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7 mai 2016 6 07 /05 /mai /2016 10:46
Au revoir Siné !

Ce jeudi 5 mai, à 8 heures, le dessinateur Siné est décédé à l’hôpital Bichat des suites d’une opération. Avant-hier, il écrivait sa dernière zone, publiée hier sur le site de Siné Mensuel, son journal :

Ça m’énerve grave.

Depuis quelque temps, vous avez dû remarquer que je ne nageais pas dans une joie de vivre dionysiaque ni dans un optimisme à tous crins, ce qui est pourtant mon penchant habituel. Je ne pense, depuis quelque temps, qu’à ma disparition prochaine, sinon imminente, et sens la mort qui rôde et fouine sans arrêt autour de moi comme un cochon truffier. Mon moral, d’habitude d’acier, ressemble le plus souvent maintenant à du mou de veau ! C’est horriblement chiant de ne penser obsessionnellement qu’à sa mort qui approche, à ses futures obsèques et au chagrin de ses proches ! Je pense aussi à tous les enculés qui vont se frotter les mains et ça m’énerve grave de crever avant eux ! Heureusement que vous êtes là, admirateurs inconditionnels, adulateurs forcenés… vous ne pouvez pas savoir comme vos messages me font du bien, un vrai baume miraculeux ! Et banzaï malgré tout !

Il aurait ajouté : Continuez le combat !

Et le combat continuera en effet, dans Siné Mensuel, selon son souhait.

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7 mai 2016 6 07 /05 /mai /2016 10:43

Le taux de suicide a bondi de 24 % ces 15 dernières années aux États-Unis, avec un pic inquiétant chez les jeunes filles âgées de 10 à 14 ans, selon les statistiques diffusées vendredi par le gouvernement américain. Ce taux a augmenté de 1 % chaque année après 1999, avant une accélération à 2 % par an à partir de 2006, selon les relevés des autorités sanitaires. Cette augmentation a été constatée « tant chez les hommes que chez les femmes, de tous les âges, de 10 à 74 ans », note le rapport du gouvernement.

La plus grosse augmentation a concerné les filles de 10 à 14 ans, dont le taux de suicide a triplé, passant de 0,5 pour 100 000 en 1999 à 1,5 pour 100 000 en 2014. Au total, 150 jeunes filles de cette catégorie d'âge se sont suicidées en 2014, une augmentation de 200 % par rapport à 1999. « Nous voyons des enfants de plus en plus jeunes se suicider », s'alarme Victor Fornari, directeur de la division psychiatrie pour les enfants et adolescents à l'hôpital Zucker Hillside près de New York.

C'est « une réelle inquiétude », a ajouté Victor Fornari, qui n'a pas pris part à cette étude. « Je pense que ça peut être l'illustration d'un accès aux réseaux sociaux, à Internet, avec du cyberharcèlement, et les jeunes sont exposés à des choses plus tôt qu'ils ne l'étaient par le passé », a-t-il encore dit. Le taux de suicide des jeunes garçons âgés de 10 à 14 ans est resté supérieur à celui des filles du même âge, mais il n'a pas connu une telle croissance, passant de 1,9 pour 100 000 à 2,6 pour 100 000, soit une augmentation de 37 %.

Parmi la population masculine, les hommes de plus de 75 ans étaient les plus susceptibles de se suicider, une statistique qui n'a pas changé entre 1999 et 2014. Toutefois, le taux de suicide pour cette catégorie a baissé de 8 % (de 42,4 à 38,8 pour 100 000). La deuxième tranche d'âge la plus à risque chez les hommes concerne les 45-64 ans, qui a connu une augmentation de 43 % en quinze ans (de 20,8 à 29,7 pour 100 000). Chez les femmes, c'est cette dernière tranche d'âge de 45 à 64 ans qui est la plus à risque, un état de fait qui n'a pas non plus changé entre 1999 et 2014. Le rapport souligne cependant que cette catégorie a connu la deuxième plus grosse augmentation (+ 63 %), passant de 6,0 à 9,8 pour 100 000.

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7 mai 2016 6 07 /05 /mai /2016 10:33

Jean-Paul Brighelli est enseignant à Marseille et essayiste. Spécialiste des questions d'éducation, il est ancien élève de l'Ecole normale supérieure de Saint- Cloud, et a enseigné les lettres modernes en lycée et à l'université. Il est l'auteur de La fabrique du crétin (2005, Jean-Claude Gawsewitch éditeur).

