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8 février 2015 7 08 /02 /février /2015 09:03

Ils se ressemblent mais n’allez pas les confondre ! Je parle des deux Dodo. Prenez le meilleur, le vrai ! Je vous aide à choisir. Première observation : ils sont nés la même année, en 1949. Vérifiez bien l’étiquette. L’un est né le 5 février. L’autre le 15 avril. Vérifiez la date limite d’utilisation. La marchandise périmée ça cause des intoxications. Et puis l’origine est différente. L’un est né à Annoeulin et l’autre est de Neuilly sur Seine. Annoeulin c’est un patelin de ploucs. Dans le département du Nord. Neuilly sur Seine c’est beaucoup plus réputé pour les escrocs.

L’un porte le sobriquet de « Dodo la saumure ». L’autre porte aussi un sobriquet : « Président du Fonds Monétaire International ». Les deux sont des truands. Mais n’achetez pas sans garanties. Dodo la Saumure a créé le « Dodo Sex klub ». Ca fait bien DSK mais c’est une imitation. Méfiez-vous des imitations ! Dodo la Saumure a inventé un autre attrape-nigaud : « Famous Miss International ». Ca fait bien FMI. Mais c’est encore un sous-produit. Un bas de gamme. De la pacotille. Autant prendre le vrai. Méfiez-vous encore des imitations ! Dodo la Saumure, il est en soldes. Il s’exprime dans un langage populaire. Il dit : « On a une négresse ? Le client veut baiser une négresse ». Un rabatteur qui revient d’Espagne lui dit : « Je remonte avec du cheptel ». On parle comme ça chez Dédé la Saumure. C’est très populaire, et Dodo conclut : « J’fais d’ l’Audiard ». Il faut dire que les deux proxénètes se prénomment tous les deux : Dominique. Dodo la Saumure dispose d’un rabatteur, René Kojfer. Il a le titre « d’essayeur gratis ». Il est compétent dans son métier et d’ailleurs on le surnomme « M. Trois minutes ».

DSK ne dispose pas d’un essayeur gratis. DSK parle beaucoup mieux. Il prend des précautions avec les femmes. DSK est plus délicat dans son langage. Il parle des prostituées mais il n’emploie pas le mot «négresse ». Il n’emploie pas le mot « cheptel ». DSK ne fait pas de l’Audiard. Il s’exprime en langage commercial. Il dit « des marchandises ». Il dit « des produits ». C’est plus élégant.

Pour cette raison, je vous conseille d’acheter un DSK plutôt qu’un Dodo la Saumure. Avec un Dodo la Saumure, vous aurez l’air d’un plouc. Avec un DSK vous aurez l’air d’un présidentiable. Vous pourrez sortir dans le beau monde.

Je crois que ça vaut le coup de prendre un DSK. Vous ne serez pas déçu. Il vous fera de l’usage. On ne viendra pas vous le saisir pour le conduire en taule. Les personnes de qualité supérieure ne finissent jamais en prison. La prison c’est fait pour les gens ordinaires. A votre place je choisirais le DSK plutôt que Dodo la Saumure.

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8 février 2015 7 08 /02 /février /2015 09:01

Monsieur Plantu,
Nous sommes consternés de découvrir sur le site de l’Institut français d’Israël qu’il est prévu que le 12 février prochain vous honoriez de votre « présence exceptionnelle », ainsi que le précise le site, la 27ème édition du livre de Jérusalem.
Cette foire aux livres va d’ailleurs se dérouler dans le quartier de Baka, duquel environ 30 000 Palestiniens ont été expulsés en 1948 lors de la Nakba.
Comment est-il possible que vous qui dans vos caricatures montrez bien les conditions de vie insupportables du peuple palestinien, la politique criminelle de l’Etat d’Israël à son encontre et l’hypocrisie de la communauté internationale, acceptiez cette invitation?

Nous ne nous serions jamais imaginés que vous qui aviez noué des relations courtoises avec Yasser Arafat, vous qui représentez souvent dans vos dessins une colombe pour une paix sincère et juste, vous qui n’êtes pas dupe des manipulations politiciennes, vous vous laissiez embarquer dans cette initiative promue par l’Etat israélien.

