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15 janvier 2011 6 15 /01 /janvier /2011 07:51

 

Le texte qui suit est paru dans le dernier numéro du fanzine de l’association de cinéma castelroussine Travelling.

 

Il existe des films qui associent, curieusement, un moment agréable de dégustation gastronomique avec des scènes de tension assez extrême, parfois violentes, où la nourriture devient un moyen d’agresser un personnage.

On ne sera pas surpris de découvrir chez des cinéastes comme Stanley Kubrick ou Quentin Tarantino des séquences difficiles à digérer au niveau de la violence. Pour précisément faciliter cette digestion laborieuse, certains nous assènent des moments plus légers, qui stimulent nos papilles. Je passerai rapidement sur les fameux dialogues du film « Pulp Fiction », de Tarantino, où des discussions entières sont consacrées aux hamburgers et à leur composition, tandis que les protagonistes, philosophes, s’apprêtent à tuer des pauvres types.

Je préfère évoquer cette scène intense dans « Inglourious Basterds », du même Tarantino, interprétée par notre Mélanie Laurent nationale. Voici le topo : nous sommes en pleine France occupée, pendant la Seconde Guerre Mondiale, et la jeune femme, dont le personnage se prénomme Shosanna, se retrouve assise à la même table de restaurant que l’officier nazi Landa (joué par le remarquable Christoph Waltz), responsable de la mort de toute sa famille. Elle le reconnaît tandis que lui ignore les origines de son interlocutrice. A partir de cette situation se joue une séquence parfaitement orchestrée pendant laquelle la jeune Juive, de plus en plus terrifiée, finit par littéralement se pisser dessus, tandis que l’officier allemand déguste une part de gâteau, le Strudel. La tension ne cesse de monter, on craint que Landa ne démasque Shosanna… et Tarantino, de son côté, opte pour des gros plans du gâteau, suivis des bruits de mastication appuyés lorsque Landa mange sa part devant une jeune femme aussi stressée que le spectateur… il est amusant de constater qu’au début de leur rencontre, l’officier manifeste sa supériorité sur la jeune femme en insistant pour qu’elle mange du Strudel, en précisant qu’il faut « attendre la crème »… Shosanna n’a pas d’autre choix que de se plier aux exigences de Landa. On comprendra que sa part de gâteau passe mal, du coup.

 

Dans un contexte un peu différent, je pense à cette scène dans « Orange Mécanique », de Maître Kubrick, où l’on voit Malcolm McDowell qui se goinfre de spaghettis, tout en buvant du vin. Il finira la séquence avec la tête s’écrasant littéralement dans le plat de pâtes. Là encore, le personnage est victime de son interlocuteur : en effet, Alex (McDowell, donc) se retrouve face à l’homme – désormais handicapé – dont il a violé la femme, au début du film. Et manque de chance, Alex a été démasqué. Le repas offert se trouve ainsi être un piège dans lequel il tombe sans s’en rendre compte. Comme dans le film de Tarantino, le personnage en face d’Alex lui impose de boire son vin. Son comportement agressif ne laisse pas le choix au héros, qui ingurgite du même coup la drogue qui va le plonger dans l’inconscience. *

 

Un troisième exemple me vient, provenant d’un titre-phare de la filmographie d’un de mes grands favoris. Dans « Rosemary’s Baby » de Roman Polanski, une séquence de dégustation de mousse au chocolat a des conséquences dramatiques pour l’héroïne Rosemary, interprétée par la fragile Mia Farrow. Au cours d’une soirée, la jeune femme et son époux mangent de la mousse au chocolat préparée par leur voisine. Or, là encore, la nourriture est droguée, puisque Rosemary fait un malaise, et pendant la nuit, elle va être victime d’un rêve traumatisant, probablement imprégné d’une part de réalité, comme nous le découvrirons plus loin dans le long-métrage. Dans ce nouveau cas de figure, il est intéressant de noter que le mari de Rosemary fait tout pour qu’elle mange cette fameuse mousse. Tout comme Landa et l’homme handicapé dans les films mentionnés précédemment, nous avons encore une fois un protagoniste qui « pousse à la consommation ». A ceci près que dans le film de Polanski, contrairement à celui de Kubrick, on ne sait pas à quel point le compagnon de Rosemary est complice.

