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16 juillet 2016 6 16 /07 /juillet /2016 10:13

Ah fromage voilà de la bonne madame
Voilà de la bonne madame au lait
Elle est du bon lait du pays qui l'a fait
Celui qui l'a fait était de son village

Ah village voilà de la bonne madame
Voilà la bonne madame fromage
Elle est du pays du bon lait qui l'a fait
Celui qui l'a fait était de sa madame

Ah fromage voilà du bon pays
Voilà du bon pays au lait
Il est du bon lait qui l'a fait du fromage
Le bon lait qui l'a fait était de sa madame.

Benjamin Péret

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16 juillet 2016 6 16 /07 /juillet /2016 10:07

Comme la mort de tout être humain, le décès de Michel Rocard nous rappelle tristement à notre condition finie ; et bien entendu, sa mort ne peut qu’affliger ses proches.

Mais osons dire que sur un plan strictement politique, sa mort ne saurait dédouaner de son bilan politique cet homme issu comme Blum de la haute bourgeoisie d’Etat qui n’a cessé de combattre le socialisme et le communisme tout en servant sans états d’âme la mortifère « construction » euro-atlantique.

Il est vrai qu’au début des années 70, il n’y avait pas plus « révolutionnaire » – en paroles ! – que celui qui dirigeait alors le PSU. Comme il était alors de bon ton, les dirigeants du PSU et de la CFDT feignaient de prendre « de gauche » le PCF et la CGT, voire d’appeler le prolétariat à "la guerre civile"… Mais bien entendu, c’était un jeu : il s’agissait de minorer le rôle du PCF dans l’union de la gauche en formation tout en « relativisant » les revendications « quantitatives » si vulgaires des ouvriers CGT !

Sitôt la vieille SFIO relouquée par Mitterrand et le PSU liquidé par les siens (fin des années 70/début des années 80), sitôt Mitterrand parvenu au pouvoir, le gauchiste de salon se révéla un parfait gestionnaire de la société capitaliste. Finies les utopies destinées à mordre sur l’électorat communiste. Ministre, puis premier ministre de Mitterrand, Rocard s’évertua à rassurer le patronat et à prendre de droite le président dont il convoitait la place. Se présentant comme un socialiste « moderne » à la manière de Tony Blair, Rocard mit en musique la première austérité dictée par le « virage » de la rigueur qui, dès 81, accompagna la marche à la dévastatrice monnaie unique. C’est à l’époque où Rocard était premier ministre de Mitterrand que le statut des dockers fut durement attaqué et que Renault, semi-privatisée, fut frappé au cœur (fermeture de Renault-Billancourt, licenciement des dirigeants CGT) par celui qui, en 68, prétendait parler au nom du prolétariat. C’est Rocard qui institua la CSG, cette manière d’obliger les travailleurs à financer la protection sociale en lieu et place de plus en plus souvent exempté du paiement de ce salaire indirect que sont les cotisations Sécu…

Plus gravement, c’est encore Rocard qui engagea la France dans la première guerre du Golfe déclenchée par Bush Senior en 91 avec à la clé, un blocus de l’Irak qui allait faire plus de cinq cents mille victimes.

N’ayant pas pu devenir président, Rocard n’en participa pas moins à toutes les campagnes idéologiques qui, du référendum sur Maastricht au référendum violé sur l’euro-constitution, ont permis à la bourgeoisie de mettre en place la funeste « construction » européenne et le ruineux euro qui détruisent notre pays, ses services publics, sa production industrielle, sa langue et ses fondamentaux républicains.

Bien entendu, Rocard n’a pas manqué d’applaudir à la chute des pays socialistes en qualifiant la Révolution d’Octobre de « putsch », lui qui jadis flirtait (le romantisme ne coûte pas cher…) avec l’idée d’une prise de pouvoir par la violence armée. Mais il faut ce qu’il faut pour s’ouvrir un marché et pour, une fois qu’on y a pris près, reformater la demande en fonction de l’offre… Cependant à ce petit jeu, les DSK, les Valls et les Macron trouveront toujours un jeune loup pour les doubler sur leur droite…

Saluons néanmoins un parcours politique sans faute puisque d’un bout à l’autre de son existence, et sans cesser de poser à l’ « homme de gauche » devant nos journalistes aveugles, Rocard aura bien servi sa classe, la grande bourgeoisie, et la stratégie de cette classe : la désintégration européenne de la nation, à défaut de servir le peuple et les idéaux de Jaurès.

