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26 décembre 2015 6 26 /12 /décembre /2015 10:38

Le 16 décembre dernier ,a Cour administrative d’appel de Kiev a rejeté les demandes des avocats du Parti Communiste d’Ukraine et les recours intentés contre le Ministère de la justice. Avec cette décision la junte fasciste de Kiev a les mains libres pour interdire le Parti Communiste d’Ukraine

Le tribunal a conclu son examen en appel dans l’affaire qui oppose le ministère de la Justice et le KPU pour interdire ce dernier. Malgré les arguments des partisans du Parti communiste, la Cour administrative d’appel de Kiev a refusé la demande du Parti Communiste d’Ukraine. « Le tribunal a validé la requête du ministère de la Justice pour interdire les activités du Parti communiste d’Ukraine » déclare la cour.

La décision de la Cour administrative d’appel de Kiev était déjà écrite à l’avance selon l’avocate des communistes ukrainiens Susanna Tirzikyan.

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26 décembre 2015 6 26 /12 /décembre /2015 10:32

L'exécutif français a entériné mercredi son projet d'inscrire dans la Constitution le régime de l'état d'urgence pour faire face à la menace terroriste, rejetant les critiques sur les atteintes qu'il pourrait induire pour les libertés individuelles.

L'état d'urgence, un statut d'exception à l'état de droit, a été décrété dans la foulée des attentats du 13 novembre (130 morts) revendiqués par le groupe État islamique. Voté à la quasi-unanimité du Parlement, il est applicable jusqu'au 20 février.

«Le devoir de vérité, c'est de répéter que la menace n'a jamais été aussi élevée», a justifié devant la presse le premier ministre socialiste Manuel Valls, en présentant cette réforme constitutionnelle.

Celle-ci est la meilleure garantie contre toute «dérive», en permettant de «borner les critères de déclenchement de l'état d'urgence» et d'«encadrer les mesures de prolongation dans la Constitution», a-t-il fait valoir.

«Ceux qui affirment le contraire se trompent et d'ailleurs ne poursuivent pas l'objectif qu'ils se sont donné: assurer davantage notre démocratie et notre état de droit», a déclaré Manuel Valls, visant les détracteurs de cette réforme qu'ils jugent attentatoire aux libertés individuelles.

L'état d'urgence permet aux représentants de l'État de faire procéder à des perquisitions, assignations à résidence et dissolutions d'associations sans en référer à l'autorité judiciaire, sur le simple soupçon de menace à la sécurité publique.

Ce régime d'exception n'est régi jusqu'à aujourd'hui que par une simple loi. Il était donc susceptible d'être contesté devant le Conseil constitutionnel, ce qui ne sera plus possible une fois réalisée la réforme voulue par l'exécutif.

Depuis plus d'un mois, échaudés par plusieurs dérives dans l'application de l'état d'urgence relatées par des médias, certains responsables, surtout à gauche, s'interrogeaient sur la réelle efficacité de l'état d'urgence pour combattre le terrorisme.

Selon le ministère français de l'Intérieur, les quelque 3000 perquisitions menées depuis les derniers attentats se sont traduites par 346 interpellations, 297 gardes à vue et 51 personnes écrouées. Une infime minorité des personnes concernées ont été mises en cause pour lien avec le terrorisme.

Déchéance de la nationalité des binationaux nés Français

Le projet du gouvernement va être soumis pour approbation au Parlement. Manuel Valls a annoncé un «débat à partir du 3 février» à l'Assemblée nationale. Pour qu'il soit adopté, le texte doit recueillir une majorité des trois cinquièmes des députés et sénateurs.

Après plusieurs jours de tergiversations gouvernementales, la possibilité de déchoir de la nationalité française tous les binationaux nés en France et condamnés de manière définitive pour des «crimes contre la vie de la nation», incluant des actes de terrorisme, a été retenue, a précisé Manuel Valls.

