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3 octobre 2020 6 03 /10 /octobre /2020 09:48

Cela fait désormais 15 jours que se tient à Londres le procès pour extradition du journaliste Julian Assange vers les USA. Son crime ? avoir permis la révélation prouvée des crimes de l’impérialisme américain, dans la guerre contre l’Irak notamment. Et ce avec les révélations de wikileaks. Arrêté en Suède, le journaliste avait ensuite été poursuivi au Royaume-Uni dans une très étrange affaire de mœurs qui a depuis totalement fait long feu. Réfugié politique dans l’ambassade d’Équateur, il avait été livré après plusieurs années de réclusion à la faveur de la trahison de la révolution citoyenne de Correa par Moreno. Il est depuis embastillé dans des conditions relevant de la torture dans une prison de haute sécurité. Le procès qui se déroule est assurément un procès politique, où Assange est manifestement privé de ses droits à se défendre, tandis que l’accusation est portée directement par les États-Unis qui prétendent jusqu’à interdire aux témoignages en défense de s’exprimer. Au-delà de ce scandale qui doit appeler à la mobilisation immédiate de chaque humain soucieux des droits fondamentaux, soucieux de la liberté d’expression, ce procès est révélateur de ce que l’essentiel des journalistes professionnels en France n’ont que faire de la défense de la liberté de la presse ou se trouvent dans l’incapacité de s’exprimer. Servitude volontaire ou bâillon de médias quasi exclusivement détenus par les milliardaires. Image tragique mais bien réel de ce que le système capitaliste est un profond et terrible totalitarisme.

Rares sont les voix, à l’exception de Legrandsoir.info qui informe au quotidien sur le procès. Observons que si Médiapart a le mérite de ne pas se taire, le combat pour la libération de Assange ne fait pas la une du quotidien…

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3 octobre 2020 6 03 /10 /octobre /2020 09:44
Le Journal du Dimanche devait publier une tribune signées par près de  300 scientifiques, universitaires et professionnels de santé critiquant la dérive de la politique sanitaire du gouvernement français. Ils estiment qu’elle conduit à des interprétations erronées des données statistiques et à des mesures disproportionnées. Parmi les signataires, on aurait dû trouver le sociologue Laurent Mucchielli, les professeurs Jean-François Toussaint et Laurent Toubiana.

Voici la tribune censurée :

    Tandis que le gouvernement prépare une nouvelle loi (la quatrième en 6 mois !) prolongeant le « régime d’exception » qui a remplacé « l’état d’urgence » sanitaire, le ministère de la Santé a encore annoncé mercredi 23 septembre des mesures restrictives des libertés individuelles et collectives qu’il prétend fondées scientifiquement sur l’analyse de l’épidémie de coronavirus. Cette prétention est contestable. Nous pensons au contraire que la peur et l’aveuglement gouvernent la réflexion, qu’ils conduisent à des interprétations erronées des données statistiques et à des décisions administratives disproportionnées, souvent inutiles voire contre-productives.

    Que savons-nous de cette épidémie et de son évolution ?

    Le SARS-CoV-2 menace essentiellement les personnes dont le système immunitaire est fragilisé par le grand âge, la sédentarité, l’obésité, des comorbidités cardio-respiratoires et des maladies sous-jacentes de ces systèmes. Il en découle que la priorité sanitaire est de protéger ces personnes fragiles : le respect des gestes barrières et le lavage des mains en sont deux des clés.

    Le SARS-CoV-2 circule dans le monde depuis environ un an. Il continuera à circuler, comme l’ensemble des autres virus qui vivent en nous et autour de nous, et auxquels nos organismes se sont progressivement adaptés. L’espoir de faire disparaître ce virus en réduisant à néant la vie sociale est une illusion. D’autres pays, en Asie comme en Europe, n’ont pas eu recours à ces pratiques médiévales et ne s’en sortent pas plus mal que nous.

