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6 avril 2015 1 06 /04 /avril /2015 08:56

Je n’aime pas les aïe-phone, ni les aïe-truc en général.

Non parce que ce n’est pas bien en soi.

Mais c’est l’utilisation militaire des techniques marketing faite par les as d’Apple qui me gêne.

Ils sont capables de persuader des gens intelligents de camper devant les magasins et de se battre pour avoir le dernier i-truc avant même de savoir à quoi il sert.

Ce qui me dérange, humainement parlant, c’est cette espèce d’endoctrinement collectif malsain.

La montre qui ne donne pas l’heure

Ma montre est une Swatch achetée il y a 20 ans. Elle m’a coûté l’équivalent de 45 euros. Elle m’a toujours donné l’heure à la seconde près. Aucun réglage à faire, aucun décalage. Juste changer la pile une fois tous les 4 ans, ce qui m’a coûté 8 euros la dernière fois.

La montre Apple coûte de 349 dollars à 11 000 dollars selon les modèles. Elle est partout présentée comme la nouveauté indispensable. À entendre les médias, seuls les nuls, les « loosers », continueront à porter leurs vieilles montres qui se contentent de donner l’heure.

En fait, la montre Apple ne vous garantit même pas de vous donner l’heure.

Son autonomie n’est que de 18 heures, ce qui veut dire qu’elle tombera en panne de batterie tous les jours si vous ne vous préoccupez pas de la recharger.

Et encore. 18 heures est la donnée constructeur. On sait que, dans les faits, ce sera moins, et avec le temps et l’usure, encore moins.

La montre Apple vous permet de téléphoner, et ça c’est vraiment « supercool » a expliqué le patron de Apple.

En réalité, la montre ne permettra de téléphoner que si vous avez aussi à proximité votre iPhone dernier modèle. Je ne vois donc pas ce qu’apporte la montre de ce point de vue. Mais je dois être trop bête pour comprendre.

La montre Apple vous permet de suivre la météo, les fluctuations de la Bourse, l’évolution du Yen. Personnellement, je m’en fiche comme de ma dernière chemise mais ce n’est peut-être pas votre cas, si vous êtes professionnel de la banque.

La montre Apple permet de faire des jeux vidéo. Cela me paraît être plus un désavantage qu’autre chose…

Mais venons-en à l’aspect santé, puisque c’est quand même notre sujet.

La montre Apple permet de surveiller votre rythme cardiaque. Il existe, ou existera bientôt, des « apps » qui mesureront votre pression artérielle, votre risque de diabète, etc.

Pourquoi pas, mais j’ai beau être en faveur de la santé, je ne trouve pas souhaitable que la préoccupation pour la santé tourne ainsi à l’obsession.

Mon but est justement de vivre sainement pour ne pas avoir à me préoccuper de mes paramètres biologiques en permanence. Je souhaite ne pas avoir besoin de surveiller mon rythme cardiaque, ma pression artérielle, ma glycémie ni mon cholestérol.

Enfin, et c’est bien sûr le point le plus important, la montre Apple coûte cher, très cher. Surtout si vous prenez le modèle en or, à 11 000 euros.

La montre Apple ne vaudra plus rien d’ici peu. Un iPhone ou un MacBook d’il y a cinq ans, c’est invendable. L’écran est en ruine, la batterie ne marche plus et le machin beugue dans tous les sens…

Dans 3 ans au plus tard, la nouvelle montre Apple sera dépassée. Un nouveau modèle sortira. Puis un autre. Puis un autre. Comme pour l’iPhone qui en est déjà à sa 8e version.

Les personnes qui auront acheté la montre à 11 000 euros pourront la revendre au poids de l’or. Mais l’or ne vaut pas si cher que cela. L’or 24 carats est à 25 euros le gramme, soit 750 euros pour une montre qui contient 30 grammes d’or.

Un i-truc à 11 000 euros ne vaudra plus que 750 euros dans 3 ans.