A chaque classe ses grands hommes…

par FLOREAL sur INITIATIVE COMMUNISTE

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16 juillet 2016 6 16 /07 /juillet /2016 10:00

En face de ceux qui peinent de plus en plus à rembourser une dette qu’ils n’ont pas causée, il y a ceux qui profitent.

Ceux qui avaient entre dix et vingt ans en mai 68, qui se juchaient sur les barricades, et qui ont réussi. Ils disaient alors: «Jouissez sans entrave!», «Prenez vos désirs pour des réalités», «Il est interdit d’interdire.» Et ils ont bâti un capitalisme à leur image. Un capitalisme du désir sans limite, d’un individualisme forcené. Un capitalisme de l’immédiateté.

Dans les années soixante-dix, alors que la France était majoritairement à droite, ils se voulaient de gauche. Contre tous les interdits bourgeois, contre tous les tabous. L’ordre qui brimait leurs désirs était mauvais, et ils le contestaient. Il fallait faire la Révolution et changer les moeurs pour jouir immédiatement.

Dans les années quatre-vingt, l’âge venant, ils ont mesuré tout l’intérêt du pouvoir, de l’argent, de la réussite. Ils sont devenus gens de droite. Mais comme la gauche est devenue majoritaire, ils ont pris leur carte au Parti Socialiste, et ont formé la «gauche moderne», ou encore les «rocardiens», dont Michel Rocard est innocent, en réalité. Mais cette étiquette leur allait bien, et sous un label de gauche, ils ont entamé l’oeuvre qu’ils auraient tout aussi bien menée à droite si Mitterrand n’avait pas gagné en 1981. Ils ont dérégulé, libéralisé, privatisé, modernisé à tout va.

Ils ont commencé à s’enrichir. Ceux qui sont restés fonctionnaires ont organisé les baisses d’impôt pour ceux qui sont passés dans le privé. Ils ont couvert l’administration de leur chape de plomb et ont écarté tous les gêneurs. Le système est devenu leur chose profitable. Les déficits n’ont cessé de se creuser. Qu’importe, l’essentiel était le moment présent, le pouvoir, la reconnaissance qu’on en retirait. Ne dire non à aucun puissant. Ne se fâcher avec aucun soutien possible, dussent-ils vider pour cela le Trésor public. Les générations futures n’auront qu’à se débrouiller.

L’obsession de la croissance, de l’enrichissement vite et fort, de la réussite ostentatoire sont les mamelles du capitalisme de mai 68. Il se présente sous les apparences louables de l’esprit d’entreprise, de la libre initiative, de la rémunération du risque. Il cache en réalité l’amour de la rente et l’aversion pour l’incertitude. La caricature en est le High Frequency Trading, cette technique de trucage boursier qui permet aux spéculateurs d’empocher à coup sûr des plus-values sur les marchés, sans le moindre risque. Plus de la moitié des ordres passés à New York en relève. Et ceux-là qui transforment la bourse en jeu de bandit manchot nous donnent ensuite des leçons sur l’esprit capitaliste, sur le respect de la morale, et sur l’abomination que constituent tous ces assistés qui vivent de minima sociaux.

Encore cela n’est-il rien. Que dire de ces machines à rente que l’on nomme grandes entreprises, puisqu’elles vivent des petits arrangements décidés par l’État, le plus souvent conduits avec des fonctionnaires complaisants de Bercy. Il suffit de prendre la composition du CAC 40 pour mesurer l’ampleur de la collusion entre les grandes entreprises françaises et la technostructure publique. Pour l’essentiel, ce sont d’anciennes nationalisées: Total, France Telecom, les banques, les compagnies d’assurance, qui ont grandi à l’abri de l’État et qui continuent à obtenir des réglementations protectrices pour leurs petits arrangements.

