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6 mars 2010 6 06 /03 /mars /2010 07:39
Magnifique de lucidité et de courage ! J'espère qu'il n'y a pas de "fatwa" la menaçant :

>   ,


Extrait de son discours au Sénat pour la MISSION PARLEMENTAIRE SUR LE VOILE INTEGRAL :

  [... Pour vous dire vrai, à l'enfance et surtout à l'adolescence, je n'ai jamais rêvé de mariage, de prince charmant, de robe longue, de grande maison, d'enfants et de famille.. Les quelques mariages auxquels j'avais assisté, en Algérie, me faisaient sentir que la femme était un objet bien plus qu'un sujet. Inutile de vous préciser que ma perspective était ultraminoritaire, car les femmes sont formatées à devenir des épouses puis des mères dès l'enfance. Je devais avoir, quoi, cinq, six, peut-être sept ans tout au plus, lorsqu'on me somma de rejoindre ma grand-mère dans la cuisine, car ma place naturelle était à mi-distance entre les fourneaux et la buanderie, de façon à pouvoir faire éclater mes talents de cuisinière et de ménagère le moment venu.
>     
>   En 1984, l'Algérie adopte un code de la famille inspiré de la charia islamique. Jai 12 ans à cette époque. Brièvement, ce code exige de l'épouse d'obéir à son mari et à ses beaux-parents, permet la répudiation, la polygamie, destitue la femme de son autorité parentale, permet à l'époux de corriger sa femme et en matière d'héritage comme de témoignage, l'inégalité est érigée en système puisque la voix de deux femmes équivaut à celle d'un homme tout comme les parts d'héritage...
]
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27 février 2010 6 27 /02 /février /2010 08:40

Plaques d'immatriculation

Depuis le traité de Maastricht, la plaque avant est blanche et la plaque arrière est jaune…

Jusque là rien d'extraordinaire. Depuis plusieurs mois, quand vous achetez une voiture neuve ou d'occasion, on vous demande, avec plus ou moins d'insistance, si vous ne voulez pas deux plaques blanches, bien que l'arrêté du 27 avril 2007 modifiant l'arrêté du 1er juillet 1996, laisse le choix entre une plaque jaune ou blanches à l'arrière d'un véhicule automobile.                                                                
Pourquoi ????                                                              
Vous avez peut être remarqué que sur les routes tous les nouveaux radars étaient à prise de vue arrière, ainsi que tous ceux qui sont remplacés par la nouvelle génération. Cela pour pouvoir flasher les motos.              
Oui mais voilà ! Les plaques jaunes suivant la luminosité du jour, floutent plus ou moins les photos des radars. C'est pourquoi, il se peut que vous soyez sûr d'avoir été flashé et n'avoir pas reçu votre P.V.  Les photos n'étant pas exploitables, le chiffre d'affaire des P.V. chute. Et comme il y a de plus en plus de photos inexploitables, du fait que les radars sont orientés en prise de vue arrière, les ministères intéressés veulent des plaques blanches des deux côtés du véhicule. C'est pour cela que l'on voit avec les nouvelles immatriculations, des voitures avec une plaque blanche à l'arrière.                              
VOUS N'AVEZ AUCUNE OBLIGATION D'ACCEPTER DEUX PLAQUES BLANCHES            
La loi européenne de 1998 n'a pas été modifiée et le dernier arrêté en vigueur en France, c'est celui du 27 avril 2007.


Bon à savoir !

 

Lors de la présentation du programme 20/20, on  discutait de pneus d'auto… 

On mentionnait que les pneus avaient une vie de service, du nouveau pour moi.  On rapportait justement que plusieurs personnes étaient décédées à cause de pneus soi-disant trop vieux. PAS USÉS ! Mais trop âgés LORS DE LEUR ACHAT !

Imaginez le paradoxe ! Vous avez bien lu. Trop vieux lors de l'achat.

Voyez en l'explication et la cause ci-après ! Il faut savoir que le caoutchouc durcit avec le temps et se détériore très facilement. 

Or, lors de l'achat, on présume en toute bonne foi acheter un produit de bonne qualité. 

Ça nous paraît une évidence, non ? ERREUR !

