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8 février 2015 7 08 /02 /février /2015 08:40

La censure du Net se renforce. Le ministre de l'Intérieur a présenté mercredi un décret relatif au blocage des sites « provoquant à des actes de terrorisme ou en faisant l'apologie », ainsi que les sites de représentations de mineurs à caractère pornographique. Publié à l'issue du conseil des ministres, le décret, nouvelle disposition de la loi antiterroriste du 13 novembre 2014, précise la procédure permettant d'empêcher l'accès des internautes en France à ces sites « dans le cas où des éditeurs ou des hébergeurs de contenus en ligne, méconnaissant les dispositions du code pénal, refuseraient le retrait de ces contenus ».

A ce titre, l’Office central de lutte contre la criminalité liée aux technologies de l’information et de la communication (OCLCTIC) dressera une « liste des adresses électroniques concernées » qui  sera transmise aux fournisseurs d'accès à internet (FAI) afin qu'ils procèdent « dans les vingt-quatre heures, au blocage desdits sites et au renvoi de l'internaute vers une page d'information », indique le décret. Cette liste sera également communiquée à une personnalité qualifiée, désignée en son sein par la CNIL.  Par ailleurs, le texte qui prévoit des modalités de compensation financière pour les FAI « à raison des charges que la mise en œuvre de la nouvelle procédure fait peser sur eux ».


Avis négatif de la Commission des droits de l’homme :

Cette nouvelle procédure de blocage administratif avait reçu un avis cinglant de la part de la Commission nationale consultative des droits de l’homme (CNCDH), lorsque le texte était en discussion au parlement. L’institution estimait que seule une autorité judiciaire - un juge des libertés par exemple - pouvait décider le blocage d’un site web faisant l’apologie du terrorisme ou diffusant de la pédopornographie. La loi du 13 novembre 2014 porte donc atteinte au principe de séparation des pouvoirs. Rappelons, enfin, que le blocage des sites repose avant tout sur un blocage DNS, qui peut être facilement contourné. Mais pour la majorité des internautes, qui ne sont pas férus de technologie, il sera efficace.

 

 

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8 février 2015 7 08 /02 /février /2015 08:34

Les habitants de la vallée de l’Intag s’opposent aux grandes ambitions minières du président Rafael Correa depuis des années en Équateur. Ils sont pleinement conscients des graves conséquence qu’aurait l’extraction du cuivre dans cette région à la biodiversité exceptionnelle - l’une des plus importante de la planète.

Au lieu d’entendre ces contestations légitimes, le gouvernement équatorien préfère intimider et criminaliser les opposants au projet Llurimagua. Certains d’entre eux ont été ainsi arrêtés arbitrairement à l’instar du président de la communauté de Junín Javier Ramírez. Emprisonné depuis dix mois sur des accusations manifestement fausses, il risque 6 ans de prison.

Nos activistes connaissent personnellement Javier Ramírez après avoir mené différentes actions sur place avec lui en Équateur. Père aimant et un agriculteur paisible, Javier a commis pour seul crime de défendre la nature extraordinaire de son pays et les moyens de subsistance de sa communauté. Le temps presse : la date de son procès vient d’être fixée au 10 février prochain.

Mobilisons-nous pour obtenir la libération de Javier. Merci de signer la pétition adressée aux autorités équatoriennes et de nous aider à la diffuser le plus vite et le plus largement possible 

 

Sauvons la forêt


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8 février 2015 7 08 /02 /février /2015 08:24

Notre modèle de développement repose sur la production de produits à haute valeur ajoutée. Celle-ci fait appel à des compétences que seule une élite du corps social peut acquérir, parce que la formation est coûteuse, et la médiocrité du système public français de formation ne fait que creuser ces inégalités entre riches et pauvres devant le savoir et la compétence. Mais par-delà ce cas particulier, la tendance est universelle.

La haute valeur ajoutée fait appel à une main-d’œuvre restreinte, fût-elle qualifiée : il faut moins de gens pour fabriquer et envoyer un satellite dans l’espace qu’il n’en faut pour vêtir une société entière de pantalons et de chemises. La complexité croissante des produits modernes entraînant une raréfaction des offres de salaires, nos sociétés se divisent entre ceux qui sont utiles par leur travail, et ceux, de plus en plus nombreux, qui ne sont utiles que par leur consommation, moteur indispensable de l’économie.