Il ne s’agit d’ailleurs pas de dire ici qu’elles sont mal gérées, ou qu’elles n’affrontent pas de véritable concurrence. En revanche, elles ne peuvent nier qu’elles bénéficient d’un avantage comparatif certain, par rapport à leurs équivalentes de droit commun, en quelque sorte, puisqu’elles ont toujours disposé d’un accès privilégié à la réglementation. La caricature de ce phénomène reste l’invention par Bercy du bénéfice mondial consolidé, qui a permis à Total d’échapper pendant des années à ses obligations fiscales en matière d’impôt sur les sociétés. Mais que dire de la défiscalisation des stock-options? Des innombrables niches inventées année après année, ni vues ni connues, pour régler les problèmes d’un petit monde discret mais bien résolu à préserver son patrimoine et sa rente?

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16 juillet 2016 6 16 /07 /juillet /2016 09:48

La loi vient d’être promulguée en Russie. Dorénavant, «il est interdit de cultiver des plantes et d’élever des animaux dont le programme génétique a été modifié avec l’utilisation du génie génétique». Sauf pour des expériences à but scientifique, bien sûr. Ainsi, le moratoire introduit en 2014 devient définitif. Or, cette nouvelle législation permet également au gouvernement d’interdire l’importation des OGM à l’issue d’une étude de leur impact sur la population et l’environnement. De quoi barrer la route aux géants occidentaux de la biotechnologie, tels Monsanto.

Plus largement, la loi anti-OGM s’inscrit dans un plan ambitieux du président Vladimir Poutine pour faire de la Russie le plus grand exportateur mondial de produits non modifiés génétiquement et atteindre par la même occasion l’autosuffisance alimentaire d’ici 2020. «Il y a dix ans, nous importions encore la moitié de notre nourriture», rappelait récemment le maître du Kremlin. «Aujourd’hui, la Russie est capable de devenir le principal exportateur (…) d’aliments sains, écologiques et de haute qualité, que les producteurs occidentaux ont perdu depuis longtemps!»

Mieux que les ventes d'armes !

Les exportations agricoles russes rapportent déjà davantage que les ventes de kalachnikovs et autres matériels militaire, notait le mois dernier l’agence Bloomberg. Le pays a même détrôné cette année les Etats-Unis, devenant le premier exportateur mondial de blé.

C’est une sacrée bouffée d’air pour une Russie durement affectée par la chute des cours du pétrole, la plongée du rouble, les sanctions financières imposées par l’Occident après l’annexion de la Crimée et la plus longue récession depuis que Vladimir Poutine est arrivé au pouvoir, il y a seize ans. En tout cas, ce boom agraire lui permet de réduire la dépendance de son pays à l’égard de voisins avec lesquels il est souvent en délicatesse. Ainsi, depuis 2013, les importations de produits alimentaires ont fondu de 40%.

Merci à l'Ukraine et la Syrie

La guerre y est pour beaucoup. Suite à l’embargo russe contre les produits occidentaux (en réponse aux sanctions financières) et celui décrété contre la Turquie (après qu’un avion de combat russe a été abattu à la frontière avec la Syrie), le coût des aliments a pris l’ascenseur dans les magasins et la production intérieure est soudain devenue beaucoup plus rentable. Encouragées par des mesures incitatives, les grandes fortunes russes investissent à tour de bras dans les terres arables. Pour devenir, peut-être, les colosses de demain.

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16 juillet 2016 6 16 /07 /juillet /2016 09:43

Le 9 juillet dernier, le Pr Henri Joyeux a été radié de l’Ordre des médecins pour avoir souligné les contradictions qui existent dans la politique vaccinale en France.

Le verdict de la chambre régionale du Conseil de l’Ordre est tombé. Il est conforme à ce que l’on pouvait attendre d’un système aux abois pour qui la moindre critique est perçue comme une dangereuse subversion.

Le scénario était cousu de fil blanc. L’Ordre des médecins ne pouvait pas laisser passer un discours qui fût légèrement différent de celui des autorités de santé. Cela aurait été contraire au despotisme exercé par cette institution sur les médecins bâillonnés avec la double bénédiction de la Sécurité sociale et des laboratoires pharmaceutiques.