Israël se sert des artistes pour se blanchir de ses crimes, et de hauts responsables israéliens reconnaissent eux-mêmes que la culture est une arme de propagande pour Israël.
Depuis 2005, la Campagne BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions contre Israël jusqu’à ce que cet Etat se conforme au droit international), initiée par plus de 170 associations de la société civile palestinienne, se développe, à l’image de la Campagne qui avait contribué à mettre fin au régime d’apartheid d’Afrique du Sud. Elle remporte des succès de plus en plus importants, surtout depuis les derniers massacres perpétrés par l’armée israélienne à Gaza au cours de l’été dernier.
Même en Israël, il existe une association, « Boycott from within », qui soutient le mouvement BDS
Franchement, est-ce que vous auriez accepté une invitation du gouvernement d’Afrique du Sud pendant l’époque de l’apartheid dans ce pays ?
Sincèrement, est-ce que vous vous imaginez que votre présence à l’édition du livre de Jérusalem, même un tant soit peu critique, puisse en quoi que ce soit enrayer, ou même simplement freiner, la machine de guerre israélienne, le rouleau compresseur qui écrase le peuple palestinien ?
Un geste fort de votre part serait tout au contraire que vous annuliez votre voyage au pays de l’apartheid.
Nous serions heureux que vous acceptiez de nous recevoir pour en discuter avec vous.
S’il vous plait Monsieur Plantu, vous qui représentez souvent par vos dessins la cause de peuples humiliés, restez le grand caricaturiste qui pointe et souligne avec talent les hypocrisies des gouvernants oppresseurs.
Dans l’attente d’une réponse, nous vous adressons nos cordiales salutations.

Paris, le 29 janvier 2015

La Campagne BDS France

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8 février 2015 7 08 /02 /février /2015 08:56

L’IPSN organise une conférence à Paris avec le Professeur Henri Joyeux le 10 février prochain à Paris sur le thème Nutrition et maladies de civilisation.

Le lieu de rendez-vous est 18, rue des terres au curé à 19h30. (Programme et inscriptions ici).

L’alimentation ou la première médecine

Vous connaissez probablement le Professeur Henri Joyeux. 

C’est d’abord un Cancérologue de renom, chirurgien et professeur à l’Université de Montpellier. Sa particularité, est de s’être intéressé depuis le début de sa carrière à l’alimentation dont il estime qu’elle est la première médecine. 

Déjà, il y a près de 20 ans, le Dr Jean Seignalet [1], dans un ouvrage qui avait fait date [22] qui poursuivait les travaux du Dr Catherine Kousmine [3], proposait l’idée que l’alimentation constituait l’un des aspects fondamentaux de la médecine moderne, comme elle l’avait déjà été du temps d’Hippocrate au 5e siècle avant JC. 

Pour le Professeur Joyeux, les recherches scientifiques de ces dernières années ont permis de d’inverser la hiérarchie des priorités. Il est aujourd’hui évident que les conséquences d’une mauvaise alimentation sont si délétères que de « bons » médicaments ne sauraient les rattraper. 

Des arguments de plus en plus puissants sont venus étayer cette thèse au fil des années. 

Par exemple en 1991 déjà, une étude épidémiologique [4] avait montré que l’environnement, le mode de vie et surtout l’alimentation avaient sur la santé des effets majeurs. 

L’étude regroupait des données sur des femmes japonaises restées au Japon ou d’origine japonaise ayant immigré aux Etats-Unis. Les résultats montrèrent que les femmes d’origine japonaise nées aux Etats-Unis avaient 2,6 fois plus de chance de contracter un cancer du sein que celles vivant au Japon. 

Les Japonaises arrivées adultes aux Etats-Unis avaient seulement 1,7 fois plus de chances de développer un cancer. 

De nombreuses autres études sont venues confirmer ce point et ont mis en avant les avantages de certaines alimentations comme la diète méditerranéenne, dont parle si bien le Docteur Michel de Lorgeril, [5] ou le régime d’Okinawa, expliqué avec talent par le Dr Jean Paul Curtay [6].

