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25 juin 2016 6 25 /06 /juin /2016 09:55

D’ici 2017, pour répondre aux exigences euro austéritaire, le gouvernement prévoit plus de trois milliards d’euros d’économies dont 860 millions doivent être obtenus par rien moins que la suppression de 22.000 postes, soit 2% des effectifs.

Alors que le gouvernement s’efforce de faire le silence sur ce plan social frappant l’hôpital public, le journal Challenge a révélé le document interne qui détaille cette « évolution maîtrisée ». En voici le contenu :

• 1,2 milliard d’euros par la une mutualisation des achats des hôpitaux et une obtention de meilleurs tarifs auprès des fournisseurs.

• Une baisse de prix des médicaments est censée par ailleurs permettre de dégager 350 millions d’euros,

• Et la suppression de services et la fusion d’hôpitaux doit dégager près d’un demi milliard.L’euro austérité c’est aussi cela : la suppression de maternité, d’hôpitaux de proximités etc.

Autre moyen d’économiser sur la santé des travailleurs, le développement tout azimut de la chirurgie ambulatoire et la réduction des durées d’hospitalisation censée contribuer à une économie de 1 milliard d’euros. Il ne s’agit pas là à l’évidence de satisfaire un objectif d’amélioration de l’efficacité des soins, mais bien de rogner sur la santé.

Dans un rapport dévoilé par le Figaro, le gouvernement prévoit ainsi de supprimer massivement des lits dans les hôpitaux publics. Le ministère de Marisol Touraine veut par exemple supprimer 10% des lits en chirurgie et en médecine générale.

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25 juin 2016 6 25 /06 /juin /2016 09:50

La victoire des partisans du départ du Royaume-Uni de l’Union européenne (Brexit), avec le soutien en particulier du multimillionnaire Paul Sykes, constitue une étape majeure dans le cadre de la répartition et du réglage des pouvoirs politiques et financiers au sein d’un marché transatlantique en formation. Le Royaume-Uni, qui bénéficiait déjà d’une forme de Brexit déguisé avec des droits particuliers au sein de l’Union européenne, officialise sa rupture.

Théoriquement, l’architecture finale de l’ensemble doit aboutir au « mécano » suivant : un partenariat transpacifique de libre-échange, signé le 4 février 2016, intègre les pays de la région Asie-Pacifique (à l’exception de la Chine) au bloc nord-américain, tandis qu’un marché transatlantique en cours de marchandage doit être établi avec une Angleterre faisant le pont entre l’Ancien et le Nouveau Monde, comme le demandait déjà Richard Coudenhove-Kalergi (la Paneurope) en 1950. Dans cette affaire, l’Amérique du Nord jouerait le rôle de prise multiple entre l’Asie-Pacifique et l’Europe. Voulant imposer des normes anglo-saxonnes, ce bloc constituerait le « primus inter pares » aux dépens des BRICS, en particulier la Russie et la Chine.

Cette politique ne peut aboutir que par la contrainte pour donner libre cours au matérialisme le plus effréné et la primauté aux tribunaux sur les États. Les habitants de cette immense zone de libre-échange ne seront que des outils au service d’une caste prédatrice constituant la gouvernance mondiale en formation. Malheur aux personnes mal ou peu formées au bon fonctionnement du moloch mondialiste, ce ne seront que des bouches inutiles. Cette vision purement utilitaire fera définitivement de l’argent roi l’alpha et l’oméga de toute chose ou, pour reprendre une expression chère à Jacques Attali, « comme une forme supérieure d’organisation des relations humaines permettant de régler sans violence tous les conflits, y compris d’ordre religieux ».

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25 juin 2016 6 25 /06 /juin /2016 09:45

Le nombre de journalistes palestiniens dans les prisons israéliennes est aujourd’hui de 21. Cela inclut 8 professionnels des médias arrêtés depuis le début de cette année, a déclaré lundi Addameer, le groupe de défense des droits des prisonniers.

Parmi eux se trouve le coordonnateur des médias d’Addameer Hassan Safadi ainsi que Omar Nazzal, membre du secrétariat général du Syndicat des journalistes palestiniens.