Sans grande surprise, les médias officiels ont répété, sans analyser ni réfléchir, l’information.

Selon eux, le Professeur Henri Joyeux aurait été radié pour avoir « critiqué la vaccination ». Ces médias « oublient » de mentionner que, sans l’alerte lancée par le Pr. Joyeux, personne ne se serait ému de l’augmentation vertigineuse du coût des vaccins obligatoires passé de 7 euros en 2008 à 39 euros à l’heure actuelle.

Personne non plus n’aurait pris le temps de vous expliquer qu’en France on mélange sciemment vaccination obligatoire et vaccination recommandée, notamment pour écouler les stocks de vaccins hépatite B, vaccin controversé et non nécessaire pour les petits enfants.

Tous les médias officiels se font donc les complices d’une stratégie commerciale inique des laboratoires pharmaceutiques. Leurs articles semblent n’être qu’une autre manière de faire de la publicité pour des annonceurs dont l’intérêt premier est que vous soyez désinformés. Dont acte.

Le Professeur Henri Joyeux se donne le temps pour réfléchir à la meilleure manière de répondre à ses détracteurs. Mais il semblerait utile pour tous qu’il fasse appel de cette décision régionale afin qu’elle soit jugée au niveau national. Ce niveau du Conseil de l’Ordre n’est pas plus indépendant que le précédent, mais cela aura le mérite de continuer à faire vivre un débat nécessaire.

Par ailleurs, quelle que soit la position prise par le Conseil de l’Ordre en appel, il restera toujours la possibilité de saisir le Conseil d’État qui, en matière de liberté d’expression des médecins, sera - on l’espère - plus rigoureux et protecteur des libertés fondamentales.

Nous soutenons pleinement et avec détermination l’engagement du Professeur Henri Joyeux dans cette affaire qui reste donc à suivre !

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Publié par ELIZABETH
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9 juillet 2016 6 09 /07 /juillet /2016 11:02
La race noire est grandement supérieure à la race bleue !

Est-ce un effet du réchauffement climatique ? Mais les faits sont têtus, comme le disait le camarade Lénine… Les Noirs ne sont pas bleus. Ils ont beau faire des efforts, et ça n'y change rien. Et, c'est un fait que l'on est obligé d'accepter. La race noire est supérieure à la race dite blanche, et on devrait l'appeler la race bleue. Bien sûr, au cours des siècles, on avait expérimenté les noirs en les faisant mettre aux premières lignes dans les attaques contre les boches. En 1914-18 et en 1939-45. On a pu mesurer les qualités supérieures du cuir des noirs. En effet, la race noire, à cause d'une particularité dans la pigmentation, offre une résistance grandement supérieure aux bleus, fussent-ils qualifiés de blancs. Et on ne sera pas surpris que l'équipe de France utilise mieux les noirs, en les faisant jouer pacifiquement, au football ! Et alors ils font merveille, tous ces "blacks", qu'on n'hésitera pas à qualifier de "nègres". Ainsi on les voit, jouer contre les Islandais, et il suffit de les voir évoluer sur la pelouse du Stade de France. Et les nordiques font pâle figure. Et quand on voit un blanc qui fait grise mine, on se dit que c'est trop, ou pas assez. Et quand on repense à cet extraordinaire Abdel Kader Zaaf, qui fut une lanterne rouge, dans les années cinquante, et ça y était : Bleu Blanc Rouge. Oui, la race noire est supérieure à la race bleue. Et les citoyens auront beau faire, déployer des drapeaux tricolores, comme je les vois faire en cette fin de semaine. On voit même des noirs sur un vélo, dans le Tour de France 2016.

Ah ! on aura bien du mal à les tenir, ces gens multicolores. Et tout ça a commencé par un seul drapeau, dont les couleurs furent dominantes. Et je ne vous dis pas lesquelles. Ah vous êtes bien feintés, je vois !... Sachez seulement que les noirs risquent de déteindre sur les blancs. Or, les blancs ne déteignent jamais sur les noirs. Quant aux bleus, ils deviennent vite envahissants. Et ils déteignent partout. Il suffit de leur planter un petit morceau de bois, et aussitôt ils se métamorphosent en drapeau, par un phénomène surnaturel, il va s'étendre partout.

