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25 juillet 2020 6 25 /07 /juillet /2020 10:41

Titré en ukrainien « le prix de la vérité », en polonais « Citizen Jones » et plus simplement encore « Mr Jones » en anglais, le film L’Ombre de Staline d’Agnieszka Holland, récemment projeté sur nos écrans, se place entièrement du point de vue du journaliste gallois ayant enquêté sur la famine en Ukraine en mars 1933. Pourtant, au grand dam de ses généreux contributeurs (l’Etat ukrainien notamment), ce film qui se prétend un hommage à la vérité vraie a déjà fait l’objet d’un démontage en règle exprimé par… rien de moins que la famille du principal protagoniste.

Il ne faut évidemment pas compter sur la presse française pour relayer ce désaveu. Néanmoins l’article ne venait pas d’une source marginale puisqu’il est publié dans les colonnes du Sunday Times, supplément dominical du célèbre quotidien, et est signé par le petit-neveu du journaliste gallois. Lequel a pu s’appuyer sur les travaux importants réalisés par sa mère, Dr. Margaret Siriol Colley, qui avait de son vivant contribué à rassembler les archives de Gareth Jones (c’est-à-dire son oncle) et publié sa biographie : More than a Grain of Truth ; The Biography of Gareth Jones.

Ces divers travaux avaient d’ailleurs fait l’objet de toute l’attention du gouvernement ukrainien qui a, depuis, fait du journaliste quasi inconnu un héros de l’Ukraine. Las, malgré ces honneurs rendus, la famille n’est guère ravie par la présentation qui est faite de leur aïeul et le petit-neveu juge que, contrairement à ce que raconte le film :

    « [Gareth Jones] n’a vu ni cadavres ni cannibalisme et s’est encore moins livré à des actes cannibales ; il n’a jamais vu de réquisitions de blé, de travaux forcés ou encore de charrettes de cadavres ; il n’a jamais été poursuivi, ne s’est jamais enfui, caché ou déguisé durant sa marche le long de la voie ferrée. Il n’a jamais été emprisonné. Loin de ce qu’affirme le film, je ne pense pas qu’il se soit jamais senti en bien grand danger, protégé qu’il était par sa connaissance courante du russe, son charme et son visa gratis de personnage officiel [pour son voyage en Russie, Gareth Jones bénéficiait entre autres d’une lettre de recommandation de Lloyd George lui-même, n.d.r.]. De plus le schéma narratif de la rencontre entre Gareth George Orwell n’est tout simplement pas vrai, malgré les efforts de James Norton [l’acteur qui joue le rôle-titre, n.d.r.] et des cinéastes pour présenter les choses autrement. De même l’idée que Gareht aurait inspiré La Ferme des Animaux n’est nullement prouvée[i]. »

Et d’ajouter :

    « Internet est déjà jonché de contre-vérités résultant de ce film : que Gareth était “un diplomate gallois qui travaillait pour Chamberlain et avait un jour interviewé Hitler ” (ce qu’il n’était pas et ce qu’il n’a pas fait); qu’il a rencontré George Orwell (ce qu’il n’a pas fait); qu’il est venu en Russie pour interviewer Staline (ce n’est pas le cas); qu’il A ETE assassiné par les Soviétiques (il n’y a pas de preuves concluantes de cela). Les cinéastes ont reconnu que Gareth n’avait pas été le témoin des événements décrits dans leur film mais m’ont dit qu’ils se sentaient autorisés à se servir de lui pour brosser leur version de ce qui s’était passé pendant l’Holodomor [nom donné à la thèse de la famine génocidaire en ukrainien, n.d.r.]. »

Voilà qui fait un peu désordre, n’est-ce pas ?

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13 juillet 2020 1 13 /07 /juillet /2020 08:47
 
Article paru dans l'Union Pacifiste de juillet, numéro dédié à Boris Vian.
Ce voisinage est bien venu pour deux auteurs d'une si grande modernité.
Je souhaite à Rolland la même postérité.

