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26 mars 2016 6 26 /03 /mars /2016 10:50

Vous avez signé la pétition "Non au Centre d'engraissement des 1.000 veaux, dans La Creuse.
Le grand jour approche ! Venez au secours de 1000 veaux qui seront parqués dans des hangars, qui ne verront la lumière du jour, au bout de 8 mois, que pour se faire égorger à l'abattoir de la SVA JEAN ROZE !
La mobilisation citoyenne est une force qui peut renverser tous les dictatures !
Nous allons renverser celle de la filière viande et de la FNSEA !
Malgré l'annonce d'une ouverture de la Ferme-Usine, au mois de mars, les travaux ne sont pas encore finis, tout est encore possible !
Dès la semaine prochaine, nous lancerons une seconde procédure juridique.
Une très bonne nouvelle: la troupe LIMOUZI SAMBA GANG sera parmi nous pour animer la marche de ce samedi 26 mars.
Marciello Kafka "ouvrira le bal" avec un concert de chanson française, de 13h à 14h. Ce sera l'occasion de découvrir l'hymne des 1000 Veaux qu'il a composé pour l'occasion !
"La Page Facebook de Marciello Kafka"
Attention, nous rappelons que l'heure de RDV a été avancée de 30 minutes. Le RDV est toujours Place Bonnyaud, Guéret, à 13h au lieu de 13h30.
Beaucoup de personnes pensent que la manifestation a été annulée en raison des attentats à Bruxelles. Nous maintenons la manifestation. La préfecture n'a donné aucun ordre d'annulation.
Nous déplorons ce qui vient de se passer en Belgique et toutes nos pensées vont aux familles des victimes. Nous condamnons toute violence, que ce soit envers les humains ou les animaux.


Nous comptons sur Vous samedi !
À très bientôt !
Amitiés dans la lutte,
Aurore, présidente de l'OEDA

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Publié par ELIZABETH
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26 mars 2016 6 26 /03 /mars /2016 10:43

Procédons par ordre : ces attentats nous visent, nous, les peuples d’Europe. Le but est de réduire nos libertés, et notre capacité à répondre aux forfaits des puissants. En fait, le premier résultat sera, sans aucun doute, la suspension de toutes les garanties démocratiques. Ça a déjà commencé en France, et maintenant ce sera au tour de la Belgique. Et ensuite, avec quelques attentats supplémentaires, celui de l’Italie, si par hasard nous renâclions à entrer en guerre en Libye.

Mais nous, les Italiens, sommes probablement les plus difficiles à berner, car nous avons déjà connu la période des années de plomb et de la stratégie de la tension. Et cela nous a enseigné comment ne pas tomber dans le piège qui consiste à regarder le doigt plutôt que la Lune. Si on nous dit “Daesh”, nous nous méfions. Il est possible que ce soit “aussi” Daesh, mais ce dernier est seulement l’instrument, le bras armé, mais certainement pas le cerveau. Ce sont là des bombes contre “l’Europe des Peuples”, pour la transformer en annexe de l’Empire, et la pousser toute entière à la guerre, lui passer la muselière, même aux plus récalcitrants. L’avertissement vaut pour tous, pas seulement pour les Bruxellois.

Qui est derrière tout ça ? Impossible de le savoir. Mais une chose est sure : les services secrets européens, tous sans exception, à plus ou moins grande échelle, ne sont que des filiales contaminées par d’autres services secrets. Ou plus probablement, par certains secteurs, certaines branches de services secrets étrangers. Rappelez-vous le superbe film prophétique de Sydney Pollack : “Les 3 jours du Condor“.

C’est pour cette raison qu’ils ne trouvent, et ne trouveront rien : ils ne sont pas en mesure d’enquêter efficacement. C’est pour ça que nous devons retrouver notre souveraineté, et changer ces gens. Changer ceux qui nous gouvernent, et qui mènent l’Europe droit dans le mur, avec des personnes nouvelles, moins lâches et plus visionnaires. Sinon ils nous cuiront à feu doux, avant de nous transformer en esclaves.

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26 mars 2016 6 26 /03 /mars /2016 10:41

En signant un accord —au demeurant illégal en droit international— avec la Turquie pour ralentir l’afflux de migrants, les dirigeants de l’Union européenne se sont engagés un peu plus dans un pacte avec le diable. Une grande partie des 3 milliards d’euros annuels alloués à Ankara servira à financer le soutien aux jihadistes et, par conséquent, à augmenter le nombre de migrants fuyant la guerre. Surtout, en abrogeant dans les prochains mois les visas avec la Turquie, les Européens instituent la libre-circulation entre les camps d’Al-Qaïda en Turquie et Bruxelles. En écrasant les peuples irakien et syrien sous l’oppression des jihadistes qu’ils financent indirectement et en abandonnant le peuple turc à la dictature du président Erdoğan, ils préparent les bases d’un très vaste affrontement dont ils seront les victimes.

