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4 avril 2020 6 04 /04 /avril /2020 08:50

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4 avril 2020 6 04 /04 /avril /2020 08:43

De mars à mai 2020 en Europe des manœuvres militaires de l’OTAN sont prévues, de l’Arctique jusqu’à la mer Noire, le long des frontières de la Russie et de la CEI. Elles se tiendront dans les pays de la moitié nord de l’Europe, théoriquement elles épargneront le territoire français même si des soldats français doivent y participer. Nommées globalement « Defender Europe 20 » et « Aurora 20 », elles comportent des exercices spécifiques. L’objectif, en fait, est de vérifier la capacité de l’armée étatsunienne de traverser l’Atlantique pour se positionner avec des troupes européennes aux frontières russes. En parallèle nous avons appris qu’une simulation de guerre nucléaire contre la Russie en Europe avait eu lieu au Pentagone (source Pentagone !)
Les premières troupes US ont commencé à débarquer en Allemagne, en Belgique et aux Pays-Bas.

Cela illustre la totale contradiction entre les déclarations de D. Trump interdisant l’entrée aux USA de voyageurs venus de nombreux pays européens, dont la France, et les risques de propagation irresponsables pris avec le déploiement massif, plus de 30 000 militaires (dont plus de 20 000 US), en Europe. Une partie des manœuvres « Aurora 20 » en Suède, en Norvège et en Finlande qui avaient démarré plus tôt et dans laquelle des troupes françaises étaient engagées aux côtés d’autres pays (14 000 militaires) ont été interrompues le 11 mars pour cause de coronavirus, mais elles reprendront du 11 mai au 7 juin. Malgré la pandémie, le programme continue avec seulement des adaptations mineures. Cette diffusion virale s’ajoute à la pollution militaire sous toutes ses formes que nous condamnons.

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28 mars 2020 6 28 /03 /mars /2020 11:01

En matière de propagande moderne, on ne doit pas se limiter à la publication de fausses nouvelles comme le fit le Royaume-Uni pour convaincre son peuple d’entrer dans la Première Guerre mondiale, on doit l’embrigader comme le fit l’Allemagne pour convaincre le sien de livrer la Seconde Guerre mondiale. La recette est toujours la même : exercer des pressions psychologiques pour amener les sujets à pratiquer volontairement des actes qu’ils savent inutiles, mais qui les engageront dans la voie du mensonge. Par exemple, en 2001, tout le monde savait que les personnes accusées d’avoir détourné des avions le 11-Septembre ne figuraient pas sur les listes des passagers embarqués. Pourtant, sous le choc, la plupart ont accepté sans broncher les accusations ineptes formulées par le directeur du FBI, Robert Muller, contre « 19 pirates de l’air ». Ou encore, chacun sait que l’Irak du président Hussein n’avait comme lanceurs que de vieux Scud soviétiques n’excédant pas 700 kilomètres de portée, mais de nombreux États-uniens calfeutrèrent les fenêtres et la porte de leur maison pour se protéger des gaz mortels avec lesquels le méchant dictateur allait attaquer l’Amérique. Cette fois, à propos du Covid-19, c’est le confinement volontaire à domicile qui contraint celui qui l’accepte à se convaincre lui-même de la véracité de la menace.

Rappelons que jamais dans l’Histoire on n’a eu recours au confinement d’une population saine pour lutter contre une maladie. Et rappelons surtout que cette épidémie n’aura pas de conséquence significative en termes de mortalité.

En Italie, il s’est d’abord agi d’isoler les régions contaminées selon le principe de la quarantaine, puis d’isoler tous les citoyens les uns des autres, ce qui ressort d’une autre logique.

Selon le président du Conseil italien, Giuseppe Conte, et le président français, Emmanuel Macron, le confinement de toute la population à domicile ne vise pas à vaincre l’épidémie, mais à l’étaler dans le temps afin que les malades n’arrivent pas au même moment dans les hôpitaux et les saturent. Autrement dit, ce n’est pas une mesure médicale, mais exclusivement administrative. Elle ne diminuera pas le nombre de personnes infectées, mais le reportera dans le temps.