 

 

Pour contacter l'Union Pacifiste, s'abonner ou recevoir des informations,
écrire à :

Union pacifiste, section française de l’Internationale des résistants à la guerre
BP 40 196, 75624 Paris Cedex 13
Tél. 01 45 86 08 75 (messagerie)
union.pacifiste@orange.fr
www.unionpacifiste.org

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11 juillet 2020 6 11 /07 /juillet /2020 09:47

D’Ennio Morricone, et c’est sûrement injuste, le public retiendra principalement les partitions écrites pour les six films de Sergio Leone, musique sans laquelle l’œuvre de son comparse n’aurait pas forcément été ce qu’elle est. Il est vrai que ces deux-là formaient un couple pour le moins infernal. Tous deux natifs de Rome, ils tenaient une place un peu à part en une Italie dans laquelle l’aristocratie, artistique comme économique, n’était adoubée qu’à condition d’être issue du nord de la botte.

En effet, les Romains ont la réputation, pas toujours usurpée, d’être moitié marlou, moitié ficelle. Si les différends s’y réglaient jadis à la dure, nos deux hommes ont confirmé que les mots les plus aiguisés pouvaient faire tout aussi mal que les couteaux les plus affûtés. Ou de l’art de devenir les meilleurs ennemis du monde.

Pour résumer, et à en croire Ennio Morricone, dans ses jours de mauvaise humeur, les films de Sergio Leone n’auraient été que des westerns de série B sans sa musique, alors que, pour ce dernier, Morricone n’aurait pas connu le destin qu’on sait sans ses films à lui. Les deux, à en croire leurs biographes respectifs, étaient évidemment de fieffés caractériels, s’aimaient autant qu’ils se détestaient, ne se supportaient pas toujours tout en ne pouvant se passer l’un de l’autre.

Il faut savoir qu’Ennio Morricone, par fidélité à Sergio Leone disparu en 1989, refusa les offres de collaboration de Clint Eastwood pour les musiques de ces nombreux westerns.

Ennio Morricone œuvra toutefois pour les plus grands noms du cinéma mondial. La liste de ses nominations a de quoi donner le vertige. La place manque ici pour y revenir en détail, mais on peut malgré tout se souvenir de Mission (Roland Joffé, 1986) ou des Incorruptibles (Brian de Palma, 1987). Et on peut encore mettre à l’honneur Henri Verneuil, cinéaste français trop souvent négligé en nos contrées, dont il signe la musique de ces bijoux que sont Le Clan des Siciliens (1969), Le Casse (1971) ou Peur sur la ville (1975).

Pour être encore plus juste, il faut aussi rappeler ses mélodies ensorcelantes ayant illuminé le meilleur du cinéma populaire italien, ces polars et westerns sans prétention, mais non dénués d’ambitions. En cette activité moins connue, il y a l’omniprésent Bruno Nicolai, son disciple et fidèle arrangeur, parfois chef d’orchestre et homme-orchestre, qui disputera la paternité de certaines œuvres à son mentor. Mais comment demander à ces deux Romains plus qu’on ne saurait exiger de Remus et Romulus ?

Morricone fut l’un des musiciens les plus modernistes de son temps : le premier à utiliser la guitare électrique dans des musiques d’orchestre, à remettre à l’honneur des instruments oubliés, guimbardes et autres flutiaux de Calabre, sans négliger le simple sifflotement, art populaire par excellence, qu’il élève au rang des beaux arts grâce à Alessandro Alessandroni, décédé en mars 2017 et qui siffla en majesté dans la fameuse Trilogie des dollars, mise en scène et en musique par Leone et Morricone.

Ennio Morricone, passionné de mathématiques, fut par ailleurs l’un des meilleurs joueurs d’échecs d’Italie. Son titre de gloire fut d’avoir arraché une partie nulle avec le champion Boris Spassky.