Pour assurer à cette deuxième catégorie un pouvoir d’achat suffisant afin de jouer son rôle, le revenu général est partiellement redistribué par la puissance publique. Mais cette répartition n’ébranle en rien la hiérarchie sociale issue de l’évolution économique ; c’est pourquoi nous voyons les inégalités se creuser continuellement depuis 1980 environ, de sorte que nous avons retrouvé aujourd’hui le niveau d’inégalité du XVIIIe siècle. 

 Cette tendance se poursuivra : des riches de plus en plus riches, des pauvres de plus en plus pauvres, et des classes moyennes qui s’appauvrissent. Cette inégalité est certes atténuée par l’enrichissement global en équipements publics et privés, mais nous jouons quand même au jeu de Monopoly 1 où, à la fin – mais sur un temps plus long – même les « moins riches » sombrent et seuls subsistent les plus riches, puis enfin le seul et unique plus riche. Aujourd’hui, 1% de la population mondiale possède la moitié du patrimoine universel. En miroir, 50% des Américains se partagent 1% seulement de leur richesse nationale. Les apparences trompeuses (Bill Gates habillé en jeans comme peut l’être aussi un chômeur…) pas plus que les préjugés ne doivent nous induire en erreur : ainsi 7% des millionnaires du monde vivent en France, pays pourtant réputé faire fuir les riches… contre 1,6 % vivant en Angleterre, pays réputé mieux les accueillir…


1. Inventé par l’ingénieur-chômeur Charles Darrow (1889-1967). 

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31 janvier 2015 6 31 /01 /janvier /2015 16:39

Vous avez mal compris le 11 janvier 2015. Vous êtes incorrigibles. Il suffit de voter Charlie et il n’y a plus aucun problème en France ! Plus de pauvres, plus de chômeurs de longue durée ! Plus de chômeurs de courte durée ! Plus de chômeurs du tout ! Plus de péages à l’autoroute. Plus de flics planqués le long des routes ! Plus de flics avec des jumelles grimpés dans les arbres ! Plus de flics, mais arrêtons ! Sinon on va avoir le tribunal au cul pour incitation à la haine fliqueuse. Parce que les flics c’est une race ! Votez Charlie pour que les flics ne soient plus une race. Ah si on avait eu le choix sous l’occupation, comment qu’on aurait voté Charlie ! Ca aurait fait disparaître les nazis ! Comme par enchantement ! Votez Charlie, y aura plus de haine entre les français. Plus de jaloux parmi les pauvres ! Plus de classes sociales ! Votez Charlie y aura plus d’impôts ! Plus de TVA. Plus de fisc ! Votez Charlie et vous serez rasés gratis ! Demain on rase gratis, c’est un très vieux slogan ! Mais ça marche encore ! Vous voulez connaître l’origine de cette formule ? Demain on vote Charlie ? C’est pareil alors la voilà l’étymologie ! Un barbier avait eu l’idée géniale d’apposer une pancarte dans sa vitrine. Toute l’astuce était dans le « demain ». Quand un client se plaignait, l’astucieux barbier répondait : « On rase gratis, mais demain » ! C’était toujours pour le lendemain. Votez pour demain ! Votez pour après-demain ! Votez demain ! Demain on vote Charlie. Mais aujourd’hui c’est plus prudent ! Votez aujourd’hui mais votez pour demain. Demain on vend le carburant gratis ! On vend tout gratis. Mais votez Charlie ! Votez ! Ne suivez pas les anarchistes ! Les anarchistes c’est des terroristes ! Votez Charlie. Votez antiterroriste ! Votez mais votez donc ! Votez contre Houellebecq, votez contre les enfants des écoles ! Contre les enfants des C.E 2 ! Votez contre les romanciers controversés, contre les artistes controversés, votez contre les français controversés ! Votez contre tous ceux qui sont dénoncés. Votez pour la garde à vue dans les commissariats ! Votez Charlie ! Votez dans les tribunaux, votez dans les écoles, votez dans les églises, votez dans les bordels ! Votez dans les sacristies, dans les transports en commun ! Votez dans les taxis, votez dans les poids lourds ! Votez dans les embouteillages ! Votez pour acheter la Chine. Votez pour voyager en Chine. Aux frais de la princesse ! Votez pour la princesse. Votez Charlie ! Votez pour toutes les princesses. Ca ira dans la poche des princes qui nous gouvernent. Votez pour nos princes. Votez pour tous les princes. Votez Charlie !