Le président Erdoğan n’est pas un homme politique comme les autres. Et il ne semble pas que les Européens, ni les peuples, ni leurs dirigeants, en aient pris conscience.

• Premièrement, il est issu de la Millî Görüş, un mouvement islamique panturquiste lié aux Frères musulmans d’Égypte et favorable au rétablissement du Califat [4]. Selon lui —comme d’ailleurs selon ses alliés du Milliyetçi Hareket Partisi (MHP)—, les Turcs sont les descendants des Huns d’Attila, eux-mêmes enfants du loup des steppes d’Asie centrale, dont ils partageaient l’endurance et l’insensibilité. Ils forment une race supérieure appelée à gouverner le monde. Leur âme est l’islam.

Le président Erdoğan est le seul chef d’État au monde à se revendiquer d’une idéologie suprémaciste ethnique, parfaitement comparable à l’aryanisme nazi. Il est également le seul chef d’État au monde à nier les crimes de son histoire, notamment les massacres des non-musulmans par le sultan Abdülhamid II (les massacres hamidiens de 1894-95 : au moins 80 000 chrétiens tués et 100 000 chrétiennes incorporées de force dans les harems), puis par les Jeunes Turcs (génocide des Arméniens, des Assyriens, des Chaldéens, des Syriaques, des Grecs pontiques et des Yézidis de 1915 à 1923 : au moins 1 200 000 morts) ; un génocide qui fut exécuté avec l’aide d’officiers allemands, dont Rudolf Höß, futur directeur du camp d’Auschwitz [5].

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26 mars 2016 6 26 /03 /mars /2016 10:34

Encore une incroyable histoire de corruption concernant Bruxelles. La Commission européenne est prête à approuver une nouvelle autorisation de mise sur le marché pour un produit reconnu cancérigène, le glyphosate, malgré les avertissements de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et de scientifiques indépendants du monde entier disant que ce produit est toxique pour les humains et les animaux. Mais de fortes protestations ont poussé l’UE à repousser au dernier moment sa tentative de vote pour approbation.

Le commissaire à la santé et à la sécurité alimentaire, Vytenis Andriukaitis, a repoussé la procédure de ré-autorisation ce mois ci, non pas parce qu’il a adopté une courageuse position morale en s’opposant au groupe corrompu qu’est l’Agence européenne pour la sécurité alimentaire, l’AESA, et en interdisant le renouvellement de l’autorisation pour l’herbicide le plus utilisé au monde, le glyphosate. Il est, au contraire, tout à fait disposé à renouveler cette autorisation. Même si un groupe de scientifiques de l’OMS a, en 2015, nommé le glyphosate comme un probable cancérigène humain et animal. Non, il a repoussé l’autorisation seulement parce que quatre États membres ont, contre toute attente, refusé d’approuver le renouvellement. Maintenant, Andriukaitis et le cartel des herbicides et OGM sont en train de chercher un nouveau moyen de réintroduire une demande d’autorisation.

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26 mars 2016 6 26 /03 /mars /2016 10:30

No limit… L’espèce de slogan automatique de la modernité a balayé la réflexion parlementaire, dont les représentants ont finalement décidé que le secteur éolien ne serait pas bridé – en tout cas pas par des questions de patrimoine historique, comme les sénateurs en avaient le projet. Désormais donc le projet de loi « Liberté de création, architecture et patrimoine » se voit libéré de toutes nouvelles contraintes au développement de ces turbines. Autant en emporte le vent !

De fait, le mois dernier, le Sénat avait décidé de rendre obligatoire sur la question de l’implantation éolienne l’avis de l’architecte des bâtiments de France afin que les projets d’installations éoliennes, visibles depuis un immeuble classé, un monument historique ou un site patrimonial protégé, ne puissent être envisagés dans un rayon minimal de dix kilomètres.

Les éoliennes l’emportent…

Il va de soi que cette disposition aurait limité le développement de ce secteur, la France comptant quelque 44.000 monuments historiques effectivement recensés.