Son dernier livre, Voltaire ou le Jihad, le suicide de la culture occidentale, vient de paraître aux éditions de l'Archipel.

LE FIGARO. - François Hollande et ses trois ministres de l'Education nationale successifs - Vincent Peillon, Benoît Hamon et Najat Vallaud-Belkacem - se réunissent les 2 et 3 mai pour les assises de la refondation de l'école au Palais Brongniart. Exercice utile ou opération de communication?

Jean-Paul BRIGHELLI. - Votre question contient la réponse. Les enseignants ont encore trouvé la force, en 2012, de voter majoritairement à gauche — encore que leur vote du second tour n'ait pas débordé d'enthousiasme. C'est un fonds de commerce que la Gauche aime réactiver de temps en temps — de la même manière qu'un partenaire infidèle, après une nuit de fredaines, vous assure ses grands dieux qu'il vous aime toujours, en caressant vos cornes. Mes collègues qui ont voté Hollande en 2012 jurent leurs grands dieux qu'on ne les y reprendra plus — et vu l'incohérence de certaines propositions de l'opposition, ils se demandent à nouveau s'ils ne vont pas replonger. Même si Mme Vallaud-Belkacem a été jusqu'ici le meilleur agent électoral de tout ce qui ressemble à une opposition au gouvernement au sein du corps enseignant — et des parents, qui peu à peu prennent conscience du mauvais tour joué à leur progéniture.

Que penser de la réécriture des programmes - du primaire à la 3ème? Était-elle utile?

La réécriture des programmes était certainement indispensable aux idéologues qui se sont emparé du ministère de l'Education depuis la fin des années 1960. Je dis «idéologues» dans le sens que Hanna Arendt donne au terme, qualifiant ainsi ceux qui ont perdu tout contact avec la réalité, qu'ils remplacent par une fantasmagorie issue de leurs certitudes, mais certainement pas du réel. Les élèves étaient au bord du gouffre: ces programmes, conformes en tous points à l'idéologie européenne des «compétences» (qui fait bon marché des savoirs réels, encore plus des cultures et des langues nationales) leur permet de faire un grand bond en avant.

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7 mai 2016 6 07 /05 /mai /2016 10:25
Disparition programmée de l'argent liquide

Après avoir TOUT financiarisé et effondré les Etats financièrement et économiquement, le Système souhaite maintenant exercer un contrôle absolu sur la monnaie. Ce faisant, il tend à agréger l’humanité et l’ensemble de ses activités autour d’un système monétaire mondial unique, porté par une plateforme mondiale unique aussi. Les tenants de cet outil deviennent alors les maîtres sans partage du monde.

Les élus signent depuis de nombreuses années toute sorte de documents pour que ceci arrive. Lequel d’entre eux auraient l’idée de s’opposer à ce bulldozer ? Par conséquent, cette mutation est rendue parfaitement légale par les représentants des Etats. Cela ne signifie pas pour autant que ce soit légitime !

Au stade où nous en sommes, il est difficile d’imaginer une solution humaine pour stopper ce massacre annoncé de l’humanité. Les autorités nationales n’ont d’ores et déjà plus de pouvoir. Cela doit faire au moins 30 ans que celui-ci est transféré progressivement (cf paradoxe de la grenouille) soit en direct à des organisations (Sociétés anonymes, entités publiques-privées, associations, fondations, etc), soit à des entités supranationales. Le FMI ou la Commission européenne ne sont que 2 exemples parmi tant d’autres.

Les législations nationales ont été subordonnées au droit international qui lui est systématiquement supérieur. Il suffirait que l’une de ces organisations décide de la fin de l’argent liquide/cash pour que l’ensemble des pays s’aligne sur cette décision.

Cette suppression de cash non seulement envisagée mais décidée et en cours de rodage technologique (cf. articles mentionnés précédemment) doit être placée dans un environnement plus large que ces mêmes dirigeants appellent le post-humanisme. On ne peut faire l’économie de l’intégration du transhumanisme. Ce serait une erreur de raisonnement et de vision d’ensemble.

Essayons d’illustrer nos propos par un exemple simple. La disparition programmée du cash a été accompagnée ces dernières années par -entre autres- l’apparition de cartes munies d’une puce RFID. Porter une telle carte permet une géolocalisation permanente de l’individu. En Suisse, même l’abonnement de train CFF est muni de deux puces RFID ! Une pour les trajets en train et une autre pour vous accompagner sur les pistes de ski. En réalité, qui peut dire avec certitude où commence et où finit le contrôle ?