Arrêtons là le catalogue, je ne voudrais pas vous couper l’appétit… ceci dit, avant de vous enfiler un plat bien tentant, prenez garde à celui qui vous sert, et à ses intentions…

 

* Pour l’anecdote, et puisqu’on est dans le sujet, je mentionnerai la légendaire scène coupée dans « Docteur Folamour », du même Kubrick, qui était placée initialement en fin de film, et qui montrait les protagonistes dans la War Room en train de se livrer à une gigantesque bataille de tartes à la crème.

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Publié par David Verdier
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8 janvier 2011 6 08 /01 /janvier /2011 09:24

 

Les cartes bleues sont en berne, les carnets de chèques sont effeuillés, les visages sont hâves, les regards tristes et les gens qui vous souhaitent la bonne année ajoutent parfois : « la roue tourne ». Et ils croient sûrement bien faire, mais ils me démoralisent définitivement !

Et c’est vrai pourtant ! On va revoir les mêmes tronches d’escrocs à la télé, les mêmes salauds qui exploitent les pauvres gens, qui les humilient par leur luxe insolent, qui se payent carrément leur gueule, les Alliot-Marie, les Sarkozy, les Fillon, les Pécresse, les Besson, et l’immense cohorte des traîtres, les Kouchner, les Manuel Valls qui prennent leurs virages à droite, si tant est qu’ils aient jamais été à gauche, les milliardaires socialistes, les DSK, les girouettes de tout bord, à force de les voir tourner, ils me donnent le mal de mer, et tous ces vieux ligotés dans les maisons de retraites avec des sondes un peu partout et des camisoles chimiques et on appelle ça « l’espérance » de vie, et comme tous les ans, je me dis que c’est trop, qu’il va falloir commencer le nettoyage, parce qu’ils puent, ces riches, c’est une véritable infection!

On devrait avoir le droit de s’en débarrasser, avec du ministricide, ça doit être facile à inventer, on verserait un peu de mort aux rats dans les flûtes de Champagne, comme j’ai vu faire dans un film de Mocky, et ils s’abattraient tous enfin, et on ne pourrait plus dire que la roue tourne, ou alors ce ne serait pas la même roue. On la ferait tourner dans l’autre sens, la roue. On verrait des gens normaux à la télévision, des employés, des ouvriers, des manœuvres, des caissières, des shampouineuses, et plus jamais la gueule de Drücker, de Castaldi, qui gagne, à ce qu’on dit avec admiration dans les médias, quarante fois plus que Mr Sarkozy ! Heureusement tous ces gens là vont vieillir, et puis ils vont crever, la roue tourne, bonne année les riches qui vont claquer en 2011 !

Le seul remède que j’ai trouvé pour me calmer, c’est pas la médecine, parce que, vous le savez, il faut six mois pour obtenir un rendez-vous avec un rhumatologue et ce n’est qu’un exemple. Le pire, c’est que bientôt ce sera pareil pour les médecins généralistes. Et vous savez pourquoi ? Les petits jeunes, qui étaient de vrais médecins autrefois, qui s’installaient dans les petites villes, les bourgs de campagne, eh bien, ces petits jeunots, pourtant pas bien malins parce que là aussi la décadence a encore frappé, ils rêvent de la Grande Bleue et de l’Ile de France ! Ils rêvent du pognon, et uniquement ! Heureusement, ils seront baisés à leur tour ! Parce que les clients riches, ils ont leurs médecins riches, avec leurs avocats riches pour le cas où ils se rateraient, par exemple en greffant le pied droit à la place du pied gauche, ça arrive quand on est obsédé par la droite, par le fric. Le fric, il est toujours de droite, c’est même ça qui définit la droite.