Je les trouve carrément insupportables, ces bleus. Et je suis scandalisé qu'ils puissent déteindre sur les roses. Parce que les bleus ne sont pas faits pour être roses. Vous avez compris mon raisonnement ? Vous avez de la chance...

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Publié par ROLLAND HENAULT
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9 juillet 2016 6 09 /07 /juillet /2016 10:50

Paris et Londres appartiennent, expliquent madame Hidalgo et mister Khan, à ce réseau des « villes-monde » (c'est une impropriété syntaxique qui piétine les règles du français, mais c'est plus chic que le terme géographique de «villes mondialisées», au programme des classes de quatrième). Une dizaine de grandes capitales appartenant à des pays développés (ou à des zones développées dans des pays qui le sont moins, comme Shanghai ou Mumbai) constitue l'« archipel mégalopolitain mondial » – j'aime assez qu'il y ait « mégalo » dans cette appellation. Les invitations à y entrer sont lancées, mais pour Lagos, qui est pourtant la ville la plus peuplée au monde, ce n'est visiblement pas pour demain.

Et nous ? Et nous, les petits, les obscurs, les sans-grade, habitants de Marseille ou de Trifouillis-les-Oies, Français extrêmement périphériques, comme dit le géographe Christophe Guilluy (le compte rendu de son excellent livre est à lire ici), nous qui nous levons le matin pour faire la queue à Pôle emploi, nous qui n'avons pas de chauffeur dans notre vieille voiture, et qui irons désormais à pied ou en métro parce que le maire de Paris (je tords le cou à quiconque dira « la » maire) vient d'interdire les voitures d'occasion, nous qui risquons de mal voter aux prochaines élections, et même de courir à l'émeute si on nous confisque encore le droit de renvoyer chez eux tous ces politiciens satisfaits, que devenons-nous ?

J'ai écrit par ailleurs, il y a quelque temps, que Paris était un mirage. Une ville qui n'existe pas. Une fiction. Non la capitale d'un pays, mais une étoile dans la constellation des «villes-monde ». D'ailleurs, de pays, d'États, de nations, il n'y en a plus. Hugo parlait des « États-Unis d'Europe » – mais ils nous ont fait l'Europe sans les États, une Europe unie par le réseau des places boursières. Et ils s'étonnent que l'on récuse ce continent désincarné, où ceux qui souffrent, ceux qui ne parlent pas le globish articulé à Bruxelles, sont rejetés dans des périphéries oubliées de Dieu et des politiques.

L'école de Charles-Édouard et celle des « compétences »

Prenez Mme Vallaud-Belkacem. Elle sort de la Rue de Grenelle (7e arrondissement – pas le plus pauvre de la capitale !) dans une voiture aux vitres teintées, parcourt des rues parfaitement propres, voit des gens heureux et bien vêtus – et vêtus à l'occidentale –, des enfants qui s'appellent Charles-Édouard ou Sophie-Prudence, et pour eux d'ailleurs, elle a autorisé toutes les dérogations à sa réforme du collège qui ne concernera vraiment que… nous, nous, les petits, les obscurs, les pauvres, les sans-dents. Nous à qui on interdit dorénavant une école de qualité, une école française où l'on apprendrait la langue et la culture françaises. L'Europe nous a vendu l'idéologie des « compétences », qui est juste l'art de péter avec des cons, et qui n'a aucun rapport avec une vraie culture, avec de vrais savoirs, avec un vrai enseignement. Nous avons refusé Maastricht, on nous l'a imposé. Les politiques sont outrés lorsque le peuple s'exprime – forcément, il y a derrière de vilains hommes avec de vilaines pensées – c'est cela, le « populisme ».

Eh bien, en vérité, je vous le dis : à Bruxelles comme à Londres ou à Paris, ils devraient réviser les programmes d'histoire, que l'on n'a pas encore tout à fait vidés de leur contenu, et se rappeler ce qui est arrivé au marquis de Launay, gouverneur de la Bastille. On peut tromper le peuple un certain temps, mais pas tout le temps.