Le vol ou la perte de cette carte munie de ce genre de puce garantit un libre accès à son nouveau détenteur à toutes vos données. On peut raisonnablement imaginer qu’il ne faudra pas beaucoup de temps avant que le Système ne vous demande d’implanter cette puce sous votre peau pour éviter tout désagrément et pour des raisons de sécurité…

Alors peut-on s’opposer à un Système post-humaniste qui prône le transhumanisme ? La réponse est que cela est simplement impossible en cas de suppression du numéraire. Si le Système venait un jour à décider de la généralisation de l’implant de la puce RFID à tout être humain, toute opposition signifierait une totale déconnexion de la vie sociale, économique ou financière…

Un piège semble bel et bien en train de se refermer sur l’humanité.

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7 mai 2016 6 07 /05 /mai /2016 10:09

La fin de l’élevage bovin en Europe ?

Le secteur de l’élevage européen, déjà frappé par la crise agricole, apparait particulièrement vulnérable. Certains évoquent même une disparition pure et simple de l’élevage bovin dans de nombreux pays européens. Les importations de bœufs des États-Unis ont jusqu’ici été limitées, du fait de l’interdiction du bœuf aux hormones et d’un contingent d’importation défini pour le bœuf non traité aux hormones. « Mais les pressions pour lever cette interdiction se sont multipliées », note le rapport [2].

La menace est d’autant plus sérieuse que le traité de libre-échange avec le Canada – le CETA, déjà finalisé, qui doit être ratifié cet automne – prévoit déjà des importations accrues de bœuf canadien en Europe. Une augmentation des quotas d’importation qui pourrait provoquer « une chute de revenu de 40 % à 50 % pour (…) les producteurs européens de bovins », selon Interbev, l’interprofession bétail et viande (lire à ce sujet : CETA : l’accord commercial qui menace les filières locales).

Lourd impact sur l’élevage de volailles et de porcs

Les questions relatives au bien-être animal ont par ailleurs été exclues du Tafta. Or, les normes de bien-être animal sont généralement plus faibles aux États-Unis. Les importations de viandes de volaille des États-Unis ont jusque-là été limitées, l’Union européenne interdisant les « rinçages de réduction des pathogènes » sur les produits volaillers. « L’inquiétude est pourtant forte de voir la Commission européenne préparer le terrain pour une autorisation de ces rinçages chimiques », prévient le rapport. Les groupes de pression travaillent également à l’élimination complète des tarifs douaniers qui provoquerait « une baisse du secteur européen des "viandes blanches", allant jusqu’à 9 % dans les pays baltes ».

Le secteur porcin pourrait lui aussi être gravement affecté. La levée de l’interdiction de la ractopamine, des hormones de croissance utilisées dans les élevages de porcs, est sur la table des négociations. « Les exploitations françaises de type “naisseur” (élevages herbagers extensifs) doivent supporter un surcoût de 29 % par rapport à leurs concurrentes américaines, disséminé principalement sur la main-d’œuvre, l’équipement, les frais vétérinaires et les bâtiments », observe Interbev. Pour réaliser une telle performance, une grande partie des éleveurs américains recourent à des méthodes industrielles : 39 % de la production états-unienne provient de parcs d’engraissement de plus de 32 000 bovins !

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7 mai 2016 6 07 /05 /mai /2016 10:06

Depuis deux mois que vous êtes sur place, vous découvrez l’horreur…

Ce qui se passe ici est révoltant. C’est ni plus ni moins un peuple qui vole la terre d’un autre peuple et dénie son existence. Ces colonies qui se répandent comme le cancer sont totalement illégales. N’importe quel satrape d’Afrique ou d’Asie qui se comporterait ainsi serait traîné devant la Cour pénale internationale. On tire sur des gamins et 200 m plus loin, la vie continue. C’est l’horreur ! Et on a envie de le crier.

Pourquoi, dans ce cas, la cause palestinienne ne mobilise-t-elle pas plus ?

Ce conflit dure depuis 1967. C’est terrible mais on a fini par s’y habituer. Et puis en France, la cause palestinienne a été accaparée par des mouvements d’extrême gauche qui n’ont pas forcément de crédibilité auprès du grand public. Par ailleurs, il y a en face l’État d’Israël qui est un peuple malin, intelligent, bosseur et déterminé. Les Israéliens sont extrêmement habiles dans la propagande.