La gauche, c’est l’intelligence et l’humanisme. Denrées rares en 2011. Alors ça donne des idées cette histoire de roue qui tourne et tous ces « vœux » de présidents de ceci ou de cela ! Des mauvaises idées. Enfin, ça devrait en donner mais l’ironie du sort c’est que les pauvres gens sont anesthésiés par la télé, devenus ignorants parce qu’on a démoli l’Education Nationale. Il en reste une carcasse vide, des lycées cernés par du grillage à sangliers, des profs découragés, agressés, au bord de la déprime, méprisés par les parents décomposés, d’ailleurs on a changé les appellations : plus d’instituteurs, ça c’est du passé ! Pourtant, « l’institution » avait le sens de « instruction », voyez, il faut toujours y revenir à la sémantique, au sens des mots pour ne pas se laisser avoir. Montaigne, au 16ème siècle, consacre un chapitre à « l’Institution » des enfants. C’était un métier, et on apprenait aux enfants, on transmettait des connaissances. Désormais on a des « formateurs » et on pourrait penser qu’ils vont « former » les enfants, leur permettre de s’épanouir à partir des connaissances du maître. Le maître n’est pas un tyran, mais une personne qui exerce des « fonctions de direction ». C’est simple, le maître (d’école) indiquait la marche à suivre, il aidait à s’y retrouver. « Professeur des Ecoles » est seulement un titre prétentieux, un statut. Le maître avait une mission : transmettre le savoir. Eh bien on fait encore mieux maintenant : on a le « Formateur ». Le formateur ne « forme » pas, il « formate », il impose un ordre, une forme obligatoire dans l’expression. Bref, il met les jeunes au « format », il en fait des objets, des pantins qui répètent, des jouets télécommandés. Ainsi un élève va vous dire qu’il vous présente sa « production » et non plus sa rédaction. C’est très important, cette nuance et ça me permet de revenir au début. La roue tourne ! Si on avait appris aux élèves à lire et à écrire, ils auraient développé leur personnalité.

Je termine sans aucune prétention mais ils auraient lu les révolutionnaires du 20ème siècle : Huxley, Orwell, Michéa, son « vulgarisateur », et Guy Debord, mort il y a 25 ans. Je ne peux m’empêcher de vous citer le titre du livre qui m’a le plus marqué en fin de parcours. La lecture demande un effort. Mais Voltaire écrivait déjà : « Je plains l’homme accablé par le loisir ». Car le loisir, il faut le développer mais pour de véritables activités culturelles qui rendent moins malheureux et qui permettent de dépister tous ces charlatans, qui tournent en rond sur votre écran de télévision !

Voici ce titre : « In girum imus nocte et consumimur igni ». Cette locution latine se lit de gauche à droite et de droite à gauche, et se traduit ainsi : « Nous tournons en rond dans la nuit et nous sommes dévorés par le feu ». C’est un « palindrome ».Alors je pense aux 11 000 manifestants de Châteauroux, il y a deux mois. Et partout en France.

On a battu des records de participation, on a tourné en rond, et l’ardeur (le « feu qui dévore ») ne manquait pas. Mais quel résultat décourageant ! Il faudra bien, un jour, passer aux actes. Bonne année la roue tourne ! Je finis sur la note traditionnelle, la Boutin serait amoureuse d’un bouc plus jeune ! C’est une nouvelle pour la presse people mais je préfèrerais la presse du peuple. La question est simple : une révolution sans violence est impossible. Ca n’empêche pas de boire un coup avec le « Vagabond des Vignobles ». A la bonne vôtre !

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Publié par Rolland Hénault
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8 janvier 2011 6 08 /01 /janvier /2011 09:05

Le Sénégal est partie à la Convention des Nations unies contre la torture et autres

peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, au Pacte international

relatif aux droits civils et politiques (PIDCP) et à la Charte africaine des

droits de l'Homme et des peuples qui prohibent la torture et les mauvais traitements.

En droit interne, le Sénégal s'est doté de mesures de prévention et de

répression de la torture, qui s'adressent à tous les agents d'application de la loi

pouvant être en situation de porter atteinte à la sécurité et à l'intégrité physique

de la personne humaine.

 

UNE TORTURE ROUTINIÈRE

 

Néanmoins, comme le rappelle le rapport d'Amnesty International, « Sénégal,

terre d'impunité », publié en septembre 2010, le recours à la torture est systématique

au Sénégal pour extorquer les aveux des personnes détenues et accusées

de délits divers. Présumés rebelles de Casamance, sympathisants de ces

rebelles, présumés voleurs, « dealers » de drogue ou prisonniers de droit commun,

tous sont exposés à des risques de torture quel que soit le délit dont ils

sont accusés. Cette pratique est d'autant plus ancrée que, dans bien des cas, les

tribunaux acceptent comme élément de preuve des aveux obtenus sous la torture.

Ainsi, le rapport d'Amnesty International montre du doigt plusieurs affaires

dans lesquelles le juge a choisi de fermer les yeux sur les dénonciations d'actes

de torture exprimées par les détenus et leurs avocats.

 

DES AFFAIRES VITE OUBLIÉES

Dans le même temps, les autorités sénégalaises enquêtent rarement à propos

des allégations de torture en détention. Les cas de mort en détention sont fréquents.