    Quant à l’évolution, l’idée d’une « deuxième vague » reproduisant le pic de mars-avril 2020 n’est pas un constat empirique. C’est une théorie catastrophiste issue de modélisations fondées sur des hypothèses non vérifiées, annoncée dès le mois de mars et ressortie des cartons à chaque étape de l’épidémie : en avril lors du soi-disant « relâchement » des Français, en mai avant le déconfinement, en juin pour la Fête de la musique, en été pour les « clusters » de Mayenne ou les matchs de foot, et à nouveau cet automne face à une augmentation des cas certes significative, mais lente et grevée d’incertitudes diagnostiques. Au final, cette prétendue « deuxième vague » est une aberration épidémiologique et l’on ne voit rien venir qui puisse être sérieusement comparé à ce que nous avons vécu au printemps dernier.

    On ne compte plus les mêmes choses.

    Nous voyons enfin que, pour des raisons difficiles à cerner (panique, pression politique ou médiatique… ?), les autorités sanitaires françaises ne parviennent pas à stabiliser une communication honnête sur les chiffres de l’épidémie. Elles ont surtout abandonné l’indicateur fondamental, la mortalité, pour ne retenir que celui de la positivité de tests pourtant incapables de distinguer les sujets malades des personnes guéries. Cette politique du chiffre appliquée aux tests conduit à une nouvelle aberration consistant à s’étonner du fait qu’on trouve davantage aujourd’hui ce qu’on ne cherchait pas hier. Elle conduit par ailleurs à des classements des départements ou des régions en zones plus ou moins « dangereuses » à qui l’on donne de jolies couleurs qui cachent la fragilité et l’arbitraire du comptage : untel se retrouvera en « zone rouge » alors qu’il y a moins de dix patients en réanimation, un autre verra tous ses restaurants fermés sans que l’on ait la preuve que ce sont des lieux de contamination majeurs. Tout cela n’est guère cohérent.

    Les autorités sanitaires ne s’interrogent pas non plus sur la surmortalité à venir des autres grandes causes de décès (cancers, maladies cardio-vasculaires) dont la prise en charge est délaissée, ni sur le fait qu’une partie des sujets classifiés parmi les personnes « décédées de la Covid » sont en réalité mortes en raison d’une autre pathologie mais classifiées Covid parce qu’elles étaient également porteuses du virus. Or des études récentes montrent que ce groupe pourrait constituer jusqu’à 30% des décès au Royaume Uni ces dernières semaines. Cette façon de compter de plus en plus comme « morts du Covid » des personnes en réalité atteintes avant tout d’autres maladies est probablement l’explication principale du fait que, comme cela est écrit en toutes lettres sur le site de l’INSEE : « depuis le 1ᵉʳ mai, on ne constate plus en France d’excédent de mortalité par rapport à 2019 ».

    Il découle de tout ceci qu’il n’y a pas de sens à paralyser tout ou partie de la vie de la société en suivant des raisonnements qui sont parfois erronés dans leurs prémisses mêmes. Il est urgent d’arrêter l’escalade, d’accepter de remettre à plat nos connaissances scientifiques et médicales, pour redéfinir démocratiquement une stratégie sanitaire actuellement en pleine dérive autoritariste.

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27 septembre 2020 7 27 /09 /septembre /2020 08:46

 

 

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27 septembre 2020 7 27 /09 /septembre /2020 08:39

Le 9 janvier 1986, le gouvernement socialiste de Fabius promulguait la loi dite de “rénovation” de la fonction publique hospitalière. Cette loi prévoyait par ses articles 92, 93 et 94 qu’un fonctionnaire hospitalier dont le poste est supprimé, pouvait être licencié. À l’époque la lutte des personnels avait fait reculer le gouvernement qui n’avait pas pris les décrets d’application nécessaires pour l’entrée en vigueur de cette mesure. En 1998, le gouvernement « socialiste » de Jospin avait à nouveau tenté de mettre la loi en application par un décret… mais un mouvement de lutte des personnels de santé l’avait mis en échec.

Le projet de loi scélérat, vieux de 34 ans, revient à la surface…En effet, le ministre de la Santé, Olivier Véran, sort le 3 septembre dernier un décret pour permettre l’application de la loi de licenciement des personnels de santé dont le poste serait supprimé…

Il s’agit donc, pour Macron et ceux qui tirent les ficelles, de s’attaquer en profondeur au statut de la fonction publique hospitalière et à la garantie de l’emploi, pour parvenir à leurs fins. Des propositions gouvernementales ayant pour but de faire exception à la règle nationale, ont déjà été faites…

Comment peut-on, en pleine crise sanitaire, envisager de réduire les services de santé, licencier les soignants, alors que des plans dits de “relance” arrosent les patrons ? C’est que le capitalisme l’exige et que son instrument tout-puissant, l’Union Européenne, le permet ! Alors sortons le plus vite possible des deux !