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28 mars 2020 6 28 /03 /mars /2020 10:49

Elle avait 102 ans. Elle était fille de couturière et de carrossier. Parisienne emblématique, elle incarnait tout le charme canaille des grands boulevards. Aujourd’hui, Suzy Delair n’est plus.

De 1930 à 1976, elle joue dans trente-quatre films, passant de la simple figuration à la tête d’affiche. En 1942, on la voit dans L’assassin habite au 21, adapté d’un excellent roman policier du Belge Stanislas-André Steeman. C’est l’un des chefs-d’œuvre d’Henri-Georges Clouzot ; Suzy Delair est alors sa première épouse. Cinq ans plus tard, le couple récidive avec le poignant Quai des Orfèvres, toujours inspiré du même Steeman.

Entre-temps, la vie de la défunte a été un brin perturbée par les années sombres, les siennes ayant été assez occupées par l’occupant ; ce qui lui vaut, à la Libération, une interdiction de tourner durant trois mois. Ce qui ne l’empêche pas de poursuivre sa carrière et, en 1960, d’apparaître dans Rocco et ses frères, de Luchino Visconti, film qui va, avec le Plein Soleil de René Clément, lancer celle d’un certain Alain Delon.

Son dernier rôle marquant ? Celui de Madame Pivert, dentiste passablement survoltée et épouse de Louis de Funès, dans Les Aventures de Rabbi Jacob, de Gérard Oury. Pour la petite histoire, on l’avait vue auparavant, en 1951, en premier rôle féminin dans le dernier film de Laurel et Hardy, Atoll K, de Léo Joannon.

Néanmoins, rappelle l’écrivain Benoît Duteurtre, spécialiste incontesté et incontestable de l’opérette, ce genre si français, Suzy Delair est également une chanteuse renommée, tel qu’en témoignent ses interprétations dans La Vie parisienne d’Offenbach, pièce qu’elle jouera quatre fois, de 1959 à 1969. D’ailleurs, Benoît Duteurtre, à l’occasion de l’hommage qu’il lui a rendu dans Le Point de ce lundi 16 mars dernier, rappelle : « Séparée de Clouzot, elle poursuit activement sa carrière musicale (celle qu’elle préfère, peut-être), enchaînant tours de chant, disques et opérette. C’est ainsi qu’à Nice, en 1948, elle interprète devant Louis Armstrong “C’est si bon” – chanson qui n’a pas encore connu le succès et que le trompettiste reprend pour en faire un tube mondial. »

En 1982, évoquant sa carrière, Suzy Delair a ces mots : « On me fait trop rarement travailler. Sans doute me fait-on payer de ne pas appartenir à des chapelles, les aventures masculines auxquelles j’ai parfois sacrifié ma carrière, et surtout, mon refus de flirter quand il aurait fallu le faire… » On se demande bien ce qu’elle pouvait penser de l’actuelle hystérie ayant, depuis quelque temps, saisi le show-biz féminin.

Après la mort de Danielle Darrieux, elle était tenue pour la doyenne du cinéma français. Qu’il nous soit permis d’ajouter un codicille à cette affirmation, le titre revenant de droit à Renée Deneuve, Renée Simonot de son nom de scène et veuve du comédien Raymond Dorléac, qui affiche crânement ses 108 printemps ! Certes, ses deux filles sont un brin plus connues qu’elles, s’agissant de la regrettée Françoise Dorléac et de sa sœur, plus connue sous le nom de Catherine Deneuve.

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28 mars 2020 6 28 /03 /mars /2020 10:39

La veille et le premier jour du confinement, plus d’un million de personnes auraient quitté le Grand Paris, tandis que l’Ile de Ré enregistrait une hausse de sa population de 30%. Ces chiffres ont été communiqués par le patron d’Orange Stéphane Richard sur Europe 1 et au Monde. L’opérateur les a transmises à l’Inserm, de manière à améliorer ses prévisions épidémiologiques.

