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8 mai 2019 3 08 /05 /mai /2019 09:22

Je vous attends samedi, mes amis !

Si vous venez en voiture, contournez la manif des Gilets jaunes (chargée en flicaille diverse) en repérant le parcours sur le site https://paris.demosphere.net/rv/70141.

Si vous venez en métro, sachez qu'Oberkampf est rarement bouclée. Les autres, c'est moins sûr !

 

 

 Librairie Publico & Mots et Musique présentent :


Concert : Samedi 11 mai à 17h00
à la Libraire PUBLICO,
145 rue Amelot PARIS 11e

M° République, Oberkampf, Filles du Calvaire

 (1ère partie : Marcel Eglin et Françoise Vincent)

Spectacle sonorisé dans l’arrière-salle de la librairie. Accompagnement : Jérémie Tepper, Christophe Garreau. Prix d’entrée selon ses moyens.

tel : 01 43 84 70 04 – 01 48 05 34 08

 

 

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8 mai 2019 3 08 /05 /mai /2019 09:18

Cela fait six mois que les gilets jaunes se font, tous les samedis, gazer, matraquer, traîner sur le sol par les cheveux, mettre à genoux ou en garde à vue, accessoirement éborgner, mutiler, au point que plusieurs instances internationales ont rappelé à l’ordre le gouvernement répressif – démocratique français -, mais ce monde que l’on dit monde de la culture, monde très mondain où l’entre-soi le dispute à la « beauté des âmes » dans leurs engagements conformes, ce monde opportuniste et frileux n’avait guère soutenu un mouvement dont il était plutôt de bon ton de dire qu’il était d’essence populiste, voire fasciste !

On se souvient, notamment, des déclarations d’Olivier Py, le directeur engagé du Festival d’Avignon ou des évocations d’Hitler et Mussolini à propos du RIC, ou de commentaires très virulents de tel comédien connu, ou très embarrassés de tels autres, car le mondain qui veut faire peuple – fût-il artiste et de gauche – est toujours un peu dans ses petits souliers vernis.

Or, voilà que Le Monde et Libération, dits aussi « Le Monde libéré », publient une pétition du monde de la culture (sic) pour soutenir les gilets jaunes et dénoncer les violences qu’ils subissent, sous la forme d’une tribune, « Nous ne sommes pas dupes », portée par le collectif Yellow Submarine. Il était temps, et la précision est de taille. Continuer à être dupe face à ce qui crève les yeux – au propre comme au figuré – aurait, en effet, relevé non plus de la niaiserie mais de la sottise simple ou de l’hypocrisie sophistiquée. Le Monde libéré ne dit pas si la pétition est subventionnée par le ministère de la Culture, mais tant pis, voilà enfin un franc soutien, clair et net, malgré les nombreux fragments d’une écriture inclusive la plus horrifiante et illisible qui soit.

Pourtant, la surprise se dissipe vite à la lecture des noms des signataires. Sur les près de 1.400 noms cités, peu de gens très en vue ; quant aux responsables du théâtre dit public et des scènes dites nationales, ils semblent inexistants ! Ce monde de la culture là est surtout celui des petits, des obscurs, des sans-grades, qui n’ont ni dotation ni duché culturels, et pas celui des grands héros médiatiques ou des marquis et femmes savantes du théâtre et de l’art ministériels. Cette pétition semble opposer soudain un monde de la culture d’en bas à un monde de la culture d’en haut, faisant apparaître combien il est urgent de réparer la fracture !

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8 mai 2019 3 08 /05 /mai /2019 09:08

Extrait :

Le mouvement des gilets jaunes, dont on assure régulièrement qu’il est « en train de s’essouffler » et qu’il donne lieu à des « violences inacceptables » ?

Un mouvement pacifique et « bon enfant » n’aurait pas obtenu le dixième de ce que les gilets jaunes ont obtenu – même si aucune de leurs revendications essentielles n’a encore été satisfaite. La violence (je ne parle pas de celle des « casseurs » professionnels) est parfois la seule façon de se faire entendre. Le 14 juillet 1789, la prise de la Bastille n’a pas non plus été une promenade de santé ! Relisez les Réflexions sur la violence de Georges Sorel. Cette violence populaire est, de toute façon, peu de choses comparée à la violence systémique des prédateurs en col blanc, des assassins de l’identité, des destructeurs d’acquis sociaux et des maîtres du profit. Quant à l’essoufflement des gilets jaunes, ce ne sera, dans le meilleur des cas, qu’une pause avant les prochaines batailles. Partout en Europe, les classes moyennes sont en voie de disparition et les peuples n’en finissent plus de subir les conséquences des politiques d’austérité. Dans notre société en forme de sablier, la richesse s’accumule en haut de plus en plus tandis que la pauvreté et la précarité augmentent régulièrement en bas. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, on se dirige vers une révolte sociale généralisée.

