolard a eu recours au magazine Siné Mensuel pour déverser son trop-plein de hargne contre une catégorie honnie : les petits commerçants. Dans la mouise, et bien fait pour eux ! Ils ont voté Fillon ou Macron au premier tour, démontrant ainsi leur adhésion à un libéralisme sauvage. Qu’ils crèvent.

Petit extrait pour les gourmets amateurs de restauration rapide de la pensée :

« Mais si, rappelle-toi : t’as voté Fillon ou Macron au premier tour en 2017 contre l’État-providence que tu conchiais. T’as changé ? D’un coup tu serais devenu le défenseur de la solidarité nationale ? »

Notons, au passage, que le citoyen exemplaire ne vote Macron qu’au deuxième tour. Avant, il doit laisser libre cours à son inspiration, à sa folie, gambader parmi les candidats, si possible d’extrême gauche, faire la bise aux écolos et puis, reprenant ses esprits, retrouver le bulletin Macron qu’il avait placé en lieu sûr pour aller l’introduire dans l’urne magique du second tour (notice sur simple appel au standard de Radio France).

« Alors ? Je rêve ou tu chouines ? T’es en train de couler et tu demandes de l’aide à l’État ? » écrit, en introduction, le comique patenté.

Perdu dans son brouillard gauchiste, Meurice n’a pas perçu que le commerçant demandait à l’État de réparer les dommages qu’il lui avait causés par sa gestion abracadabrante de la crise sanitaire. Faut-il lui faire un dessin ? Parler plus simplement ? Commerçant pas victime mauvaise gestion personnelle. Commerçant être victime de État. Comprendo ? Donc lui demander réparation à État. Voilà, voilà (un croquis a été envoyé à l’intéressé).

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5 décembre 2020 6 05 /12 /décembre /2020 09:44

Bonjour à toutes et à tous,

Jusqu'à présent, la gestion du covid par l'État français a été désastreuse. Il n'y a aucune raison de penser que ça se passera mieux pour la vaccination contre le SARS-CoV-2.

Ce vaccin est une folie dangereuse encore pire que celui du H1N1 en 2009. D'ailleurs, "ils" veulent le tester sur les vieux qui sont dans les maisons de retraite et qui ne sont pas en mesure de dire non. Je répète : les vieux vont servir de cobaye ! et s'ils en crèvent tant pis, se disent-ils, de toute façon leur vie ne vaut pas grand chose et ça fera des retraites en moins à payer.

Je tiens à préciser que je suis loin d'être anti-vaccin et que je me fais vacciner chaque année contre la grippe. Et que je suis à jour sur mon carnet vaccinal.

Mais, de même que j'ai refusé en 2009 le vaccin contre le H1N1, de même je refuserai au moins dans un premier temps le vaccin contre le coronavirus.

Ce qui est sûr, c'est que je ne ferai JAMAIS leur vaccin à ARN messager.

Je viens d'entendre sur Sud Radio que le vaccin chinois (qui n'est pas à ARN messager) avait déjà été testé sur 1 million de personnes. Si celui-ci ne présente vraiment aucun inconvénient, et que le coronavirus SARS-CoV-2 ne disparait pas de lui-même comme l'avaient fait le MERS et le SARS-CoV-1 ; alors, c'est celui-là que j'envisagerai. Mais, uniquement quand le calme sera revenu, et que je pourrai donc vraiment savoir de quoi il retourne.

Bien à vous,
Do

http://mai68.org/spip2

Coronavirus - ATTENTION, le vaccin de Pfizer et BioNTech est à ARN messager :

http://mai68.org/spip2/spip.php?article7236

Coronavirus - ATTENTION, le vaccin Moderna est à ARN messager :

http://mai68.org/spip2/spip.php?article7283

Note de Do : Jusqu'à présent, ce genre de vaccin, à ARN messager, était interdit sur les êtres humains :

http://mai68.org/spip2/spip.php?article6136

Par ailleurs, il faut savoir que d'autres vaccins existent qui sont des vaccins normaux.