Pourtant, malgré les arguments massue dont nous disposons, malgré la dégradation globale de la santé des gens qui nous entourent (allergies en hausse, cancers en hausse et de plus en plus jeunes, « épidémies » de diabète, d’alzheimer etc.), personne ne semble réagir. D’abord, la médecine de l’urgence faisant encore des « miracles », la mortalité n’a pas augmenté. L’espérance de vie continue à reculer légèrement. On vit plus vieux mais en moins bonne santé. 

Selon le Professeur Joyeux, dans son livre, « Changez d’alimentation » [7], cela s’explique par la multiplicité des informations disponibles et contradictoires entre elles et la force du marketing de l’industrie agroalimentaire qui nous incite à consommer toujours plus. 

Selon ses mots : « Même si vous ne retenez pas tout ce qui est écrit dans la suite, retenez au moins que toutes les publicités qui vous sont « offertes », sur les murs des métros, dans les magazines, sur les grands panneaux de nos villes, voilà ce qu’il ne faut pas acheter. On essaye de nous prendre pour des « cons-sommateurs », mais fort heureusement nous sommes entrés en résistance. » 


[1] Le Docteur Jean Seignalet 

 

[2] L’alimentation ou la troisième médecine, Dr Jean Seignalet 

 

[3] Bienvenue à la fondation Dr C. Kousmine 

 

[4] Shimizu & coll, 1991 

 

[5] Michel de Lorgeril – Docteur en Médecine et Chercheur au CNRS 

 

[6] Emission sur le magnésium et les oligo-éléments Lundi 17 Mars 

 

 

[7] Changez d’alimentation, éditions du Rocher, 7e édition p187 et suivantes.

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8 février 2015 7 08 /02 /février /2015 08:48

Comment ne pas signer ?

C’est impossible… Signez et faites signer !

 

La langue, la maternelle, constitue une grande part de notre identité

et, en principe, survit à notre mort.

Mais si elle meurt c’est un peuple qui meurt

et nous mourrons une seconde fois.

 

Signez la pétition à envoyer au ministère de la culture

concernant la diffusion de la chanson d'auteur


L'asservissement de la langue française est devenu un phénomène de notre société. 

Pour s'en convaincre, il suffit de se référer à la publicité sous toutes ses formes et dans tous les domaines. 

La chanson francophone n'échappe pas à cette soumission soigneusement élaborée par la production discographique relayée et amplifiée par les grands médias que sont les radios, les chaînes de télévision et une certaine presse. Au mépris des œuvres majeures qui honorent notre culture et témoignent d'une création populaire, la déferlante financière, stimulée par les appétits de la mondialisation est parvenue à imposer des idoles auxquelles il convient-pour trois minutes ou une existence- de s'identifier à une gloire précaire mais fructifère pour ceux qui en assurent la reproduction. 

Notre langue est menacée. Les grands "passeurs" que furent et demeurent Brassens, Brel, Ferré, Lemarque, Montand, Ferrat, Béart, Les Frères Jacques, Moustaki, Nougaro, Douai, Leclerc, Vigneault, Barbara, Catherine Sauvage, Cora Vaucaire, Charles Trenet parmi tant d'autres s'effacent lentement de notre mémoire collective, noyés, dispersés dans un fatras de banalités où le ridicule imprègne la vulgarité du texte, de la musique et de l'interprétation. 

L'indifférence est coupable. 

Le temps est venu de se souvenir d'Allain Leprest et de parcourir les fragiles réseaux culturels pour découvrir et apprécier le grand talent de Rémo Gary, celui de Michèle Bernard, de Bruno Brel, de Michel Bülher, de Julos Beaucarne, Louis Capart, Fabienne Marsaudon, Hélène Maurice, Anne Sylvestre, Béa Tristan, Michel Boutet, Laurent Berger, parmi celles et ceux qui luttent et invitent les consciences, les sensibilités à réagir et ne plus se contenter de subir et cautionner l'assassinat d'un art familier et profond, quotidien de notre existence et porteur de la langue française. 