Pourtant, si des enquêtes sont parfois ouvertes, elles sont rarement menées de manière rapide,

indépendante et impartiale.

> Meilleurs Voeux pour 2011, pour une nouvelle année de solidarité et de résistance !

Signez la pétition sur : http://www.acatfrance.fr/appel_mois.php?id=53#lettre

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Publié par Jean-Marc BRUNEEL
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8 janvier 2011 6 08 /01 /janvier /2011 09:03

Des milliards d'abeilles sont en train de mourir en silence, et toute notre chaîne alimentaire est menacée. Les abeilles ne font pas seulement du miel, elles sont une humble et géante force de travail, pollinisant 90% des plantes que nous cultivons.

De multiples études scientifiques mettent en cause un groupe de pesticides toxiques pour expliquer leur rapide disparition, et les populations d'abeilles ont augmenté dans plusieurs pays d'Europe qui ont interdit ces produits. Mais la France, sous la pression des puissantes industries chimiques, vient de renouveler l'autorisation de l'un de ces pesticides. Pour sauver les abeilles nous devons faire changer la position de notre gouvernement.

Nous n'avons pas de temps à perdre -- le débat fait rage quant aux mesures à prendre pour sauver ces espèces. Il ne s'agit pas seulement des bourdons et des abeilles, il s'agit de notre survie. Envoyons un appel gigantesque au gouvernement français, très influent sur la politique agricole européenne, pour faire interdire ces produits chimiques et sauver nos abeilles et notre alimentation. Signez la pétition urgente, et faites la suivre à tous, nous la remettrons au Ministre français de l'agriculture Bruno Le Maire et aux décideurs européens:

https://secure.avaaz.org/fr/france_save_the_bees/?vl

Les abeilles sont indispensables à la vie sur terre -- elles pollinisent chaque année les plantes et les cultures pour une valeur estimée à plus de 40 milliards de dollars, représentant plus d'un tiers de l'approvisionnement en nourriture dans beaucoup de pays. Sans aucune action immédiate pour les sauvegarder, le monde pourrait se retrouver sans fruits, ni légumes, noix, huiles et coton.

Ces dernières années ont été marquées par un profond et inquiétant déclin mondial des populations d'abeilles -- certaines espèces d'abeilles sont maintenant éteintes et d'autres ne totalisent plus que 4% de leur population d'origine. Les scientifiques avancent plusieurs explications. Certaines études indiquent que le déclin est dû à une combinaison de facteurs incluant maladie, perte de l'habitat, et produits chimiques toxiques. Mais des recherches indépendantes à la pointe du sujet ont mise en avant de fortes preuves mettant en cause les pesticides du groupe des néonicotinoïdes. L'Italie, la Slovénie et même l'Allemagne, où est basé le principal fabriquant Bayer, ont interdit certains de ces produits. Mais Bayer, Syngenta et d'autres continuent d'exporter ce poison dans le monde. Et la France, pendant un temps fer de lance des interdictions, vient tout juste de renouveler pour un an l'autorisation commerciale d'un produit phare contenant cette substance toxique.

La question devient brûlante car de nouvelles études majeures ont confirmé l'étendue du problème. Si nous pouvons amener les décideurs français et européens à agir, d'autres dans le monde suivront. Cela ne sera pas facile. Une fuite révèle que l'Agence de Protection de l'Environnement des Etats-Unis avait connaissance des dangers de ces pesticides mais les a ignoré. Le document indique que le produit "hautement toxique" de Bayer représente "une préoccupation de risque majeur pour les insectes non ciblés [les abeilles]".

Nous devons faire entendre nos voix pour contrer la très forte influence des industriels sur les décideurs politques et les scientifiques en France, en Europe et aux Etats-Unis où ils financent les études et siègent dans les organes de régulation. Les vrais experts -- les apiculteurs et les agriculteurs -- demandent l'interdiction de ces pesticides mortels pour les abeilles, jusqu'à ce que, et seulement si de solides études indépendantes prouvent qu'ils sont sans danger. Soutenons-les dès à présent. Signez la pétition ci-dessous, et faites suivre cet email :

https://secure.avaaz.org/fr/france_save_the_bees/?vl

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Publié par Avaaz
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8 janvier 2011 6 08 /01 /janvier /2011 08:59

 

Bonjour à tous, je vous souhaite une année 2011 remplie de bonnes chansons

Chaquemois une nouvelle chanson est en écoute, ce mois de janvier ce sera «Dernier cri» de Louis Capart

Si vous constatez des erreurs, des fichiers son ou vidéo qui ne fonctionnent pas, contactez-moi.

