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20 juillet 2019 6 20 /07 /juillet /2019 09:49

La plainte arrivée il y a quelques jours sur le bureau de la  Brigade de répression du banditisme (BRB) de Paris a dû surprendre ces policiers pourtant aguerris. Elle a été déposée au cours du mois de juin par le Centre national des arts plastiques (CNAP). L’établissement culturel y dénonce le vol de sept œuvres. Des statuettes en bois, en terre cuite, mais aussi un buste en bronze. Des œuvres estimées à quelques milliers d’euros. Jusqu’ici, rien d’extraordinaire pour les enquêteurs de la BRB spécialisés dans le vol d’œuvres d’art.

Le lieu du larcin l’est beaucoup plus : ces statuettes n’ont pas été dérobées dans une salle de vente ou un luxueux appartement, mais… au sein même de la présidence de la République, dans le palais de l’Élysée ou ses annexes. Quand ? Mystère. Ce que l’on sait simplement, c’est que c’est un récolement effectué entre novembre 2012 et janvier 2013 au palais qui a permis de constater la disparition de ces œuvres déposées entre 1879 et 1984. Des recherches approfondies ont alors été menées, mais elles n’ont pas permis de retrouver les statuettes et le buste, poussant donc le CNAP à déposer plainte.

Comme ces statuettes, des milliers d’œuvres propriété de l’État ont disparu de musées, de mairies, d’ambassades, mais aussi de Matignon, de l’Assemblée nationale ou du Sénat. « Il en manque plus de 50 000 », selon les travaux de la Commission de récolement des dépôts d’œuvres d’art (CRDOA), créée après un rapport alarmant de la Cour des comptes, en 1997. Une grande partie est considérée comme définitivement perdue, faute de documentation précise ou pour cause de « mauvaise tenue des registres ».

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20 juillet 2019 6 20 /07 /juillet /2019 09:47

Quinze parlementaires ou anciens parlementaires français, dont l'ex-député socialiste Jean-Christophe Cambadélis, font l'objet d'enquêtes du parquet national financier portant sur des soupçons de détournement de fonds publics, a-t-on appris jeudi de source judiciaire, confirmant des informations du Monde.
Les sept députés et huit sénateurs concernés - dont certains toujours en exercice - sont soupçonnés d'avoir pioché dans leurs indemnités représentatives de frais de mandat, dont l'usage est strictement encadré, pour financer des dépenses sans rapport avec leurs activités de parlementaires.
Le préjudice s'élèverait de 20.000 à 80.000 euros selon les cas.
Ces enquêtes préliminaires ont été ouvertes à la suite de signalements de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP), datant de la fin 2018, précise-t-on de même source.
Selon Le Monde, Jean-Christophe Cambadélis est notamment soupçonné de s'être servi de ces indemnités pour régler ses cotisations au Parti socialiste - ce dont il s'est défendu auprès du quotidien.
"Je ne suis au courant de rien : ni la Haute Autorité, ni le déontologue ne m'ont interrogé", a par ailleurs réagi l'ancien premier secrétaire du PS via Twitter. "Je verrai ce sur quoi on s'interroge et j'y répondrai."

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5 juillet 2019 5 05 /07 /juillet /2019 09:24

 

Il reste quand même des raisons de célébrer la Fête des Pères, même si Jean-Paul Sartre estime qu'il a eu de la chance de ne pas vraiment connaître son père, et que ce fut un bien pour lui. «Il n'y a pas de bon père » affirme l'auteur de "La Nausée", qui se réjouit de ne pas avoir subi « les violences abstraites » qu'il aurait exercées sur lui.

Pour bien marquer sa différence, Sartre emploie le mot "géniteur" (celui qui "engendre", en utilisant ses parties génitales). Mais on voit tout de suite que la Fête des Parties Génitales, c'est pas du tout porteur pour le commerce, ça risque de conduire tout droit au sex-shop et les cadeaux qu'en pourrait rapporter un bon fils respectueux ne feraient pas forcément plaisir à la Mère, dont j'ai également raté la Fête il y a quelque temps.

En effet, une phrase du type « Papa, je t'ai rapporté une jolie poupée gonflable ! », c'est pas très habile. La mère risque de faire la gueule. Ah ! la vie devient compliquée avec toutes ces fêtes qui sont surtout des prétextes pour relancer la consommation !