Jean Dufour

Né en 1933 à Capdenac (Aveyron), Jean Dufour a été animateur culturel avant de devenir le manager et ami de Félix Leclerc, Bernard Haller, Yves Duteil, Alan Stivell, Francis Lemarque et Jean-Pierre Chabrol entre autres. Secrétaire et agent de Raymond Devos de 1970 à 1973, il a organisé ses tournées dans le grand Sud-Ouest de la France de 1990 à 2000. Il est l’auteur de Félix Leclerc "D’une étoile à l’autre" (Christian Pirot éditeur 1998), Raymond Devos "Funambule des mots" (L’Archipel.2005), Jacques Douai "L’art et le partage" (Le Bord de l’Eau éditeur, 2008), et "Les Faux-Nez" (Cabedita éditeur, Suisse 2009). "Portraits volés" (Le Bord de l’Eau.2009)

Bien que Jean Dufour soit mon aîné, nos concordances de point de vue sur la chanson d'auteur ne pouvaient que nous faire rencontrer, et nos multiples échanges depuis plusieurs années, pour la défense de la langue de Molière et la qualité des chansons, ne pouvait qu'aboutir à une certaine révolte contre les médias d'état qui diffusent tout et n'importe quoi avec une certaine indifférence de la qualité, voire d'un certain mépris, au profit d'un audimat à la solde des majors, et d'un auditoire anesthésié par ce qui est diffusé à longueur d'antenne.

Gérard Gorsse

 

Pour signer la pétition suivre : http://www.petitions24.net/reconnaissance_de_la_chanson_dauteur_comme_un_art_majeur 

 

 

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8 février 2015 7 08 /02 /février /2015 08:40

La censure du Net se renforce. Le ministre de l'Intérieur a présenté mercredi un décret relatif au blocage des sites « provoquant à des actes de terrorisme ou en faisant l'apologie », ainsi que les sites de représentations de mineurs à caractère pornographique. Publié à l'issue du conseil des ministres, le décret, nouvelle disposition de la loi antiterroriste du 13 novembre 2014, précise la procédure permettant d'empêcher l'accès des internautes en France à ces sites « dans le cas où des éditeurs ou des hébergeurs de contenus en ligne, méconnaissant les dispositions du code pénal, refuseraient le retrait de ces contenus ».

A ce titre, l’Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l’information et de la communication (OCLCTIC) dressera une « liste des adresses électroniques concernées » qui  sera transmise aux fournisseurs d'accès à internet (FAI) afin qu'ils procèdent « dans les vingt-quatre heures, au blocage desdits sites et au renvoi de l'internaute vers une page d'information », indique le décret. Cette liste sera également communiquée à une personnalité qualifiée, désignée en son sein par la CNIL.  Par ailleurs, le texte qui prévoit des modalités de compensation financière pour les FAI « à raison des charges que la mise en œuvre de la nouvelle procédure fait peser sur eux ».


Avis négatif de la Commission des droits de l’homme :

Cette nouvelle procédure de blocage administratif avait reçu un avis cinglant de la part de la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH), lorsque le texte était en discussion au parlement. L’institution estimait que seule une autorité judiciaire - un juge des libertés par exemple - pouvait décider le blocage d’un site web faisant l’apologie du terrorisme ou diffusant de la pédopornographie. La loi du 13 novembre 2014 porte donc atteinte au principe de séparation des pouvoirs. Rappelons, enfin, que le blocage des sites repose avant tout sur un blocage DNS, qui peut être facilement contourné. Mais pour la majorité des internautes, qui ne sont pas férus de technologie, il sera efficace.

 

 

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8 février 2015 7 08 /02 /février /2015 08:34

Les habitants de la vallée de l’Intag s’opposent aux grandes ambitions minières du président Rafael Correa depuis des années en Équateur. Ils sont pleinement conscients des graves conséquence qu’aurait l’extraction du cuivre dans cette région à la biodiversité exceptionnelle - l’une des plus importante de la planète.

Au lieu d’entendre ces contestations légitimes, le gouvernement équatorien préfère intimider et criminaliser les opposants au projet Llurimagua. Certains d’entre eux ont été ainsi arrêtés arbitrairement à l’instar du président de la communauté de Junín Javier Ramírez. Emprisonné depuis dix mois sur des accusations manifestement fausses, il risque 6 ans de prison.

Nos activistes connaissent personnellement Javier Ramírez après avoir mené différentes actions sur place avec lui en Équateur. Père aimant et un agriculteur paisible, Javier a commis pour seul crime de défendre la nature extraordinaire de son pays et les moyens de subsistance de sa communauté. Le temps presse : la date de son procès vient d’être fixée au 10 février prochain.