Ce dispositif expérimental a été approuvé officiellement mercredi par la CNIL car il entre en conformité avec le règlement sur les données personnelles. Ce sont les 24 millions d’abonnés mobiles d’Orange qui ont été ciblés. Un échantillon de la population tellement vaste qu’il peut être considéré comme représentatif.

L'opérateur s'est appuyé sur le signal envoyé par nos téléphones aux antennes relais. A partir de l'identification des antennes, il est possible de localiser les portables et donc leur propriétaire.

« Ces statistiques consistent tout simplement à compter les mobiles raccordés au réseau à un instant donné, dans des régions administratives françaises de plusieurs milliers de personnes définies par l’INSEE », a déclaré un porte-parole d'Orange.

Orange a une grande expérience en la matière. Avec sa division Orange Business Services, il commercialise depuis 2013 nos métadonnées mobiles auprès d’acteurs du tourisme ou du transport. Son service phare, c’est FluxVision. Il consiste à collecter chaque minute les millions de données qui transitent par le réseau mobile d'une zone définie à l’avance. Appels émis et reçus, SMS, consommation de datas, de nombreuses informations peuvent être exploitées.

Le tout est converti en indicateurs statistiques pour alimenter un modèle permettant de comptabiliser la foule et de suivre ses déplacements. Des informations très précises localement qui sont traduites en temps réel sous forme de cartographie 3D.

Convaincu par l'utilité de ses données, Orange demande aujourd'hui à pouvoir les conserver au-delà la période d'un an fixée par la loi. Il nourrit également de nouvelles ambitions : « Orange agirait en tant que coffre-fort des données pour produire à la demande des autorités, avec des données éventuellement fournies par les autorités, des analyses précises et pertinentes permettant aux autorités d’agir, de prendre des mesures éclairées en matière de politique publique ».

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Conclusion : Avant d'entrer dans la Résistance, il faudra jeter vos portables, camarades !

 

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17 mars 2020 2 17 /03 /mars /2020 08:23

"Plutôt que de gérer une épidémie en dents de scie, la France va donc essayer de contrôler une épidémie au long cours. De la “méchanceté” du virus et sa létalité dépendra en grande partie le bilan humain qu’il faudra dresser à la fin de la crise. En Chine, les autorités ont dénombré 20 % de cas graves. Selon des estimations, la mortalité serait comprise entre 0,5 et 1 %… La question du nombre de cas sans aucun symptôme n’est toutefois pas clairement tranchée et pourrait laisser espérer une situation un peu moins dramatique." (Le Figaro)

C’est ce genre d’informations qu’on aimerait voir diffusé, pas le catastrophisme de fin du monde qui concentre vers les supermarchés tout un peuple ahuri. La crise des gilets jaunes avait fait du tort à la grande distribution. La crise du coronavirus va lui faire le plus grand bien.

Commençons par éteindre la télé et réfléchir tout seuls.

A quoi rêvent des dirigeants qui ne sont plus crédibles, qui accumulent les escroqueries et les histoires de cul, qui voient se lever devant eux la colère d’à peu près toutes les corporations et ce, malgré la violence mise en oeuvre depuis plus d’un an pour les faire taire ?

Eh bien précisément, ils rêvent de les faire taire. Et ce virus tombe à pic pour calmer tout le monde, bien mieux qu’un régiment de CRS.

D’abord on empêche les gens de se regrouper. On ferme les cafés et les restaurants parce que les cabarets font toujours trembler les dirigeants. Ils ont peur des arrière-salles obscures où les conspirateurs complotent, des bombes artisanales dans la manche, prêts à foncer sur l’Assemblée Nationale.