Si vous souhaitez me communiquer vos coordonnées téléphoniques, faites les moi parvenir par mail. gerard-gorsse@chansonrebelle.com

Je suis toujours à la recherche de spectaclespour me produire sur scène ou dans la rue. Alors si vous avez des tuyaux, contactez moi. J’en arrive à oublier que je chante moi aussi !!!!

Les dessins deBurki, du mois de décembre 2010 :

http://chansonrebelle.com/dessins-de-burki/burki-decembre-2010.html

Louis Capart "Premières chansons - L'intégrale". Quelle joie d'écouter toutes ces chansons "fruit de quelques décennies de travail ..." m'a écrit Louis Capart, chanteur hélas pas assez médiatisé, Grand prix de l'Académie Charles Cros, Prix de la S.A.C.E.M. qui sort un double CD, florilège de ses créations anthologiques :

http://chansonrebelle.com/parutions-cd-/-livres/louis-capart-premieres-chansons-l-integrale.html

La musique n’a pas de frontières, mouvement «Playing for change» une initiative qui ne manque pas d’intérêt :

http://chansonrebelle.com/dossiers/la-musique-n-a-pas-de-frontieres.html

Jean Vasca, presque un demi-siècle de chansons et toujours fidèle à ses convictions, reconnu par les amateurs de chansons d’expression et de conviction. En plus un être d’une grande humanité :

http://chansonrebelle.com/les-chanteurs/vasca-jean.html

Quand les animateurs incultes de radio se prennent pour des connaisseurs en matière de guitare. Désopilant, mais triste :

http://chansonrebelle.com/betiser/oui-fm-plus-idiot-tu-meurs.html

« En vrac, des concerts » :

http://chansonrebelle.com/en-vrac-des-concerts/en-vrac-des-concerts.html

 

Brian Thompson, un précieux collaborateur américain, spécialiste en chanson française :

http://chansonrebelle.com/mes-rencontres/brian-thompson.html

Masdauparle de la chanson et du site «Chanson Rebelle» sur Radio galère (Marseille) :

http://chansonrebelle.com/medias-parlant-du-site/masdau-parle-de-la-chanson-et-du-site-chanson-rebelle.html

 

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Publié par Gérard Gorsse
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1 janvier 2011 6 01 /01 /janvier /2011 10:27

 caricatureNous voici donc en pleine trêve des confiseurs. Profitons-en pour nous instruire puisque les écrans de télévision sont débarrassés des tristes faciès de nos exploiteurs. Les riches cons, ministres, chefs d’états, financiers, et la bande d’escrocs à leurs ordres, c'est-à-dire les personnes qui s’empressent à leur obéir dans les médias, sont occupés ailleurs. Ils bouffent, ils s’en mettent plein le buffet, ils se remplissent la panse. Espérons au moins que quelques uns d’entre eux ne s’en remettront pas, et que ça va, par exemple, les faire exploser. Mais profitons en surtout pour chercher l’origine de cette expression qui est si révélatrice de la nature de l’homme, même pour ceux qui ne croient pas qu’il y ait une nature humaine. J’ai bien peur que si, qu’il existe une « nature » de l’homme, et je ne vois pas pourquoi un simple rédacteur ou lecteur de l’Echo, n’irait pas contre l’opinion des plus grands philosophes professionnels !

 Mais revenons aux confiseurs, cette catégorie d’artisans, grâce à laquelle nous bénéficions de cette trêve, c'est-à-dire de ce « cessez-le-feu », de cette cessation des combats. Entre Noël et le 1er Janvier, en effet, on ne se bat pas, on déguste, non plus des rafales d’armes automatiques, mais des friandises, des confiseries. Histoire de reprendre des forces avant l’attaque. Ce phénomène est, nous disent les dictionnaires, assez récent puisqu’on l’appelait autrefois la « trêve de Dieu ». Cette trêve aurait été instituée en 1245 exactement, sous Saint Louis, et Dieu, qui existait à l’époque, aurait donné le signal de l’arrêt des combats. Dieu lui-même en personne, avec une phrase du genre :

« Bon, les enfants ! vous allez vous reposer un peu, je vais faire tomber la neige pour que ça fasse plus propre !...dame vous en avez fait des saloperies…bande cochons !... »

Et les soldats de l’époque ont accroché leurs armures aux branches des arbres !