Afin d’essayer de trouver un compromis entre l’histoire et la modernité, l’Assemblée nationale avait proposé en deuxième lecture que l’on substitue à cette procédure assez restrictive un simple avis de la commission régionale du patrimoine et de l’architecture pour tout projet de développement éolien.

Et, en définitive, la disposition a été purement et simplement supprimée au terme du débat du 22 mars…

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Publié par ELIZABETH
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26 mars 2016 6 26 /03 /mars /2016 10:16

120 morts dans le bombardement d’un marché au Yemen : Hollande exigera-t’il le départ du roi d’Arabie Saoudite ?

C’est la coalition dirigée par l’Arabie Saoudite qui en se livrant à un bombardement terroriste sur un marché qui a provoqué ce massacre de civils.

Étrange le silence des professionnels de l’indignation à sens unique, les BHL et autres ? Pas vraiment car il est vrai que les intérêts en jeu sont sans doute importants pour eux….

Quand le Qatar décroche la coupe du monde de foot, contre toute logique, on imagine bien que les capacités financières des pays du Golf ou de l’Arabie Saoudite sont telles que les dollars calment la conscience de ces fauteurs de guerre, qui réclament la tête de Bachar El Assad mais pas celle du roi d’Arabie Saoudite.

Au contraire F.Hollande a remis la Légion d’Honneur au prince héritier du Royaume saoudien, ministre de l’intérieur de son pays, un boucher de son peuple et des peuples de la région comme au Barein, au Yémen ou en Syrie où l’Arabie Saoudite soutient les groupes intégristes comme Al Nosra ou l’OEI (Organisation de l’Etat Islamique).

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Publié par ELIZABETH
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19 mars 2016 6 19 /03 /mars /2016 10:57

Je me souviens de mon grand père quand il était nourrisson…

Je le revois encore avec sa casquette. Il avait lancé la mode à la maternité et tous les autres nourrissons l’avaient suivi. Ca en faisait un bruit, à base de braillements… Mon grand père était très populaire en nourrisson. Si les nourrissons avaient eu le droit de voter, mon grand père aurait été élu président…

Comme il se sentait bien en ces lieux très hospitaliers, et qu’il n’avait pas demandé à naître, il avait décidé d’occuper l’usine, l’usine à fabriquer des nourrissons. Il avait convaincu les autres.

Assez facilement. Avec de très bon arguments. Il leur disait :

- Dehors, c’est pas beau à voir… il pleut c’est moche, puis vous allez être maltraité. Vous serez obligé de travailler et vous serez très mal payé. Restez donc avec les infirmières…

Alors les nourrissons l’ont écouté. Ils se sont réunis en assemblée générale ils ont dit c’est l’autogestion. Mon grand père alors leur a expliqué :

- Si vous voulez être ouvriers, faut commencer par la casquette !

Ensuite, il a continué, il s’est équipé d’une musette, un litre de rouge à 12 degrés. Il est allé voir le Directeur de la maternité, il s’y est pris comme il faut faire. Maintenant il faut biberonner du vin, et pas du lait. C’est ce qu’il a dit, mon grand père.

Ce qu’il y avait aussi d’original dans la tenue de mon grand père en nourrisson, c’est qu’il avait conservé sa barboteuse. Il avait refusé les habits de l’homme adulte. Il avait eu un grand succès auprès des autres nourrissons, qui l’avaient imité immédiatement.

Le Directeur a tout de suite compris, vu que mon grand père avait entre les mains une pelle de terrassier.

Un an plus tard les voilà tous avec la casquette, la musette et le litron. Sans compter la barboteuse.

Ah c’était de drôles de nourrissons !

Ils y sont restés dix ans, puis vingt ans et on n’osait pas leur envoyer des CRS comme on fait pour les autres prolétaires.

Ca aurait provoqué des protestations de la part des associations humanitaires.

Peut-être même des pétitions.

Tant et si bien que la situation a duré très longtemps.

Les journalistes venaient faire des reportages. Ils prenaient des photos qu’ils plaçaient sur internet.

Du coup, il est à l’origine de la fin de la maltraitance.

Mon grand père a été officiellement décoré de l’ordre des Nourrissons Libres, il a été fait Compagnon de la Libération des Nourrissons.

Dans sa commune d’origine, il a même eu droit à un monument. Un sculpteur l’a reproduit en nourrisson avec sa casquette et sa barboteuse. On vient de loin pour voir la statue de mon grand père en nourrisson !