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19 septembre 2020 6 19 /09 /septembre /2020 09:54

J’ai vu récemment à la télé un nanar américain cousu de fil blanc et bourré de clichés qui m’a procuré je l’avoue un certain plaisir.

Il s’intitule « Le jour d’après » et raconte une histoire de glaciation de la planète survenant après le réchauffement (!) du pôle. La catastrophe s’abat en moins de 48 heures sur un groupe d’étudiants venus à New York pour une compétition universitaire. L’intérêt va se porter sur l’un d’eux et sa famille. Le père d’abord.

La quarantaine, le teint halé, c’est un climatologue-explorateur surdoué qui sent venir les cyclones comme le chien sa gamelle. Il le voit arriver de loin, le typhon glaciaire. Mais personne veut le croire, hormis deux vieux potes (qui seront sacrifiés en cours de route) et une gonzesse asiatique, jeune mais très diplômée (douze doctorats, trente masters). Pas très belle quand même pour qu’on pige que c’est pas l’héroïne, juste un faire-valoir. Elle échange avec le maître des dialogues pseudo-scientifiques :

- Un anticyclone de magnitude 12 sur le 50e parallèle, on n’avait pas vu ça depuis 1927 !
- Si, ma chère. En 1931, à Dakota City, le 12 février à 5 heures 14 minutes si ma mémoire est bonne.
- Bien sûr, vous avez raison, ça m’était sorti de la tête !

Quelle cruche !

La mère maintenant. Même âge que l’époux, médecin urgentiste, belle mais sans prétention, une sainte avec des nichons. Quand son hôpital est bombardé par la glace, elle sauve son protégé, un gamin cancéreux à qui l’on a rasé le crâne pour faire plus vrai (le ricain est un peu dur à la détente). Elle poussera le chariot du malade dans une ambulance quand tous les autres toubibs se seront débinés comme des lâches.

Bon je passe sur les figures habituelles : le vieux noir en uniforme qui croise le jeune noir expert en électronique et champion d’échecs (même un noir peut réussir) ; le SDF et son chien qui traversent l’épreuve le sourire aux lèvres (mieux vaut un SDF vivant qu’un riche mort) ; la foule moutonnière qui suit le mauvais pasteur (méfiez-vous des meneurs).

Arrivons au fils. L’étudiant poil aux dents. Il va participer à la compétition à cause d’une fille qu’il a l’intention d’aborder à cette occasion. Sa mère nous le fait remarquer dès le début pour qu’on perde pas de temps à le deviner. Une fois dans le jeu, il soufflera toutes les bonnes réponses à ses partenaires. Y compris à la donzelle qui confond le roi des Aztèques avec le chef des Incas, cette gourde !

Le fiston, c’est le symbole de l’intelligence vue par les ricains : un champion des quizz et des QCM. Quand la température chutera à -45°, il proposera de brûler les livres de la bibliothèque municipale pour se réchauffer. Et pour révéler enfin la morale du film : la culture n’a jamais sauvé personne, seul le pragmatisme triomphe et tous les moyens sont bons.

Rien d’original là-dedans puisque c’est la substance de tout le cinéma américain ou presque.

Ensuite le cataclysme fait marche arrière, les températures remontent et la famille se retrouve. Les films ricains à grosses ficelles finissent toujours mal.

 

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19 septembre 2020 6 19 /09 /septembre /2020 09:45
Figure incontournable du mouvement social gardois et des Gilets Jaunes (GJ), Roland Veuillet, 64 ans, a été condamné, le 2 juillet 2020, à un an de prison (dont 6 mois avec sursis). Retour sur le parcours militant d’un sans Dieu, ni maître.