La déchéance de nationalité existait en France mais uniquement pour des binationaux ayant acquis la nationalité française au cours de leur vie. Sujet controversé, en particulier à gauche, son extension aux binationaux nés en France était réclamée par l'opposition de droite et d'extrême droite.

La France compte quelque 3,5 millions de binationaux.

La décision du président François Hollande de garder cette disposition dans le projet gouvernemental représente un camouflet pour la ministre de la Justice Christiane Taubira, qui avait annoncé la veille qu'elle n'y figurerait pas.

Autre mesure prise en parallèle de l'état d'urgence, le rétablissement des contrôles aux frontières françaises après les attentats de Paris a entraîné le refoulement au total de 3.414 personnes, «en raison du risque qu'elles présentent pour la sécurité et l'ordre public», selon les autorités françaises.

Mercredi, le premier ministre a annoncé que «le seuil des 1000 individus ayant rejoint depuis la France les groupes jihadistes en Syrie ou en Irak» venait «d'être franchi». «Environ 600 d'entre eux y sont toujours et on estime à 148 le nombre d'individus ayant trouvé la mort. 250 sont revenus sur notre sol», a précisé Manuel Valls.

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26 décembre 2015 6 26 /12 /décembre /2015 10:19

Un Conseil européen s’est tenu à Bruxelles jeudi et vendredi dernier. Il a amené son lot de surprises dans une actualité surchargée. Plusieurs coups de force sont passés inaperçus. Ils méritent pourtant bien d’être signalés, tant le divorce est béant entre l’apparente désillusion des peuples et les décisions prises en catimini sans contrôle démocratique :

La Turquie, kapo suprême du stalag européen

Le Conseil européen rappelle et réitère l’absurde stratégie dite de « hotspots », c’est-à-dire de camp de réfugiés, en Turquie et en Grèce. Alors que la Grande-Bretagne fait majoritairement le choix d’aider les camps de réfugiés près de la frontière syrienne, l’Europe incite ces réfugiés à se rendre en Turquie où ils seront enregistrés, identifiés (vaille-que-vaille) puis triés pour les commandos de travail. Cette politique donne un rôle essentiel et même critique dans la maîtrise des flux migratoires vers l’Europe. On sait, dans la foulée de l’enquête sur les attentats du 13 novembre, que ces flux servent aussi à déstabiliser les démocraties, et spécialement la France, puisqu’ils facilitent l’acheminement de tueurs islamistes dans l’espace Schengen. Les nombreux voyages d’Abdeslam vers les frontières où les migrants passaient l’ont prouvé.

Pourquoi l’Europe persévère-t-elle dans cette politique dangereuse (et dénoncée comme telle par ce blog depuis 4 mois)? Parce que l’Allemagne a besoin de son lot de main-d’oeuvre qualifiée mais peu chère, et elle a délégué à la Turquie le rôle de recruteur du camp, comme, en leur temps, les kapos.

La création de garde-côtes européens

Le même Conseil européen décide de créer un corps européen de garde-côtés, chargé du contrôle des frontières de Schengen. On est heureux d’apprendre la création de cette force auxiliaire sans aucun débat avec les populations européennes. Dans la pratique (et pour que les choses soient bien claires) ce corps de garde-frontières transfère à une force dirigée par Bruxelles le contrôle des frontières nationales pour les pays des marches continentales.

Voici un beau transfert de souveraineté qui n’émeut personne, semble-t-il.

Mise en place du PNR

Le Conseil européen a également décidé d’accélérer l’adoption et la mise en oeuvre de la directive PNR, ainsi que son extension à l’ensemble des vols intra-européens. Plus un passager ne pourra voyager entre Berlin et Vienne ou entre Amsterdam et Paris sans faire l’objet d’un fichage international, qu’il soit soupçonné de terrorisme ou non.

Le retour des contrôles aux frontières

Le Conseil Européen a préconisé le retour des contrôles systématiques d’identité aux frontières, y compris pour les ressortissants de l’Union Européenne. Voilà qui sent le roussi pour Schengen.