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11 juillet 2020 6 11 /07 /juillet /2020 09:31

En 2007, Lionel Jospin avoua, sur France Culture, que le danger fasciste – censé justifier un « front républicain » contre le FN – « n’était que du théâtre ».

Aujourd’hui, c’est Michael Shellenberger qui vient à la repentance. Son nom ne vous dit sans doute rien, mais il s’agit d’un éminent militant écologiste américain, lauréat du prix du Livre vert 2008, qui depuis 2002 consacre sa vie à la lutte contre le changement climatique, créateur du laboratoire d’idées Breakthrough Institute, plaidant pour une augmentation de la dépense publique dans l’écologie, héros de l’environnement selon le magazine Time et, on l’aurait deviné, membre du trop célèbre GIEC.

Patatras ! Voici qu’en tant qu’expert de ce groupe, Monsieur Plus-vert-que-moi-tu-meurs se sent aujourd’hui dans l’obligation de s’excuser « pour la façon dont nous, les environnementalistes, avons gravement induit le public en erreur », et pour « la panique climatique que nous avons créée au cours des 30 dernières années ».

C’est Forbes qui le révèle, mais… pas longtemps : l’article a déjà disparu sous la pression des militants de la rédaction !

Dommage, parce que Shellenberger y pulvérisait plusieurs mythes réchauffistes, comme le prétendu « poumon du monde » que serait l’Amazonie, ou l’affirmation que le changement climatique aggraverait les catastrophes naturelles. Par ailleurs, il note que « les incendies ont diminué de 25 % dans le monde depuis 2003 » et que la quantité de terres que nous utilisons actuellement pour produire de la viande « a diminué d’une superficie presque aussi grande que l’Alaska ». Ou encore que « les émissions de carbone ont diminué dans les pays riches pendant des décennies et ont atteint un sommet en Grande-Bretagne, en Allemagne et en France au milieu des années 70 ».

Shellenberger reconnaît qu’il a longtemps hésité à s’exprimer, mais que les déclarations de plus en plus délirantes des réchauffistes, comme celle d’Alexandria Ocasio-Cortez, la socialiste américaine soutien de Sanders (« Le monde va s’écrouler dans douze ans si nous ne nous attaquons pas au changement climatique »), et quelques autres ont fini par décider celui qui – sans doute pour aggraver son cas – est devenu un ardent défenseur de l’énergie nucléaire…

C’est égal, le mal est fait, et nos municipales l’ont bien montré : l’heure n’est plus aux débats scientifiques mais à l’adhésion inconditionnelle au culte de Gaïa. Et pendant que les « idiots utiles » votent vert, toute la filière des éoliennes et des panneaux solaires se frotte les mains… Seul nous reste le plaisir d’en avoir entendu au moins un démonter toute cette propagande !

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11 juillet 2020 6 11 /07 /juillet /2020 09:24

Formaté à SciencePo Paris et à l’ENA, Castex exerce à la Cour des Comptes. Il est nommé à la DASS du Var en 1996 par le gouvernement d’avant.

Castex, c’est celui qui en tant que directeur de l’hospitalisation et de l’organisation des soins au ministère de la Santé, de 2005 à 2006, fait violence aux hôpitaux publics pour y introduire la logique de coûts et d’objectif, en lieu et place de la logique de service public de la santé. Son travail de sape est récompensé par une nomination comme directeur de cabinet de Xavier Bertrand au ministère de la Santé puis au ministère du Travail dans les gouvernements Sarkozy de 2006 à 2008. Il est donc l’un des tous premiers responsables des lois suivantes, menant notamment nos hôpitaux publics à la catastrophe que l’on connaît aujourd’hui :

    - Loi de réforme de l’Hôpital donnant le pouvoir aux directeurs des hôpitaux, des administratifs chasseurs de coûts, chargé de gérer les hôpitaux publics comme des entreprises. Engageant la réduction des effectifs et les fermetures de lits dont nous souffrons tant aujourd’hui.
    - Loi de tarification à l’acte T2A, mettant dès 2011 nombre d’hôpitaux publics au bord de la faillite.
    - L’engagement de la fermeture de nombreux hôpitaux de proximité dans le cadre de la polarisation.