Safadi a été arrêté en mai, alors qu’il revenait d’une conférence internationale en Tunisie, tandis que Nazzal a été arrêté en avril tandis qu’il était en route pour une réunion de la Fédération européenne des journalistes.

Les deux sont parmi les plus de 700 personnes en détention administrative, la pratique britannique de l’époque coloniale reprise par Israël pour emprisonner les Palestiniens indéfiniment, sans inculpation ni jugement.

Selon Addameer, les journalistes « sont ciblés en raison de leur travail pour documenter les violations du droit par Israël, y compris ses pratiques de confiscation de terres, de démolitions de maisons et de restrictions de la liberté de mouvement pour la population palestinienne. »

Selon Addameer, les journalistes détenus viennent de tous les horizons. Parmi eux se trouvent aussi bien des étudiants en journalisme à l’université al-Qods, Amir Abu Hleil et Muhammad Atta, que le professeur de l’Université de Birzeit, Nasser Khaseb.

Parmi eux se trouve aussi Samah Dweik, qui était l’un des rares journalistes à suivre de près le cas de l’écolière palestinienne Marah Bakir, emprisonnée sur l’accusation d’avoir voulu poignarder un soldat israélien.

Dweik, détenu dans une prison où Israël a toujours gardé les prisonniers politiques, est accusé d ’ « incitation [à la résistance] », une charge invoquée fréquemment par Israël contre les journalistes palestiniens et usagers des médias sociaux.

En plus du propre coordinateur avec les médias pour Addameer, Israël a également emprisonné, depuis 2011, Salah Addin Awwad, le responsable des médias pour le Club des Prisonniers Palestiniens.

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25 juin 2016 6 25 /06 /juin /2016 09:43

Une des plus grandes menaces pour la liberté d’expression en Occident est la campagne qui se développe à l’échelle internationale pour littéralement rendre illégal l’appel au boycott d’Israël. Des gens ont été arrêtés à Paris – qui fut en 2015 le lieu de la manifestation pour la liberté d’expression (pour ceux qui se moquent de l’Islam) – pour avoir porté des T-shirts pro-boycott. Les étudiants pro-boycott sur les campus aux États-Unis – où avait fleuri le boycott de l’Afrique du Sud de l’apartheid dans les années 1980 – sont sanctionnés de manière routinière pour infraction aux règlements contre la discrimination. Des officiels canadiens ont menacé de poursuivre en justice ceux qui appellent au boycott. Des organismes officiels britanniques ont interdit sur une base légale certains types d’appels au boycott. Israël a de son côté carrément criminalisé l’appel à ce genre de boycotts. Force est de constater que tout cela a été entrepris sans même susciter un froncement de sourcils chez ceux qui se sont autoproclamés combattants [crusaders = croisés] de la liberté d’expression, quand c’était le moment de soutenir les caricatures anti-musulmanes.

Mais maintenant, le Gouverneur démocrate de New York, Andrew Cuomo, s’est lancé dans une escalade significative des attaques contre la liberté d’expression sur le sol des États-Unis et ciblant des citoyens étasuniens. Le prince de la dynastie politique de New York a promulgué hier un arrêté diffusé à tous les services relevant de sa compétence, pour qu’ils cessent toute relation contractuelle avec des entreprises ou des organisations qui soutiennent un boycott d’Israël. Il prévoit que les citoyens qui ont ou expriment une opinion particulière, soient sanctionnés par le refus des prestations [allocations ou prestations en nature] dont bénéficient d’autres citoyens, une violation classique de la liberté d’expression (imaginons si Cuomo avait signé un arrêté ordonnant que «quiconque exprime des opinions conservatrices se verra immédiatement privé des prestations servies par l’État de New York»).