D'autant plus que les enfants ont parfois plusieurs pères, dont certains sont qualifiés de "beaux", sous prétexte que ce ne sont pas les vrais, tandis que d'autres malheureux, pourtant pas conçus par le Saint Esprit, n'ont pas de pères du tout !

A cela s'ajoutent encore les difficultés orthographiques. En effet, ne souhaitez pas une bonne fête des "pairs". Ces pairs-là sont des égaux (latin "par, paris"). Si vous "allez de pair", vous allez ensemble avec quelqu'un d'autre. Si vous êtes "au pair" vous êtes logé et nourri pour un travail qui ne vous rapportera pas grand-chose d'autre. Ici la jeune fille sera particulièrement attentive à la qualité de l'orthographe. Si la petite annonce dit clairement «Cherche jeune fille au père », méfiez-vous. L'annonceur a une idée derrière la tête, et peut-être même plus bas.

Et vous n'êtes malheureusement pas au bout de vos peines. Imaginons l'enfant naïf qui revient avec son petit cadeau bien enrubanné sur lequel il a écrit, l'innocent, « Bonne fête des paires ».
Notez, ce ne sera pas vraiment idiot, car le père fabrique son enfant avec cette paire-là, mais ce n'est pas le moment de le rappeler de façon aussi directe. L'instant est solennel !
D'autant plus que, c'est encore Alain Rey qui le rappelle, il existe une « plaisanterie insultante » que je vous livre immédiatement parce que je vous sens gourmand de bonnes friandises :
« T'en as bien une paire au cul, mais c'est pas la tienne ».

Je crois qu'il vaut mieux "se faire la paire" et là, rien d'ambigu. Il s'agit de la paire de jambes. Or, quand on ne les utilise pas pour une "partie" où ils se retrouvent "en l'air", ces membres-là sont parfaitement honorables.

 

Rolland HENAULT dans "Articles volume 2" (Editions de l'Impossible, 2019)

 

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5 juillet 2019 5 05 /07 /juillet /2019 09:12

Une dizaine de personnels des urgences se sont injectés symboliquement mardi de l’insuline, un geste pouvant mener à la mort, pour forcer le gouvernement à répondre à leurs revendications de hausse des salaires et des effectifs.

Ces urgentistes avaient prévu de procéder à des injections toutes les cinq minutes, de façon à faire baisser drastiquement leur taux de sucre dans le sang, tant que le ministère la Santé, à proximité duquel ils menaient leur action, n’aura pas satisfait leurs revendications.

Ils ont procédé à cinq injections mais leur mouvement a été interrompu par les forces de l’ordre qui les ont interpellés. A forte dose, l’insuline peut tuer mais le personnel médical qui a pris en charge les urgentistes sur place a déclaré, après un test, que les doses étaient minimes.

Parmi les volontaires, Ines Gay, infirmière de 28 ans à l’hôpital de Lariboisière, à Paris, fait partie de l’équipe de nuit qui avait retrouvé une patiente morte sur un brancard dans la salle d’attente de son service, en janvier dernier, faute d’avoir pu consulter un médecin à temps.

“Ça a été un électrochoc. Ça nous a complètement démolis. Plus jamais on ne veut vivre ça”, a-t-elle dit à Reuters.

C’est ce qui l’a poussée à participer au mouvement de grève démarré il y a trois mois dans les services parisiens, qui touche maintenant plusieurs dizaines de services en France.

“Il y a des choses que j’ai acceptées pendant quatre ans et demi, qui sont contre mes valeurs. J’ai compris qu’il fallait compresser le temps d’attente. J’étais très bonne pour être très rapide. Je sais faire une piqûre en moins d’une minute, je sais m’occuper de quelqu’un en moins de dix minutes”, dit Ines Gay. “Mais ça n’a pas de sens de faire ça.”

“Le système est en train d’imploser. On crie des appels à l’aide depuis 15 ans. Je préfère me mettre en danger aujourd’hui devant le ministère que mettre en danger la vie des patients et des soignants pour les 20 ans à venir”, ajoute-t-elle.