    - Réforme des régimes spéciaux et service minimum dans les transports en commun.

En 2010, en remplacement de R. Soubie, Sarkozy l’appelle comme conseiller social de l’Élysée, avant de le promouvoir en février 2011 Secrétaire général adjoint de l’Élysée, en remplacement de Guéant placé à l’Intérieur. Castex, c’est donc un des hommes de main du cœur de la Sarkozie.

Qui dans son allocution de passation de pouvoir sur les marches de Matignon a annoncé “la continuité des réformes entreprises”… sans surprise.

Un cumulard d’après les fonctions déclarées à la HAVP

    - magistrat à la Cour des Comptes – de 93 000 à 133 000 € annuel de 2012 à 2017
    - délégué interministériel aux JO : 160 500 € en 2018 et 2019, 45 458€ en 2017 !
    - Maire de Prades : 22 000€ de 2014 à 2019
    - Conseiller départemental : 25000 €

Castex c’est donc 200 000 € par ans touché sur le dos de la République rien qu’avec ses cumuls de mandats. Et on ne sait pas combien il touche de ses salaires de hauts fonctionnaires en plus.

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11 juillet 2020 6 11 /07 /juillet /2020 09:20

Le gouvernement de Benjamin Netanyahu, en violation flagrante du droit international, menace depuis le 1er juillet de commencer l’annexion d’une grande partie du territoire palestinien en Cisjordanie – avec le soutien de l’administration Trump et la complicité de l’Union européenne (UE). Depuis 72 ans, Israël a systématiquement sapé le droit international en toute impunité par le vol, la colonisation et l’annexion de biens et de territoires palestiniens, à la fois de jure, comme pour Jérusalem-Est en 1967 et le plateau du Golan syrien en 1982, et de facto par une matrice de colonies illégales, d’infrastructures de colonisation et du mur d’apartheid en Cisjordanie.

Cette annexion prévue de 30 % de la Cisjordanie et de la vallée du Jourdain sera l’aboutissement d’années de vol et d’occupation progressive par l’appropriation de terres, le déplacement forcé de la population palestinienne et l’installation d’Israéliens dans les territoires occupés. La poursuite de l’oppression des Palestiniens a été facilitée par l’imposition d’un régime d’apartheid de discrimination raciale, de ségrégation et d’expansion territoriale qui est inscrit dans le droit interne israélien.

Les syndicats, les organisations de la société civile palestinienne et les groupes de défense des droits de la personne affirment que « l’annexion imminente est un test politique décisif pour la communauté internationale et pour sa capacité à faire respecter le droit international ». En réponse à cet appel, la déclaration de la coalition sud-africaine pour le boycott, le désinvestissement et les sanctions (SA BDS) a reçu l’aval de plus de 250 éminents Sud-Africains, sur la base de celle préparée par les organisations de la société civile palestinienne. La déclaration appelle le gouvernement sud-africain à mener une campagne au sein des Nations unies (ONU) pour imposer des contre-mesures et des sanctions contre Israël pour ses violations des principes fondamentaux du droit international, son déni des droits des Palestiniens à l’autodétermination et son annexion violente et forcée du territoire palestinien.