Il est 9h en ce jeudi ensoleillé. Au pied des Arènes, une centaine de camarades sont devant le Tribunal de Nîmes, alors que se tient à huis clos le procès. Dans le box des accusés, Roland Veuillet, 64 ans, figure emblématique des Gilets Jaunes (GJ) donne le ton. Il veut un renvoi de son affaire pour préparer sa défense et ne répondra pas aux questions du tribunal.

Il refuse même de décliner son identité, son adresse et sa date de naissance et affirme que dès qu’il le pourra, et ce malgré les éventuelles décisions de justice, il repartira de plus bel dans son combat et rejoindra les manifestations.

Il ne souhaite pas la présence d’un avocat pour l’assister et plaide dans une déclaration « contre un procès politique. Je ne suis pas devant un tribunal. Je suis là car j’ai simplement manifesté. Si demain, dans un mois ou plus tard je sors de détention je continuerai à manifester. C’est un droit pour tous les citoyens ", assène-t-il.

"L’audience d’aujourd’hui ne peut pas se tenir car les droits de ma défense ne sont pas respectés. Je n’ai pas pu récupérer mon dossier. Je suis incarcéré depuis le 31 mai pour des raisons politiques. Le procès d’aujourd’hui n’a qu’un sens politique et non judiciaire", poursuit-il.

Son procès pourtant a bien lieu et il est reconnu coupable de plusieurs infractions : "actes d’intimidation envers des policiers, participation sans arme à un attroupement, entrave à la circulation des véhicules, dénonciation calomnieuse". Des faits qui remontent aux manifestations de Gilets Jaunes.

Il est condamné à 12 mois de prison dont 6 mois avec sursis. La possibilité d’aménager sa peine n’ayant pas été retenue, il est maintenu en détention. La constitution de partie civile de trois policiers, à qui il devra verser des dommages et intérêts, respectivement de 250, 450 et 550 euros et 500 euros de frais de procédure, est également retenue.

Par ce procès, la Justice entend faire un exemple. Roland est un militant connu localement. Syndiqué à SUD éducation et adhérent du NPA, son ADN est marqué du sceau de la résistance et de l’insoumission. A la fin des années 70, fils d’ouvrier de la Ciotat, marqué par une culture syndicale de ce fief PCF et CGT, il organise un Comité de soldats dans sa caserne afin de revendiquer de meilleures conditions de vie des troufions.

Conseiller Principal d’Éducation, à Nîmes, au lycée Dhuoda, Roland est suspendu de ses fonctions le 3 février 2003, alors qu’il était en grève, puis muté d’office à Lyon, à 300 km de ses enfants, depuis juin 2003.

Durant le Mouvement Loi Travail, en 2016, il fait le buzz médiatique pour avoir tenu tête, en pleine rue à Lunel, devant les caméras, au Ministre de économie, Emmanuel Macron. Ce dernier, plein de dédain, rétorque : « Encore faut-il travailler pour se payer un costard ».

On le retrouve aux premières loges au sein des Nuits Debout, avant de s’investir pleinement dans la mobilisation des Gilets Jaunes, en particulier dans les actions coup de poing, au Kilomètre Delta dans la Zone Industrielle de Nîmes. Roland est aussi des chevilles ouvrières qui met sur pied des AG qui verront les Gilets Jaunes (GJ) décider des suites du mouvement. Du jamais vu à Nîmes. Même aux temps forts des mouvements sociaux de ces dix dernières années, jamais une telle école de démocratie directe n’avait existé. Tout au plus, attirerions-nous quelques dizaines de grévistes à la fin des manifs interpros. Les Gilets jaunes, et la verve de Roland, nous donnent la leçon. Et ce sont chaque mardi et jeudi, pendant des mois en 2019, que des dizaines de de GJ qui accourent des quatre coins du département. Un camarade du NPA me dit : « Jérémie, ces AG ce sont de véritables soviets. Ça débat, ça s’engueule, ça hurle, mais ça vit et cela décide collectivement ».

La coupe est pleine. Il s’agit de faire plier Roland l’insoumis. Les coups de matraques n’ont pas suffi. La Justice va se charger de cette sale besogne. Non contente de protéger les policiers qui armés de flashballs ont mutilé tant de manifestant-e-s ces dernières années ; Non contente de libérer un Balkany, pourtant accusé et condamné pour de lourds cas de corruption et détournements de fonds ; la Justice est une Justice de classe aux ordres. Elle entend, au travers de Roland, faire taire ceux et celles qui sont debout et résistent.