Mobilisons-nous pour obtenir la libération de Javier. Merci de signer la pétition adressée aux autorités équatoriennes et de nous aider à la diffuser le plus vite et le plus largement possible 

 

Sauvons la forêt


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8 février 2015 7 08 /02 /février /2015 08:24

Notre modèle de développement repose sur la production de produits à haute valeur ajoutée. Celle-ci fait appel à des compétences que seule une élite du corps social peut acquérir, parce que la formation est coûteuse, et la médiocrité du système public français de formation ne fait que creuser ces inégalités entre riches et pauvres devant le savoir et la compétence. Mais par-delà ce cas particulier, la tendance est universelle.

La haute valeur ajoutée fait appel à une main-d’œuvre restreinte, fût-elle qualifiée : il faut moins de gens pour fabriquer et envoyer un satellite dans l’espace qu’il n’en faut pour vêtir une société entière de pantalons et de chemises. La complexité croissante des produits modernes entraînant une raréfaction des offres de salaires, nos sociétés se divisent entre ceux qui sont utiles par leur travail, et ceux, de plus en plus nombreux, qui ne sont utiles que par leur consommation, moteur indispensable de l’économie.

Pour assurer à cette deuxième catégorie un pouvoir d’achat suffisant afin de jouer son rôle, le revenu général est partiellement redistribué par la puissance publique. Mais cette répartition n’ébranle en rien la hiérarchie sociale issue de l’évolution économique ; c’est pourquoi nous voyons les inégalités se creuser continuellement depuis 1980 environ, de sorte que nous avons retrouvé aujourd’hui le niveau d’inégalité du XVIIIe siècle. 

 Cette tendance se poursuivra : des riches de plus en plus riches, des pauvres de plus en plus pauvres, et des classes moyennes qui s’appauvrissent. Cette inégalité est certes atténuée par l’enrichissement global en équipements publics et privés, mais nous jouons quand même au jeu de Monopoly 1 où, à la fin – mais sur un temps plus long – même les « moins riches » sombrent et seuls subsistent les plus riches, puis enfin le seul et unique plus riche. Aujourd’hui, 1% de la population mondiale possède la moitié du patrimoine universel. En miroir, 50% des Américains se partagent 1% seulement de leur richesse nationale. Les apparences trompeuses (Bill Gates habillé en jeans comme peut l’être aussi un chômeur…) pas plus que les préjugés ne doivent nous induire en erreur : ainsi 7% des millionnaires du monde vivent en France, pays pourtant réputé faire fuir les riches… contre 1,6 % vivant en Angleterre, pays réputé mieux les accueillir…


1. Inventé par l’ingénieur-chômeur Charles Darrow (1889-1967). 

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31 janvier 2015 6 31 /01 /janvier /2015 16:39