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4 juillet 2020 6 04 /07 /juillet /2020 10:14

Le bourgeois est, selon Marx (Karl), un individu qui peut vivre de la force de travail des autres, autrement dit de ses rentes, sans avoir à travailler. Bref, c’est tout simple, le bourgeois est un escroc, particulièrement redoutable, puisque son activité est légale. Elle est même le fondement de la république socio-démocrate. Le bourgeois, est « une personne de la classe moyenne et dirigeante, qui ne travaille pas de ses mains, contrairement à l’ouvrier et au paysan ». Ajoutons qu’elle vit du travail des autres, contre qui elle envoie volontiers ses hommes de main, autrement dit sa police, dès que ses exploités rechignent un tant soit peu à obéir aux ordres. « Le petit bourgeois dépend tout entier de l’ordre établi, qu’il aime comme lui-même » écrit Georges Bernanos, écrivain catholique, certes, mais des catholiques comme ça, on en redemande !

Et n’oublions pas que Flaubert, peu soupçonnable d’ouvriérisme, a écrit cette belle phrase : « J’appelle bourgeois quiconque pense bassement ».

Nous voici au coeur du problème. Le bourgeois peut être défini économiquement, ou psychologiquement, selon ses revenus ou son attitude face à l’argent.
A l’origine, le mot vient simplement de « bourg » et désigne la catégorie intermédiaire entre le noble et le vilain. Apparu en 1080, le mot insiste sur les avantages que l’habitant des villes essaie légitimement de grappiller sur les nobles, en obtenant des privilèges liés à la notion de bourg : franchises, exemptions de droits. Le « bourgeois gentilhomme » est ridicule quand il singe la noblesse. Il est plus noble quand il défend, comme Robespierre, le peuple dont il n’est pas issu.

Les artistes et les prolétaires s’attaquent volontiers au bourgeois, et ils visent alors une certaine façon de vivre conventionnelle, avec une morale rigide, surtout pour les femmes, les bourgeois mâles conservant le reste de leur rigidité pour leurs maîtresses. Manière de vivre un peu dépassée aujourd’hui, les fils de bourgeois ayant nettement molli, à tous points de vue.

Notons cependant que beaucoup de mots, plutôt péjoratifs, sont formés sur « bourgeois » : on « s’embourgeoise », on devient  « un petit-bourgeois », on  a des « goûts  bourgeois ». « Tu t’es roulé en boule dans ta sécurité bourgeoise », ose même écrire Saint-Exupéry, qui en était, et qui méprise profondément, non pas tant la classe, mais l’esprit de bourgeoisie.

Il y aurait vraiment beaucoup, beaucoup à dire et à redire, sur ce mot. Boris Vian fut un grand bourgeois, comme Prévert, mais il avait tout oublié des principes mesquins de sa classe et il s’inscrivit à la C.G.T., ce qui lui interdit d’aller jamais aux Etats-Unis d’Amérique, lui qui adorait tant la musique noire des descendants des esclaves !

Et puis, en 2000, mes élèves de lycée technologique me parlent, sur un ton nettement péjoratif, des « bourges » et des « bourgeouilles », cette dernière dénomination en -ouille, paraît placer le suffixe -ouille légèrement au-dessous de la ceinture.

Que vous dire de plus ? Que je n’ai pas été un linguiste très distingué ? Certes, j’avoue, mais le bourgeois m’énerve, à force, tellement il est gras et louis-philippard, pompidolesque à la limite.

Chacun ses goûts, allons je ne vous en veux pas, les bourgeois c’est comme les cochons. Sauf que ça se mange pas, ça vous refilerait plein de maladies. Je sais de quoi je parle, j’ai gardé les cochons, je n’ai jamais réussi à garder les bourgeois.

D’ailleurs, je vous fais un aveu, à la ferme, on n’en élevait pas. Ça se vendait trop mal !

 

Rolland HENAULT dans « Articles volume 4 (2001-1996) » - Editions de l’Impossible

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4 juillet 2020 6 04 /07 /juillet /2020 10:05

Voici le Top 13 du classement des revenus récents versés par l’industrie pharmaceutique

N°1. La Palme d’Or revient au Pr François Raffi de Nantes. 541.729 €, dont 52.812 € de Gilead. Est-ce un hasard si on nous apprend que le coup de téléphone anonyme pour menacer Didier Raoult, s’il persistait avec l’hydroxychloroquine, est parti du téléphone portable du service d’infectiologie du CHU de Nantes, dont François Raffi est chef de service ? Sûrement une pure coïncidence.