Le vaccin Russe "Sputnik V" est sans ARN messager :

http://mai68.org/spip2/spip.php?article6680

Sanofi Pasteur prévoit un vaccin sans ARN messager :

http://mai68.org/spip2/spip.php?article6953

Le vaccin chinois produit par SinoVac s'appelle CoronaVac il marche contre toutes les souches de coronavirus. il est sans ARN messager :

http://mai68.org/spip2/spip.php?article7152

 
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5 décembre 2020 6 05 /12 /décembre /2020 09:40

"Pendant près de deux ans, semaine après semaine, l’armée a envoyé des tireurs d’élite entraînés, avec un équipement de protection complet, pour affronter les résidents de la bande de Gaza assiégée et sinistrée qui allaient manifester près de la barrière. À en juger par l’expérience cumulée de plus de 50 ans d’occupation, chacun de ces soldats avait toutes les raisons de croire que, quoi qu’il arrive lorsqu’ils pressaient la détente, le système les protégerait et couvrirait leurs crimes. Les 234 morts, les 17 enquêtes et l’acte d’accusation solitaire – pour le meurtre d’un garçon de 14 ans – qui s’est soldée par 30 jours de travaux d’intérêt général, une condamnation avec sursis et une rétrogradation au rang de simple soldat, prouvent qu’ils avaient raison."

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21 novembre 2020 6 21 /11 /novembre /2020 10:04

Je vais te tutoyer mon vieux Samuel même si je te connais pas. Ta photo s’étale partout à Conflans, dans les abris bus, au fronton de la mairie, dans le bulletin municipal que j’ai balancé à la poubelle. Cette exposition du malheur a quelque chose de répugnant.

Les flics ont cerné mon quartier avec leurs mitraillettes pointées sur les murs du collège, pour le tenir en respect sans doute.

Ecoute, je vais te parler sans détours. Je crois que tu t’es fait baiser. Baiser par l’esprit Charlie. Sauf que toi t’avais ni blockhaus ni gardes du corps.

Pierre Perret qu’en rate pas une pour faire sa pub s’est fendu d’un commentaire du genre « il en faudrait d’autres des gars courageux comme Paty ». Eh bien commence donc le premier, Pierrot !

Moi je donnerai qu’un conseil : restez tranquilles ! Les va-de-la-gueule qui voudraient nous faire rejouer les Croisades oublient une chose : les gueux n’y allaient pas. Alors messieurs les Gros si vous voulez la guerre, payez-la de votre peau, comme dit la chanson (de Craonne). Ou alors donnez-nous des armes si vous êtes sûrs qu’on les retournera pas contre vous.

Les caricatures c’est quand elles sont subversives qu’elles font de l’effet, pas quand le ministre veut les exposer dans les écoles. Si les dessinateurs deviennent les larbins de l’Etat, ils perdent leur raison d’être. Quand Wolinski est entré au Nouvel Obs et Cabu au Canard Enchaîné, ils n’ont plus fait rire personne. J’espère au moins qu’ils s’emmerdaient beaucoup dans leur rôle de bourgeois (Cabu avait son couvert chez le maire de Paris).

Je me souviens pas que le ministre ait un jour diffusé les caricatures de Jésus ou du pape dans les collèges. Alors pourquoi le faire avec Mahomet ?  C’est pas le rôle de l’école d’être iconoclaste. L’école devrait rester conservatrice et autoritaire. Pour nous former correctement à la révolte.

 

 

 

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21 novembre 2020 6 21 /11 /novembre /2020 09:55

Il n’y a pas à dire, il y a quand même de bonnes nouvelles : dès vendredi, les Français pourront donc acheter leur sapin de Noël. C’est Julien Denormandie, le ministre de l’Agriculture, en personne qui a fait l’annonce. Donc, on peut y aller. Et certains osent encore dire que la situation n’est pas sous contrôle, franchement ! Un gouvernement qui prend soin de nous à ce point, qui pense à tout, même au sapin de Noël, on n’avait pas dû voir ça, allez… au moins depuis Paul Ramadier, dit Ramadiète, dit ramadan, ministre du Ravitaillement, en 1945 lorsque le pays manquait de tout, sauf d’espoir.