Et ils se sont mis à s’empiffrer avec des kilos de sucre parce qu’ils ne savaient pas encore que le sucre ça donne le diabète. On faisait couler le sang mais on ne l’analysait pas !

On dit aussi que, dès Noël 1914, les soldats allemands se sont mis à entonner des cantiques et que les soldats anglais, qui eussent dû logiquement en profiter pour les zigouiller, ont repris en chœur les mêmes cantiques, mais en anglais. Du coup ça leur aurait donné une idée : « et si on jouait au foot ? » Ils sont allés demander à Dieu une autorisation, mais Dieu était introuvable ! Reparti dans ses appartements célestes ?  Au bout d’une semaine, cependant, les footballeurs se sont lassés de ce jeu où l’on ne produit que très rarement des morts. Et puis les autorités militaires se sont senties inutiles, alors elles ont donné l’ordre de cesser ces gamineries et de se remettre au boulot. En traînant la patte, les combattants ont fini par leur obéir. On dit que Dieu est venu siffler la fin du match. Ca se passait près d’Ypres, (prenez des notes, on ne s’instruit jamais assez !) où l’on avait déjà expérimenté les gaz de combat, notamment celui qui deviendra le plus populaire : l’ypérite. Allez voir vous-même le monument aux morts à Ypres. Cinq mille noms y sont gravés dans la pierre, ce qui, au passage, en rend la lecture fastidieuse à la longue.

 Sans compter qu’on ne peut pas vraiment lire ceux du haut, sans disposer de jumelles. Mais je m’éloigne du sujet, qui est la trêve des confiseurs.

 Je tire de cette expression au moins deux leçons.

La première c’est que si l’on refuse de faire la guerre, collectivement, la guerre n’existe plus. Il est donc évident que la guerre est voulue, ou au moins acceptée, par les combattants eux-mêmes, parce qu’ils aiment, mis à part quelques illuminés, s’entretuer. Cette remarque n’est pas nouvelle, elle avait déjà été faite dans l’Antiquité, reprise par La Bruyère puis par les socialistes pacifistes, dont certains, pas tous, pas Louis Lecoin, sont devenus par la suite, les alliés du nazisme. Dans le cerveau de l’immense majorité des êtres humains, le désir de tuer l’autre est plus fort que l’appétit pour les friandises sucrées. Dans un sens c’est plutôt bon pour la santé et l’on n’a jamais vu un combattant victime du diabète après avoir ingéré un projectile bien placé.

 Mais je vous ai promis une autre remarque d’ordre philosophique. La voilà. Durant la trêve des confiseurs, qui concerne tous ceux qui travaillent et notamment les chefs d’états, qui ne travaillent pas mais nous exploitent, il y en a qui en profitent pour « se sucrer ». Attention, pas comme vous et moi ! Pas mettre un sucre dans le café du matin !

« Se sucrer, c’est (je cite Alain Rey) s’octroyer une large part d’un bénéfice, au détriment des autres ». Selon Alain Rey, c’est peut-être aussi l’extension d’un sens conventionnel : « se sucrer de quelqu’un : le prendre pour un imbécile. ». Mais il y a pire, peut-être : « Se sucrer, c’est maltraiter en parlant de la police, assaisonner. »

Ce qui est paradoxal, c’est que, par antiphrase, on dise : « il m’a salé » ou il « m’a sucré », en parlant d’un juge.

 Ainsi, le « sucré-salé » n’est pas une découverte gastronomique récente. On sale le cochon quand on l’a tué, et il s’est sucré abondamment, si on parle d’un vrai cochon, comme Mr Sarkozy par exemple.

 Mr Sarkozy est gastronomiquement à point. Qu’attend-on pour tuer le cochon ?

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Publié par Rolland Hénault
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1 janvier 2011 6 01 /01 /janvier /2011 10:19

PAU — Une militante basque de nationalité française est sous le coup d'une extradition imminente vers l'Espagne depuis que la cours d'appel de Pau a validé le mandat d'arrêt européen délivré par la justice espagnole. (lire la suite) http://www.agencebretagnepresse.com/fetch.php?id=20946

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Publié par Daniel Houguet
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1 janvier 2011 6 01 /01 /janvier /2011 10:14

Au parlement, lundi 13 décembre 2010, la Commission Mixte Paritaire (CMP) a décidé de réintégrer des restrictions à  l'Aide Médicale d'Etat (AME), dispositif de protection de la santé des personnes pauvres en situation irrégulière.