N°2. Le Pr Jacques Reynes de Montpellier. 291.741 €, dont 48.006 € de Gilead et 64.493 € d’Abbvie. Or Jacques Reynes a été sollicité par Olivier Véran pour piloter l’essai clinique du protocole Raoult à Montpellier alors qu’il est en même temps le coordinateur national de deux études sur le remdesivir pour le compte de Gilead. Il n’avait sûrement pas eu le temps d’envoyer au Ministre sa Déclaration publique d’intérêts (DPI).

N°3. La Pr Karine Lacombe de Paris - Saint Antoine. 212.209 €, dont 28.412 € de Gilead. Elle est sur la dernière marche du podium, mais l’essentiel est d’y être. Il n’y a pas que le podium avec les Ministres à Matignon.

N°4. Le Pr Jean Michel Molina de Paris - Saint Louis. 184.034 €, dont 26.950 € de Gilead et 22.864 € d’Abbvie. Or Jean-Michel Molina est co-auteur d’un article publié dans Médecine et Maladies Infectieuses sur quelques cas, pour dire que l’hydroxychloroquine ne marche pas. Médecine et Maladies Infectieuses est le journal officiel de la SPILF (Société de Pathologie infectieuse de Langue Française).

N°5. Le Pr Gilbert Deray de Paris. 160.649€. Une belle somme pour un néphrologue qui très présent sur les plateaux télés. Attention le remdesivir peut être très toxique pour les reins.

N°6. Le Pr Jean-Paul Stahl de Grenoble. 100.358 €, dont 4.552 € d’Abbvie. A noter que cette somme n’a pas été déclarée sur sa DPI. Or Jean-Paul Stahl est rédacteur en chef du journal Médecine et Maladies Infectieuses. C’est lui qui a comparé le Plaquénil* au papier toilette.

N°7. Le Pr Christian Chidiac de Lyon. 90.741 €, dont 16.563 € de Gilead. Or Christian Chidiac est président de la Commission Maladies transmissibles du Haut Conseil de la Santé Publique qui a rendu le fameux Avis interdisant l’hydroxychloroquine, sauf aux mourants et demandant d’inclure les malades dans les essais officiels (donc Discovery). Son adjointe, la Pr Florence Ader, citée ci-dessous, est l’investigatrice principale de Discovery. Pure coïncidence.

N°8. Le Pr Bruno Hoen de l’Institut Pasteur. 82.610 €, dont 52.012 € de Gilead. A noter que sur sa DPI, il a noté n’avoir reçu que 1000 € de Gilead ! Or Bruno Hoen a attaqué l’équipe de Marseille dans un courriel du 18 mars 2020, partagé avec tous les infectiologues.

N°9. Le Pr Pierre Tattevin de Rennes. 79.956 €, dont 15.028 € de Gilead. A noter que sur sa DPI, comme son prédécesseur, il a noté n’avoir reçu que 1000 € de Gilead ! Ca doit être le surmenage. Or Pierre Tattevin est président de la SPILF. Cette Société savante a attaqué l’hydroxychloroquine pour encourager les inclusions dans Discovery, ainsi que dans les autres études par tirage au sort avec des groupes de patients non traités (études randomisées).

N°10. Le Pr Vincent Le Moing de Montpellier. 68.435 €, dont 4.776 € de Gilead et 9.642 € d’Abbvie. Or Vincent Le Moing pilote, avec son patron Jacques Reynes cité ci-dessus, l’essai clinique de Montpellier.

N°11. Le Dr Alain Makinson de Montpellier. 63.873 €, dont 15.054 € de Gilead. Or Alain Makinson participe à l’étude de Montpellier avec Jacques Reynes et Vincent Le Moing. Un beau trio. Montpellier est très bien représentée.