Vous dites qu’ils font passer les Palestiniens pour des terroristes alors qu’ils ne sont que des résistants…

Exactement. Lorsque nous étions occupés par les soldats allemands en 1940, ceux qui leur tiraient dessus étaient considérés comme des héros. C’étaient les résistants. Les Palestiniens sont des résistants qu’Israël fait passer pour des terroristes. Et cela marche très fort car dans l’esprit européen, terroriste = musulman = Daech. Or nous sommes dans un pays occupé depuis cinquante ans.

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7 mai 2016 6 07 /05 /mai /2016 10:01

Egypte, Inde, Qatar et maintenant Australie... depuis plusieurs années, l'industrie militaire française se porte plutôt bien. Les entreprises d'armement de l'hexagone ont signé de beaux contrats. En voici le top 6.

Le grand bénéficiaire de ces ventes record est sans aucun doute Dassault Aviation, qui célèbre le centenaire de ses avions cette année, et qui a vu son carnet de commandes bondir de 113% en 2015 grâce aux contrats à l'exportation du Rafale, acheté par l'Egypte et le Qatar.

Pourtant, depuis son entrée en service en 2004 dans les forces armées françaises, le Rafale avait essuyé six échecs à l'export. Le récent succès de ses ventes vaudra à Serge Dassault, PDG de l'entreprise éponyme, de déclarer en janvier dernier que «François Hollande et le ministre de la Défense sont excellents pour la vente de nos avions», allant même jusqu'à sacrer Jean-Yves Le Drian de «meilleur ministre de la Défense qu'on ait jamais eu». Un superlatif qui ne risque pas de le quitter puisque le groupe français DCNS vient de remporter le contrat du siècle en Australie pour la construction de douze sous-marins diesel de nouvelle génération. Un contrat militaire de 50 milliards de dollars australiens (34 milliards d’euros), le plus important jamais passé par ce pays, dont l’annonce a été célébrée dans les deux pays. En France, du côté de l’Elysée comme de Matignon, on a aussitôt salué ce succès, particulièrement bienvenu dans le contexte actuel.

Qatar : 6,3 milliards d'euros

Après avoir longtemps été boudé et concurrencé par les F16 américains, le Rafale connaît un nouveau succès avec la vente de 24 avions de combat au Qatar en avril dernier. Les avions, six biplaces et 18 monoplaces, seront livrés à partir de 2018 avec une livraison par mois à raison de 11 avions par an, selon le ministère de la Défense. Ils seront équipés de tous les armements possibles, notamment des missiles de croisière air-sol et missiles air-air les plus récents. Une centaine de mécaniciens qataris très spécialisés seront formés en France, ainsi que 36 pilotes.

En outre, le groupe de construction navale militaire DCNS est candidat à la vente de trois frégates antimissiles à Doha - un marché de trois à quatre milliards d'euros - et le constructeur Nexter pour celle de 300 véhicules de combat de type VBCI (2 milliards d'euros).

En 2014, Doha a également signé une lettre d'intention pour l'achat de 22 hélicoptères européens NH90, d'un montant de près de deux milliards d'euros. Les appareils doivent être fabriqués en France et en Italie.

Brésil : 6 milliards d'euros

En 2008, la France signe avec le Brésil des contrats portant sur l'achat de 50 hélicoptères militaires EC-725 (Caracal) quatre sous-marins d'attaque Scorpène et la construction d'un sous-marin à propulsion nucléaire pour un moment de 6 milliards de d'euros. Parallèlement France s'est engagé à un transfert de technologie.

Egypte : 5,2 milliards d'euros

La France a signé en février dernier au Caire le premier contrat d'exportation de son avion de combat Rafale avec l'Egypte qui en a acquis 24 exemplaires. D'un montant total de 5,2 milliards d'euros, les contrats incluent, outre les 24 Rafale, une frégate multimission FREMM du groupe naval DCNS ainsi que des missiles conçus par MBDA.

Menée en un temps record, à peine trois mois, cette vente à l’initiative du Caire marque le souhait de l'Egypte de diversifier ses sources d'armements et de s'affranchir de la tutelle américaine, dont elle était très dépendante jusque-là.