Que fait-on ensuite ? On met en place le confinement. Le nôtre évidemment. Parce que les ministres  sont pas concernés, ils peuvent continuer de circuler et de s’afficher abondamment hors de chez eux, partout où les caméras saisiront leurs tronches de menteurs professionnels. Ils vont même dans les EHPAD narguer les petits vieux à qui ils ont interdit les visites.
Les journalistes aussi sont exemptés, ils sont autorisés à se regrouper sur les plateaux de télé, aussi nombreux qu’ils le souhaitent et sans masques malheureusement.

Enfin on y est arrivé :  la ville est morte, les rues désertes. Plus de manifestants, plus de voitures qui crament, plus de flics qui s’éreintent… Les gardiens de la paix vont pouvoir se reposer, dans des rondes peinardes, et sympathiser avec les milices de quartiers venues leur donner un coup de main. Le peuple sera enfermé chez lui de son proche chef. L’Etat pourra enfin exercer le gouvernement idéal : la rétorsion sans coupable, sans jugement, sans condamnation, sans rien. L’incarcération sans la prison, la contrainte sans la bavure. Le couvre-feu 24h/24h et 7j/7j.

Le prochain virus sera-t-il informatique pour fermer la gueule des résistants retranchés chez eux ?

 

 

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14 mars 2020 6 14 /03 /mars /2020 10:31

il y a un mystère Macron. Chirac, Sarkozy, Hollande, chacun dans son style, n’avaient rien de mystérieux. Il suffisait de les observer un peu pour savoir à quoi s’en tenir sur leur compte. Avec Macron, c’est autre chose. Ses ressorts intimes sont cachés, et l’on ne sait pas, au fond, ce qui le meut. Même ses relations avec sa maternelle épouse sont un mystère. Sous la surface lisse comme une image de synthèse, on ignore tout de sa machinerie intérieure et de ses évidents troubles de la personnalité. On peut lui trouver une tête de gendre idéal, lui reconnaître une bonne mémoire et une excellente connaissance technique des dossiers, voire un certain talent oratoire, on ne parvient pas à trouver qu’il était taillé pour le poste, alors qu’il serait parfait derrière un guichet de banque ou dans le rôle d’un DRH chargé d’annoncer au personnel un nouveau plan de licenciements. L’impression qui domine est que la politique, au fond, lui est tout aussi étrangère que la culture du pays qu’il est censé diriger. Que ce soit en France ou dans le monde, cet homme à la fois hautain, méprisant et bavard ne comprend pas ce qui se passe. Il gère (mal), il communique (mal), il réprime (brutalement), il supprime la liberté d’expression (efficacement) mais il ne gouverne pas.

C’est un président narcissique qui n’a ni ami ni homme de confiance – puisqu’il ne fait confiance à personne. Qui a de l’influence sur lui ? Brigitte peut-être, personne d’autre. Entouré de députés inconsistants et de ministres de circonstance, il ne sait pas choisir ses collaborateurs, comme en témoignent l’affaire Benalla et la multiplication des départs au sein de son entourage. Mieux encore, c’est le premier président de la République qui n’a pas su attirer à lui la moindre personnalité dotée d’une carrure d’homme d’État. Il s’est entouré d’une majorité de transparents anonymes condamnés à le rester (Cédric O, Franck Riester), parmi lesquels bon nombre de médiocres et d’incultes, de ridicules ou de grotesques, de François de Rugy (« Homard m’a tué ») à Benjamin Griveaux (« Paris m’habite ») en passant par Agnès Buzyn (coronavirée), le Castaner de l’Intérieur ou la Belloubet de la Justice, sans oublier Sibeth. Qui peut prendre au sérieux pareille équipe de Branquignols ?