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31 janvier 2015 6 31 /01 /janvier /2015 16:31

gosseAh, les petits enfants, quelle sale race ! Retors, méchants, provocateurs, vicieux. Difficiles à manier. C’est simple, on ne sait par quel bout les prendre. Résultat : on en a peur. Tenez, prenez notre modèle – j’ai nommé les États-Unis. Là-bas, un enfant sur sept est maintenant sous camisole chimique. Pour lui ôter ceci ou lui ajouter cela, changer un truc, le raboter, le modeler. Parfois ça ne suffit pas, alors on le met au trou. Tout petit. Pour toujours. Enfin tranquille !

Ce qui obsède les Américains, c’est le délit sexuel. Un petit enfant qui joue à touche-zizi ou même embrasse tendrement sa voisine de maternelle, et hop ! Au gnouf ! Chez nous, c’est autre chose : on devient obsédé par le djihadisme en culotte courte. D’où cette histoire niçoise qui défraie ce matin la chronique.

L’affaire remonte au 8 janvier, lendemain de l’attentat de Charlie Hebdo. Un petit Ahmed de 8 ans, en CE2, n’a pas envie de faire la minute de silence. Ce qui ne lui est certes pas venu dans le chocolat du matin. Il aurait dit à son instituteur : « Il faut tuer les Français, je suis dans le camp des terroristes, les musulmans ont bien fait et les journalistes méritaient leur sort. » C’est ce que rapporte au micro de BFMTV madame Lewandowski, directrice adjointe de la sécurité publique des Alpes-Maritimes qui a auditionné mercredi ce dangereux individu.

Et là, sachant ce que je sais des enfants de 8 ans en classe de CE2, qu’ils s’appellent Ahmed ou Charles-Édouard, je me permets une remarque : si cet enfant maîtrise aussi parfaitement le vocabulaire, la syntaxe et la dialectique qu’on nous le dit, il est mûr pour le concours de l’ENA !

Mais reprenons. L’instituteur s’en ouvre au directeur, qui convoque les parents, qui réprimandent leur fils. Mais le directeur fait un signalement à la police et porte plainte « contre le père d’Ahmed pour “intrusion” dans l’établissement » (ce qui est compréhensible, vu le comportement qu’on rapporte) « et contre l’enfant pour “apologie du terrorisme” » (ce qui l’est moins !), assure leur avocat Me Guez. Question, au passage, au directeur de l’école : combien d’élèves du secondaire connaissent aujourd’hui le sens du mot « apologie » ? A fortiori, combien d’élèves dans votre école primaire et, parmi eux, d’élèves de CE2 ?

Le commissaire Marcel Authie, lui, est sorti de l’audition tout baba : « L’enfant a été entendu pendant 30 minutes, puis [il] a joué avec des jouets pendant l’audition de son père, civilement responsable. Visiblement, l’enfant ne comprend pas ce qu’il a dit. On ne sait pas où il est allé chercher ses propos. »

Manifestement, cher monsieur, la psychologie enfantine vous est étrangère, alors voilà une petite histoire pour vous aider.

Quand j’avais 6 ou 7 ans, au cours d’un dîner en famille, la conversation roula sur les ressemblances des uns et des autres. Vint le tour d’une de mes sœurs, seule née en hiver, au physique différent de nous tous. Fière de moi et sûre de l’à-propos, je lançai alors à la cantonade : « Ça doit être la fille du facteur ! » Je n’avais aucune idée du sens de cette phrase, mais je savais que c’était le moment de la placer. M’arriva instantanément en retour une monumentale paire de claques envoyée par ma mère. La seule de ma vie. Il me fallut bien des années, là aussi, pour en comprendre le sens… 50 ans plus tard, je ne l’ai pas oubliée !

Les enfants, s’ils sont curieux, attrapent tout ce qui passe. Ce sont des éponges. Mais les enfants sont des enfants, il ne faudrait pas non plus l’oublier. La petite fille que j’étais a pris une solide paire de claques. Pas le petit Ahmed… et c’est cela qui est grave.