L’Europe de la finance

Le Conseil a également réaffirmé sa volonté d’achever l’Union Economique et Monétaire par la mise en place de l’Union bancaire, ainsi que par la mise en place d’une gouvernance budgétaire de l’Union. Un point d’étape devrait être réalisé sur ce sujet en juin 2016.

Le TTIP

Le Conseil a réaffirmé son intention d’aboutir rapidement sur le TTIP. L’objectif affiché est d’aboutir à un accord dans les meilleurs délais.

Discussion sur le Brexit en février 2016

Le texte prévoit une discussion au conseil de février sur les aménagements que les Européens accepteraient pour éviter un referendum sur le « Brexit ». L’Allemagne serait à la manoeuvre sur ce sujet et s’opposerait toujours à l’interdiction des allocations en Grande-Bretagne pour les migrants ayant moins de 4 ans d’ancienneté sur le territoire.

Soutien à la politique américaine en Syrie

Le texte se termine par un appel au départ de Bachar El-Assad et un soutien de fait à la politique américaine en Syrie.

North Stream suspendu

On notera que les anciens pays d’Europe de l’Est se sont opposés à la validation du projet North Stream, qui vise à alimenter l’Allemagne en gaz russe sans passer par chez eux. Ce projet est perçu comme une main tendue à la Russie et comme une mise en cause de l’indépendance énergétique (très théorique) de l’Union.

Bruits de bottes et sédition en Pologne

Enfin, on rappellera que ce sommet s’est tenu dans un contexte de tension avec la Pologne et en Pologne elle-même. Le gouvernement nouvellement élu suscite en effet des scissions internes avec sa politique de reprise en main du Tribunal Constitutionnel. En outre, l’armée polonaise semble avoir délogé par la force un centre de renseignement de l’OTAN.

Les tensions sont donc extrêmement fortes dans les pays de l’Union, avec des gouvernements qui font la sourde oreille à la situation et imposent en catimini de nouveaux transferts de souveraineté.

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26 décembre 2015 6 26 /12 /décembre /2015 10:14

Une enquête du BIRN montre que, depuis 2011, les États-Unis, l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis ont acheté en Bulgarie pour plus de 600 millions de dollars de matériel de type soviétique pour les groupes armés luttant contre la République arabe syrienne. Ce trafic contrevient aux principes des Nations unies qui interdissent de tenter de renverser un gouvernement en fournissant des armes offensives à des opposants intérieurs ou à des mercenaires extérieurs.

Depuis le début de la guerre contre la Syrie, le gouvernement US a acheté en Bulgarie des armes de type soviétique pour 500 millions de dollars. Cela concerne, entre autres, 18 800 lance-grenades antichars portables et 700 systèmes de missiles antichars Konkurs.

Ces armes ont été livrées par des SOCOM (Special Operations Command du Pentagone) aux« rebelles » syriens. Les transactions ont été opérées à travers une société écran du Delaware (Purple Shovel), appartenant à Benjamin Worrell, agent depuis 1993 du groupe 902 de contre-insurrection de Fort Meade de l’armée états-unienne. Étonnamment la plupart de ces armes sont arrivées entre les mains de l’ÉI [1]. Dans un précédent article, nous avions parlé de la demande de la secrétaire d’État, Hillary Clinton, à la Croatie de fournir aux « rebelles » syriens des armes antichars, via la Jordanie [2]. Et ces armes équipent désormais largement l’ÉI.