Il en est resté, précisément, au stade de l’esquisse, qui chez lui prend la forme d’une série d’hésitations et se traduit par des inconséquences. C’est la marque d’une absence totale de vision des choses. En Europe, où il s’est brouillé avec la moitié des gouvernements, après avoir cherché à associer Angela Merkel à ses projets de « refondation » européenne, il n’a cessé de se heurter aux rebuffades de la chancelière, qui a vite évalué le personnage, mais il n’en a pas tiré les leçons. Il a fait sensation en déclarant l’OTAN en état de « mort cérébrale » sans comprendre que l’OTAN pèse toujours de tout son poids et que c’est bien, plutôt, l’Union européenne qui est en état de mort cérébrale. Il a paru comprendre qu’il était de l’intérêt de la France de se rapprocher de l’axe Moscou-Damas-Téhéran, mais il n’a pas fait le moindre geste pour s’opposer aux sanctions absurdes qui frappent ces trois pays. Tout récemment, il est encore allé en Allemagne pour dénoncer les entreprises de « déstabilisation » qu’il attribue à la Russie, montrant par là qu’en dépit de ses divergences avec Trump, il reste plus que jamais le fidèle vassal des Américains. Comment s’étonner, là encore, qu’on ne le prenne au sérieux ni à Moscou ni à Washington ni à Pékin ?


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14 mars 2020 6 14 /03 /mars /2020 10:26
À propos du documentaire d’ARTE : "Goulag, une histoire soviétique", de P. Rotman, N. Werth et F. Aymé, février 2020 :

Constatons tout d’abord que ce documentaire est financé par un fonds européen (Creative Europe – média de l’Union européenne), au moment même où le Parlement européen, s’alignant sur les gouvernements polonais, baltes et ukrainien, entend interdire toute activité communiste, et ce au nom d’une comparaison scélérate entre nazisme et communisme, laquelle ne peut se faire qu’avec des amalgames ignobles et en occultant les responsabilités du Capital dans l’éclosion du fascisme.

La tonalité du documentaire ne laisse aucun doute sur la profonde syntonie avec la répression anticommuniste en cours, lorsqu’il est dit, par exemple, à propos de Staline en 1945 : “Étrange paradoxe, le dictateur sanguinaire figure au côté des démocraties comme l’artisan de la victoire sur le totalitarisme nazi“. On l’aura compris : il y a pour les auteurs du documentaire d’un côté les totalitarismes (nazi et stalinien), de l’autre les “démocraties”, comme si ces dernières, elles aussi en voie de fascisation (y compris en France malgré le coup d’arrêt très provisoire du Front populaire) n’avaient pas encouragé les nazis, de la « non-intervention » en Espagne (au détriment des Républicains) au « choix de la défaite » de 1940 en passant par Munich et bien d’autres « bonnes manières » à l’égard de Hitler, de Franco et de Mussolini…

Pourtant, ce que montre ce documentaire, ce sont des camps de travail, extrêmement sévères, épouvantables parfois, une exploitation dont nous avons eu de nombreux équivalents dans l’Occident, sur son sol et ses colonies. Mais en aucun cas, il ne s’agit de camps d’extermination comparables à ceux mis en place par les nazis. Anne Applebaum, correspondante de The Economist et auteur d’un livre sur le Goulag qui fait autorité dans les milieux néo-conservateurs états-uniens, dit elle-même, noir sur blanc, que ces camps n’étaient pas destinés à tuer (cf. l’appendice de son ouvrage Gulag: A History).

Selon le documentaire, environ 20 millions de personnes ont connu le Goulag. Anne Applebaum parle, elle, de 18 millions, Nicolas Werth de 15 millions dans son dernier livre, Le Cimetière de l’espérance, alors qu’il est pourtant co-auteur de ce même documentaire. Ces chiffres sont très élevés. Ils sont aussi à mettre en parallèle avec le fait que le Goulag n’a jamais compté plus de 2 561 351 de prisonniers par an (chiffre de 1950), ce qui implique donc que les prisonniers n’étaient pas tous condamnés à de lourdes peines et que beaucoup sortaient du Goulag : ainsi, Nicolas Werth, dans son même ouvrage, rapporte qu’au 1er janvier 1940, on trouve 60,7 % des détenus purgeant des peines de moins de cinq ans.