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31 janvier 2015 6 31 /01 /janvier /2015 16:20

Après les incidents suscités dans les écoles par le refus de certains élèves d’observer une minute de silence en hommage aux morts de Charlie Hebdo, Najat Vallaud-Belkacem annonce le lancement d’un vaste programme de « formation des futurs citoyens aux valeurs de la République ». Elle ajoute que « les candidats professeurs seront désormais évalués sur leur capacité à faire partager les valeurs de la République ». Qu’est-ce que cela signifie ?


Les « valeurs de la République » qu’on invoque aujourd’hui rituellement se ramènent à un seul et unique concept : la laïcité. Une laïcité qui n’est pas la laïcité « prudentielle » dont parlait Émile Poulat, mais une sorte de nouvelle religion publique qui, pour s’imposer, exige que l’enfant soit soustrait à toute appartenance, à toute croyance, à toute identité héritée. C’est le principe même de la métaphysique progressiste : l’idée qu’une société libre et fraternelle ne pourra naître que de la ruine de toutes les formes particulières d’enracinement. C’est aussi l’idéal d’une société censée se composer de sujets autosuffisants, sans aucune forme d’engagement ni d’attachement mutuel autre que volontaire, rationnelle ou contractuelle. Vincent Peillon l’avait d’ailleurs dit sans fard : l’école doit « arracher l’élève à tous les déterminismes, familial, ethnique, social, intellectuel ». Pour les modernes, être libre, c’est être indéterminé.

Le postulat de base est que des élèves que l’on aura coupé de leurs racines seront plus portés à la « tolérance ». En termes clairs : les enfants d’origine immigrée se sentiront moins étrangers en France quand les jeunes Français se sentiront eux-mêmes étrangers chez eux. Ce n’est évidemment qu’un vœu pieux, car l’indistinction généralisée est fondamentalement polémogène. C’est en outre un détournement évident du rôle de l’école.


L’institution scolaire se porte déjà très mal. D’innombrables livres sont parus ces dernières années pour dénoncer la baisse de niveau d’une école transformée en « fabrique de crétins » (Jean-Paul Brighelli). La faute aux réformes ? Aux enseignants ?


 Cessons de croire que les enseignants sont pour la plupart des « soixante-huitards attardés ». Ce sont au contraire dans leur immense majorité des fonctionnaires conformistes, qui gèrent les choses comme ils peuvent, leur principal souci étant de se conformer à l’injonction qui leur est faite d’éviter de « faire des vagues ». Quant aux incessantes réformes adoptées par des gouvernements de droite ou de gauche depuis cinquante ans, elles ont en général aggravé la situation. Mais il est parfaitement inutile de s’obnubiler sur elles si l’on ne comprend pas de quelle idéologie elles relèvent. La crise de l’école a fondamentalement des causes idéologiques. J’en distinguerai au moins quatre.


Lire la suite de l'entretien avec Alain de Benoist

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31 janvier 2015 6 31 /01 /janvier /2015 16:14

C‘est le président de la République le plus cher de l’histoire. Il a pourtant quitté l’Elysée en 1981. Selon des documents obtenus par le député René Dosière, spécialisé sur les questions de budget, l’Etat dépense chaque année 2,5 millions d’euros pour Valéry Giscard d’Estaing. Des privilèges accordés depuis 1985, année où Laurent Fabius (à l’époque premier ministre) a défini les moyens attribués par l’Etat aux anciens présidents de la République : bureau, personnel et sécurité.

Si on ne connaît pas la totalité des factures puisque plusieurs ministères prennent en charge ces dépenses, René Dosière a pu en reconstituer l’essentiel.

Valéry Giscard d’Estaing dispose d’un bureau (en fait un appartement) en plein coeur de Paris, sur le boulevard Saint-Germain. C’est l’Etat qui prend en charge le loyer, pour un montant annuel de 276 683 euros.

Quatorze personnes payées par l’Etat sont au service de Giscard. Parmi eux, on trouve des chauffeurs, des restaurateurs, des agents de sécurité et des secrétaires. On ne connait pas le coût total de ce personnel. Le ministère de la Défense, qui met à disposition cinq fonctionnaires, a simplement précisé que 2 sous-officiers de l’armée de terre au service de Giscard coûtaient 109 130 euros et 3 sous-officiers de la marine coûtaient quant à eux 177 566 euros. Soit, au total, 286 696 euros. On ne connaît pas le coût du reste du personnel.