Vous avez mal compris le 11 janvier 2015. Vous êtes incorrigibles. Il suffit de voter Charlie et il n’y a plus aucun problème en France ! Plus de pauvres, plus de chômeurs de longue durée ! Plus de chômeurs de courte durée ! Plus de chômeurs du tout ! Plus de péages à l’autoroute. Plus de flics planqués le long des routes ! Plus de flics avec des jumelles grimpés dans les arbres ! Plus de flics, mais arrêtons ! Sinon on va avoir le tribunal au cul pour incitation à la haine fliqueuse. Parce que les flics c’est une race ! Votez Charlie pour que les flics ne soient plus une race. Ah si on avait eu le choix sous l’occupation, comment qu’on aurait voté Charlie ! Ca aurait fait disparaître les nazis ! Comme par enchantement ! Votez Charlie, y aura plus de haine entre les français. Plus de jaloux parmi les pauvres ! Plus de classes sociales ! Votez Charlie y aura plus d’impôts ! Plus de TVA. Plus de fisc ! Votez Charlie et vous serez rasés gratis ! Demain on rase gratis, c’est un très vieux slogan ! Mais ça marche encore ! Vous voulez connaître l’origine de cette formule ? Demain on vote Charlie ? C’est pareil alors la voilà l’étymologie ! Un barbier avait eu l’idée géniale d’apposer une pancarte dans sa vitrine. Toute l’astuce était dans le « demain ». Quand un client se plaignait, l’astucieux barbier répondait : « On rase gratis, mais demain » ! C’était toujours pour le lendemain. Votez pour demain ! Votez pour après-demain ! Votez demain ! Demain on vote Charlie. Mais aujourd’hui c’est plus prudent ! Votez aujourd’hui mais votez pour demain. Demain on vend le carburant gratis ! On vend tout gratis. Mais votez Charlie ! Votez ! Ne suivez pas les anarchistes ! Les anarchistes c’est des terroristes ! Votez Charlie. Votez antiterroriste ! Votez mais votez donc ! Votez contre Houellebecq, votez contre les enfants des écoles ! Contre les enfants des C.E 2 ! Votez contre les romanciers controversés, contre les artistes controversés, votez contre les français controversés ! Votez contre tous ceux qui sont dénoncés. Votez pour la garde à vue dans les commissariats ! Votez Charlie ! Votez dans les tribunaux, votez dans les écoles, votez dans les églises, votez dans les bordels ! Votez dans les sacristies, dans les transports en commun ! Votez dans les taxis, votez dans les poids lourds ! Votez dans les embouteillages ! Votez pour acheter la Chine. Votez pour voyager en Chine. Aux frais de la princesse ! Votez pour la princesse. Votez Charlie ! Votez pour toutes les princesses. Ca ira dans la poche des princes qui nous gouvernent. Votez pour nos princes. Votez pour tous les princes. Votez Charlie !

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31 janvier 2015 6 31 /01 /janvier /2015 16:31

gosseAh, les petits enfants, quelle sale race ! Retors, méchants, provocateurs, vicieux. Difficiles à manier. C’est simple, on ne sait par quel bout les prendre. Résultat : on en a peur. Tenez, prenez notre modèle – j’ai nommé les États-Unis. Là-bas, un enfant sur sept est maintenant sous camisole chimique. Pour lui ôter ceci ou lui ajouter cela, changer un truc, le raboter, le modeler. Parfois ça ne suffit pas, alors on le met au trou. Tout petit. Pour toujours. Enfin tranquille !

Ce qui obsède les Américains, c’est le délit sexuel. Un petit enfant qui joue à touche-zizi ou même embrasse tendrement sa voisine de maternelle, et hop ! Au gnouf ! Chez nous, c’est autre chose : on devient obsédé par le djihadisme en culotte courte. D’où cette histoire niçoise qui défraie ce matin la chronique.

L’affaire remonte au 8 janvier, lendemain de l’attentat de Charlie Hebdo. Un petit Ahmed de 8 ans, en CE2, n’a pas envie de faire la minute de silence. Ce qui ne lui est certes pas venu dans le chocolat du matin. Il aurait dit à son instituteur : « Il faut tuer les Français, je suis dans le camp des terroristes, les musulmans ont bien fait et les journalistes méritaient leur sort. » C’est ce que rapporte au micro de BFMTV madame Lewandowski, directrice adjointe de la sécurité publique des Alpes-Maritimes qui a auditionné mercredi ce dangereux individu.

Et là, sachant ce que je sais des enfants de 8 ans en classe de CE2, qu’ils s’appellent Ahmed ou Charles-Édouard, je me permets une remarque : si cet enfant maîtrise aussi parfaitement le vocabulaire, la syntaxe et la dialectique qu’on nous le dit, il est mûr pour le concours de l’ENA !

Mais reprenons. L’instituteur s’en ouvre au directeur, qui convoque les parents, qui réprimandent leur fils. Mais le directeur fait un signalement à la police et porte plainte « contre le père d’Ahmed pour “intrusion” dans l’établissement » (ce qui est compréhensible, vu le comportement qu’on rapporte) « et contre l’enfant pour “apologie du terrorisme” » (ce qui l’est moins !), assure leur avocat Me Guez. Question, au passage, au directeur de l’école : combien d’élèves du secondaire connaissent aujourd’hui le sens du mot « apologie » ? A fortiori, combien d’élèves dans votre école primaire et, parmi eux, d’élèves de CE2 ?