A Doha, en mars dernier, Jean-Yves Le Drian a par ailleurs aussi réussi à revendre les Mistral qui avaient initialement été construits pour la Russie à l'Egypte. Le montant de l'accord s'élève autour de 950 millions d'euros.

Inde : 8 milliards d'euros... en suspens

Le PDG de Dassault aviation, Eric Trappier, espère conclure «un à deux contrats» à l'exportation du Rafale en 2016, notamment celui maintes fois annoncé avec l'Inde, a-t-il déclaré au magazine Challenges.

Les négociations de vente de 36 avions de combat Rafale à l'Inde coincent en effet sur la question de l'étendue des transferts de technologie à consentir par l'avionneur français. Ces négociations sont en phase finale, mais aucun accord n'a encore été conclu, a précisé il y a dix jours un responsable du ministère indien de la Défense à l'AFP. «Si l'Inde signe pour 36 Rafale, nous serons bien placés pour fournir, si New Delhi confirme son besoin de 126 appareils de combat, les 90 suivants», assure Eric Trappier.

Liban : 2,2 milliards d'euros (partiellement validé)

Un important contrat (dit «Donas»), de 2,2 milliards d'euros, de fourniture d'armements français au Liban conclu en avril 2015 a été suspendu en février dernier par l'Arabie saoudite qui devait le financer par un don. La France avait alors livré 48 missiles antichar Milan mais le gros du contrat n'a pas été exécuté.

Pologne : 3 milliards d'euros (non validé)

Quand Varsovie était gouverné par les libéraux centristes, elle avait opté en avril 2015 pour l'achat de 50 hélicoptères Caracal d'Airbus, estimés à plus de 3 milliards d'euros. Les contrats définitifs n'ont toutefois pas été signés et la nouvelle majorité conservatrice critique le choix d'Airbus, au nom du soutien aux usines polonaises de défense.

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7 mai 2016 6 07 /05 /mai /2016 09:52

Plusieurs dizaines de milliers de personnes ont manifesté samedi 23 avril à Hanovre, dans le nord de l’Allemagne, contre le projet d’accord de libre-échange transatlantique que Barack Obama et Angela Merkel défendent à l’unisson, à la veille de la visite du président américain dans le pays.

Lire aussi : Traité transatlantique: une harmonie encore à trouver

La foule – plus de 35 000 personnes selon la police, 90 000 selon les organisateurs – a défilé dans le calme jusqu’en milieu d’après-midi, arborant des pancartes contre le TTIP, un des acronymes de cet accord très controversé, également appelé Tafta.

« Nous ne voulons pas du TTIP. Nous souhaitons la démocratie, pas la culture du secret et le pouvoir des grandes entreprises », s’insurge Hanna Berlin, une retraitée de 66 ans.

« Il n’y a aucune raison de marcher dans les pas des Etats-Unis. La société européenne n’a pas besoin de progresser au détriment de l’environnement », renchérit Ladislav Jelinek, un Tchèque de 38 ans résidant en Allemagne depuis deux ans.

Avec seulement 17 % des Allemands voyant l’accord TTIP comme « une bonne chose », selon un sondage de la Fondation Bertelsmann, le pays est à la pointe de la contestation européenne et avait déjà vu défiler entre 150 000 et 250 000 personnes à Berlin en octobre. ONG et syndicats dénoncent depuis des mois l’accord, qui nivelle selon eux les normes sanitaires européennes par le bas, et laisse la possibilité aux multinationales de contester les lois d’un Etat devant une justice d’arbitrage.

Scepticisme partagé par les Américains

Le scepticisme enfle d’ailleurs des deux côtés de l’Atlantique : 15 % des Américains pensent que l’accord TTIP est « une bonne chose », contre plus de 50 % en 2014.

En visite à Londres, M. Obama s’est montré compréhensif samedi à l’égard des craintes suscitées par le projet de traité. Par le passé, les accords commerciaux ont « parfois servi les intérêts des grandes entreprises et pas nécessairement ceux des salariés des pays où elles sont installées », a-t-il reconnu.

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7 mai 2016 6 07 /05 /mai /2016 09:50

Heiko Maas n’a pas été en mesure, ce 1er mai, de terminer son speech sur la place du marché de Zwickau (Allemagne). Son discours solennel a été copieusement sifflé, et il a été finalement chassé de la tribune par le public présent. Les gens n’ont pas arrêté de lui crier « traître au peuple », « rat de gauche », casse-toi », « nous sommes le peuple », et autres « Maas doit partir ». Il a donc interrompu brutalement son allocution et s’est enfui, escorté de ses gardes du corps armés, dans sa Mercedes blindée.