Cela dit, les gens sont injustes car la légende veut que ce socialiste de stricte observance montrât l’exemple en travaillant dans un bureau non chauffé alors que les Français subissaient de terribles restrictions. Je dis ça mais je dis rien.

Cette annonce, Julien Denormandie, préposé du jour aux bonnes nouvelles, l’a donc faite au micro de RMC, répondant à cette question lutine d’Apolline de Malherbe : « Y aura-t-il des sapins pour Noël ? » Réponse : « Oui, je vous l’annonce ce matin, il sera possible d’acheter des sapins à Noël… » De l’air du gars qui vous annonce qu’on a gagné la guerre ou que c’en est fini des impôts. Notre bon maître est trop bon. « Noël, Noël », s’exclame le peuple en liesse. On pourra aller les acheter chez les pépiniéristes, en grande surface et dans les magasins de bricolage… au rayon quoi ? En revanche, chez le fleuriste, pas question d’entrer dans la boutique. Faudra rester sur le trottoir. Et pour les boules et les guirlandes, on fait comment ? « On fait au mieux dans ce contexte », précise le ministre. À quoi ça sert, l’sapin, si t’as pas les boules, pour paraphraser une chanson, joie de ma jeunesse. La magie de Noël ne se décrète pas. Bah si, vous voyez bien : justement, un décret est même en préparation. C’est dire si on pense à tout, au pays de Colbert ! Tiens, Colbert, justement. Lui, il inventait les Eaux et Forêts, faisait planter des forêts de chênes pour que la France puisse construire des navires et se doter d’une marine puissante. Denormandie, lui, il fait dans le sapin. On a les préoccupations qu’on mérite, ma bonne dame.

Rien, en revanche, sur les santons. Car Noël, évidemment, si c’est le sapin, c’est aussi la crèche. Pourra-t-on, d’ailleurs, mettre plus de six personnages dans la crèche ? On fait le compte : le Petit Jésus, la Sainte Vierge, saint Joseph, l’âne, le bœuf et un ange pour annoncer la bonne nouvelle à coup de trompette. Un ange qui pourrait avoir le visage poupin de Julien Denormandie, l’homme à la bonne nouvelle sapinière. Impec : six, pile poil. Les rois mages, sauf décret dérogatoire du père Noël Castex qui, on le sait, travaille dur sur le sujet, devront rester dehors, dans le respect strict des gestes barrières, ça va sans dire.

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21 novembre 2020 6 21 /11 /novembre /2020 09:52

Ce monde dit, aujourd’hui, « de la culture » – depuis que ce mot de culture, désignant une sorte de bouillie insipide, ministérielle et bien-pensante, de prêt-à-représenter bien formaté, a remplacé le terme d’art, c’est-à-dire une création artistique vivante et libre, ce monde dont les porte-parole médiatiques se proclament artistes quand ils ne sont plus que des perroquets du système, narcisses frileux et soumis du théâtralement correct – n’est-il pas, depuis longtemps, et par essence, confiné ?

Monde confiné à gauche, d’abord et surtout : gauche caviar, gauche mondaine, gauche urbaine, écolo-bio-bobo et à bicyclette, gauche pétitionnaire, gauche maastrichtienne, comme dirait Onfray, gauche insoumise, gauche culturelle macrono-compatible, gauche des beaux quartiers, gauche Libération ou Télérama, gauche France Inter/France Info, intelligentsia de gauche, gauche opportuniste, toutes ces gauches identiques et variées se partagent le territoire de la culture.

Monde confiné dans l’entre-soi et l’endogamie, qu’il soit pédant, résistant ou iconoclaste subventionné pour le secteur ministériel, dit public, ou qu’il soit mondain, parisien, tout aussi conformiste et incapable de la moindre audace dans le secteur privé. Monde confiné qui a l’habitude de ces vases clos où l’on se coopte à l’abri des virus de l’insolence et de la liberté, et où l’on se reproduit de copains en chapelles, de père mère en fille ou fils, et de momies à bandelettes animées en responsables du festival des empaillés.