Une enquête de Maria Petkova publiée dans Balkan Investigative Reporting Network (BIRN) [3], prouve que la Bulgarie fournit des armes à des terroristes en Syrie et à une autre filière des États-Unis. Des armes antichars comme les BGM-71 TOW états-uniennes arrivent ainsi en possession de l’ÉI, bien que la Bulgarie (membre de l’Otan et de la coalition anti-ÉI dirigée par Washington) déclare qu’elle ne participe qu’aux opérations d’aide humanitaire en Syrie

À partir d’octobre 2014, des avions cargo de type Boeing 747 Jumbo Jet, appartenant à la compagnie aérienne Saudi Arabian Cargo, ont commencé à atterrir à l’aéroport international de Sofia. La nouveauté réside dans le fait que, depuis la chute du rideau de fer, aucun avion-cargo n’a atterri à Sofia. Il a été documenté deux vols de cargo saoudien à la fin octobre 2014, un en novembre 2014, quatre en décembre 2014 et un en mars et en mai 2015. D’après les plans de vol, les avions saoudiens ont décollé à vide de l’aéroport de Djeddah, pour atterrir à Sofia, d’où ils ont chargé du fret sous la haute surveillance d’un dispositif de l’armée bulgare, et ont redécollé à destination de Tabuk, un aéroport d’Arabie, situé à 100 km de la frontière avec la Jordanie.

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26 décembre 2015 6 26 /12 /décembre /2015 10:08

Le chômage est au coeur du discours, mais ne l'est pas dans la pratique politique. Au contraire, il est instrumentalisé pour tenter de justifier toutes les mesures les plus rétrogrades portant atteinte aux droits sociaux considérés jusque-là comme les mieux établis.

La prétendue « lutte contre le chômage » dissimule notamment la généralisation de la précarité (y compris dans le secteur public). Elle est conjuguée avec une sorte de sacralisation de l'Entreprise dotée de toutes les « vertus » à qui toutes les libertés doivent être reconnues et tous les moyens attribués parce qu'elle serait la source de tout progrès, y compris social. Il en serait ainsi de la croissance qui quasi-mécaniquement conduirait à la résorption du chômage (1).

Toutefois, le constat dans toute l'Europe du non-recul du chômage conduit à des positions plus subtiles des forces dominantes (direction des grandes firmes, droite conservatrice et fausse «gauche»).

La position la plus simpliste est de faire croire qu'il faut un fort taux de croissance pour qu'il y ait baisse du chômage : nul ne tient compte des progrès de la robotisation, des jeux des filiales délocalisées, de l'évasion fiscale conduisant au non-réinvestissement, etc. auxquels les grandes firmes ne veulent pas renoncer. On avance le rôle « primordial » des PME-PMI, prétexte traditionnel pour légitimer les mesures antisociales qui bénéficient aux grands groupes.

On va jusqu'à « oublier » le thème de la croissance en invoquant les « lourdeurs » du droit du travail et la complexité du Code du Travail, qui devient facteur décisif du chômage !

Certains juristes, parmi les plus éminents (2), se croient - étrangement - dans l'obligation de porter assistance au gouvernement (et à son opposition) en soutenant cette thèse (quasi-totalement ignorée des économistes) : la complexité du droit du travail serait à l'origine du chômage puisqu'elle handicaperait l'embauche ! A peine publié, d'autres (3) se portent au secours du rapport Combrexelle qui propose « l'institution d'une règle faisant prévaloir les accords collectifs préservant l'emploi sur les contrats de travail, dans l'intérêt général et l'intérêt collectif des salariés ».

Cette pensée qui se veut « moderne » apporte surtout confirmation du fait, comme le souligne A. Supiot, que « l'analyse juridique se ferme trop souvent à l'univers des faits » et que le capitalisme traite à toute époque (croissance et récession) le travail comme un produit marchand, facteur le plus simple d'ajustement à ses besoins exclusifs.

Qui peut nier, en effet, ce que rappelle B. Thibault, que dans 40% des entreprises de plus de 11 salariés, il n'y a aucune représentation du personnel. Et dans 29%, il y a des représentants mais sans étiquette syndicale, soit 69% des entreprises sans présence syndicale, avec des interlocuteurs isolés de toute approche collective(4), autrement dit en position d'extrême faiblesse face aux employeurs.