Nous ne nous tairons pas. Comme Roland d’ailleurs. Son Comité de soutien multiplie depuis des semaines différentes actions qui tentent de faire monter la pression, avec une présence hebdomadaire devant la Maison d’arrêt de Nîmes. Nous attendons maintenant que les organisations syndicales et sociales donnent une dimension nationale à la campagne de solidarité. Car que l’on ne s’y trompe pas : Roland est bel et bien un prisonnier politique. Et c’est à ce titre qu’il est condamné.
Nous ne lâcherons rien.

Jérémie Berthuin

Vidéo sur la mobilisation autour de la libération de Roland :

https://www.youtube.com/watch?v=7--mi0w-uvw&feature=youtu.be

 

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19 septembre 2020 6 19 /09 /septembre /2020 09:38

Les voitures hybrides sont-elles plus écologiques ?

Pour le savoir, le magazine Auto Plus a mesuré dans des conditions strictement identiques la consommation exacte de 148 voitures citadines, compactes, familiales, SUV petits, moyens, gros. 148 voitures réparties en 6 catégories. Il a constaté que dans chacune des catégories sans exception les essence consomment plus (donc émettent plus) que les diesel, et les hybrides plus que les essence. Et pas qu’un peu, les écarts dépassent deux litres aux 100 km, et atteignent même 6 litres pour la Mercedes GLC 350e hybride classée voiture écolo…

Notez au passage à quel point les Allemands peuvent être tricheurs avec leur soi-disant écologie… Ainsi, la falsification des logiciels de leurs voitures diesel… Ainsi la mise en service sous prétexte d’énergies renouvelables, de nouvelles centrales exploitant en grand leur plus mauvais charbon, le tour de passe-passe le plus génial qu’on aie jamais vu… Et maintenant, une voiture écologique qui consomme 12 litres aux 100 km !

Quant à l’Etat français, toujours aussi stupide, il subventionne généreusement les voitures hybrides. Ainsi, vous allez revendre votre voiture actuelle pour acheter une hybride qui sera plus gourmande. La planète vous dit merci. Et rassurez-vous, c’est vous qui me lisez qui payez ces subventions.

Aucun de nos journalistes n’a mis en doute la propagande officielle, ils sont tous à faire les louanges de la “transition climatique” et s’interdisent tout esprit critique.

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5 septembre 2020 6 05 /09 /septembre /2020 10:18

Il est impertinent de s’exprimer à la première personne du singulier, c’est donc ce que je vais faire.

C’est au cours de l’été 1976, que me fut remise ma première décoration, par le ministre de la Défense Nationale lui-même.

C’était très impressionnant. Il s’appelait Bourges, n’était pas berrichon et n’avait pas accompli ses obligations militaires !

Il me poursuivait, tout en demeurant immobile, pour « diffamation et injures envers l’armée française ».

La médaille, je veux dire la condamnation, me fut accrochée au printemps suivant. Le mensuel satirique grâce auquel j’avais obtenu cet honneur, et qui s’appelait le « Provisoire », avait en effet rappelé en termes très expressifs les spécialités des tortionnaires du 2ème Régiment Etranger Parachutiste durant la guerre d’Algérie. Je fus défendu par quelques crapules qui avaient nom Claude Bourdet, Henri Alleg, directeur d’Alger Républicain, Pierre Vidal-Naquet, auteur des « Crimes de l’armée française ».

L’honneur de l’armée française coûtait à l’époque 3000 F, ce qui fait une somme dérisoire, si l’on veut bien diviser par le nombre d’officiers tortionnaires et de sous-officiers gourmands de sévices, qui se livrèrent à leur loisir favori entre 1954 et 1962.

C’est cette année-là que je compris l’intérêt de l’impertinence, de l’effronterie, de la diffamation. Cette impertinence était d’ailleurs tout à fait pertinente : on ne nous condamna pas pour avoir proféré des mensonges, mais pour avoir rapporté des vérités qu’il ne fallait pas dire.

C’était une atteinte à l’honneur, revêtement protecteur, sous lequel les hommes de pouvoir ont coutume de mettre à l’abri les excroissances assez monstrueuses de leur libido.