Au préalable, l'Assemblée nationale avait adopté ces restrictions à partir dinformations erronées ou approximatives. Sur la base darguments de santé publique et respectueux du principe dun accès aux soins pour tous, le Sénat avait finalement décidé décarter ces mesures.

Sous la pression de François Fillon et sans attendre les conclusions dun rapport de lInspection générale des affaires sociales (IGAS) et de lInspection générale des finances (IGF), la CMP a fait le choix de  reprendre les amendements votés par lAssemblée nationale,  bien que dangereux pour la santé des personnes et portant atteinte aux fondements mêmes de  la santé publique.

Ainsi, l'accès aux soins de 200 000 personnes, parmi les plus pauvres (le montant de leurs revenus est compris entre 0 et 634 euros par mois), est remis en cause.

Faute de ressources, ces personnes risquent de différer leurs soins. Elles consulteront un médecin ou se présenteront aux portes des hôpitaux dans lurgence ou lorsquelles seront très gravement malades. Les retards à laccès aux soins entraînent des pathologies plus lourdes et par conséquent plus coûteuses.

 Le système daccord préalable exigé avant de pouvoir bénéficier de soins hospitaliers lourds va encore alourdir la facture pour la collectivité en retardant les prises en charge et en imposant des contraintes administratives coûteuses et redondantes.

Avec la réduction du panier de soins, lécart en termes daccès aux soins avec le reste de la population va encore se creuser, les plus pauvres étant les plus pénalisés.

Cette politique est contraire à toutes les préconisations en matière de santé publique qui recommandent de multiplier les mesures en faveur de la prévention et du dépistage, pour une prise en charge la plus précoce possible des pathologies graves (cancers, maladies cardio-vasculaires, neurologiques, diabète, etc).

Les associations membres du CISS, de la FNARS, de lODSE et de lUNIOPSS sindignent du choix fait par les membres de la CMP. Sous la pression du Gouvernement, ils ont privilégié les enjeux politiciens et électoraux liés à limmigration au détriment des recommandations des professionnels de santé, des revendications des associations de malades et des politiques de santé publique menées par le ministère de la Santé. Ces mesures auront des conséquences graves sur la santé et la vie des plus vulnérables dont le Gouvernement et la majorité parlementaire auront à porter la responsabilité.

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Publié par Ghislaine Millet
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1 janvier 2011 6 01 /01 /janvier /2011 10:11

Julian Assange et Eric Cantona ont défrayé la chronique ces derniers temps. Le premier en publiant des documents confidentiels du gouvernement US. Le second en appelant à faire s'effondrer le système bancaire. Mais quel point commun y a-t-il entre le cyberactiviste australien et l'ancienne gloire de Manchester ?
>
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VOIR LA VIDEO
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L'équipe d'
Investig'Action et Michel Collon vous souhaitent de bonnes fêtes de fin d'année.

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Publié par Michel Collon
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1 janvier 2011 6 01 /01 /janvier /2011 09:40

Madame le Ministre des Affaires Étrangères,

A l’Assemblée nationale, le 22 décembre dernier, vous avez répondu à la question du député Hervé de Charrette, qui vous interrogeait sur l’inaction de l’Union européenne au Proche-Orient. L’ancien ministre y soulignait à juste titre que cette situation était plus que choquante, eu égard aux déclarations faites par cette dernière, notamment la déclaration du Conseil des ministres des Affaires étrangères 8 décembre 2009.

1. Dans votre réponse, vous avez affirmé qu’il n’était pas possible « pour des raisons de stabilité régionale » de rester sur l’échec actuel. Certes, la question de la stabilité est majeure mais ne pensez-vous pas que cette instabilité régionale est la conséquence d’une politique et des complicités dont celle-ci bénéficie et non pas un fait en soi ? Quelle résulte du refus obstiné de l’État d’Israël d’appliquer les résolutions pertinentes des Nations unies sur les conflits israélo-palestinien et israélo-arabe ? Et n’estimez-vous pas que les Palestiniens n’en peuvent plus de cette injustice qui les frappe – et la société israélienne par ricochet – depuis plus de 40 ans ? L’instabilité régionale est fruit de la complaisance de la « communauté internationale » à l’égard de cette injustice, de son refus d’imposer fermement le droit à Israël aussi.