Le collectif “inter-urgences”, qui est soutenu par les syndicats CGT, Solidaires et FO, entre autres, réclame 10.000 postes d’infirmiers et autres aides-soignants supplémentaires ainsi qu’une prime de 300 euros nets par mois.

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5 juillet 2019 5 05 /07 /juillet /2019 09:04

C’est le Canard enchaîné de ce mercredi qui balance : l’ancien ministre des Finances – serait-ce une habitude ? – avait un compte en Suisse. Bien garni : 11 millions de francs suisses (±7 millions d’euros) à sa mort, en 2007. Une jolie somme que ses héritiers auraient oublié de déclarer au fisc. « Les enquêteurs ont pu suivre la piste de la fortune suisse grâce à un informateur anonyme qui a fourni, en 2013, une copie d’écran émanant du réseau intranet du Crédit suisse », rapporte le Canard.

Pas franchement disposés à s’expliquer, lesdits héritiers… Le fisc a alors mis en route « un examen de la situation fiscale personnelle » de la famille, l’obligeant à s’expliquer sur la provenance d’un patrimoine estimé à 13,6 millions d’euros. En 2013 enfin, soit cinq ans après la mort de celui qui fut aussi maire de Lyon de 1995 à 2001, l’avocat de la famille Barre proposait au fisc de régulariser la situation « en échange d’une promesse de n’engager aucune poursuite pénale », cela au motif qu’« Il y a(vait) une personnalité toujours en vie qui pourrait être éclaboussée par cette affaire si l’existence du compte suisse était révélée. »

Nous, les curieux, on aimerait bien savoir de qui il s’agit.

Bref, la famille Barre aurait versé un petit million d’euros de pénalités, rectifications et intérêts de retard, ce qui est peu, compte tenu du montant de l’infraction. Toutefois le directeur général des Finances publiques, Bruno Bézard, aurait malgré tout informé le Parquet national financier d’un possible « blanchiment de fraude fiscale ». Sans grand succès… En effet, rapporte encore le Canard, « Deux ans d’enquête préliminaire ont ensuite suivi et ont débouché sur l’ouverture d’une information judiciaire en 2016, dans le plus grand secret. Une information qui semble, pour l’instant, être au point mort ».

Comme beaucoup de politiciens à la mode du siècle passé, on a dit de Raymond Barre que son épouse lui coûtait bien cher. La belle Eva Hegedűs, une hongroise qu’il avait épousée en 1954, ne regardait pas à la dépense, surtout quand les factures revenaient à l’État. À ce sujet, la lecture du livre d’Émilie Lanez sur les secrets du pavillon de La Lanterne (1) est particulièrement édifiante. On précisera d’ailleurs au passage que cette demeure royale, réservée aux Premiers ministres jusqu’à ce que Nicolas Sarkozy en exige le retour dans les villégiatures présidentielles, nous a coûté plus cher encore sous les mandatures de gauche. Le budget du domaine a ainsi augmenté de 26 % sous François Hollande sans que l’on sache encore pourquoi…

(1) La garçonnière de la République, Ed. Grasset

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5 juillet 2019 5 05 /07 /juillet /2019 09:02

Selon le Bloomberg Billionaires Index, qui classe les 500 plus grandes fortunes mondiales, les Français les plus riches ont gagné plus d’argent en 2019 que n’importe qui d’autres dans le monde. Au premier semestre, la richesse cumulée des 14 milliardaires français du classement de l’agence financière a augmenté de 34,8 %, soit +78 milliards de dollars (68,8 milliards d’euros).

Ce qui les place au premier rang mondial des plus fortes progressions, devant les grandes fortunes de Thaïlande (+32,7%), de Singapour (+30,8%), du Japon (+24,2%) et du Danemark (+23%). Cette hausse est par ailleurs deux fois plus importante que celles des riches Chinois (+17%) et Américains (+15%).

Sur les 78 milliards de dollars cumulés cette année par les milliardaires français, 53 appartiennent à François Pinault (Kering), Françoise Bettencourt-Meyers (L’Oréal) et Bernard Arnault (LVMH). Ce dernier est par ailleurs devenu cette année la troisième personne au monde dont la fortune dépasse 100 milliards de dollars (103), derrière Bill Gates et Jeff Bezos.

Avec 56,9 milliards, Françoise Bettencourt Meyers se classe huitième alors que François Pinault est 22ème avec 38,8 milliards d’euros.