Pourtant, je suis certain que la firme Apple réussira à vendre chacune des montres qu’elle produira. De très nombreuses personnes vont donc, on ne sait comment, trouver l’argent pour s’acheter la montre Apple.

C’est curieux mais c’est comme ça.

Anecdotes personnelles

J’essaye de perdre le moins de temps possible avec les choses matérielles.

Cela veut dire choisir les objets les plus simples possible. Pour réduire le risque qu’ils ne tombent en panne.

Par exemple, j’ai toujours circulé à pied ou à vélo. Dans les années 70-80, c’était un vélo qui n’avait que trois vitesses, un seul frein, pas de garde-boue, pas de lumière, un simple cadran réfléchissant devant et derrière.

Jamais ce vélo ne s’est cassé. Jamais je n’ai eu d’accident.

Malheureusement, on me l’a volé.

J’ai racheté un vélo avec deux freins et des lumières. L’époque avait changé. Les gens commençaient à vous considérer comme un fou de circuler sans lumière. Puis ce fut le tour du casque. Mais je continue à refuser le gilet jaune fluorescent. Pour moi, c’était un des grands plaisirs du vélo que de pouvoir se sentir libre, sans casque, sans ceinture, sans harnachement.

Quand j’ai dû acheter une voiture, il m’a semblé évident d’acheter la plus simple, celle qu’on n’a pas peur d’abîmer, et me permettant de transporter du volume facilement.

J’ai cassé ma tirelire et j’ai choisi un Citroën Jumpy. Il me permet de camper, de transporter des meubles, des outils, des auto-stoppeurs… et des enfants qui peuvent pique-niquer et même jouer à trappe-trappe à l’intérieur ! (à l’arrêt)

Sur des départementales limitées à 70, jalonnées de radars, je me demande parfois ce que ressentent les conducteurs que je croise à bord de bolides surpuissants, qui coûtent des fortunes, qui n’ont aucune place à l’intérieur et qui sont bien obligés de se traîner, comme tout le monde, à allure d’escargot.

Pourquoi je n’ai pas de portable

Il se trouve que je n’ai pas de téléphone portable mais ce n’est pas par « technophobie ».

Simplement, j’ai oublié le mien en descendant du TGV en juillet 2011. C’était un petit téléphone Ericsson gris, avec des touches et un écran en noir et blanc. Bien des jeunes ne doivent plus se souvenir que des téléphones mobiles aussi primitifs ont existé un jour. D’ailleurs, la marque Ericsson a disparu. Comme j’étais en vacances, rien ne me pressait pour en racheter un. J’ai donc laissé passer quelques jours et… quel bonheur ! J’ai redécouvert le plaisir d’avoir, en permanence, la certitude de ne pas être « sonné ».

Quoiqu’on en dise, même si c’est un ami qui appelle, le téléphone portable qui bipe, qui vibre ou qui sonne provoque à chaque fois une petite secousse émotionnelle. On s’interrompt, on se précipite. On laisse tomber les personnes en chair et en os autour de soi, on arrête de manger, on ferme son livre et, en général, ça n’en vaut pas la peine. Il n’y avait en fait pas de vraie urgence. Rien qui nécessite de tout arrêter séance tenante.

Je parle déjà régulièrement des effets du stress sur votre santé. Chacun devrait laisser son téléphone au placard pendant 15 jours. Essayez ! Et je ne parle même pas du danger des ondes. La rédaction d'Alternatif Bien-Être y consacre sa une dans sa prochaine édition : quels sont les risques réels et comment s'en prémunir. Voici déjà les conseils indispensables à découvrir ici.

Au début, ma mère et ma femme se sont plaintes. J’ai aussi eu quelques remarques de collègues. Et puis tout le monde s’est habitué. « Ah oui, Jean-Marc, il a pas de portable… » ça surprend sur le coup. Et puis on s’aperçoit que, finalement, ça ne pose pas de problème. Je me suis racheté une télécarte pour appeler d’une cabine téléphonique. Mais je m’en sers peu. Deux fois par mois maximum.