Il est vrai que les politiciens et nombre de juristes, dans le confort de leur carrière, n'apprécient pas le syndicalisme, particulièrement la CGT, et que, pour eux, la lutte des classes n'est qu'une invention qui n'est plus reconnue comme une réalité permanente que par quelques « dinosaures » de la pensée sociale et de la militance syndicale !

Alors qu'ils dénoncent ce qui ne relèverait plus, à la rigueur, que du XIX° siècle ou du début du XX° siècle, ils apportent des réponses aux problèmes d'aujourd'hui qui ressemblent fort à celles du temps passé !

Les menaces qui pèsent sur le Code du Travail ne sont qu'une nouvelle étape de la régression générale du droit du travail depuis des décennies. Désormais, il s'agit de rejeter la loi, comme source majeure du droit du travail, au seul profit du contrat, tout en mythifiant la négociation entre employeurs et salariés et en lui attribuant toutes les vertus de la « liberté ».

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19 décembre 2015 6 19 /12 /décembre /2015 10:40

La période me paraît adaptée pour tous ceux qui manifestent le désir de se lancer dans un élevage. Je conseille d’élever le mouton. Les avantages sont en effet considérables. Le mouton est inoffensif, et uniquement végétarien. Il ne cherche pas à se défendre contre son maître. Il accepte tous les mauvais traitements. Entre autres avantages, le mouton donne volontiers sa peau, sa viande, sa laine, et son lait quand il est de sexe féminin. On peut mettre à profit l’ensemble de ces services, rendus systématiquement à l’être humain et sans contrepartie. Il suffit de bien choisir la race, on préfèrera la variété dite « de Panurge » pour son aptitude à se fondre dans le troupeau. Les troupeaux de moutons obéissent à tous les ordres, et ils sont désemparés quand on les laisse seuls, livrés à eux-mêmes. Ils sont connus dans la bible sous l’appellation « ouailles », ou quand ils s’éloignent de leur modèle, le mot « brebis égarée » leur va comme un gant. Ils ont donc un besoin impérieux de « pasteurs ». Ils tendent le cou pour se laisser égorger dans les cas graves, et alors ils deviennent « bêtes de sacrifices ». C’est leur vocation première. Quand on les enferme, dans une prison, ils dénoncent tout naturellement leurs complices afin de se sauver eux-mêmes. Ils pratiquent donc la délation, et c’est important dans la période que nous vivons. Nous avons évoqué leur alimentation. Le mouton est non seulement herbivore, mais il se contente d’une herbe rare, il paît longuement sans réfléchir, perdu dans des méditations au milieu des alpages. Seul, le mâle peut devenir un instrument dangereux. On le désigne alors sous le terme de « bélier ». A noter qu’il est inoffensif puisqu’il est mort. Ce sont les hommes qui l’utilisent comme machine de guerre. A l’état naturel le mouton est un animal très doux, qu’on peut laisser sans aucun risque jouer avec les enfants, ou avec les personnes âgées. D’ici une vingtaine d’années, les moutons vont envahir les campagnes et même les villes, les grandes métropoles et les petites cités pavillonnaires, puisque les moutons se contentent d’une herbe rare, et ils iront paître dans les terrains vagues.

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19 décembre 2015 6 19 /12 /décembre /2015 10:33

« Une impression de guérilla urbaine. » Jeudi 17 décembre dans la soirée, le procureur de la République de Boulogne-sur-Mer (Pas-de-Calais), Jean-Pierre Valensi, exprimait sa stupéfaction devant les scènes auxquelles il avait assisté par hasard, en début d’après-midi : des centaines de migrants à l’assaut du tunnel sous la Manche, mais cette fois au milieu de la journée, et en bien plus grand nombre que lors d’épisodes précédents – « un millier », selon M. Valensi. « J’avais une réunion à Calais, je passais par là et me suis arrêté pour essayer de comprendre ce qui se passait. J’ai eu l’impression d’une organisation quasi militaire, par petits groupes, comme si tout était soigneusement préparé. »