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5 juillet 2019 5 05 /07 /juillet /2019 08:58

Une énième tentative de coup d’État a eu lieu le 24 juin 2019 au Venezuela. Tous les protagonistes ont été arrêtés les 22 et 23 et le ministre de l’Information, Jorge Rodríguez, a longuement expliqué à la télévision les tenants et les aboutissants de l’affaire. Elle a été éclipsée par le malaise d’un des chefs lors de sa comparution au tribunal, puis de sa mort à l’hôpital. Elle est pourtant très instructive.

À la différence des fois précédentes, ce complot était observé depuis 14 mois par une unité du Renseignement militaire qui avait été formée par le Renseignement cubain. Durant toute cette période, les Vénézuéliens ont pénétré le groupe et surveillé ses communications audio et vidéo. Ils disposent ainsi de 56 heures d’enregistrement qui fournissent autant de preuves irréfutables.

Plusieurs des individus arrêtés avaient déjà été mêlés aux complots précédents de sorte qu’il est difficile de concevoir cette opération distincte de celles commanditées précédemment par la CIA.
Pas plus d’avenir pour l’opposition que pour le gouvernement

Deux remarques s’imposent. En premier lieu, ce complot était à la fois dirigé contre le président constitutionnel Nicolás Maduro et contre le président autoproclamé Juan Guaidó pour porter un troisième homme au pouvoir, le général Raúl Isaías Baduel.

Ce dernier, ancien chef d’état-major, puis ministre de la Défense, avait été démis de ses fonctions par le président Hugo Chávez, s’était retourné contre lui et avait pris la tête de l’opposition en 2009. Cependant, il s’avéra qu’il avait détourné de l’argent de son ministère. Il fut jugé et condamné à 7 ans de prison ferme qu’il purgea. Il fut à nouveau incarcéré durant le mandat du président Nicolás Maduro et est toujours emprisonné. Un commando devait le libérer et l’emmener à la télévision nationale pour annoncer le changement de régime.

Le fait de promouvoir un troisième président confirme notre analyse, publiée il y a deux ans [1], selon laquelle le but des États-Unis n’est pas de remplacer le régime bolivarien par un autre plus obéissant, mais de détruire les structures étatiques du pays. Du point de vue US, ni la majorité nationaliste ni l’opposition pro-US ne doivent espérer d’avenir.

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29 juin 2019 6 29 /06 /juin /2019 10:53
 
Craignent-ils un coup de matraque du Saint Esprit ?
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29 juin 2019 6 29 /06 /juin /2019 10:50

«Les Gilets jaunes ont décidé de toucher à l’économie directement.» C’est le mot d’ordre lancé au micro de RT France par Eric Drouet, figure des Gilets jaunes, le 22 juin, alors que ces derniers réalisent une opération péage gratuit au niveau de Chamant-Senlis (Oise) sur l’autoroute A1. Le rendez-vous avait été fixé à 9h, selon notre journaliste présente sur place. A 17h, l’opération rassemblait encore plus de 300 personnes.

«C’est un virage dans le mouvement [...] Nous arrêtons les manifestations et les marches dans Paris. Les Gilets jaunes se concentrent sur les blocages et les péages gratuits», poursuit Eric Drouet, qui dit avoir rejoint une initiative décidée depuis un mois et demi par un autre groupe d'activistes. «C'est une conclusion que tous les Gilets jaunes ont faite : cela fait six, sept mois que nous marchons dans la rue, et à aucun moment, un samedi soir, le moindre Gilet jaune n’a été reçu pour des négociations, le gouvernement n’a fait aucune annonce par rapport à toutes ces manifestations. C’est une chose qui ne marche absolument pas», explique-t-il, toujours au micro de RT France.

Serait-ce là le retour de la stratégie originelle de Gilets jaunes ? Présent lui aussi sur le péage de Chamant-Senlis, Jérôme Rodrigues, autre figure des Gilets jaunes, rappelle au micro de Sputnik que «les péages [gratuits] ne se sont jamais arrêtés depuis le 17 novembre [marquant l'acte 1 de la mobilisation]».