Le calme retrouvé m’a permis de reprendre le temps de lire. De lire et de penser. De penser et de ne rien faire.

Et franchement, je vous assure, ne rien faire, c’est vraiment utile !

À votre santé !

Note : Cette lettre m'a été très inspirée par le blogueur Charles Sannat, dont j'ai essayé de reproduire la démonstration en espérant qu'il ne m'en voudra pas si elle est moins brillante que la sienne [1]

Source :

[1] « La montre la plus nulle… la i-Bidule qui fait tout sauf donner l’heure !! »

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6 avril 2015 1 06 /04 /avril /2015 08:49

Des chercheurs ont décortiqué la surveillance induite par les fameux boutons «Like». Résultat : il est presque impossible de ne pas se faire piéger par les filets publicitaires du réseau social. Et bien sûr, tout ceci est strictement illégal en Europe.

Chargés de réaliser un rapport approfondi sur la collecte de données personnelles de Facebook, les chercheurs de l’université de Leuven (Belgique) viennent de publier une mise à jour (version 1.2), accompagnée d’un rapport technique édifiant sur l’usage du fameux bouton « Like ». Ces deux nouveaux documents montrent les efforts de Facebook pour capter la moindre petite donnée non seulement de ses utilisateurs, mais aussi de tous les autres internautes.

Les premiers - on peut s’en douter - n’ont pratiquement aucune chance d’échapper à l’œil inquisiteur de la firme de Mark Zuckerberg. A chaque fois qu’un utilisateur se connecte à une page qui intègre un bouton « Like », une dizaine de cookies - ces petits fichiers mouchards - sont déposés ou mis à jour sur son ordinateur, que le fameux bouton social soit activé ou non. De cette manière, le réseau sait quels utilisateurs visitent quelles pages, et avec quels navigateurs. Et le fait de se déconnecter de Facebook avant de visiter une page ne change rien : les cookies sont toujours actifs. Pire : un utilisateur qui décide de désactiver son compte pour sortir de l’univers Facebook a intérêt à bien effacer ses cookies, car Facebook ne le fera pas pour lui et continuera de les utiliser pour le suivre à la trace.

Des cookies qui collent automatiquement aux baskets

Pas grave, me direz-vous, vous faites partie des rares personnes qui n’ont jamais eu de compte Facebook. Vous n’avez donc rien à craindre. Grave erreur ! Il suffit de visiter une page du domaine facebook.com pour recevoir - sans rien n’avoir demandé - une palanquée de cookies qui colleront désormais à vos baskets. Evidemment, le réseau social ne saura pas exactement qui vous êtes, mais il vous assignera un identifiant unique qui sera utilisé dans toutes les analyses marketing futures, et cela, pendant au moins deux ans. Super pratique pour recevoir des publicités sur mesure !

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6 avril 2015 1 06 /04 /avril /2015 08:42

Votre employeur peut espionner vos communications chiffrées, et la CNIL est d’accord

La Commission nationale informatique et libertés donne sa bénédiction au déchiffrement des flux HTTPS des salariés, à condition que cette pratique soit encadrée. Il reste néanmoins une zone de flou juridique côté pénal...

Saviez-vous que certains employeurs déchiffrent systématiquement les flux HTTPS de leurs salariés lorsqu’ils surfent sur Internet ? Ils disposent pour cela d’un équipement appelé « SSL Proxy » qui se place entre l’utilisateur et le serveur Web. Cette boîte magique déchiffre tous les échanges en usurpant l’identité du service interrogé (google.com, par exemple), par l’utilisation d’un certificat bidon. La pratique n’est pas du tout récente, mais se fait de manière un peu cachée en raison d'incertitudes juridiques et de l'impopularité de cette mesure auprès des salariés. Les directeurs informatiques n’ont, par conséquent, pas une folle envie d’en faire la publicité.