Plus inquiétant encore, l’arrêté signé par Cuomo exige que chacun de ses commissaires compilent «une liste d’institutions et d’entreprises» qui – «soit directement, soit via une société mère ou une filiale» – soutiennent le boycott. La liste du gouvernement [de l’État de New York] est alors rendue publique et il leur incombera alors de prouver à l’État que, en réalité, elles ne soutiennent pas un tel boycott. Donna Lieberman, directrice de la New York Civil Liberties Union, a déclaré à The Intercept: «Chaque fois que les pouvoirs publics créent une liste noire sur la base d’opinions politiques, cela soulève de graves inquiétudes quant au respect du Premier amendement et ce cas ne fait pas exception.» Robby Soave de Reason [la Reason Foundation est une fondation libertarienne dont le but est de promouvoir la liberté d’expression et le respect du droit] l’a dénoncé aujourd’hui comme «effrontément autocratique».

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25 juin 2016 6 25 /06 /juin /2016 09:40

Les chiffres donnent le tournis. Entre 1989 et 2015, l’ancien émir du Qatar Hamad ben Khalifat al-Thani a acheté à titre personnel 34 biens ou domaines répartis entre Paris, le sud et l’ouest du pays, d’une valeur globale de 3,3 milliards d’euros. Dix de ces biens – les sept villas de Mouans-Sartoux (Alpes-Maritimes) comptent pour un, idem pour les deux exploitations agricoles situées à Fayence, dans le Var – correspondent aux propriétés privées du clan. Cet ensemble, estimé par Marianne et Mediapart à 278 millions d’euros hors dette, nécessite chaque année un budget de fonctionnement d’environ 10 millions d’euros

Les 24 autres biens sont des immeubles et des hôtels particuliers accueillant des bureaux ou des espaces de réception, auxquels s’ajoutent deux hôtels de tourisme, un haras et les grands magasins du Printemps. Un patrimoine à vocation commerciale dont nous avons pu établir le prix actualisé, à partir des états financiers auxquels nous avons eu accès. Le montant final est astronomique : un peu plus de 3 milliards d’euros. Et encore : faute d’informations suffisamment précises sur quatre immeubles parisiens – ceux du 53, 116 et 116 bis de l’avenue des Champs-Elysées, et celui du 232, rue de Rivoli –, nous n’avons pas intégré dans notre calcul ces milliers de mètres carrés supplémentaires.

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18 juin 2016 6 18 /06 /juin /2016 10:29

Après Daniel Mermet et Là-bas si j’y suis, c’est au tour de Philippe Meyer d’être éjecté de l’antenne par la nouvelle direction MEDEFO-formatée de France-Inter. Dehors l’émission « la prochaine fois je vous le chanterai » qui valorisait – sans exclusivisme – la chanson francophone. Place nette aux « D.J. » et au tout-anglais, c’est le C.S.A., censé protéger la qualité, le pluralisme et la langue française sur les ondes, qui mène l’épuration par PDG interposé (ce même CSA a récemment obtenu d’une majorité de députés indignes l’abaissement des quotas de chansons francophones sur les radios…).

Il est temps que le mouvement social s’empare vraiment, comme le font déjà des syndicalistes CGT de Carrefour, de l’UGICT et de la CFE-CGC, de la question linguistique et culturelle. Car comment résister socialement si l’on accompagne soi-même « ludiquement » l’entreprise planifiée d’abêtissement et de déculturation de notre pays ?

Quant à Philippe Meyer, cet homme si spirituel pourra peut-être enfin méditer sur les dégâts collatéraux de l’anticommunisme, une discipline qu’il sut si bien pratiquer naguère à propos de l’URSS. Que devient en effet un pays comme la France quand les héritiers des FTP, des Communards, des Sans Culottes y sont traités en parias médiatiques ? Et si c’était au final, cher Philippe Meyer, la Francophonie et la culture véritable qui étaient « solubles dans l’anticommunisme » ?

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18 juin 2016 6 18 /06 /juin /2016 10:26

L'assassinat d'un policier et de sa compagne, survenu hier à Magnanville, a été revendiqué en vidéo -via l'application Facebook Live- par son auteur présumé Larossi Abballa.

David Thomson, journaliste de la radio publique RFI, affirme avoir eu accès à cette vidéo de "13 minutes" avant sa suppression par Facebook. "Larossi Abballa était dans ma liste de contacts Facebook mais je ne le connaissais pas" a-t-il fait savoir aujourd'hui via Twitter {http://panamza.com/bpz}.