On lui disait souvent, quand on venait lui rendre visite, à la maternité : « comment vous avez fait pour rester aussi jeune ? » et mon grand père répondait :

-« Je n’ai rien fait de particulier… je me suis stabilisé… je n’ai produit aucun effort ! »

Les autres nourrissons l’approuvaient bruyamment, en tapant dans leurs petites mains.

Aujourd’hui, ils vivent tous encore, les nourrissons à casquette…

Et on ne sait pas quand ça s’arrêtera.

Peut-être que ça durera toujours, cette histoire de nourrissons à casquette ?

C’est tellement étonnant !

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Publié par ROLLAND HENAULT
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19 mars 2016 6 19 /03 /mars /2016 10:47

Il faut accepter l’évidence : de Najat Vallaud-Belkacem à Emmanuelle Cosse, nos ministres explorent le champ lexical de la chose… C’est la voix de l’inconscient, diront les psys. À moins que ce ne soit désormais une question aussi récurrente que centrale en Conseil des ministres : jusqu’à quel point le gouvernement Hollande est-il dans la merde ?

Notez, vu comme ils y pataugent tous, on comprend que ça les obsède.

Le mot ou ses attributs deviennent en effet très présents dans le débat public, au point qu’on se demande s’il ne s’agit pas d’une nouvelle stratégie des fameux communicants : c’est le ministre de l’Éducation qui s’emporte sur RTL et dénonce « des bruits de chiottes », puis le nouveau ministre du Logement, Emmanuelle Cosse, qui s’énerve au « Petit Journal » et balance : « Et merde, je ne cumule pas ! » C’est pour faire jeune, peut-être, histoire de désamorcer le prurit estudiantin qui monte en ce début de printemps ?

Il faut les comprendre aussi, ces ministres fraîchement nommés, surtout Emmanuelle Cosse. Quand on a passé comme elle des mois à railler, ricaner, moquer, gloser, chambrer le président de la République, son gouvernement et son (in)action pour finalement aller à la gamelle toute honte bue, c’est difficile, forcément. Ça vous oblige à des contorsions et des retournements qui ne sont guère aisés, même avec un physique d’ablette. Résultat : il suffit qu’apparaisse un micro tendu par un petit malin pour qu’on pète les plombs.

Interrogée par « Le Petit Journal » sur la compatibilité de son mandat de conseillère régionale et ses nouvelles fonctions ministérielles, Mme Cosse s’est méchamment agacée : « Aujourd’hui, je suis conseillère régionale d’opposition, je dois venir défendre mes dossiers en séance une fois par mois. Et merde, à la fin, je ne cumule pas ! » Non, elle empile juste. Elle additionne, ce qui n’a rien à voir. Rien à voir, surtout, avec la 48e promesse de campagne hollandaise ainsi claironnée lors du débat d’entre-deux-tours : « Moi, président de la République, les ministres ne pourraient pas cumuler leurs fonctions avec un mandat local parce que je considère qu’ils devraient se consacrer pleinement à leur tâche. » Une promesse qu’Emmanuelle Cosse a retranscrite à sa sauce, ajoutant au mandat l’adjectif « exécutif ». Or, « un mandat d’élu d’opposition n’est pas une fonction exécutive », dit-elle. Ah ?

Toutefois, sentant bien que celle-ci est un peu chancelante, elle table sur une autre ligne de défense, d’une solidité à toute épreuve celle-là. Et l’on peut croire que, là-dessus, elle recueillera le soutien de toute la classe politique. Furibarde, Emmanuelle Cosse a en effet conclu l’entretien par cette sentence prémonitoire : « Vous contribuez à dénigrer le travail des élus locaux. Le Front national sera très content de tout ça. »

Tenez-vous-le pour dit, Mesdames et Messieurs les journalistes : si vous dénoncez les turpitudes, les petits arrangements et les grosses magouilles, vous allez faire plaisir au Front national. Et ça, c’est pire que toutes les entorses aux règlements et à la loi !

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Publié par ELIZABETH
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19 mars 2016 6 19 /03 /mars /2016 10:42

Le plus grand reproche que l’on puisse faire à l’Union européenne, c’est d’avoir discrédité l’Europe. L’Europe actuelle est, en effet, tout sauf une Europe fédérale, et c’est pourquoi elle est incapable de s’unir dans le respect de la multiplicité des « nous » nationaux, c’est-à-dire des existences collectives qui existent en son sein. Elle n’a jamais voulu se construire comme une puissance autonome, mais comme un vaste marché, un espace de libre-échange censé s’organiser selon le principe exclusif des droits de l’homme, sans attache collective ni allégeance à une chose commune. Elle s’est faite, dès l’origine, à partir de l’économie et du commerce au lieu de se faire à partir de la politique et de la culture. L’idée sous-jacente était que, par une sorte d’effet de cliquet, la citoyenneté économique entraînerait inéluctablement la citoyenneté politique. C’est le contraire qui s’est produit.