Un rapport démontre que certains vendeurs (même les grands magasins) vendent des pneus qui ne sont plus sécuritaires parce que déjà vieillis par le temps.... EN ENTREPÔT.  Mais comment donc nous assurer d'un produit  "f r a i s"   avec le caoutchouc ?  Semble-t-il que c'est facile... Lisez !

En effet, il y a un moyen pour déterminer l'âge d'un pneu. 

Regardez sur le pneu, il y a le nom du fabricant, la grandeur et d'autres détails qui nous sont déjà familiers d'ailleurs.

Mais, à la fin des ces détails, vous aurez noté des chiffres ou nombres additionnels qui seraient stratégiques à la prévention.

En voici une illustration et la signification essentielle :

 

pneus

237 veut dire - fabriqué la 23e semaine de 1997,

463 veut dire - fabriqué la 46e semaine de 1993,

1402 veut dire - fabriqué la 14e semaine de 2002,

5107 veut dire - fabriqué la 51e semaine de 2007, etc.

 

Alors, vous avez beau croire avoir acheté des pneus de fabrication récente et sécuritaires, mais il est possible que vos pneus neufs ne soient  en réalité pas sécuritaires.  En fait, ils seraient déjà d'un âge avancé, de sorte qu'ils présentent des risques potentiellement graves.

Lors de la conduite de l'auto, le pneu peut se détériorer, se décomposer... 

Souvenez-vous que les pneus ne devraient jamais être plus âgés que 6 ans, selon le programme 20/20. 
Cette situation vous surprend ? Plus, vous inquiète pour votre sécurité et celle des vôtres.  Alors, un geste citoyen, s'il-vous-plaît !

Diffusez la présente au cas où... Donc, soyez vigilants quand vous achèterez vos pneus d'hiver.....
 

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27 février 2010 6 27 /02 /février /2010 08:22
  Une expérimentation de « scanners corporels » a commencé ce 22 février à l'aéroport de Roissy sur les vols en direction des Etats-Unis. Cette mise à l'essai débute alors que le projet de loi dit « Loppsi », dont l'article 18 bis encadre l'expérimentation de ce matériel, a été voté en première lecture par les députés mais n'a pas encore été examiné par le Sénat et est encore loin d'être entré en vigueur. La Ligue des droits de l'Homme constate que les gouvernants continuent ainsi à afficher sans complexes le peu de considération qu'ils éprouvent à l'égard de la représentation nationale. Sur le fond, le recours à ce dispositif de contrôle porte une atteinte à l'intimité et à la vie privée équivalente à une fouille intégrale. Il ne saurait donc être envisagé que dans des hypothèses très strictement délimitées et avec des garanties précises. Certaines de ces garanties sont mentionnées dans le projet de loi (consentement de la personne, interdiction du stockage des données) mais d'autres sont renvoyées à un décret en Conseil d'Etat (détermination du champ d'application de ce nouveau système de contrôle). La Ligue des droits de l'Homme appelle à la plus extrême vigilance face aux risques de généralisation de cette technique particulièrement inquisitoriale et à l'anticipation de sa mise en uvre par rapport aux garanties des droits qui auraient dû l'accompagner.  
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27 février 2010 6 27 /02 /février /2010 08:18

>
> Le parlement ougandais s'apprête à adopter une loi condamnant les homosexuels à la prison ou à la peine de mort -- faisons résonner un appel mondial et massif contre cette loi cruelle:
>
>