Surtout, ce documentaire passe sous silence le nombre de décès enregistrés au Goulag. Car aussi terribles que soient ces destins brisés, on n’atteint certainement pas les chiffres de la propagande habituelle de la guerre froide : en effet, 1,6 million de personnes sont décédées au Goulag. Autre fait que cache savamment ce documentaire : la plupart de ces décès (près de 900 000) ont eu lieu pendant la Seconde Guerre mondiale, dans des circonstances évidemment exceptionnelles puisque, à cette époque, l’Union soviétique subit la perte de 27 millions de ses concitoyens : le mot d’ordre d’alors, alors que le pays se battait pour sa survie collective, étant « tout pour le Front, tout pour la victoire ».

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14 mars 2020 6 14 /03 /mars /2020 10:22
L'unique girafe blanche femelle répertoriée au Kenya et son petit ont été tués par des braconniers dans une réserve de l'est du pays, a annoncé mardi 10 mars une association locale. Ces animaux extrêmement rares n'ont été signalés dans aucun autre pays du monde.

 

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14 mars 2020 6 14 /03 /mars /2020 10:10

Sans surprise, après 3 jours d’un procès en extradition qui a rapidement tourné à la caricature de justice politique, Julian Assange a été ré-expédié pour pourrir au fin fond des oubliettes de la prison de haute sécurité de Bellmarsh. Il n’aura, durant ces trois jours, jamais pu réellement accéder à ses avocats, embastillé jusque dans la salle d’audience au sein d’une cage de verre. Lui interdisant même d’entendre les débats. Il aura fallu que Julian Assange, affaibli à l’extrême se révolte, pour que la juge Galbraith – craignant pour la validité d’un procès trop visiblement inéquitable- demande à la défense de déposer une demande de libération conditionnelle. Mais jeudi, les avocats de Assange et de façon incompréhensible n’en auront rien fait… Mardi, ils avaient même réussi à plaider alors qu’Assange était absent du box, jusqu’à ce que là encore, la juge Galbraith s’en inquiète… stupéfiant jusque pour les journalistes du Monde.

Si l’étrange stratégie de défense de l’équipe d’avocats pose bien des questions, la mobilisation populaire elle est bien là. À l’image du collectif de soutien qui a fait le déplacement depuis la France, mobilisant notamment de nombreux gilets jaunes, et contrastant avec le silence médiatique entourant le procès Assange. Pourtant les rédactions de l’ensemble de la presse internationale connait et la valeur des révélations faites par Assange et Wikileaks et le soin apporté à leur diffusion : et pour cause, c’est à ces rédactions que Wikileaks en avait communiqué la primeur.

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Bravo les Suisses !

"Nous vous écrivons de Genève où la Résolution du député cantonal Vert genevois, Jean Rossiaud, a été traitée ce soir au Grand Conseil (parlement genevois).

Nous avons la grande Joie de vous annoncer que cette Résolution a été acceptée à une large majorité de 57 voix pour, 16 non, et 4 abstentions.
De plus, le pouvoir Exécutif du Canton de Genève (Conseil d’Etat) va soutenir cette Résolution auprès du gouvernement suisse (Conseil fédéral) !

Ce qui est exceptionnel, c’est qu’il y a eu une convergence entre la gauche avec Les Verts, le parti socialiste (PS) et Solidarités, une partie de la droite avec le parti démocrate chrétien (PDC), et la droite populiste avec le Mouvement citoyen genevois (MCG) et l’Union démocratique du centre (UDC).

C’est une magnifique victoire pour Julian Assange et pour nous tous, dans la tradition humaniste de Genève !

La décision finale appartient au gouvernement suisse. Dès lors, le Conseiller d’Etat genevois Mauro Poggia va présenter cette Résolution au Conseil fédéral (gouvernement suisse), composé de 7 membres. Nous vous tiendrons informés.

Nous profitons de ce message pour remercier très chaleureusement les membres de Wikijustice pour votre magnifique travail, dont en particulier Monika Karbowska, Véronique Pidancet Barrière et Aymeric Monville."

Avec nos cordiales salutations,
Le syndicat Adetra, Genève

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