Le jeudi, le trafic routier est conséquent. « Plus encore en ce moment, selon Philippe Wannesson, blogueur spécialisé sur le sujet, car à l’approche de Noël les bouchons sont importants près des zones commerciales, ce qui favorise les intrusions dans les camions. »

Cas de figure inédit

Les groupes ont commencé à se former vers 14 heures. « J’ai senti qu’il se préparait quelque chose, raconte Bruno Deprez, directeur du magasin But, aux abords de l’autoroute A16. D’habitude, ils ne sont pas aussi nombreux en pleine journée. J’avais vu une attaque équivalente cet été, avec l’hélico, on se croyait aussi en guerre civile… » La police s’est organisée très vite mais, sur ce terrain étendu et vallonné, a été confrontée à un cas de figure inédit : des réfugiés progressant simultanément par grappes étalées sur un front mobile d’un kilomètre, le long de l’A16. L’autoroute a dû être coupée deux heures à la circulation, dans les deux sens.

La veille déjà, la tension avait grimpé, cette fois à l’entrée du port, des migrants sprintant sur les voies rapides près du centre hospitalier, sous le regard des enfants de l’école maternelle Beaumarais. Jeudi, ce sont les enfants de l’école maternelle du Fort Nieulay qui ont senti fortement les effluves de gaz lacrymogènes utilisés massivement par les forces de l’ordre. De quoi faire fuir aussi les rares clients des centres commerciaux. « A l’approche de Noël, c’est une catastrophe pour nous, constatait M. Deprez. Les gens n’osent plus faire leurs courses dans ce secteur. Le moindre déplacement, qui prenait encore cinq minutes, il y a six mois, peut durer 30 à 45 minutes maintenant. J’ai un fils handicapé, je ne sais jamais à quelle heure il va pouvoir rentrer. »

Spectateur impuissant

La secrétaire de M. Deprez, Delphine Bélot, montre sur son smartphone les photos de son jardin aux grillages défoncés, dévasté par les passages de réfugiés, non loin d’un café routier. « Mes enfants sont terrifiés. Ce midi, j’ai encore dû chasser de mon jardin trois migrants prêts à s’introduire chez moi. » Le procureur Valensi s’est senti simple spectateur impuissant jeudi :

« Je suis resté car si des arrestations avaient eu lieu, j’aurais été concerné. Mais il n’y en a eu aucune. Impossible, car, comme vous l’avez constaté, ces groupes de migrants se déplacent vite, on ne sait pas qui lance des pierres, et surtout nous n’avons pas de preuves car les policiers ne sont pas équipés de vidéos. »

Gilles Debove, du syndicat SGP Police, disait s’attendre à une nuit difficile et réclamait jeudi soir sur France 3 Nord-Pas-de-Calais des forces supplémentaires. Dans l’après-midi, un collectif de salariés du port de Calais avait réclamé l’éloignement du centre d’accueil Jules-Ferry, autour duquel survivent 4 500 migrants : selon ces salariés, ces deux dernières semaines, 2 500 camions ont été comptabilisés en moins, les transporteurs se lassant des difficultés rencontrées… Depuis début juin, dix-huit migrants ont perdu la vie en tentant de rallier l’Angleterre.

En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/societe/article/2015/12/18/a-calais-tentative-massive-d-intrusion-dans-le-tunnel-sous-la-manche_4834655_3224.html#RKXTb2Ys5kgtGlPt.99

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19 décembre 2015 6 19 /12 /décembre /2015 10:29

Suites aux preuves apportées par l’état-major russe attestant de l’implication de l’État turc dans la commercialisation du pétrole volé par Daesh [1], les autorités maltaises ont débuté une investigation sur les bateaux du groupe BMZ de Necmettin Bilal Erdoğan qui battent tous pavillon maltais.