>

Le parlement ougandais s'apprête à adopter une loi cruelle condamnant les homosexuels à la prison, et même à la peine de mort.
>
> Les critiques de la communauté internationale ont conduit le Président à demander une révision du texte. Mais après une campagne de propagande brutale abondamment financée par des groupes extrémistes, la loi semble sur le point d'être adoptée et risque de provoquer un déchaînement de violence et de persécutions.
>
> Les opposants à la loi sont de plus en plus nombreux, notamment au sein de l'Eglise Anglicane. Frank Mugisha, défenseur des droits des homosexuels ougandais affirme que cette loi va nous mettre sérieusement en danger. Merci de signer cette pétition et de demander à vos amis de nous soutenir également – si la mobilisation mondiale est massive, notre gouvernement se rendra compte que cette loi isole l'Ouganda sur le plan international et retirera le texte.
>
> Alors que le vote est attendu dans quelques jours, seule une forte vague de pression internationale peut permettre de sauver la vie de Frank et de beaucoup d'autres. A nous de rassembler le plus grand nombre de signatures possible pour stopper la loi condamnant l'homosexualité -- cliquez ici pour participer, puis faites suivre cet email:
>
> http://www.avaaz.org/fr/uganda_rights_3/?vl
>
> La pétition sera remise au Président Museveni et au Parlement à la fin de la semaine par les principaux représentants de la société civile et de l'Eglise ougandaises. Le gouvernement s'est déjà opposé à l'organisation d'une manifestation d'extrémistes anti-gay cette semaine, ce qui montre que notre pression donne des résultats!
>
> La loi prévoit l'emprisonnement à vie pour toute personne reconnue coupable d'avoir des relations homosexuelles, et la peine de mort pour les "récidivistes". Les ONG travaillant dans le domaine de la prévention contre le VIH risquent jusqu'à 7 ans de prison pour "promotion de l'homosexualité". Et n'importe quel citoyen peut risquer jusqu'à 3 ans d'emprisonnement s'il est reconnu coupable de ne pas avoir dénoncé une relation homosexuelle à la police dans les 24 heures!
>
> Les défenseurs du texte affirment que la loi protège la culture nationale, mais ses principaux détracteurs sont en Ouganda. Le Révérend chanoine Gideon Byamugisha fait partie des nombreuses personnes qui nous ont contacté. Il déclare que:
>
> Le texte viole nos cultures, nos traditions et nos valeurs religieuses qui nous appellent à rejeter l'intolérance, l'injustice, la haine et la violence. Nous avons besoin de lois qui protègent les gens -- non pas de lois qui les humilient, les ridiculisent, les persécutent et les tuent en masse.
>
> En rejetant cette loi dangereuse et en soutenant le mouvement d'opposition à ce texte, nous pouvons contribuer à créer un précédent important. Il est temps de soutenir massivement les défenseurs des droits humains en Ouganda et de sauver des vies en bloquant ce texte. Signez la pétition ici et faites la suivre à vos proches et vos amis:
>
> http://www.avaaz.org/fr/uganda_rights_3/?vl
>
> Avec espoir et détermination,
>
> Alice, Ricken, Ben, Paul, Benjamin, Pascal, Raluca, Graziela et toute l'équipe d'Avaaz
>
> SOURCES
>
> L'homosexualité considérée comme un crime, Courrier International:
> http://www.courrierinternational.com/article/2010/01/07/l-homosexualite-consideree-comme-un-crime
>
> Homosexuels - Fugitifs dans leur propre pays, AllAfrica.com:
> http://fr.allafrica.com/stories/201002020912.html
>
> Le Vatican et les défenseurs des droits humains contre la proposition de loi homophobe en Ouganda, RNW:
> http://www.rnw.nl/fr/afrique/article/le-vatican-contre-proposition-de-loi-homophobe-en-ouganda
>
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20 février 2010 6 20 /02 /février /2010 09:40

leo_ferre.jpg

Dans « Vous savez qui je suis, maintenant ? », recueil d’entretiens publié par « La Mémoire et la mer », on peut lire ce jugement de Léo Ferré sur Céline :

« …Le voyage, c’est extraordinaire ! Ca a été un gros choc ! j’y ai pris un plaisir inouï, parce que c’était la première fois qu’on pouvait lire des phrases pareilles, des mots aussi bien agencés. J’avais seize ans, j’étais en deuxième et j’avais un ami qui a beaucoup fait pour moi, parce qu’il était plus âgé que moi d’une dizaine d’années. Il me parlait de tas de choses, et il m’avait dit, dès sa parution : « Léo lis ça, c’est le bouquin ! «  J’ai acheté ça et puis je l’ai pris avec moi. Je me rappelle, je l’ai lu à la messe, en coupant les pages et en le mettant dans le livre de messe ! Parce que sinon, je ne pouvais pas le lire ! …un livre comme ça on ne me l’aurait jamais laissé lire. C’est le chef d’œuvre de la littérature du 20ème siècle… ».