Jean-Paul Brighelli

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9 juillet 2016 6 09 /07 /juillet /2016 10:43

François Hollande, nous assure-t-on, continue de croire en sa bonne étoile : Président il est, Président il sera. Quitte, s’il y parvient, à vivre en cohabitation après une inévitable gamelle aux législatives ; chose qui, dit-on encore, satisferait pleinement sa nature consensuelle et rassembleuse. Là où l’on voit que, de son ami Chirac, il n’a pas hérité que l’amour de la Corrèze…

Mais si Hollande y croit, sa foi n’est pas vraiment partagée par l’entourage, et le microcosme des ministères est déjà gagné par l’agitation des grands départs. Bref, s’il est question de vacances, c’est davantage celle du pouvoir qui les préoccupe que le farniente sur les plages.

Le Figaro de ce jeudi s’est penché sur le sort de tous ces malheureux qui cherchent fébrilement à « se recaser dans le privé ou l’administration ». Rien de nouveau à dix mois des présidentielles, me direz-vous. Quoique… on dirait bien, quand même, que quelque chose a changé.

Que toute la cour, les conseillers du palais et des dépendances, les serviteurs du roi et de ses ministres lorgnent vers les plus hautes fonctions de l’administration ou des grands groupes, c’est classique. Ce qui l’est moins, semble-t-il, c’est qu’on ne leur déroule plus si facilement le tapis rouge. « L’époque où 18 mois de cabinet valaient 10 ans d’expérience ailleurs semble révolue », disent les recruteurs, d’autant que, « au total, ils sont près de 500 conseillers à chercher la porte de sortie ».

500 conseillers pour en arriver là ! Pas étonnant que personne n’en veuille !

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Publié par ELIZABETH
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9 juillet 2016 6 09 /07 /juillet /2016 10:38

Le 4 juillet, la Commission LIBE (libertés civiles) du Parlement européen a adopté le projet de Directive de lutte contre le terrorisme proposé par la Commission européenne par 41 voix pour, 4 contre et 10 abstentions. La rapporteure PPE Monika Hohlmeier a réussi à faire de ce projet de directive un texte qui pourra servir de parapluie législatif aux pires lois antiterroristes et de surveillance européennes, cédant aux pressions fortes de la France pour élargir au niveau européen les dispositions françaises pourtant très controversés en matière de surveillance ou de censure de sites Internet. La Quadrature du Net dénonce cette européanisation de la surveillance et de la censure extra-judiciaires, laquelle s'accompagne d'un incroyable déni démocratique puisque le texte va faire l'objet de négociations secrètes en trilogue empêchant tout amendement significatif du texte lors de son passage devant l'assemblée plénière du Parlement. Sous couvert de politique sécuritaire, l'Union européenne sape les valeurs qui l'ont fondée.

La directive sur la lutte contre le terrorisme présentée par la Commission européenne en décembre 2015 visait à améliorer la coopération entre services européens et à mieux définir des termes communs pour lutter contre le terrorisme. Mais la rapporteure à la Commission LIBE du Parlement européen, Monika Hohlmeier (PPE), sous la pression de certains États membres comme la France, a durci ce projet pour en faire un texte étendant au niveau européen un certain nombre de mesures qui portent en germe le danger d'une atteinte sérieuse aux droits.

La Quadrature du Net s'inquiète particulièrement du blanc-seing donné à l'extension sur l'ensemble du territoire de l'Union européenne des mesures de blocages de sites Internet mises en place en France depuis la fin de l'année 2014. Ces blocages sans décision judiciaire préalable, sans réelle possibilité de recours et dépourvus d'efficacité sont depuis le début contestés comme attentatoires à la liberté d'expression et d'information, et leur conformité avec la Convention européenne des droits de l'Homme plus que douteuse, comme le rappelle d'ailleurs une étude récente du Conseil de l'Europe. Et pourtant, sous la pression de la France, cette censure extrajudiciaire serait élargie à toute l'Union européenne ! De même, les appels à la collaboration des hébergeurs avec les autorités publiques dans la lutte antiterroriste, inspirés d'une partie du très mauvais rapport de l'eurodéputée française Rachida Dati et des pratiques très controversées d'Europol, risquent d'aggraver la dérive vers la censure et la surveillance extrajudiciaires.