N°12. François-Xavier Lescure de Paris – Bichat. 28.929 €, dont 8.621 € de Gilead. Or François-Xavier Lescure est l’adjoint de notre célèbre Yazdan Yazdanpanah qui est dans le Conseil scientifique Covid-19. Il a publiquement critiqué l’équipe de Marseille pour discréditer l’hydroxychloroquine. Il est co-auteur de l’étude très contestable sur le remdésivir de Gilead, publiée dans le New England Journal of Medicine. Or cette étude n’a aucune méthodologie.

N°13. La Pr Florence Ader de Lyon. 11.842 € , dont 3.750 € de Gilead. Or Florence Ader est l’investigatrice principale de Discovery.

A partir de douze, ça commence à faire un foyer épidémique !

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27 juin 2020 6 27 /06 /juin /2020 09:02

L’hécatombe prend de l’ampleur, les gars. Je parle pas des covidés qui se portent plutôt mieux que les grippés de 2018, si j’en crois les chiffres. Non je parle des salariés. Ils continuent de tomber comme des mouches : chez Air France, Airbus, Nokia, BFMTV, RMC... Sans oublier les cas d’urgence absolue où le pronostic vital est engagé, comme dit la télé. Celio par exemple, qu’on a placé « sous procédure de sauvegarde ». Et ça consiste en quoi, ce truc-là ? A tenter de réanimer des corps que l’Etat a lui-même coulés trois mois plus tôt. Fastoche, non ?

Heureusement on pense à nos loisirs et pour nous distraire, on a monté en épingle une histoire de bavure qui  prouverait que les flics tabassent plutôt les noirs que les blancs. Les Gilets jaunes (décidément, je suis coloriste aujourd’hui) disent le contraire et prétendent que le record des bavures policières leur appartient. Putain de franchouillards, toujours à se vanter ! Heureusement, les médias qui s’intéressent plus à eux leur ont cloué le bec : place aux blacks.

On a donc cherché pour ce nouveau mouvement de contestation qui lutterait contre le racisme d’Etat (?), un meneur. Et on a trouvé une gonzesse. La frangine d’un dealer mort au cours d’une arrestation en 2016, qu’on a propulsée au-devant de la scène grâce au concours d’une bonne équipe de com’. Sachant bien sûr qu’on la jettera comme un vieux kleenex dès qu’on n’en aura plus besoin. Ce qui ne saurait tarder. Je lui conseille de prendre dès maintenant rendez-vous chez le psy.

Le populo lui, il a du mal avec cette histoire de héros vendeur de came victime de la société. Il voit pas le problème sous le même angle que les bobos qui crèchent dans les beaux quartiers. C’est difficile pour lui d’avaler que Traoré ressemble à Martin Luther King, le pasteur non violent, prix Nobel de la paix, militant politique assassiné au cours d’une grève à Memphis en 1968. Le prolo de base, il voit pas le rapport entre les deux bonshommes. Et il comprend pas pourquoi on fait de la pub à un type connu pour des activités criminelles. Il y a dans la morale de l’histoire quelque chose qui lui échappe. Qu’est-ce qu’il est con !

Les flics non plus trouvent pas ça normal, et ils ont jeté par terre leurs paires de menottes en signe de protestation. Pas définitivement, juste le temps d’une manif, rassurez-vous (si on peut dire). Bien sûr on aurait préféré qu’ils s’énervent pour de vrai, qu’ils renvoient leur carte de flic au ministre par exemple et qu’ils se rhabillent en civil. Seulement, pour faire quoi après ? Dans quel métier se reconvertir quand on est flic ? Les clés d’étranglement c’est bien joli mais ça sert à rien dans les autres professions. Même chez les garagistes.