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8 mai 2019 3 08 /05 /mai /2019 09:06

C’est une révélation du Canard enchaîné. La tournée européenne de “Looking for Europe”, le monologue écrit et interprété par Bernard-Henri Levy, va être le sujet d’un documentaire (si, si !). Déjà, en soi, cette nouvelle est pour le moins surprenante. Canal Plus a attribué 300.000 euros à ce projet – pourquoi pas, c’est une entreprise privée, et Monsieur Bolloré investit son argent où bon lui semble – mais c’est ce qui suit qui tourne au scandale : France 3 (vos impôts) y est allé de 230.000 euros, et ARTE, (toujours vos impôts) de 200.000 euros.

Là où le scandale frôle l’abus, c’est que BHL préside lui-même le conseil de surveillance d’ARTE !

Comme conclut Le Canard : “On n’est jamais si bien surveillé que par soi-même !”

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4 mai 2019 6 04 /05 /mai /2019 09:17

 

 Librairie Publico & Mots et Musique présentent :


Concert : Samedi 11 mai à 17h00
à la Libraire PUBLICO,
145 rue Amelot PARIS 11e

M° République, Oberkampf, Filles du Calvaire

 (1ère partie : Marcel Eglin et Françoise Vincent)

Spectacle sonorisé dans l’arrière-salle de la librairie. Accompagnement : Jérémie Tepper, Christophe Garreau. Prix d’entrée selon ses moyens.

tel : 01 43 84 70 04 – 01 48 05 34 08

 

 

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4 mai 2019 6 04 /05 /mai /2019 09:12

Malgré les nombreux témoignages et les vidéos qui mettent en évidence ses gros mensonges, Rantanplan-Castaner persiste et, continuant à prendre chacun de nous pour l’imbécile qu’il est lui-même, voudrait nous convaincre qu’il ne s’agit en fait que d’une question de vocabulaire. Il regrette, dit-il, d’avoir employé le terme « attaque » au sujet de l’épisode de l’hôpital de la Pitié, affirmant qu’il aurait plutôt dû évoquer une « intrusion violente », quand on sait aujourd’hui qu’il s’agissait pour des manifestants pacifiques de se mettre simplement à l’abri de la bestialité policière. Chipoter sur la qualification d’un événement qui n’a existé que dans l’imagination poussive du ministre des Yeux crevés et des Mains arrachées devrait nous amener, pour rester dans le domaine du vocabulaire, à nous demander si le Pinocchio en uniforme de la Place Beauvau est avant tout un charlatan ou un imposteur.

« Les nouvelles méthodes de domination de l’esprit des masses reprennent les procédés de la grande publicité commerciale en y ajoutant, sur un fond irrationnel, une violence forcenée. Le défi à l’intelligence l’humilie et préfigure sa défaite. L’affirmation énorme et inattendue surprend l’homme moyen qui ne conçoit pas que l’on puisse lui mentir ainsi. La brutalité l’intimide et rachète en quelque sorte l’imposture ; l’homme moyen, défaillant sous le choc, est tenté de dire qu’après tout cette frénésie doit avoir une justification supérieure, dépassant son entendement. Le succès de ces techniques n’est évidemment possible qu’en des époques troublées et à la condition que les minorités courageuses incarnant le sens critique soient bien bâillonnées ou réduites à l’impuissance par la raison d’Etat ou le manque de ressources matérielles. » (Victor Serge.)

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4 mai 2019 6 04 /05 /mai /2019 09:10

Lorsque l’incendie de Notre-Dame a débuté, le 15 avril 2019 au soir, tous les médias français et beaucoup d’étrangers, se sont tournés vers la cathédrale en feu. De nombreuses télévisions étrangères ont débuté leur journal par cette nouvelle, mais pas France2.