Mais l’employeur peut se rassurer : la CNIL vient de publier une note qui clarifie les choses. Ainsi, la Commission estime que le déchiffrement des flux HTTPS est parfaitement « légitime », car elle permet à l’employeur d’assurer « la sécurité de son système d’information », en bloquant les éventuels malwares qui s’y trouveraient. Evidemment, ce n’est pas la seule raison : ces équipements sont également utilisés pour prévenir les fuites d’informations. Un salarié qui enverrait des documents confidentiels à un concurrent pourrait, ainsi, être facilement repéré.

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6 avril 2015 1 06 /04 /avril /2015 08:36

Les news Mars 2015

«De la musique avant toute chose», livre sur la relation texte et musique :

http://chansonrebelle.com/parutions-cd-/-livres/de-la-musique-avant-toute-chose.html

«Edith et ses hommes» de Bernard Lonjon, la vie d’Edith Piaf :

http://chansonrebelle.com/parutions-cd-/-livres/edith-et-ses-hommes.html

Groupe Evasion «Ecrire pour ne pas mourir», une chanson d’Anne Sylvestre :

http://chansonrebelle.com/dossiers/groupe-evasion-ecrire-pour-ne-pas-mourrir.html

Natasha Bezriche chante Léo Ferré :

http://chansonrebelle.com/spectacles-festivals/leo-ferre-chante-par-natasha-bezriche.html

Un reportage sur Jean-Pierre Huser :

http://chansonrebelle.com/dossiers/jean-pierre-huser-reportage.html

Festival AUBERCAIL 2015 :

http://chansonrebelle.com/spectacles-festivals/festival-aubercail-2015.html

Nouveau courrier à Mme la Ministre de la culture :

http://chansonrebelle.com/coups-de-gueule/courrier-au-ministere-de-la-culture.html

Pour la sortie de son nouvel album «Deux diamants», Claudio Zaretti vous convie à un spectacle :

http://chansonrebelle.com/spectacles-festivals/claudio-zaretti-deux-diamants-nouvel-album.html

Vanina Michel chante Prévert :

http://chansonrebelle.com/dossiers/vanina-michel.html

La police parisienne et les algériens (1944-1962) :

http://chansonrebelle.com/parutions-cd-/-livres/la-police-parisienne-et-les-algeriens-1944-1962.html

Nouvel album de Sale Petit Bonhomme : «A ma guise»

http://chansonrebelle.com/parutions-cd-/-livres/sale-petit-bonhomme-a-ma-guise.html

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28 mars 2015 6 28 /03 /mars /2015 17:04