De même, l'élargissement du périmètre des personnes physiques ou morales pouvant être poursuivies pour aide ou complicité de terrorisme est inquiétant. La seule connaissance de la possibilité d'utilisation d'un outil ou d'un service pourrait suffire à déclencher des poursuites pénales. Proposer au public un outil d'anonymisation ou de chiffrement de ses communications pourrait donc être dans l'avenir considéré comme une complicité d'acte de terrorisme.

Plus grave encore, car révélateur des tendances antidémocratiques à l'oeuvre dans les institutions européennes, la Commission LIBE a voté pour donner à Madame Hohlmeier un mandat de négociation directe en trilogue avec la Commission européenne et le Conseil, avant même tout vote de ce projet de directive en séance plénière au Parlement européen1. Les négociations opaques au sein de ce trilogue, où la pression des États membres pour faire chapeauter leurs lois nationales par une directive pourront se faire sans contrôle démocratique, vont donc se dérouler sur une base qui est déjà mauvaise et qui ne pourra probablement que s'aggraver, loin du contrôle parlementaire. Le reste des eurodéputés, qui doit encore se prononcer lors de l'examen du texte en séance plénière, sera mis devant le fait accompli et ne sera plus en mesure d'amender cette directive antiterroriste.

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9 juillet 2016 6 09 /07 /juillet /2016 10:34

Contrairement à ce que l’on dit, les principales conséquences ne seront pas économiques ou financières, mais politiques. En Grande-Bretagne, où le vote a déjà ouvert une crise politique, le Brexit va provoquer une relance de l’indépendantisme écossais et ranimer le débat sur le statut de l’Ulster, voire sur celui de Gibraltar. La City de Londres va plus que jamais se recentrer sur son rôle de paradis fiscal. En Europe, où l’Union européenne reposait sur l’équilibre des trois Grands (France, Allemagne, Royaume-Uni), l’Allemagne devient la seule grande puissance dominante – elle pèse désormais presque un tiers du PIB et 40 % de l’industrie du nouvel ensemble –, mais elle perd les bénéfices qu’elle tirait de son alliance de fait avec l’Angleterre, souvent au détriment des intérêts français.

Mais c’est surtout l’effet domino, c’est-à-dire de contagion, qui va se faire sentir. Le choix des Anglais montre qu’il peut y avoir une vie après l’Union européenne – et qu’on peut concevoir l’Europe autrement. Les Slovaques, qui vont prendre ces jours-ci la présidence de l’Union européenne, sont eux-mêmes des eurosceptiques. Les opinions défavorables à l’Union européenne l’emportent déjà sur les opinions favorables en France, en Espagne et en Grèce. Dans d’autres pays, comme les Pays-Bas, le Danemark, la Finlande, le Portugal, la Hongrie, voire la Pologne, d’autres référendums ne sont pas à exclure.

Est-ce le début de la déconstruction européenne ou l’amorce d’un nouveau départ ?

En théorie, le départ des Anglais pourrait permettre de relancer la construction européenne sur de meilleures bases. Mais en pratique, cela ne se produira pas. Pour « refonder l’Europe », comme certains n’hésitent pas à le dire, il faudrait déjà prendre la pleine mesure de ce qui s’est passé, c’est-à-dire comprendre ce que les citoyens ne veulent plus. Mais c’est l’inverse qui se passe, puisqu’on s’entête jour après jour à expliquer que ceux qui renâclent sont des ignorants, des ringards, des xénophobes, des vieux, etc., et que pour leur faire accepter la potion il va suffire de doubler la ration. Sidérés comme des lapins pris dans la lumière des phares, les dirigeants de l’Union européenne lèchent leurs plaies mais refusent de se remettre en question : la seule leçon qu’ils tireront de ce scrutin est qu’il faut décidément tout faire pour empêcher les peuples de s’exprimer. Qui disait que la folie consiste à refaire toujours la même chose en espérant à chaque fois obtenir des résultats différents ? Les mêmes causes provoquant les mêmes effets, on va continuer à jeter de l’essence sur un feu qui finira par tout embraser.

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Publié par ELIZABETH
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