Le commissaire Marcel Authie, lui, est sorti de l’audition tout baba : « L’enfant a été entendu pendant 30 minutes, puis [il] a joué avec des jouets pendant l’audition de son père, civilement responsable. Visiblement, l’enfant ne comprend pas ce qu’il a dit. On ne sait pas où il est allé chercher ses propos. »

Manifestement, cher monsieur, la psychologie enfantine vous est étrangère, alors voilà une petite histoire pour vous aider.

Quand j’avais 6 ou 7 ans, au cours d’un dîner en famille, la conversation roula sur les ressemblances des uns et des autres. Vint le tour d’une de mes sœurs, seule née en hiver, au physique différent de nous tous. Fière de moi et sûre de l’à-propos, je lançai alors à la cantonade : « Ça doit être la fille du facteur ! » Je n’avais aucune idée du sens de cette phrase, mais je savais que c’était le moment de la placer. M’arriva instantanément en retour une monumentale paire de claques envoyée par ma mère. La seule de ma vie. Il me fallut bien des années, là aussi, pour en comprendre le sens… 50 ans plus tard, je ne l’ai pas oubliée !

Les enfants, s’ils sont curieux, attrapent tout ce qui passe. Ce sont des éponges. Mais les enfants sont des enfants, il ne faudrait pas non plus l’oublier. La petite fille que j’étais a pris une solide paire de claques. Pas le petit Ahmed… et c’est cela qui est grave.

Source

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31 janvier 2015 6 31 /01 /janvier /2015 16:20

Après les incidents suscités dans les écoles par le refus de certains élèves d’observer une minute de silence en hommage aux morts de Charlie Hebdo, Najat Vallaud-Belkacem annonce le lancement d’un vaste programme de « formation des futurs citoyens aux valeurs de la République ». Elle ajoute que « les candidats professeurs seront désormais évalués sur leur capacité à faire partager les valeurs de la République ». Qu’est-ce que cela signifie ?


Les « valeurs de la République » qu’on invoque aujourd’hui rituellement se ramènent à un seul et unique concept : la laïcité. Une laïcité qui n’est pas la laïcité « prudentielle » dont parlait Émile Poulat, mais une sorte de nouvelle religion publique qui, pour s’imposer, exige que l’enfant soit soustrait à toute appartenance, à toute croyance, à toute identité héritée. C’est le principe même de la métaphysique progressiste : l’idée qu’une société libre et fraternelle ne pourra naître que de la ruine de toutes les formes particulières d’enracinement. C’est aussi l’idéal d’une société censée se composer de sujets autosuffisants, sans aucune forme d’engagement ni d’attachement mutuel autre que volontaire, rationnelle ou contractuelle. Vincent Peillon l’avait d’ailleurs dit sans fard : l’école doit « arracher l’élève à tous les déterminismes, familial, ethnique, social, intellectuel ». Pour les modernes, être libre, c’est être indéterminé.

Le postulat de base est que des élèves que l’on aura coupé de leurs racines seront plus portés à la « tolérance ». En termes clairs : les enfants d’origine immigrée se sentiront moins étrangers en France quand les jeunes Français se sentiront eux-mêmes étrangers chez eux. Ce n’est évidemment qu’un vœu pieux, car l’indistinction généralisée est fondamentalement polémogène. C’est en outre un détournement évident du rôle de l’école.


L’institution scolaire se porte déjà très mal. D’innombrables livres sont parus ces dernières années pour dénoncer la baisse de niveau d’une école transformée en « fabrique de crétins » (Jean-Paul Brighelli). La faute aux réformes ? Aux enseignants ?


 Cessons de croire que les enseignants sont pour la plupart des « soixante-huitards attardés ». Ce sont au contraire dans leur immense majorité des fonctionnaires conformistes, qui gèrent les choses comme ils peuvent, leur principal souci étant de se conformer à l’injonction qui leur est faite d’éviter de « faire des vagues ». Quant aux incessantes réformes adoptées par des gouvernements de droite ou de gauche depuis cinquante ans, elles ont en général aggravé la situation. Mais il est parfaitement inutile de s’obnubiler sur elles si l’on ne comprend pas de quelle idéologie elles relèvent. La crise de l’école a fondamentalement des causes idéologiques. J’en distinguerai au moins quatre.


Lire la suite de l'entretien avec Alain de Benoist

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