La chaîne publique avait prévu de le consacrer au discours annoncé du président Macron concluant le « Grand débat national ». La rédaction, complétement sonnée par l’émoi provoqué par ce drame imprévu, y consacra son journal, non sans avoir au préalable regretté que le président reporte son discours sine die ; un discours à ses yeux beaucoup plus important.

La froideur de la plupart des journalistes et la stupidité des commentaires à chaud des politiques ont soudainement montré le gouffre béant qui sépare leur univers mental de celui des Français. Pour la classe dirigeante, la beauté de Notre-Dame ne saurait faire oublier que c’est un monument de la superstition chrétienne. Au contraire, pour le public, c’est le lieu où les Français se réunissent en tant que peuple pour se recueillir ou rendre grâce à Dieu.

En termes de communication, il y aura probablement un avant et un après cet incendie : une majorité de Français a été sidérée par ce sinistre, et révoltée par l’indifférence arrogante de sa classe dirigeante.

Immédiatement, le président de la République, Emmanuel Macron décidait non pas de reconstruire Notre-Dame, mais de réaliser un projet difficile qui attendait dans des tiroirs depuis deux ans et demi.

En décembre 2015, une mission avait été commanditée par le président de la République de l’époque, François Hollande, et la maire de Paris, Anne Hidalgo. Elle dura une année entière alors qu’Emmanuel Macron était ministre de l’Économie, de l’Industrie et du Numérique.

De nombreuses personnalités y ont participé, dont Audrey Azoulay, alors ministre de la Culture et aujourd’hui directrice de l’Unesco [1], ou le préfet Patrick Strzoda, alors directeur de cabinet du ministre de l’Intérieur et aujourd’hui d’Emmanuel Macron.

Elle était dirigée par le président du Centre des monuments nationaux, Philippe Bélaval, et l’architecte Dominique Perrault.

Constatant que l’île de la Cité est, depuis son remodelage par le Baron Haussmann au XIXème siècle, un complexe administratif fermé au public, hébergeant la Sainte-Chapelle et la cathédrale Notre-Dame de Paris, la mission proposa de la transformer en une « île-monument ». L’opportunité en est fournie par le déménagement du Palais de Justice, la réorganisation de la Préfecture de Police et de l’hôpital de l’Hôtel Dieu. Il sera en effet possible de tout réorganiser.

La mission a ainsi listé 35 chantiers coordonnés, dont la création de voies de circulation souterraines et la mise sous verrière de nombreuses cours intérieures, pour faire de l’île la promenade obligée de 14 millions de touristes annuels et, éventuellement, des Français.

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4 mai 2019 6 04 /05 /mai /2019 09:04

Il y a vingt ans, le 24 mars 1999, treize États membres de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (OTAN), dont les États-Unis, la France et l’Allemagne, bombardaient la République fédérale de Yougoslavie. Cette guerre dura soixante-dix-huit jours et se nourrit de bobards médiatiques destinés à aligner l’opinion des populations occidentales sur celle des états-majors. Les Serbes commettent un « génocide », « jouent au football avec des têtes coupées, dépècent des cadavres, arrachent les fœtus des femmes enceintes tuées et les font griller », prétendit le ministre de la défense allemand, le social-démocrate Rudolf Scharping, dont les propos furent repris par les médias ; ils ont tué « de 100 000 à 500 000 personnes » (TF1, 20 avril 1999), incinéré leurs victimes dans des « fourneaux, du genre de ceux utilisés à Auschwitz » (The Daily Mirror, 7 juillet). Une à une, ces fausses informations seront taillées en pièces — mais après la fin du conflit —, notamment par l’enquête du journaliste américain Daniel Pearl (The Wall Street Journal, 31 décembre 1999). Tout comme se dégonflera l’une des plus retentissantes manipulations de la fin du XXe siècle : le plan Potkova (« fer à cheval »), un document censé prouver que les Serbes avaient programmé l’« épuration ethnique » du Kosovo. Sa diffusion par l’Allemagne, en avril 1999, servit de prétexte à l’intensification des bombardements. Loin d’être des internautes paranoïaques, les principaux désinformateurs furent les gouvernements occidentaux, l’OTAN ainsi que les organes de presse les plus respectés (1).