Si tous les salaires des conseillers de Giscard ne sont pas connus, on sait par contre le montant total de leurs heures supplémentaires. Versées par Matignon, les « indemnités de sujétion particulière » (qui compensent les heures supplémentaires) s’élèvent à 155 198 euros pour la seule année 2014.

En plus du loyer de son bureau parisien, des salaires de son personnel, Giscard d’Estaing bénéficie d’une sécurité très élargie. Et pas seulement à Paris. Par exemple, pour surveiller sa résidence à Authon, dans le Loir-et-Cher, ce sont près de 15 gendarmes à temps plein qui sont mobilisés. Le tout, pour une facture totale de 1,1 million d’euros par an.

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31 janvier 2015 6 31 /01 /janvier /2015 16:09

A l’occasion de la Journée européenne de la mémoire de l’Holocauste du 27 janvier 2015, des rencontres et des cérémonies se sont déroulées sur de nombreux lieux de mémoire à travers la France, en écho aux manifestations organisées à Auschwitz, Paris et Drancy.

Au camp du Struthof ce même jour, à une soixantaine de kilomètres de Strasbourg, les portes de l’ancien camp de concentration sont restées closes pour cause de… « fermeture annuelle du 24 décembre au 28 février, réouverture le 1er mars 2015″. Jusqu’à cette date, il faudra se contenter d’une visite virtuelle sur le site Internet du Struthof qui, 70 ans après, bien trop souvent ignoré du grand public, peine à sortir de l’oubli…

Bien avant Auschwitz pourtant, que les Soviétiques découvrirent le 27 janvier 1945, le « Konzentrationslager » du Struthof sera le premier camp de concentration découvert par les Alliés à l’ouest de l’Europe le 23 novembre 1944.

Le camp du Struthof en Alsace avait été ouvert en 1941 par les nazis, après l’annexion à l’Allemagne de l’Alsace-Moselle. Selon l’historien Robert Steegmann, 22.000 personnes y ont laissé leur vie et près de 52.000 personnes de l’Europe entière y furent internées, dont de nombreux juifs, mais aussi un fort contingent de Polonais (les plus nombreux), suivis des Soviétiques et des Français.

Parmi ces derniers, on comptait environ un quart d’Alsaciens-Mosellans, souvent des déportés politiques ou des réfractaires au régime nazi, que l’on appellera les « Nacht und Nebel » (Nuit et Brouillard), nom de code des décrets nazis de 1941, voulant venir à bout des opposants au Reich et, plus généralement, de la Résistance en Alsace et dans les pays annexés ou occupés.

Chaque année, une cérémonie solennelle, commémorative de l’évacuation du camp, se déroule au Struthof le week-end suivant le 18 juin, en souvenir de l’appel du général de Gaulle. Pour le 70e anniversaire de cette évacuation l’année dernière, en plein cœur des cérémonies de la Libération, les survivants du Struthof attendaient pour le moins la présence d’un membre du gouvernement. Mais ni le secrétaire d’État aux Anciens combattants, ni Valls ou même Hollande ne l’avaient noté dans leur agenda…

L’ancien camp est inscrit sur une liste de neuf sites de hauts lieux de la mémoire des guerres contemporaines. Cette décision a été confirmée par le ministère de la Défense en… avril dernier par un arrêté paru au Journal officiel. Il était temps…

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31 janvier 2015 6 31 /01 /janvier /2015 16:06

Depuis sa fondation par Abdel Aziz Ibn Saoud en 1932, le royaume d’Arabie Saoudite n’a cessé de servir les intérêts des puissances occidentales. D’abord ceux du Royaume-Uni, protecteur de la famille Saoud, qui avait aidé les Saoud à fonder leur royaume pour profiter de la position stratégique du pays. Non seulement pour s’assurer du commerce avec ses anciennes colonies mais également en l’utilisant pour contrer l’influence de l’Empire Ottoman. Puis, ce fut au tour des États-Unis d’imposer leur domination dans le pays. Le deal était simple : en échange d’un soutien financier et militaire, le royaume s’engageait à fournir aux États-Unis un pétrole bon marché et des bases militaires ainsi qu’à jouer le rôle de « gendarme » de la région en déstabilisant les pays désireux d’affirmer leur indépendance et de choisir une autre voie que celle de l’inféodation à l’empire états-unien. Financement de groupes fanatiques djihadistes et instrumentalisation de l’islam furent, entre autres, les outils utilisés pour déstabiliser ces pays.