Aballa, ex-délinquant multirécidiviste âgé de 25 ans et livreur à domicile qui avait immatriculé son entreprise de restauration le 19 avril, se serait donc abonné au compte Facebook de "l'expert du djihadisme" David Thomson, suivi à ce jour par 1435 abonnés {http://panamza.com/bqa}.

Thomson aurait alors découvert -par hasard et sur son mur d'actualité- la vidéo diffusée par l'un de ses 1435 abonnés, inscrit d'ailleurs non pas via son compte Facebook homonyme ("Larossi Abballa") mais à travers un autre compte dénommé "Mohamed Ali" {http://panamza.com/bpy}.

Il aurait donc été le seul journaliste à pouvoir ainsi visionner dans la nuit de lundi à mardi la vidéo d'Abballa -mise en ligne hier à 20h52- et diffusé ensuite un résumé de ses revendications.

Qui est Thomson?

Membre d'une radio noyautée par des proches du Bétar (groupuscule ultra-sioniste) selon son ancien responsable Richard Labévière, Thomson avait relayé au lendemain des attentats du 13 novembre (avec ses camarades anonymes de Twitter surnommés "Gilles N" et "Jacques Raillane") la première revendication de Daesh dans les minutes qui ont suivi sa prétendue "divulgation" par SITE, officine dirigée par la propagandiste israélo-américaine Rita Katz {http://www.panamza.com/01122015-daesh-rita-katz/; https://youtu.be/NmGOB8f-oHE}.

Jamais critiqué ou interrogé sur son parcours opaque antérieur ainsi que sur le caractère extraordinaire de sa dernière découverte par la presse traditionnelle (notamment par Mediapart qui l'invite régulièrement ainsi que par Patrick Cohen de France Inter), Thomson -qui apparaît sur la scène médiatique en 2011, à la faveur de l'invasion de la Libye- avait collaboré, en complément de RFI, avec France 24, l'antenne alors supervisée par Franck Melloul, fondateur de la chaîne israélienne i24news {https://youtu.be/6Ybn464NCpg; https://youtu.be/Q7oiCAC0ejo;https://youtu.be/lgtG5gGv9mY; https://youtu.be/N_ePWMIgzZg}.

L'homme participe depuis le début du phénomène djihadiste en France à sa dramatisation anxiogène sur la scène médiatique. Le 25 avril 2014, sur le plateau de Ce soir ou jamais, Thomson avait d'ailleurs été taclé par l'avocat William Bourdon et le sociologue Raphaël Liogier pour avoir déclaré, aux côtés de l'agent d'Israël Marek Halter, que "tous" les djihadistes partis en Syrie veulent revenir commettre des "actes terroristes" en France {https://youtu.be/-aIenzueXvo?t=20m53s; http://panamza.com/bpx}.

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18 juin 2016 6 18 /06 /juin /2016 10:22

La surpopulation en prison est repartie à la hausse avec, au 1er avril 2016, 68 361 détenus pour 58 787 places (+ 2 % en 2015 par rapport à 2014). Soit presque 10 000 détenus en trop par rapport à la capacité des prisons françaises. Voilà qui signe le fiasco général de la politique pénale de Christiane Taubira, l'ancienne garde des Sceaux, qui s'était donné pour mission d'humaniser la prison. L'arrêt du programme voté sous Sarkozy de construction des lieux de détention aura donc conduit à cette catastrophe carcérale qui accroît les risques de récidive et pèse, en outre, lourdement sur la vie des matons...

Le contrôle général des lieux de privation de liberté constate que « 1 900 détenus dorment sur des matelas par terre » dans un cadre général vétuste et insalubre. Avec évidemment des conséquences sur la santé des détenus et un taux de suicide record en France (115 suicides en 2015). « On se suicide sept fois plus en prison qu'en dehors, selon les données de l'Ined », relevait, mercredi 15 juin, Adeline Hazan, le contrôleur général des lieux de privation de liberté, venue présenter son rapport annuel devant la commission des Lois. L'insalubrité des locaux de garde à vue est également dans son viseur : matelas défoncés, couvertures sales, insalubrité... Autre constat contraire aux règles : les lunettes, ceintures et soutiens-gorge sont systématiquement retirés aux personnes placées en garde à vue, alors que la loi exigerait un examen au cas par cas en fonction du risque.