Parmi eux, Le Monde, un quotidien dont les prises de position éditoriales servent alors de référence au reste de la galaxie médiatique française. Sa rédaction, dirigée par Edwy Plenel, admet avoir « fait le choix de l’intervention (2)  ».

Or ce plan est un faux : il n’émane pas des autorités serbes, mais a été fabriqué à partir d’éléments compilés par les services secrets bulgares, puis transmis aux Allemands par ce pays, qui fait alors du zèle pour rentrer dans l’OTAN. Le pot aux roses sera révélé le 10 janvier 2000 par l’hebdomadaire Der Spiegel et confirmé douze ans plus tard par l’ancienne ministre des affaires étrangères bulgare. A posteriori, le document aurait dû inspirer d’autant plus de méfiance que « fer à cheval » se dit potkovica en serbe, et non potkova, ainsi que le remarqua dès le 15 avril 1999 le député allemand Gregor Gysi devant le Bundestag.

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(1) Cf. Serge Halimi, Henri Maler, Mathias Reymond et Dominique Vidal, L’opinion, ça se travaille… Les médias, les « guerres justes » et les « justes causes », Agone, Marseille, 2014.

(2) Pierre Georges, directeur adjoint de la rédaction du Monde, entretien accordé à Marianne, Paris, 12 avril 1999.

 

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4 mai 2019 6 04 /05 /mai /2019 08:53

En pleine conférence de presse, le Président de la république l’a affirmé : plus de fermeture d’hôpital. Or, patatras, 20 Minutes nous apprend que Saint-Martin-Vésubie (Alpes-Maritimes) va voir son hôpital fermer (bien entendu “provisoirement”…) par manque d’infirmier. Or, la vallée était déjà en situation de désert médical. Situé à 60 km de Nice, le village ne compte plus qu’un médecin.

Les patients sont contraints de se rendre dans un établissement de Nice, à 1h30 de voiture. “On est dans un cercle vicieux : le recrutement est délicat dans la mesure où les gens ne veulent pas travailler dans un établissement qui se casse la figure. Et la situation ne s’améliorera pas tant que de nouveaux soignants et de jeunes médecins ne s’installeront pas”.

Alors, Monsieur le Président ?

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4 mai 2019 6 04 /05 /mai /2019 08:51

La toxicité avérée du glyphosate est enfin reconnue par la Justice américaine, qui a indemnisé le préjudice de Dewayne « Lee » Johnson, en condamnant Monsanto à lui verser 289 millions de dollars, réduits à 78,5 millions de dollars en appel. Plus récemment, le cas d’Edwin Hardeman y a été tranché de façon similaire…

La bataille a fait rage, au Parlement européen, pour éviter l’interdiction du produit sous l’impulsion tant des lobbyistes de la chimie agricole que des groupes et syndicats du productivisme. Au premier rang, la France, qui dispute avec succès, depuis des années, aux Pays-Bas le titre de champion du monde d’utilisation de pesticide par tête d’habitant. On brigue les titres qu’on peut…

Les Pays-Bas ont perdu 75 % de leur biodiversité, la France 25 % (seulement). Il y a encore une marge de tolérance pour les empoisonneurs et surtout pour l’acceptation de rapports fallacieux – rédigés par ces « experts » au profil parfois improbable – présentés aux décideurs, notamment au Parlement européen : « Monsanto savait et ils ont caché la vérité au monde », a affirmé, mercredi 20 mars, Éric Andrieu, député européen PS et président de la commission d’investigation « Pesticides ». Le rapport présenté à Bruxelles était un copier/coller de l’habillage établi par Monsanto…

C’est, aujourd’hui, Bayer qui va payer les pots cassés et les indemnités des condamnations qui vont se multiplier tant aux USA qu’en Europe : cela va se chiffrer en milliards.

Un malheur n’arrivant jamais seul, c’est maintenant en France que la première condamnation a été prononcée, le 11 avril dernier, à Lyon, contre Monsanto, après procédure fleuve, au bénéfice de l’agriculteur Paul François ; les indemnités restent à fixer.

Plusieurs pays (dont le Vietnam, où l’agent orange de Monsanto n’avait pas laissé que de bons souvenirs) viennent d’interdire le glyphosate. Le 15 avril, la CDC’s Agency for Toxic Substances and Disease Registry (ATSDR) a présenté une étude confirmant la toxicité du glyphosate, déjà classé « cancérigène probable » par l’OMS.

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