C’est ainsi que le journal financier international en ligne Zero Hedge décrit dans un court article le triste état de la démocratie en Allemagne. Car à travers les prétendus représentants du peuple, et leur lucrative collusion avec les intérêts économiques puissants, les hommes politiques de premier plan issus des partis soi-disant populaires de la CDU/CSU et du SPD, dirigent les affaires du pays en étant de plus en plus déconnectés des citoyens et de leurs préoccupations.

Maas est considéré « comme l’un des plus grands artisans de l’élargissement des lois de la censure » en Allemagne. Il a ainsi exigé des poursuites avec des pénalités financières ou même de la prison pour tous les « discours de haine » sur les réseaux sociaux. Récemment, son parti a accusé de lourdes pertes d’influence lors d’élections et de sondages nationaux, qui ont à l’inverse profité à l’AfD (Alternativ für Deutschland), dont les victoires lors des régionales dans l’Est du pays ont fait l’effet d’un tremblement de terre. C’est justement là que le ministre Maas a tenu à faire son discours du 1er mai, un texte que Zero Hedge a illustré avec cette vidéo qui sent la défaite [en allemand sous-titré anglais) :

https://deutsch.rt.com/inland/38106-volksverrater-hau-ab-minister-maas/​

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23 avril 2016 6 23 /04 /avril /2016 11:50
ROLLAND HENAULT : INTERVIEW EXCLUSIVE

Rolland, vous allez sortir le 4 mai un nouveau livre (*), qui sera le quarantième, je crois. Vous avez écrit des milliers d’articles dans des dizaines de journaux, des textes, des chansons, des poésies, des conférences… Il est impossible de tout recenser aujourd’hui. Quel bilan faites-vous de votre carrière d’écrivain ?

Je n'ai pas eu de carrière d'écrivain, contrairement à plusieurs autres crétins, qui font torcher leurs livres par des nègres. Mais j'ai participé à plusieurs journaux, dont celui que j'avais créé avec des copains, "Le Provisoire", qui m'a valu des plaintes pour «injures », diffamation envers l'Armée française, par le ministre soi-même. Ce fut le début d'une longue liste de condamnations, (cinq si j'ai bonne mémoire, car j'ai une vocation de repris de justice. Mais pour de nobles raisons). Par ailleurs, j'ai participé à plusieurs journaux honteusement populaires : "Rouge" du trotskiste Alain Krivine, l'Echo du Centre, qui fut une survivance du communisme égalitaire. Et puis d'autres feuilles plus ou moins anarchistes, l'Union Pacifiste, et un hebdo dissident du "Monde Libertaire", et qui s'intitulait fièrement "Le Libertaire" (sans le Monde). Je n'ai d'ailleurs pas très bien compris ce qui les différenciait… J'ai eu le soutien de la bande de Charlie Hebdo (Cavanna, Cabu, Reiser, Tignous, Siné) avant que ça ne devienne à la mode, de se faire abattre à l’explosif...

Rolland, ce nouveau livre est très personnel. Je dirais aussi qu’il a une résonance mystique. Bien qu’il ne soit pas dépourvu d’humour. Il affiche même un certain panache, à l’image de l’autre personnage du livre, Gérard Depardieu. Etes-vous d’accord avec ce bref résumé ?

Et pourquoi voudriez-vous que les dieux ne croient pas en moi ? Ce que vous appelez une "résonance mystique", pourquoi je n'y aurais pas droit? Je parle directement avec Dieu, je suis comme Gérard Depardieu, d'ailleurs appelez-moi Rolland Hénault-DeparlagrâcedeDieu. J'ai moi-aussi le panache de Cyrano, je lui ai volé cet objet rare pendant qu'il s'amusait à débiter ses tirades… Pour le mysticisme je ne crains personne. C'est parce que je crois en Dieu, mais Dieu ne croit pas en moi ! Je m'interroge toujours pour savoir ce qu'il me reproche. Je suis plein de prières (surtout de "prières d'insérer"). Sinon je suis docile comme un enfant de Choeur…

Que faire d'autre, sinon avec panache ?

Seul, l'art, peut nous combler. Et même infiniment mal. Je suis toujours à la recherche de l'infini dans l'espace et dans le temps. C'est une fatalité qui me poursuit. Ferré peut-être vu comme un mystique.