C’est cette année-là aussi que je reçus de Maurice Laisant, anarchiste incurable, un mot de félicitations : « Ta condamnation, c’est l’acte de naissance du journal. »

En 1979, un autre procès en diffamation vint renforcer l’effet du précédent, grâce à un prêtre désenvoûteur de mobylettes en milieu rural.

C’était en somme une piqûre de rappel. Salutaire.

Et puis plus rien jusqu’en 1993, date à laquelle trois injections consécutives provoquèrent une overdose de dettes, et la mort du journal. L’honneur devenait de plus en plus chatouilleux.

C’est triste, d’autant plus que, depuis, les procès en diffamation, en France, prennent des proportions impensables il y a dix ans, dans une indifférence quasi-générale ! Les pouvoirs ont en effet compris que le temps des amendes symboliques était passé.

Les escrocs officiels, patrons, magouilleurs de tout acabit, vous réclament désormais des sommes d’argent fabuleuses, que vous gagnez péniblement en une vie, et qu’ils volent, eux, en un seul jour.

Si bien que maintenant, pour pratiquer l’impertinence, sport indispensable, il ne suffit plus d’être drôle et courageux, il faut aussi avoir les reins et le compte en banque solides.

C’est pourquoi l’on doit, urgemment, réclamer le droit à la diffamation, dès lors qu’existe un droit de réponse.

Dans une société joyeuse, épanouie, le droit à l’injure devrait constituer l’article premier de la constitution.

 

ROLLAND HENAULT (dans "Articles Volume 4", Editions de l'Impossible)

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5 septembre 2020 6 05 /09 /septembre /2020 10:07

Luc Viviani, âgé de 52 ans, professeur de mathématiques au lycée, a été mis en congé longue maladie pendant cinq ans avant d’être récemment  déclaré en invalidité et mis  à la « retraite anticipée » par l’Éducation nationale.

Une kinésithérapeute a déposé plainte parce que les pneus  de sa voiture ont été crevés à sept reprises, entre le 10 mai et le 16 juin.

Luc Viviani est mis en cause par l’enquête et placé en garde à vue.

Déféré au parquet de Marseille, le 19 juin, il repart avec une convocation pour être jugé le 12 novembre avec un contrôle judiciaire lui interdisant principalement de paraître sur le lieu de résidence de sa victime. Mais sans obligation de soins psychiatriques.

Le 25 juin, nouvelle crevaison de pneus.

Le 29 juin, une caméra étant placée devant la maison de la kiné, Luc Viviani réitère et deux voisins alertés interviennent, le frappent et le maîtrisent avant d’appeler les gendarmes. Luc Viviani est porteur d’une cagoule et d’un gant.

Ayant violé son contrôle judiciaire, il est à nouveau placé en garde à vue puis renvoyé en comparution immédiate par le parquet. Un médecin psychiatre qui l’a examiné relève, dans son rapport, que Luc Viviani a « des idées suicidaires mais n’est jamais allé jusqu’au bout ».

Le 1er juillet, l’avocate de Luc Viviani demande et obtient une expertise psychiatrique pour son client, mais celui-ci ira en détention provisoire alors qu’elle avait plaidé pour un nouveau contrôle judiciaire avec suivi médical.

L’affaire est renvoyée au 28 juillet. Luc Viviani vit mal son emprisonnement dans une maison d’arrêt surpeuplée. Il reçoit des visites de sa compagne et d’une seconde avocate, l’une et l’autre constatant la dégradation de son état.

Le 28 juillet, le médecin expert sollicité ne s’est pas manifesté et l’affaire est donc renvoyée à un mois. L’avocate de Luc Viviani a beau alerter « sur le risque suicidaire du prévenu en insistant sur sa pathologie dépressive chronique », il est maintenu en détention, la présidente déclarant que « le tribunal n’admet pas le chantage au suicide ». Luc Viviani quitte la salle d’audience « en se frappant volontairement le crâne sur la tranche de la paroi vitrée du box ». Quelques points de suture à l’hôpital Nord de Marseille et, après une nuit d’hospitalisation, il est reconduit aux Baumettes.