 Le clan des Saoud dirige le pays d’une main de fer depuis presque un siècle. Ainsi, tous les rois qui se sont succédé ont toujours suivi les mêmes orientations, tant dans la politique intérieure qu’extérieure. Voilà pourquoi il n’est pas vraiment nécessaire de s’arrêter sur un roi en particulier, étant donné que tous ont pratiqué la même politique. Preuve en est, le nouveau roi Salman a affirmé qu’il continuerait sur la même ligne que son prédécesseur. Depuis l’annonce de la mort d’Abdallah, les chancelleries occidentales ont toutes salué la « mémoire » du roi défunt. Hollande, Cameron, Obama, Harper... tous ont accouru pour aller rendre hommage au tyran et n’ont pas hésité à faire l’éloge de son action. Il est donc temps de dresser une analyse comparative des déclarations et de la réalité. 

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31 janvier 2015 6 31 /01 /janvier /2015 15:54

L’organisation non gouvernementale (ONG) Oxfam a publié cette semaine un rapport sur l’état des inégalités dans le monde. Autant dire tout de suite que les riches ne se sont jamais aussi bien portés qu’aujourd’hui. Les chiffres ont de quoi donner le tournis. En effet, l’ONG prévoit qu’en 2016, les fameux 1% les plus riches posséderont plus de la moitié de la richesse mondiale. Les 99% restants devront se partager le reste du gâteau. Les 80 plus grosses fortunes de la planète détiennent ainsi autant de richesses que les 3,5 milliards des plus pauvres. Chaque adulte de cette élite possède personnellement plus de 2,7 millions de dollars. Des inégalités qui au fil des années ne cessent de se creuser. En 2010, les 1% détenaient 44% de la richesse mondiale contre 56% pour le reste. En 2020, on estime que la part de leur richesse atteindra 52,5%.

Par ailleurs, selon une étude réalisée par la banque suisse UBS en partenariat avec le cabinet de recherche singapourien Wealth X, le nombre de milliardaires dans le monde s’élève en 2014 à 2.235, soit une augmentation de 7% par rapport à 2013. La crise économique de 2008 n’a en rien affecté l’élite mondiale, bien au contraire. Alors que des millions de personnes se retrouvaient sur le carreau du jour au lendemain, renvoyés de leur travail après de bons et loyaux services, pendant que des millions d’Européens, d’Etats-uniens sombraient brusquement dans la pauvreté et la précarité et que des pays du Sud subissaient des famines toujours plus dévastatrices, l’élite capitaliste mondiale faisait exploser ses comptes en banques. Cette énième crise du capitalisme a mis une nouvelle fois à nu ce système injuste et cruel. Et aucun pays de l’OCDE n’est épargné par cette dérive inégalitaire. 

 

En France par exemple, tandis que les grands patrons et les actionnaires se goinfraient de dividendes, de stock options et de retraites chapeau, la masse de la population recevait et continue de recevoir les foudres de ce système basé sur l’hyper profit de quelques-uns et l’exploitation du plus grand nombre. Les statistiques sont là pour en témoigner. Alors que, dans toute son histoire, la France n’a jamais été aussi riche, on compte plus de 140.000 sans domicile fixe. Selon l’Insee, le taux de pauvreté était de 12,6% en 2004, il a grimpé à plus de 14% en 2012. De plus, ce sont plus de 3,5 millions d’individus qui bénéficient de l’aide alimentaire et 3,8 millions de personnes qui perçoivent les minimas sociaux. Et les riches dans tout ça ? Ne nous inquiétions surtout pas pour eux, ils vont très bien ! L’Europe est en récession mais par contre la croissance des milliardaires, elle, est affolante. En effet, selon le magazine Challenges ils étaient 55 en 2013. En 2014, ils étaient 12 de plus. Leur patrimoine lui aussi se porte bien. Ce dernier a augmenté de 15% en un an, atteignant ainsi les 390 milliards d’euros. Après, on vient nous raconter que l’État est ruiné et qu’il n’a plus d’argent pour assurer les services publics. 

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