Rolland, nous sommes en 2016 et tous les gens lucides s’accordent à dire que la civilisation française est presque décimée. Vous qui avez été aussi professeur de lettres, comment expliqueriez-vous à un jeune qui n’en a pas connaissance, le rayonnement qu’a eu notre culture dans le passé ? Et l’extrême tristesse des gens qui l’ont connue et qui la voient s’éteindre ?

Nous sommes en pleine décomposition de cette civilisation chrétienne, qui fut une civilisation fraternelle. A ce sujet il est opportun de lire le "Précis de décomposition" de Cioran. Je souscris entièrement à votre remarque.

La civilisation française est en train de mourir. Et c'est presque désespérant… Mais le seul salut est dans la poésie, dans l'Art. Le rayonnement de la culture française a duré pendant des siècles. Le Moyen Age, et bien avant… Le siècle de Rabelais et le siècle des auteurs dits "classiques". Puis, les Romantiques, le mouvement Dada, il est indécent de jeter tout ça dans les poubelles de l’histoire... Je me sens toujours professeur de lettres… toujours professeur de tout… c'est parce que je suis en possession d'une culture, et qu'elle rassemble beaucoup d'auteurs apparemment contradictoires...

Rolland, on emploie beaucoup aujourd’hui le terme « libéral-libertaire ». Il définit la génération des soixante-huitards arrivés au pouvoir, qui ont encouragé le libéralisme économique en même temps que la libération des moeurs. Quel regard portez-vous sur cette société, vous qui avez défendu toute votre vie des idées « libertaires » ?

Le terme "libéral-libertaire". Ou encore "Bourgeois-Bohême" ("Bobo"). Il y avait beaucoup de traitrises dans les affirmations, les inscriptions sur les murs de 68.

Le terme « libéral libertaire » : c'est une escroquerie ! Le libéralisme ça ne consiste pas à laisser les plus riches aliéner les plus pauvres. Les soixante-huitards sont les plus écoeurants. Il suffisait de leur montrer un petit pouvoir, et ils se jettent dessus.

Je ne sais pas trop ce que c'est que la "libération des moeurs". Pour ma part c'était l'autogestion qui me paraissait intéressante. Mais je ne crois plus que les hommes soient faits pour affronter ce néant…

Je reste près des pacifistes, mais sans illusion. Les hommes ne sont pas prêts pour le pacifisme.

Rolland, si vous deviez donner à un jeune les clefs d’une « instruction » digne de ce nom, que lui conseilleriez-vous de lire, de voir ou d’écouter ? Et même si les conseils sont rarement suivis, quelle attitude lui conseilleriez-vous d’adopter?

J'éviterais les conseils, mais je pourrais suggérer de lire les auteurs marginaux, les maudits, comme Louis Ferdinand Céline. Auparavant, j'aurais lié la littérature à l'histoire. L'une ne va pas sans l'autre. Donc, mais ce sont de simples suggestions, je m'efforcerais de les persuader de l'utilité de la chronologie. Je remonterais à la Bible… les textes fondateurs de la civilisation occidentale sont contenus dans la Bible, Ancien et Nouveau Testament. Mais il faudrait aller très doucement. Observer les préceptes de Montaigne dans les Essais. Montaigne est contre l'école, il est favorable au précepteur. Bien sûr c'était pour les riches, l'enseignement individuel. Mais je pense qu'on ne peut pas s'instruire quand on est une bande de cons. Montaigne écrit: "Il est bon qu'il le (son disciple) fasse trotter devant lui pour juger de son train". Je ne crois pas possible de transmettre les connaissances autrement. Depardieu a eu la chance de rencontrer des "bergers" comme dans la Bible. Ni Depardieu ni Montaigne n'auraient supporté la vie en collectivité. J'ai fui l'école en classe de Première, j'ai fui le lycée d’Issoudun... A un moment, je ne tenais plus en place. J'ai pu lire les vrais auteurs, comme Rimbaud, comme Giono, comme Céline, comme Bernanos, parce que ces auteurs n'avaient pas de préjugés… Ils avaient le courage d'obéir à leurs instincts… En plus Rimbaud écrivait ce qu'il voyait, c'était un visionnaire, il utilisait le langage interdit...