Il apparaît que ces navires (Mecid Aslanov, Begim Aslanova, Poet Qabil, Armada Breeze et Shovket Alekperova) ont tous été achetés à une des très nombreuses filiales maltaises de Palmali Shipping & Agency JSC, dont le siège est situé à Istanbul (Turquie).

Or, dans un article du Réseau Voltaire daté de juin 2014 et dans une chronique de Mikhaïl Leontiev pour la première chaîne de télévision russe de novembre 2015, Thierry Meyssan assurait que le propriétaire de cette société, le milliardaire turco-azéri Mubariz Mansimov-Gurbanoğlu (photo), organisait la mise sur le marché du pétrole volé par Daesh [2] ; une responsabilité qu’il aurait conservée jusqu’au vote, en février 2015, par le Conseil de sécurité, de la résolution 2199 interdisant de faire commerce avec des organisations terroristes, puis transférée à la famille Erdoğan [3].

Dans le même article, Thierry Meyssan accusait explicitement Exxon-Mobil d’acheter ce pétrole à Mubariz Mansimov-Gurbanoğlu et de l’écouler ; une seconde imputation pour le moment non-reprise par les médias internationaux. En outre, en plusieurs occasions, il a accusé la compagnie transnationale Exxon-Mobil d’être l’un des principaux soutiens financiers et militaires de Daesh [4].

Les autorités maltaises cherchent donc à savoir si Mubariz Mansimov-Gurbanoğlu a effectivement cessé de travailler avec Daesh ou s’il a simplement partagé le marché avec la famille Erdoğan.

Toujours selon Thierry Meyssan, le Mecid Aslanov (désormais propriété de la société de Necmettin Bilal Erdoğan) a déchargé du pétrole volé par Daesh, à Fos-sur-Mer (France), en novembre 2015, ce qui invaliderait les déclarations publiques du président François Hollande contre l’organisation terroriste [5]. Il a également déclaré que non seulement la France, mais Chypre, Israël, l’Italie et l’Ukraine utilisent actuellement du pétrole volé par Daesh.

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19 décembre 2015 6 19 /12 /décembre /2015 10:23

La COP21 s’est terminée sur un accord qu’on nous a présenté comme « historique ». Vous qui n’êtes pas « climatosceptique », comment l’interprétez-vous ? Simple raout mondain et mondialiste ? Ou prise de conscience du fait que les problèmes planétaires ne peuvent finalement se résoudre qu’à cette même échelle planétaire ?

La question du climat (ou plus exactement des climats, car il n’y a pas qu’un seul et unique climat terrestre) est une question extrêmement complexe, et j’ai personnellement beaucoup de mal à prendre au sérieux l’« opinion » de ceux qui n’ont pas, en la matière, consacré au moins quelques dizaines d’heures à l’étude du dossier. De toute façon, que ce réchauffement soit ou non d’origine anthropique, il va bien falloir y faire face. L’objectif, vous le savez, est de maintenir en dessous de 2 °C le niveau de réchauffement climatique par réduction des émissions de gaz à effet de serre jusqu’en 2020. Les participants à la COP21 sont convenus d’y parvenir « dans les meilleurs délais », ce qui ne veut rien dire. De plus, les 187 pays représentés, dont les intérêts divergents se sont affrontés jusqu’à la dernière minute, n’ont accepté de signer l’accord final qu’à la condition qu’il ne soit pas juridiquement contraignant. Comment pourrait-il l’être, d’ailleurs ? Qui pourrait imposer les décisions prises aux États les plus forts et les plus pollueurs ? S’imagine-t-on qu’il existe des moyens de contraindre les Américains ou les Chinois à respecter un accord international ?