La « cocotte-minute » des regroupements islamistes en prison ?

Dans le contexte abrasif français, Adeline Hazan sent bien que l'auditoire n'est pas vraiment enclin à s'apitoyer sur le sort des détenus. « Ce n'est pas tombé dans l'angélisme que de dire qu'il faut trouver le nécessaire équilibre entre le besoin de sécurité que l'opinion est en droit d'attendre et le respect des droits fondamentaux de la personne », plaide-t-elle. Néanmoins, ce n'est pas sans un certain angélisme qu'elle dénonce la modification du régime des fouilles à corps en prison après l'adoption de la loi du 3 juin 2016, considérant que cette extension est attentatoire à la dignité des personnes. La prison est une véritable passoire. Les téléphones portables ou cartes SIM y pullulent (30 000 saisies en 2015), ainsi que les armes (1 400 saisies), comme l'a reconnu l'administration pénitentiaire. Un plan de brouillage des signaux est en cours de déploiement...

Dans le cadre de la lutte contre la radicalisation, la chancellerie a entamé le regroupement des détenus islamistes incarcérés dans des unités dédiées. Cinq établissements sont concernés. Le contrôle général les a visités et a rendu au gouvernement un rapport sur cette expérience. Il ne sera publié que début juillet. Mais Adeline Hazan a déjà fait savoir son hostilité à ce regroupement, dont elle craint l'effet « cocotte-minute ».

Le nouveau ministre de la Justice, Jean-Jacques Urvoas, a publié un arrêté permettant, pour trois mois renouvelables, la vidéosurveillance de personnes « dont l'évasion ou le suicide pourrait avoir un impact important sur l'opinion publique et sur l'ordre public ». Il avait notamment en tête la surveillance de Salah Abdeslam. Pas très étonnant, le contrôleur des lieux de privatisation émet un avis défavorable, considérant que la définition est trop large. Après avis de la Cnil, la mesure de vidéosurveillance a été restreinte aux personnes en mandat de dépôt criminel (donc non applicable aux détenus après condamnation).

« Des femmes accouchent menottées »

Le contrôleur général dénonce, par ailleurs, la situation des femmes en prison (seulement 3,2 % de la population carcérale). « Le parent pauvre », dit-elle, du fait même qu'elles sont très minoritaires. « Des femmes détenues accouchent menottées, ce qui est contraire à la loi depuis 2009 », affirme Adeline Hazan, qui prône une certaine mixité des établissements pénitentiaires et se réfère à une expérience menée à Bordeaux dans un atelier carcéral. Elle recommande la construction d'un établissement pour femmes dans le Sud. Il n'y a pas de prison pour femmes (après condamnation) dans cette partie-là du pays, si bien que les détenues vivent leur incarcération (après leur condamnation) loin de leurs familles.

Dans les hôpitaux psychiatriques, la disparité des traitements serait grande d'un établissement à un autre, « d'un service à un autre, voire d'un étage à un autre », constate-t-elle. Là encore, le placement à l'isolement, le port obligatoire du pyjama ou l'attachement des patients à leur lit seraient systématiquement pratiqués sans justification clinique lorsque le préfet décide un placement sous contrainte à la demande d'un tiers, alors que la loi du 26 janvier 2016 encadre ces mesures.

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18 juin 2016 6 18 /06 /juin /2016 10:19

En 2015, la France a battu un record en terme de prises de commandes sur le marché de l’armement. Selon le rapport sur les exportations d’équipements militaires remis au Parlement au début du mois, il est question d’un montant supérieur à 16 milliards d’euros.

Dans le même temps, d’après une étude de l’institut britannique IHS Jane’s, le marché mondial de l’armement a connu une « année record » en 2015, avec un montant total de 65 milliards de dollars, soit une hausse de 6,6 milliards sur un an. Jamais une telle croissance n’avait été observée jusqu’à présent.