Conformément aux diktats du « sans-frontiérisme » libéral, l’Europe a voulu s’unifier dans une perspective « universelle », en se référant à des notions abstraites sans aucun ancrage culturel ou historique pouvant faire sens pour les peuples. Loin de protéger les Européens de la mondialisation, l’Union européenne est ainsi devenue l’un de ses principaux vecteurs. Au lieu de chercher à faire émerger une volonté politique commune fondée sur la conscience d’un destin unique, elle a choisi de s’ouvrir au monde sans réaliser qu’on ne peut s’adapter aux circonstances extérieures sans posséder un principe intérieur. Loin de se situer dans la perspective d’un monde multipolaire, elle s’est mise au service d’une « religion de l’humanité », préfigurant ainsi un ordre cosmopolitique fondé sur l’universalisation de la démocratie libérale (un oxymore dont le sens exact est la soumission des procédures démocratiques au système du marché).

Le drame est que plus les politiques que la Commission européenne met en œuvre échouent, plus elle s’obstine à persévérer dans la même voie, convaincue qu’elle est que tout va s’effondrer si l’on interrompt sa fuite en avant. On n’échappera donc pas à cette fuite en avant. Ni à l’effondrement.

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19 mars 2016 6 19 /03 /mars /2016 10:36

Depuis l’accord de Doha et l’élection anticonstitutionnelle de Michel Sleiman comme président de la République, en 2008, le Liban n’a pas connu d’événement politique marquant jusqu’à août dernier. Au cours des sept derniers mois, le pays a été secoué lors de la « crise des ordures » par des manifestations susceptibles de déboucher sur une seconde « révolution du Cèdre », puis par une crise de confiance avec l’Arabie saoudite et ses alliés, enfin par une mise en cause internationale du Hezbollah. Trois événements qui, pris séparément, semblent s’expliquer par eux-mêmes et ne débouchent sur rien. Et pourtant…

En août 2015, débuta subitement la « crise des ordures » : l’État ne parvint pas à renouveler le contrat de ramassage des poubelles par la société Sukleen. En quelques jours, le pays dans son ensemble devint une vaste poubelle, les déchets s’amoncelant dans les rues. Des manifestations se formèrent accusant le gouvernement d’incurie. Bientôt des milliers de manifestants clamaient dans le centre de la capitale que les politiciens eux-mêmes étaient des ordures, pillant l’État au détriment des citoyens. Des médias évoquaient un début de révolution colorée comparable à la « révolution du Cèdre » organisée par les États-Unis après l’assassinat de l’ancien Premier ministre Rafic Hariri ; d’autres médias évoquaient une extension du « printemps arabe » [1]. En définitive la fureur populaire retomba car le système communautaire unique du Liban —imposé par la France— attache chaque citoyen à sa communauté religieuse et l’empêche de se positionner sur les questions nationales.

Toutefois, sept mois plus tard, la crise des ordures n’est toujours pas résolue. Certes, la capitale et les grandes villes sont nettoyées, mais dans de nombreuses régions, les poubelles s’accumulent répandant une odeur nauséeuse. La persistance et la généralisation de ce problème ont des conséquences en matière de santé publique. Les virus se propagent et presque tous les Libanais sont malades épisodiquement. Elles ont aussi des conséquences économiques. De facto, le tourisme, principale source de revenu officiel du pays, est en forte baisse.

La seconde crise a débuté avec l’annulation du don saoudien de 3 milliards de dollars à l’Armée libanaise [2]. En réalité, ce « don » était la rémunération versée à l’Armée libanaise pour avoir détruit le témoignage de Majed el-Majed qu’elle avait arrêté lors de son transport en ambulance, le 26 décembre 2013. Le célèbre terroriste était le représentant du prince Bandar Ben Sultan au Levant. Il était suspecté de connaître personnellement la totalité des politiciens qui soutiennent secrètement les jihadistes. Son témoignage aurait gravement mis en difficulté le royaume saoudien. L’homme eut la bonne idée de mourir après quelques jours de détention sans que son témoignage détaillé ne soit enregistré [3].

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Publié par ELIZABETH
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