Force est de constater que le mot d'ordre appelant à «tout bloquer» ce 22 juin a été suivi. De nombreux péages avaient en effet subi le même sort durant cet acte 32, comme à Heudebouville (Eure) au kilomètre 90 de l’autoroute A13.

Mêmes images au péage de Toulouse Nord (Haute-Garonne) sur l’A62, où les Gilets jaunes empêchaient les camions de poursuivre leur route.

Des Gilets jaunes se trouvaient également au péage d’Avignon-Nord, certains arborant une banderole «Vinci se gave, le peuple déguste» ou encore «Stop aux abus et privilèges de tous les élus».

Au petit matin, une quarantaine de Gilets jaunes, selon nos confères de France Bleu, s’étaient donné rendez-vous à l’entrée du port maritime de Saint-Malo (Ille-et-Vilaine) afin de bloquer les automobilistes souhaitant traverser la Manche. De nombreux Britanniques n’ont donc pas pu embarquer et ont dû être orientés vers les port de Caen-Ouistreham, Roscoff et Cherbourg. Selon un journaliste de Ouest-France présent sur place, les gendarmes sont arrivés aux alentours de 11h, soit 3h après le début du blocage, pour déloger les manifestants. Le trafic a alors rapidement repris.

Les péages et autres axes de transport n’ont pas été les seules cibles des manifestants. A Toulouse, où défilait un cortège comme tous les samedis, les images rapportées par le journaliste de RT France montrent ainsi que de nombreuses enseignes ont été ciblées par les Gilets jaunes, les forçant à baisser leur rideau ou à fermer leurs portes.

Dans un communiqué publié sur son compte Twitter par Jérôme Rodrigues le 21 juin, signé, entre autres, par Priscillia Ludosky, Maxime Nicolle, Jérôme Rodrigues ou encore par le groupe Gilets Jaunes Union IDF, ces derniers appellent à la «désobéissance civile». Le document fixe la feuille de route jusqu'au 17 novembre 2019, soit un an après le début de la mobilisation. «Si après un an de lutte sans réponse politique : 17 novembre 2019 = 17 actions de désobéissance civile visant le CAC40 dans tout le pays», peut-on lire en conclusion du texte de trois pages.

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29 juin 2019 6 29 /06 /juin /2019 10:35

La commission des lois de l’Assemblée nationale examine, en ce moment, la proposition de loi Avia « visant à lutter contre la haine sur Internet » avec, notamment, l’obligation pour les réseaux sociaux de modérer les contenus jugés haineux en moins de 24 heures.

La loi Avia est débattue dans l’indifférence générale alors que ce projet de loi est problématique parce qu’il va déléguer aux opérateurs de réseaux sociaux le soin de faire eux-mêmes le ménage sous peine de sanctions énormes. Il s’agit de sanctions de l’ordre de 4 % du chiffre d’affaires mondial.
Jusque-là, tout ce qui relevait de la liberté d’expression était soumis au juge judiciaire, en vertu de la loi de 1981 sur la liberté d’expression. Le juge judiciaire était chargé de dire si, oui ou non, la personne poursuivie outrepassait les limites de la liberté d’expression.
Là, on va déléguer ce pouvoir de justice à des opérateurs privés.
Dès qu’un internaute fera un signalement, l’opérateur aura 24 heures pour faire effacer le tweet ou la publication sur Facebook sous peine de sanctions de la part du CSA.
On imagine le chaos que cela va créer. On imagine tout à fait les lobbies LGBT faire des signalements en permanence au moindre tweet sur les sujets de la PMA et les associations islamistes au sujet de l’islam. Les opérateurs vont appliquer la politique de la prudence absolue en s’assurant systématiquement que tout tweet ou toute publication par la voix des réseaux sociaux ne soit pas de nature à engager des poursuites.
Il y a pire que la censure, il y a l’auto-censure ! On s’achemine vers une privatisation de ces débats sans même que soit respecté le principe du contradictoire. Devant un juge judiciaire, il y a un débat contradictoire. Là, il n’y aura même pas la possibilité d’apporter la contradiction dans le cadre d’un débat judiciaire avec des échanges d’arguments.
Il s’agit d’un contrôle mondial des réseaux par les opérateurs qui sont d’ailleurs très souvent liés au gouvernement ou à des sociétés multinationales énormément puissantes.

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