Vous agissez et vous sanctionnez quand il s’agit de la Côte d’Ivoire, par exemple. Mais quand il s’agit de l’État d’Israël, qui pourtant piétine chaque jour les décisions de l’ONU, le mot sanction – et plus encore la chose – disparaît de votre vocabulaire.

Pis : comme ministre de la Justice et Garde des Sceaux vous avez fait envoyer, début 2010 aux Parquets, une directive exigeant qu’ils poursuivent celles et ceux de nos concitoyens qui - devant l’inaction de la communauté internationale, de l’Union européenne et de votre gouvernement - ont décidé de recourir au boycott citoyen des produits israéliens, comme leurs aînés l’avaient fait contre l’Afrique du Sud de l’apartheid. Vous avez même inventé un « boycott des produits casher », dont je vous mets au défi d’apporter la moindre preuve de l’existence dans notre pays, pour leur appliquer l’article 24 alinéa 8 de la Loi du 29 juillet 1881 réprimant la « provocation publique à la discrimination » : un tract distribué ou un autocollant apposé pourrait leur coûter, comme dans la plus sinistre des dictatures, trois ans de prison ferme, 45 000 euros d’amende et, pour les fonctionnaires, la radiation à vie.

Bref, au lieu de sanctionner Israël pour ses violations permanentes du droit international, vous sanctionnez ceux qui appellent au respect de ce droit et à la fin de l’impunité d’Israël. C’est le monde à l’envers : vous traitez comme des criminels celles et ceux qui veulent le droit et protégez comme des innocents les responsables – dixit le rapport Goldstone – de « crimes de guerre, voire contre l’Humanité ».

2. Toujours dans votre réponse du 22 décembre, vous évitez en revanche soigneusement d’informer la représentation nationale d’un aspect majeur du Conseil des Affaires générales de l’Union européenne tenu le 13 décembre dernier : à savoir que celui-ci se proposait, « le moment venu », de reconnaître l’existence d’un Etat de Palestine.

Or ce serait un acte politique majeur, de nature à débloquer une situation d’impasse qui peut, à tout moment, menacer gravement la paix mondiale. Reconnaître de facto et de jure un État palestinien dans les frontières de 1967 avec Jérusalem-Est comme capitale et contribuer à ce qu’il soit bientôt accueilli au sein des Nations unies, comme l’a envisagé le président américain Barack Obama dans son discours à la dernière Assemblée générale de l’organisation, voilà une décision que peut prendre sans tarder l’Union européenne. Car le « moment » n’est pas à venir : il est venu.

Au lieu d’agir, vous qui vous réclamez du gaullisme vous plaignez de n’être pas assez associée à la stratégie américaine, laquelle, c’est l’évidence, est paralysée devant l’intransigeance des dirigeants israéliens. Mais qui vous empêche de peser de tout votre poids en reconnaissant immédiatement l’État de Palestine ? Personne ! Qui donc pourrait empêcher l’Union européenne de faire ainsi bouger les lignes ? Personne !

Eh bien, c’est ce que je vous demande de faire, Madame le Ministre.

Je demande que la France déclare solennellement et officiellement reconnaître l’État de Palestine et entraîne les autres membres de l’Union à agir de même, comme le font en nombre grandissant des États du continent latino-américain, et ce sur la base des paramètres connus, et rappelés ici, conformes au droit international.

Pourquoi l’Union européenne devrait-elle se placer à la remorque des États-Unis et se rendre dépendante de leur crise stratégique ? Elle peut, au contraire, marquer de son empreinte la politique mondiale. Elle le doit.

Et je vous demande instamment, par cette lettre ouverte, de faire dès aujourd’hui : que la France reconnaisse l’État de Palestine dans les frontières d’avant la guerre de 1967, avec Jérusalem-Est comme capitale : et qu’elle contribue décisivement, comme membre permanent du Conseil de sécurité son admission comme membre de plein droit par l’Assemblée générale des Nations unies.

Je vous prie de croire, Madame le Ministre, en l’expression de mes sentiments respectueux.

 

Jean-Claude Lefort

 Président de l’AFPS

 Député honoraire Association France-Palestine Solidarité (AFPS) 21 ter Rue Voltaire 75011 Paris

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Publié par Paul Hénault
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