Mardi 17 mars 2015 11 heures 30 : le flash d’info est tombé. Crash d’un Airbus A320 dans les Alpes de Haute Provence. Les journalistes piétinent d’impatience. 11 H 35 m : « l’A320 s’est abattu entre Barcelonnette et Digne ». Les téléspectateurs piétinent à leur tour. Derrière le portail orange on entend les internautes piétiner. Des précisions arrivent. Hésitation sur le chiffre des passagers. Sont-ils 140 et combien d’hommes d’équipages ? Les téléspectateurs salivent. Où est la boîte noire ? Va-t-on la retrouver ? Les hommes d’équipages sont-ils des hommes comme les autres ? On retrouve la boîte noire, elle n’est pas noire, mais orange. Comme le portail. Le public flaire une machination. Les internautes sont intenables. On les entend derrière le portail orange ! Ils donnent des coups de pieds dans le portail orange. L’Airbus A320 a décollé de Barcelone en direction de Dusseldorf. L’avion est bourré d’allemands et d’espagnols. Les allemands ont parfois la double nationalité. Faut-il compter le double d’allemands ? Des rumeurs agitent les internautes. Des convulsions. Un attentat terroriste ? Aucune hypothèse n’est écartée. La phrase est répétée. Martelée. On ne sait plus d’où elle vient. Y a-t-il des français dans l’Airbus ? Les téléspectateurs bavent. Les écrans des téléviseurs sont recouverts de bave. La porte du portail orange est bloquée de l’intérieur. Le crash a eu lieu à Seynes les Alpes. Rumeurs : le pilote aurait eu envie de pisser. Faut-il autoriser les pilotes à pisser ? Cas de conscience. Les spécialistes en crashes sollicités de toutes parts. Les spécialistes commencent à baver. Certains sont devenus cinglés. Ils s’attaquent aux journalistes simples. Nouvelles de plus en plus brèves. Des coups de croquenots très violents sont balancés sur le portail orange. Le roi d’Espagne renonce à son voyage en France. La Merkel va venir voir son petit ami Hollande. Tous sont solidaires. Sauf le Front National et Dieudonné. La Najat reconnaît qu’il y a eu des dysfonctionnements. Elle parle de l’Education Nationale. L’école aussi est une catastrophe. Demain les français vont voter. Pourvu qu’il y ait pas de crash. Pourvu qu’ils prennent pas l’Airbus A320. Sinon les électeurs seront pulvérisés. Le copilote s’appelle Andreas Lubitz. Sa petite amie est hôtesse de l’air. Elle l’a entendu dire que son nom allait être connu dans le monde entier. La Najat n’est pas hôtesse de l’air. Le roi d’Espagne est-il steward titulaire? A-t-il étudié avec François Hollande ? Les électeurs sont pris en charge par une cellule psychologique. Chez eux, il y a des dysfonctionnements. Reste bien des autopsies à faire. Mais les corps des victimes sont pulvérisés. Des sauveteurs témoignent. Le plus gros morceau d’être humain ressemble à un attaché case. Un autre est pas du même avis. Il dit à une petite valise. Le monde sont fous ma pauvre vieille écrivait René Fallet. Et Alexandre Vialatte ajoutait et c’est ainsi qu’Allah est grand. Allah était-il aux commandes de l’A320 ? Et qu’est-ce qu’il foutait en Haute Provence ?

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28 mars 2015 6 28 /03 /mars /2015 16:55
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28 mars 2015 6 28 /03 /mars /2015 16:44
Combien de fermes-usines en France ?

On parle beaucoup de la ferme des mille vaches dans la Somme ou celle des mille veaux dans la Creuse. Or, il ne s’agit pas de cas isolés et ce type d’exploitation se développe de plus en plus en France.

La Confédération paysanne vient de publier une carte présentant une liste non exhaustive de 29 projets de ferme-usine, à l’étude ou déjà à l’œuvre en France.

De nombreuses associations de protection animale, dont la PMAF, dénoncent ces projets, qui représentent une menace pour le bien-être animal. La PMAF craint que le développement de ces fermes conduise petit à petit à la banalisation de l’élevage en zéro pâturage. Ce mode d’élevage ne répond en aucun cas aux besoins d’espace des animaux et favorise notamment les problèmes de boiterie chez les vaches laitières.

Dans les fermes à méthane, les vaches passent leurs journées sur des sols en béton. Ces sols percés de trous permettent aux agriculteurs de récupérer leurs déjections. Celles-ci tombent dans un canal où passe de l'eau, puis sont transportées dans une cuve où le biogaz va se former. Relié à un moteur, ce méthane naturel produira de l'électricité.

Mais vivre sur du béton toute l'année n’est pas naturel. Les vaches se blessent. Elles sont plus souvent malades. Par ailleurs, lorsqu'elles s'allongent sur le sol, elle se couvrent de déjections et risquent de s'infecter les unes les autres. Ces vaches sont donc traitées aux antibiotiques très régulièrement.

Résultat des courses : les méthodes actuelles de production du lait, a fortiori dans les fermes géantes, sont mauvaises pour les vaches et dangereuses pour l'homme.