Rolland, vous êtes né dans une ferme de la Champagne Berrichonne en 1940. Vous en êtes parti pour travailler, faire des études, voyager. Vous avez habité dans d’autres villes et connu d’autres milieux. Et pourtant, c’est dans cette ferme que vous retournez, avec ce livre. Comment expliquer qu’un si grand détour puisse vous ramener vers votre lieu de naissance?

Ce n'est pas très original, c'est mon attitude personnelle. J'y vois une adaptation du Voyage d'Ulysse qui revient à Ithaque, mais ce n'est pas prémédité de ma part… Naître dans une ferme c'est pas original du tout. Mais naître dans une ferme, on dit maintenant une "ferme-école", on apprend à vivre avec les animaux, les vaches, les chèvres, les chevaux, les chiens, les chats, la basse-cour, les coqs les poules, les pintades, et les souris, les rats… dans les granges… J'ai toujours quitté ma ferme natale avec beaucoup de regret, voire du désespoir, mais en sachant que j'allais y revenir un jour. J'en étais parti pour travailler. Garder les vaches constituait un programme qui variait selon les saisons. Je crois que les laboureurs étaient plus heureux que les salariés d’usine... Ils vivaient en harmonie avec les saisons… on goûtait aux joies de l'hiver, au réveil du printemps, à la splendeur des automnes, on faisait l'apprentissage des "Travaux et des Jours" comme Hésiode l'avait prescrit, ensuite il fallait participer aux vendanges…. on rédigeait tout ça à la manière de Louis Pergaud, et de Maria Chapdelaine, selon Louis Hémon, et on suivait les jours et les nuits, avec un intérêt d'autant plus vif qu'on avait l'illustration sous les yeux, sous le nez, ça nous entrait dans le corps… Et la fête nationale était doublée du début de la moisson. Ah! Dieu, comme on était réjoui, ravi, c'était du "ravissement" comme dans les textes sacrés. Et bien sûr ce retour au lieu de la naissance s'accompagnait d'une curiosité à l'égard des filles, on cherchait à voir "l'Origine du monde" selon Gustave Courbet...Tout travail scolaire était un déchirement, je n'ai pas trouvé d'autre mot. Car les maîtres d'école accompagnaient les saisons et le Tour de France venait nous conduire à bicyclette et on donnait des noms aux vaches qui étaient des noms de coureurs cyclistes. Et bien sûr on tuait le cochon, on égorgeait les poulets… mais on se rendait pas compte de la douleur des bêtes… Et puis il y avait les saisons, le grand gel en janvier, les premières violettes en mars avril...Tenez j'arrête ici… vous trouverez ça dans le livre, car Gérard Depardieu est un vrai paysan… Il en a les manières, la voix, les gestes.

Après j'ai voulu prolonger ces grandes vacances, et je suis allé en ville, la ville universitaire c'était Poitiers. Et j'étais pion, et, comme il fallait bien se distraire, à Argenton sur Creuse, on cherchait à imaginer des conneries, et j'ai été envoyé en « exil » à Barbezieux, puis je suis revenu à Châtellerault, c'était pratique pour suivre des études supérieures à la Fac de Lettres de Poitiers, et on était en pleine période de l'OAS, et j'étais heureux de ne pas avoir eu recours au piston, j'ai donc obtenu le CAPES écrit et je suis allé passer l'Oral à Jussieu, et j'ai été admis…. et le jury m'a félicité et j'étais connement heureux… ensuite je suis allé à Tours, parcours classique, et j'ai été nommé à Châteauroux et je n'en suis sorti que pour faire de l'enseignement en prison, (où j'ai connu des vrais bandits, qui n'étaient pas pires que beaucoup de gens "honnêtes"). Mes voyages ont consisté à visiter l'Europe Centrale (la Hongrie, la RDA) et je suis allé avec mon frère aîné en Algérie à deux reprises dans les années 72-75, et plus tard au Liban…. Mon frère aîné pensait que son grand-père lui avait refilé l'atavisme oriental. Il en parlait en disant le "Zouave".

C'est pas très original ce que je vous ai raconté. Mais il faudrait tenir compte de mes acquisitions culturelles.

Toujours les mêmes, de l'anarchisme pur en remontant vers la période de l’après-guerre... on ne choisit pas sa date de naissance....

(*) "GERARD DEPARDIEU ET MOI" de Rolland Hénault - 368 pages - Editions de l'Impossible.

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Publié par ELIZABETH
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