Monde confiné dans la production d’un art formaté, avec ses sempiternelles pétitions convenues qui agitent, quelques jours, le bocal de sa pensée avant de retourner au néant qui les a inspirées. Monde confiné dans sa suffisance et son rabâchage prétendument savant, ou ses déclarations éternelles pour la télévision d’État.

Monde confiné où un créateur n’est pas choisi pour ses œuvres mais pour ce qu’il est, ou ce qu’il est censé penser, et pour l’étiquette qu’on lui colle ; où le navet médiatique avec lequel on fera courir le Tout-Paris, ou la tarte subventionnée sur le racisme, le sexisme ou la richesse des migrations, ou bien la simple et pure couillonnade culturelle ont, depuis longtemps, remplacé l’œuvre d’art.

Alors, confinement, reconfinement, double confinement, qu’importe, et lorsqu’on ajoute à l’insignifiance d’un monde déjà confiné l’inexistence qui lui a été imposée, qui s’apercevra de la différence ?

Le confinement du monde de la culture : un non-événement, une vaste métaphore du néant !

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21 novembre 2020 6 21 /11 /novembre /2020 09:41

Diffusée ces derniers jours dans les établissements militaires français, cette note administrative réveille l'espoir chez les antimilitaristes primaires (comme moi) :

 

 

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7 novembre 2020 6 07 /11 /novembre /2020 10:07

Je voudrais profiter de cette accalmie momentanée dans l'actualité militaire française pour me livrer à une petite mise au point concernant l'héroïsme et le courage au combat. On sait que la noblesse française du Moyen Age s'enorgueillissait d'avoir le sang bleu, celui qui faisait les héros, et que le vrai noble pouvait exhiber ses quatre quartiers de noblesse, à savoir quatre générations d'ascendants dûment répertoriés et labellisés pour leurs qualités de pourfendeurs d'ennemis.

Or, je ne crains pas de le dire, je peux, moi, plouc, exhiber quatre générations de trouillards, de peureux, de couards honteux, qui ont fui devant l'ennemi, aussi rapidement que le leur permettaient les moyens mis à leur disposition.

Je commence par mon propre cas. Soldat de seconde classe, enrôlé de force, je n'ai fait aucun effort pour repousser l'ennemi en 1940. Il est vrai que je n'avais qu'un mois d'existence. J'ajoute toutefois qu'en 1944 j'assistai en spectateur distrait aux évolutions aériennes ou terrestres des Alliés repoussant le boche en son enclos d'origine. La guerre d'Indochine ne suscita en moi aucun enthousiasme spécial. Celle d'Algérie me trouva embusqué dans une faculté de lettres, sous le vague prétexte d'entreprendre des études, en réalité planqué sous des piles de livres pour échapper aux agressions dont sont souvent victimes les soldats, même simples, à l'occasion des guerres. Quand, contraint et forcé, je fus poussé dans une caserne, j'y évitai soigneusement de m'approcher des armes, instruit du danger que représentent les projectiles pour leur cible, lorsque ceux-ci sont lancés à grande vitesse. J'ajoute que je n'ai pas bougé le petit doigt durant la guerre du Golfe, sauf peut-être en levant mon verre de blanc d'Alsace au comptoir.

Deuxième quartier : mon père. Bien que ne mesurant officiellement pas plus d'un mètre soixante-huit, il fut, en juin quarante, un des premiers arrivés à Limoges évitant scrupuleusement de s'attarder en route, le trouillomètre, comme on dit, à zéro pile, de la Picardie jusqu'au Limousin. Un vrai marathon du trouillard, enlevé haut les bandes molletières, devant les boches médusés.

Troisième quartier : mon grand-père. Particulièrement astucieux, il trouve le moyen d'effectuer trois ans en Algérie, de 1893 à 1896, soit une soixantaine d'années avant les hostilités, ce qui lui permit d'éviter tout contact avec les combattants du F.L.N. Sa présence à Verdun en 1916 n'est qu'un accident de parcours et il y a fort à parier qu'il y fît montre de ses qualités de trouillard puisqu'il parvint habilement à se frayer un chemin abrité, malgré la pluie des projectiles. J'ajoute qu'il était zouave, ce qui donne à ses activités guerrières une allure comique de bon aloi.