La carte de France des fermes usines (source) :

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28 mars 2015 6 28 /03 /mars /2015 16:40

Le voyage à Paris du roi d’Espagne Philippe VI, écourté suite au crash du vol Barcelone-Düsseldorf, que fallait-il faire du banquet préparé en son honneur par la mairie de Paris et du dîner somptueux (foie gras, dos de bar) prévu à l’Élysée ? Si l’on en croit Le Parisien , tout ce qui pouvait être conservé l’a été, tout ce qui devait être consommé a été distribué sous forme de plateaux-repas aux plus démunis, les sans-dents comme, semble-t-il, François Hollande se plaît à les nommer. C’est fort bien, mais le symbole est atroce.

Pratiquement le même jour, nous apprenions que la rémunération globale de Carlos Ghosn, le PDG de Renault, au titre de l’année 2014, avait été évaluée à 7,2 millions d’euros, soit près de trois de plus que l’année précédente. Mieux, et ceci, la presse française n’en a dit mot, il ne s’agit là que de la rémunération versée par Renault. Nissan lui ayant versé à peu près la même somme, il serait plus correct de parler de 7,2 millions d’euros pour un job à mi-temps.

Ces deux événements, bien que de nature différente, relèvent du même esprit. Nos gouvernants ne se sentent pas concernés par l’effort d’austérité imposé aux citoyens (voir le vote récent du doublement de l’indemnité de départ des parlementaires non réélus) et nos chefs d’entreprise pensent qu’ils sont les seuls responsables de la réussite de leur entreprise. Dans les deux cas, une absence totale d’empathie comme s’il y avait d’un côté les maîtres qui ne paient jamais quand ça va mal et raflent toute la mise quand ça va bien, et de l’autre les sans voix.

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28 mars 2015 6 28 /03 /mars /2015 16:25

« Nous serons obligés de prendre des décisions économiques douloureuses » déclarait sur toutes les chaînes le nouveau premier Ministre Habib Essid au début du mois de mars, en réponse aux mouvements sociaux (1) qui s’organisent depuis janvier contre le plan ultra-austéritaire FMI-UE conçu par le gouvernement pro-islamiste et mis en application par l’actuel gouvernement néo-benaliste. Privatisation de services publics, restriction drastique du nombre de fonctionnaires, disqualification des universités publiques au profit des investisseurs privés,… et peut être le plus grave : suppression de la fameuse « caisse de compensation » qui plafonnait par subvention d’Etat le prix des produits de première nécessité (farine, lait, …) dans le contexte dramatique de l’inflation actuelle.

Au lendemain des attentats du 18 mars dans le musée du Bardo, foyer de la culture nationale tunisienne, Essid ne manquera pas de marquer les esprits : « Cet attentat frappe gravement l’économie nationale déjà en souffrance [le tourisme étant un des axes privilégiés de la stratégie politique gouvernementale, mais aussi tous les « investissements étrangers » sur le territoire / ndlr]. La guerre contre le terrorisme va être longue et il faudra soutenir le gouvernement dans cette guerre ».

« Tout ce qui existe dans l’Univers, disait le philosophe grec Démocrite, est le fruit du hasard et de la nécessité »

On ne peut s’empêcher de penser que ces attentats, après bien d’autres événements venant construire le nouveau paradigme du « choc des civilisations », s’inscrivent dans cette logique du « hasard dans la nécessité ». Car il n’est pas meilleure opportunité, en Tunisie comme en France ou ailleurs, qu’une tragédie humaine servant les intérêts de la classe dirigeante et des impérialistes à qui cette dernière doit sa place. Celle-ci comme d’autres, de Daech ou d’Al Qaïda, met en jeu des djihadistes pour la plupart ignorant tout de la religion qu’ils prétendent servir et d’autant plus manipulables qu’ils sont sectaires et « coupés du réel » (ce qui ne minimise pas leur responsabilité bien au contraire, un peu comme les commandos fascistes italiens télécommandés par le réseau Gladio pendant les années de plomb).