Le texte de l’accord est en fait clairement schizophrène. D’un côté, les pays signataires veulent réagir au réchauffement climatique – souci louable. De l’autre, ils adhèrent dans leur immense majorité aux thèses des économistes libéraux qui veulent augmenter sans cesse la production industrielle et les échanges commerciaux, encourager le tourisme de masse, fonder les économies sur les « avantages comparatifs » de chaque pays, etc. En d’autres termes, ils sont convaincus des vertus d’un capitalisme qui tend à supprimer tous les obstacles susceptibles de ralentir la fuite en avant dans le productivisme. D’un côté, ils veulent « sauver la planète », et de l’autre conserver ce qui la détruit. Il y a là de quoi rester sceptique sur les résultats que l’on peut attendre de cette grand-messe de l’expertocratie.

Durant la COP21, on a longuement parlé du réchauffement climatique, mais on n’a pas dit un mot des pollutions industrielles, de l’agriculture aux pesticides, de la déforestation, de la désertification, etc. Serions-nous passés à côté d’enjeux autrement majeurs ?

Ce n’était pas le sujet, mais vous avez raison d’en parler. On n’a pas non plus parlé de la croissance démographique, qui a toutes chances d’entraîner des migrations de masse de plus en plus incontrôlables. Pas un mot, non plus, des transports maritimes et aériens (taxer le kérosène nuirait aux intérêts des fabricants d’avions), pas d’indications sur les mécanismes de formation du prix du carbone, etc. De toute évidence, ce que les participants ne parviennent pas à intégrer, c’est la notion de limite, c’est l’idée que la nature impose des limites indépassables au développement. Cela ne fait pas partie de leur culture parce qu’ils adhèrent au « toujours plus » et qu’ils le confondent avec le « toujours mieux ». Ils ne se rendent pas compte que la véritable question qui se pose n’est pas de savoir si la planète peut être « sauvée », mais si la civilisation peut survivre à sa rencontre avec les limites que lui impose la nature.

​Lire la suite de l'interview d'Alain de Benoist

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19 décembre 2015 6 19 /12 /décembre /2015 10:19

A partir du 01 janvier 2016, les autorisations d'agrandissement d'élevages porcins seront assouplies notamment sur les règles environnementales.
A Guignen (35) le projet d'extension de l'élevage du Gaec "Les Porcs Sains" doublera et passera à 3000 porcs. La concentration des élevages dans de mega-exploitations doit être accompagnée d'un plan d'épandage strict.
Situé sur un secteur relativement épargné par la pollution au nitrate, il ne faudrait pas que ce nouveau projet vienne exercer une pression supplémentaire sur l'environnement par l'épandage d'effluent azoté de type II.

Le Gaec des Porcs Sains installé à Guignen, au sud de Rennes, va doubler son élevage et passer à 3000 porcs. Le projet a été voté par les élus lors du conseil municipal lundi 16 novembre, conseil qui a émis un avis favorable.

Sur l’écriteau, l’avis d’enquête publique ouverte sur la demande d’Anthony Durand, cogérant du Gaec. À 27 ans, Anthony Durand a repris l’exploitation familiale du lieu-dit La Fourberie avec sa mère Nicole en juin dernier.

Nicole et Anthony Durand sont « sélectionneurs » pour l’Organisation de sélection porcine. Ils produisent des cochettes et des verrats (porc utilisé pour la reproduction) de la race Large White. « On améliore la race pure, pour que les truies donnent du meilleur lait par exemple. Le but est d’obtenir le meilleur porcelet à naître », résume Anthony Durand. Aujourd’hui, l’exploitation de la famille Durand s’étend sur 80 ha et compte près de 1 000 porcs, dont 130 truies. Dans quelque temps, l’élevage devrait passer à 275 truies. Soit près de 3 000 porcs au total.

Reste à obtenir l’autorisation préfectorale pour s’agrandir. D’où l’enquête publique, ouverte du 23 novembre au 24 décembre. À l’issue de l’enquête publique, les exploitants du Gaec des Porcs Sains auront quinze jours pour répondre aux éventuelles questions des riverains. Puis le commissaire enquêteur rendra un rapport et des conclusions motivées. Le préfet se prononcera en dernier ressort.

Source et pétition

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