Bon à part ça, les télétravailleurs télétravaillent. Sans préciser d’ailleurs quelle partie du mot ils privilégient, la télé ou le travail ? En tout cas l’expression leur plaît, ils la répètent comme des perroquets et se vantent de travailler beaucoup plus longtemps à domicile. Un peu suspect, cette insistance. J’espère qu’ils se gargariseront aussi joyeusement du mot « téléchômage » quand on leur apprendra à s’en servir.

En attendant je compte les masques usagés qui traînent sur les trottoirs et j’arrive à un score très honorable. Je suis heureuse de constater que même dans ces circonstances, les gens conservent leurs bonnes habitudes.

Enfin je suis allée au marché Saint Pierre et j’ai demandé au vendeur un mètre de distanciation. « Va acheter un dictionnaire et arrête de me faire chier », qu’il m’a répondu. Les vendeurs aujourd’hui sont plus instruits que les ministres mais nettement moins polis !

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27 juin 2020 6 27 /06 /juin /2020 08:37

En 2001, Donald Rumsfeld et l’amiral Arthur Cebrowski définissaient les objectifs du Pentagone à l’ère du capitalisme financier. L’état-major établissait alors une carte de la partition du grand Moyen-Orient. Cependant, en 2017, Donald Trump s’opposait aux changements de frontières, à la création d’États gouvernés par des jihadistes, à la présence de troupes US dans la région. Dès lors, le Pentagone a réfléchi à la manière de poursuivre la destruction des structures étatiques sans remettre en question les pays et en satisfaisant la Maison-Blanche.

Durant le trimestre de confinement des Occidentaux en 2020, la carte du Moyen-Orient a été profondément transformée. Le Yémen a été divisé en deux pays distincts, Israël est paralysé par deux Premiers ministres qui se détestent, l’Iran soutient ouvertement l’Otan en Iraq et en Libye, la Turquie occupe le Nord de la Syrie, l’Arabie saoudite est proche de la faillite… Personne ne sait où elle en est. En trois ans, le prince Mohamed Ben Salmane (MBS) a su éveiller de faux espoirs en Occident et se mettre à dos la totalité des puissances de la région à force de pendaisons et de démembrement de ses opposants suivi de dissolution de leurs corps à l’acide. Son pays a dû battre en retraite au Yémen où il s’était imprudemment aventuré et renoncer à ses grands travaux, notamment la construction de la zone franche qui devait héberger les milliardaires du monde entier, Neom. Ses gigantesques réserves de pétrole ne sont plus des objets de spéculation et ont perdu l’essentiel de leur valeur. La plus grande puissance militaire de la région n’est qu’un colosse aux pieds d’argile en passe d’agoniser dans les sables du désert qui l’ont vu naître.

En définitive, le président Donald Trump est en train de parvenir à ses fins : il a fait échouer le projet du Pentagone d’un État accordé à une organisation terroriste, Daech, puis il est parvenu à faire réintégrer dans la zone économique US tous les États de la région à l’exception de la Syrie déjà perdue depuis 2014. Mais simultanément, le Pentagone aussi triomphe partiellement : il est parvenu à détruire les structures étatiques d’Afghanistan, d’Irak, de Libye et du Yémen. Il a rencontré son seul échec en Syrie, certes en raison de l’intervention militaire russe, mais surtout parce que les Syriens incarnent le concept d’État depuis la nuit des temps.

L’annihilation des structures étatiques afghanes, selon le plan du Pentagone, et le retrait des troupes US qui sera effectif le jour de l’élection présidentielle US, selon la volonté du président Trump, auraient pu marquer l’alliance entre ces deux forces. Or, il n’en est rien. Le Pentagone a tenté en vain d’imposer la loi martiale aux États-Unis face à l’épidémie de Covid-19, puis il a aidé en sous-main les « Antifas » qu’il avait déjà encadrés en Syrie pour coordonner des émeutes prétendument « raciales ». La Russie, qui n’a jamais varié de position, attend sagement de récolter les lauriers de son engagement en Syrie.

Lire l’intégralité

 

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