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22 mars 2015 7 22 /03 /mars /2015 07:54

Autrefois on faisait voter les cadavres, aujourd’hui c’est les cadavres qui font voter. Vous vous souvenez du 7 janvier 2015 ? Et du 11 janvier de la même année ? Et de la propagande autour de la liberté d’expression ? Vous avez déjà oublié, c’est fou ce que le temps passe vite ! Et pourtant rien ne change. C’est bien les morts qui font voter les vivants. Oui, heureusement qu’ils sont pas encore refroidis, les cadavres de Charlie Hebdo. Ils peuvent encore se rendre utiles. La preuve que c’est toujours utile, un cadavre. Et il n’y a pas de date limite d’utilisation. Le cadavre est la nourriture naturelle de l’électeur. Pour les élections du dimanche 21 mars, les cadavres sont servis en plat de résistance. Heureusement, il y en a eu d’autres depuis janvier. Rappelez-vous les terroristes de Copenhague. Ces cadavres-là sont moins nombreux et donc moins efficaces. Pour que le cadavre soit performant, il faut le servir à point. Alors l’électeur bave de convoitise. Il bave avec sa propre salive mais aussi avec ses larmes. C’est ce qu’il faut. L’électeur obéit à tous les cadavres. Mais il préfère quand même les cadavres blancs. Et pas trop éloignés de son pays d’origine. Par exemple, en France, le français boude un peu le cadavre chinois ou nord-américain. Ces cadavres-là sont trop exotiques. Heureusement encore, il y a les attentats de Tunisie. Il suffit de chercher et de trouver des cadavres français. Heureusement il y a toujours un français qui traîne au Maghreb. C’est bien pratique. Parce que sinon, un cadavre d’arabe ça ne motive pas suffisamment l’électeur. On en a trouvé en cherchant bien, en Tunisie. Et du coup la symphonie se remet en marche. La grande orchestration peut recommencer. On rappelle les cadavres du début janvier. C’est ce qu’ont fait tous les grands musiciens des partis politiques français. Et le miracle se reproduit ! Toutefois, on sent bien que ce ne sera pas suffisant. Heureusement, Dieu veille sur les électeurs. Un isoloir c’est un peu un confessionnal. Et Dieu fait encore un miracle ! Un de plus qui va sauver les élus. Le miracle, vous avez deviné, ce sont les bébés conservés au congélateur. Ca se passe pas loin de Bordeaux, c’est impeccable. Le cadavre congelé présente l’avantage d’une bonne conservation. A l’abri des microbes. Evidemment c’est moins porteur que l’attentat terroriste ! Mais pour peaufiner la période électorale, c’est ce qu’il faut. Et puis le bébé congelé ça émeut les mères de famille. C’est la cerise sur le gâteau, comme disent les  journalistes analphabètes. Suffit d’un petit coup de clairon et voilà les électeurs qui accourent. Tous à plat ventre. Mais l’essentiel c’est d’arriver au bureau de vote et d’être dans les temps. Bon, vous êtes prêts ? Vous tremblez encore un peu devant Marine Le Pen ? Et devant tous ces cadavres de bébés joufflus vous tremblez ? Ce qu’on vous demande c’est de l’émotion, du tremblement. La plupart des candidats ne vous font pas trembler ? C’est normal, ils sont inodores, incolores et sans saveur. Alors qu’un cadavre bien conservé ça sent le faisandé. C’est ce qu’il faut. Tous les élus sont plus ou moins faisandés. Et pour les produits surgelés, ne vous inquiétez  pas. Ils vont retrouver la bonne saveur du gibier. Bon, je vois que vous m’approuvez mais ne votez pas pour moi. Ce sera facile, je ne suis pas candidat. Je n’ai pas besoin de cadavres pour vivre. Bon appétit les nécrophages !

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