Le 30 juillet, sa compagne le voit et, le lendemain, son avocate. Selon elle, « il est alors dans un état déplorable, il s’est scarifié les avant-bras et le visage avec un morceau de verre ».

Dans le centre pénitentiaire, l’inquiétude est vive. « L’officier de bâtiment, le chef de détention et la direction de l’établissement ont alerté l’équipe médicale. »

Apparemment, le personnel médical ne prend pas en considération ces avertissements.

Le médecin du service médico-psychologique régional (SMPR) l’examine mais estime qu’il n’y a aucune urgence. Il préconise une consultation la semaine suivante.

Trop tard. Luc Viviani va se suicider dans la nuit du 3 au 4 août 2020.

 

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5 septembre 2020 6 05 /09 /septembre /2020 09:45

Reçu de Do cet article très intéressant :


L’Encyclopédie des nuisances critiquait énormément la restauration de la chapelle Sixtine en lui reprochant notamment ses couleurs vives. Je n’avais pas eu l’occasion de savoir si l’auteur avait ou non raison, n’ayant jamais vraiment vu de représentation de la Chapelle Sixtine ni avant ni après restauration. Mais voilà qui est fait avec l’image ci-dessous qui m’a beaucoup appris sur la restauration :

 

 

Franchement je préfère nettement avant la restauration qu’après. On voit bien qu’avant, c’est de l’art, même abimé ; et on voit tout aussi bien qu’après, ce n’est plus qu’un dessin technique.

Pour pouvoir restaurer correctement du Michel-Ange, il faudrait non seulement être au moins aussi bon que lui dans son art ; mais, en plus, être sûr de savoir exactement ce qu’il a voulu peindre. L’immense majorité des restaurateurs sont très nettement inférieurs à l’artiste dont ils prétendent restaurer l’oeuvre. Ce sont de grands présomptueux qui veulent tout de même se comparer au maître. Voire se croire supérieur à lui… puisqu’au fond, ils prétendent le juger.

La restauration est une imitation de l’oeuvre originale interprétée selon la mode du moment ou selon les goûts du restaurateur.

Ainsi, si dans une oeuvre de jeunesse on a bien l’impression que Michel-Ange utilise légèrement ce que plus tard, à l’époque d’Hergé, on appellera la ligne claire (dessiner les contours avec ligne claire), on a l’impression que cet aspect a été très nettement exagéré par le restaurateur, qui a donc fait les choses à son goût et non pas au goût de Michel-Ange.

Les couleurs vives de la restauration sont choquantes. De même que la transformation de l’homme de face, presque svelte, en homme très fort, il faut respecter l’oeuvre. Sinon, pourquoi prétendre restaurer ? Moi, j’appelle ça peindre par dessus.

Au lieu d’abimer les oeuvres des maîtres en repeignant par dessus, les "restaurateurs" feraient bien mieux de faire comme les peintres débutants : peindre ailleurs, humblement, à leur façon, une imitation plus ou moins fidèle de l’oeuvre originale.

On remarquera aussi qu’avant restauration, un voile couvre les fesses de l’homme vu de dos. Ce voile a disparu dans la restauration. On ne peut pas le reprocher aux restaurateurs. En effet :

De 1536 à 1551, à la demande de Clément VII puis de Paul III, Michel-Ange exécute le jugement dernier, avec quelques 400 personnages. Mais les nus scandalisent certains, comme Paul IV (1555-1559), qui fait cacher les parties intimes des personnages et des ignudi par Ricciarelli (1509-1566), ami et assistant de Michel-Ange, qui sera surnommé « il braghettone », le « faiseur de culottes ».

Mais que dire de la femme vers la droite recouverte après restauration d’un tissus bleu vif sur ses jambes ? On ne peut pas voir ses jambes au travers du tissus. Par contre, avant restauration, on les voit très nettement par transparence. Donc, ce voile bleu pale qui la recouvre avant restauration est très probablement l’oeuvre du « faiseur de culottes ». Alors, pourquoi les restaurateurs ne l’ont-ils pas tout simplement enlevé, au lieu de l’accentuer afin de supprimer toute transparence, et en plus avec un bleu très vif ?

 

Retrouvez l'article original sur http://mai68.org/spip2/spip.php?article6754

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