L’instabilité au Moyen-Orient, la hausse des budgets militaires en Europe et les tensions en mer de Chine méridionale expliquent en partie cette évolution. Évolution qui profite donc à l’industrie française de l’armement, qui « est même « de loin la grande gagnante à l’heure actuelle », estime IHS Jane’s.

Si les exportations américaines d’équipements militaires restent solidement ancrées à la première place (elles ont même progressé de 10%), la France tire son épingle du jeu et pourrait même se hisser sur la deuxième marche du « podium ».

« En quatrième position parmi les poids lourds du secteur, Paris a doublé son carnet de commandes à l’exportation, qui est passé de 36 à 55 milliards de dollars entre 2014 et 2015″, explique IHS Jane’s. Du coup, la France va doubler la Russie et l’Allemagne « pour devenir le deuxième plus grand exportateur mondial d’équipements de défense » à partir de 2018.

« La France a relancé son industrie de défense et bénéficié de ventes régulières plusieurs années consécutives », a souligné Ben Rhodes, analyste senior à IHS Jane’s, qui explique que l’industrie française a su profiter de « l’effacement relatif » des États-Unis au Moyen-Orient, région qui totalise 21,6 milliards de dollars d’importations d’équipements militaires. Et pour cause : « La valeur combinée des importations de l’Arabie Saoudite et des Emirats Arabes Unis dépasse celles de toute l’Europe de l’Ouest réunies », a-t-il fait valoir.

Qui plus est, cette tendance risque fort de s’affirmer dans les années qui viennent, ne serait-ce déjà avec le contrat concernant les 12 futurs sous-marins australiens, remporté par DCNS avec son Shortfin Barracuda. En outre, la vente de 36 Rafale à l’Inde finira bien par aboutir, de même que celle de 60 appareils aux Émirats arabes unis. Et cela d’autant plus qu’IHS Jane’s estime que le marché de l’armement devrait encore progresser pour atteindre les 69 milliards de dollars.

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18 juin 2016 6 18 /06 /juin /2016 10:15

En deux ans, le marché mondial des sources d’énergie a été bouleversé. D’abord, l’offre et la demande ont considérablement changé, puis les flux commerciaux, enfin les prix qui se sont écroulés. Ces changements radicaux remettent en cause tous les principes de la géo-politique du pétrole.

Le mythe de la pénurie

Le ralentissement de l’économie des pays occidentaux et celui de certains pays émergents s’est traduit par une baisse de la demande, tandis que la croissance continue en Asie l’a, au contraire, augmentée. En définitive, la demande globale poursuit son lent développement. Côté offre, non seulement aucun État producteur n’a vu ses capacités s’effondrer, mais certains ont pu l’augmenter comme la Chine, qui amasse désormais d’importantes réserves stratégiques. De sorte qu’au total, le marché est très excédentaire.

Ce premier constat contredit ce qui était la doxa des milieux scientifiques et professionnels durant les années 2000 : la production mondiale s’approchait de son pic, le monde allait connaître une période de pénurie au cours de laquelle certains États allaient s’effondrer et des guerres de ressources éclater. Dès son retour à la Maison-Blanche, en janvier 2001, le vice-président Dick Cheney avait formé un groupe de travail sur le développement de la politique nationale de l’énergie (National Energy Policy Development — NEPD), qualifié de « société secrète » par le Washington Post [1]. Dans une ambiance ultra-sécurisée, les conseillers de la présidence auditionnèrent les patrons des grandes entreprises du secteur, les scientifiques les plus reconnus, et les patrons des services de Renseignement. Ils arrivèrent à la conclusion que le temps pressait et que le Pentagone devait garantir la survie de l’économie états-unienne en s’emparant sans attendre des ressources du « Moyen-Orient élargi ». On ignore qui participa exactement à ce groupe de travail, sur quelles données il travailla, et les étapes de sa réflexion. Tous ses documents internes ont été détruits afin que nul ne connaisse les statistiques auxquelles il avait eu accès.

C’est ce groupe qui conseilla de mener des guerres contre l’Afghanistan, l’Iran l’Irak, la Syrie, le Liban, la Libye, la Somalie et le Soudan ; un programme qui fut officiellement adopté par le président George W. Bush lors d’une réunion, le 15 septembre 2001, à Camp David.

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