Enfin, quatrième quartier : ma famille entière avait passé la Loire en 1870, dès qu'elle eut entendu parler, par la rumeur publique, de l'arrivée des Prussiens en Beauce. La suite prouva qu'elle avait eu raison. Dans sa grande frayeur, toute la tribu, sautant à pieds joints par-dessus le fleuve gaulois, évita de se retrouver chair à pâté à Coulmiers, ancien champ de betteraves promu champ de bataille en raison de l'héroïque boucherie que l'on sait.

Je pense n'avoir rien à ajouter. Si ce n'est que malgré un patronyme de guerrier franc, je suis toujours bien décidé à poursuivre dans la tradition : j'appartiens à la noble race de ceux qui se sauvent. Dans ma poche, j'ai en permanence, pour me remonter le moral et m'entretenir l'intellect, le livre d'Henri Laborit : « Eloge de la fuite ».

 

Rolland HENAULT (« Articles volume 5 - 1996-1989 » - Editions de l’Impossible)




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7 novembre 2020 6 07 /11 /novembre /2020 09:50

Dans le secret du confessionnal médiatique, un fidèle citoyen américain, démocrate convaincu, est venu avouer au NewYork Post avoir truqué de nombreuses élections fédérales, relate Le Figaro. Le sacripant se prétend soutien inconditionnel de Bernie Sanders, candidat battu aux primaires par Joe Biden. Et plutôt tout révéler que suivre cet oiseau de malheur.

Ainsi, coronavirus oblige, le bidouillage aurait sévi au sein du vote par correspondance, particulièrement massif en ces temps de contagion. Selon le faussaire repenti, le camp anti-Trump se serait livré à diverses combines que voici que voilà.

La première triche aurait consisté, pour les fraudeurs, à faire la tournée des votants à distance en se faisant passer pour membres d’une association de service public, puis à les convaincre de poster leur enveloppe électorale à leur place. Opération qui serait « beaucoup plus facile qu’on ne le pense », d’après le traître démocrate. Il ne restait plus, à ces gens très serviables, qu’à falsifier la signature et remplacer l’éventuel vote Trump par un bulletin Biden. Et hop ! Pour éviter toute suspicion, les enveloppes trafiquées auraient été disséminées sur l’ensemble des boîtes à lettres des villes concernées. Le souci du détail.

L’autre technique, plus directe, concerne les facteurs anti-Trump qui, travaillant dans un secteur républicain, se seraient contentés de jeter à la poubelle les enveloppes contenant, par définition, 95 % de bulletins en faveur du président en place. Pourquoi faire compliqué ? L’histoire ne dit pas si ces éboueurs électoraux de gauche prenaient soin de sauver la planète en déversant leur butin dans la poubelle papier-carton du pléonasmant « tri sélectif ».

Par ailleurs, les lieux de vie accueillant des personnes fragiles auraient été particulièrement choyés. « Il y a des maisons de retraite où l’infirmière est en fait un opérateur rémunéré. Et elle va pièce par pièce voir ces personnes âgées, qui souhaitent voter pour se sentir utiles », affirme le délateur anonyme. Tour de passe-passe… Signez ici. Merci et bonjour chez vous. Re-hop !

Pour clore son inventaire des trucages utilisés lors de cette l’élection, le vengeur masqué de Bernie Sanders affirme qu’à partir de l’historique de participation consultable à loisir, de vaillants partisans de Joe Biden auraient usurpé l’identité d’abstentionnistes pour glisser les bulletins ad hoc « into the box ». La présentation d’une pièce d’identité n’étant pas demandée dans de nombreux États, ces ersatz d’électeurs s’en seraient donné à cœur joie.

Pro et anti-Trump se déchirent sur la crédibilité du témoignage. Jamais la Maison-Blanche n’avait si mal porté son nom.

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