Suivent des lignes admiratives sur l’acteur Le Vigan, que Ferré est allé voir au Gaumont Palace.

Il n’y a rien de surprenant dans ces propos de Ferré. En prison, quand j’enseignais à des condamnés à de lourdes peines, tous étaient enthousiastes pour Céline ! Il avait connu la prison et il en disait : « C’est un lieu noble, parce qu’on y souffre ». La prison de Ferré est différente, c’est lui-même, enfermé dans son désespoir, que masque assez couramment l’humour, comme chez Céline.

Et puis il y a cet amour des animaux. Céline, dès les années 20, avait soutenu une association qui luttait contre l'utilisation des animaux dans les numéros de cirque. Ferré considérait « Pépée » comme un être humain. Cette fraternité supérieure pour les animaux unit les deux hommes dans la même fraternité.

Et aujourd’hui, alors que l’humanité est plongée, mondialement, dans un profond désarroi, on dénombre 8 millions de chiens en France ! Ainsi l’image de Céline à Meudon, avec ses chiens, l’image de Ferré sur la pochette de son disque « Un chien à la Mutualité », se rejoignent-elles complètement. Pas étonnant que ces deux génies définitivement irrécupérables incarnent la misère actuelle et annoncent l’apocalypse qui vient.

 

 

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20 février 2010 6 20 /02 /février /2010 09:37

Je me tue à le répéter chaque semaine ici, dans l’Echo Culture du vendredi : il faut surveiller le vocabulaire, sinon, on dérape ! Déjà, déraper : le mot s’emploie, dans un contexte sexuel. Ne laissez pas l’Echo à la portée des enfants, surtout s’ils sont âgés de moins de six ans et n’ont donc pas encore le droit de porter des armes dans leur cartable !

Car le dérapage est le fait de glisser de côté. Or, je vous prie de m’excuser pour ce lexique médical, mais l’homme qui dérape, avant les lois sur la contraception surtout, est celui qui ne se « retire pas complètement ». Une affiche célèbre de mai 68, signée Wolinski je crois, montre de Gaulle baisant la République et disant « Non, je ne me retirerai pas ! ».

Je reviens au dérapage et surtout à la formule couramment utilisée à propos de l’école : « l’escalade de la violence ». Je trouve que l’emploi de ce mot, « escalade », est dangereux. Il évoque un sport parfaitement moral, le ski, où nous obtenons de nombreuses médailles. On oublie que les synonymes, en langage « hard », sont : « grimper, enjamber, monter ». Brassens dans une chanson célèbre (Les trompettes de la renommée, sauf erreur !) parle « d’escalader le Mont de Venus », qui n’est pas un sommet alpin, mais une montagne alpine, à cause de la sonorité finale.

Pourquoi ce début gratuitement pornographique ? Pour vous mettre en bouche, ou pour prendre langue, choisissez vous-même, puisque vous êtes incurablement branchés sur l’érotisme.

La violence à l’école, avec ou sans enjambement (sauf en poésie) m’intéresse d’autant plus que l’on raconte cette belle connerie : « Ca a toujours existé ! »

Alors là, non, c’est un mensonge !

Avant que le marasme économique et social ne s’installe en France, la violence à l’école était rare. Cette violence est directement liée à une politique d’appauvrissement des plus pauvres, aux licenciements, au chômage, à la misère. Misère du langage, misère de la réflexion, misère matérielle.

En 1968, je rappelle qu’on recensait 500 000 chômeurs, qui retrouvaient souvent du travail. Aujourd’hui on ne sait plus comment les compter, mais avec les critères de 1968, on dépasserait allègrement les sept à huit millions.

Pour accueillir ces nouveaux pauvres, les états, imitant le système étatsunien (néologisme qui semble bien fonctionner) utilisent la prison, mais aussi, et on l’oublie souvent, l’école, de la maternelle à l’enseignement dit supérieur. Il s’agit de garder, ou au moins de parquer la jeunesse en rendant plus ou moins complètement impossible toute forme d’enseignement. Il faut, en effet, déculturer la population. Un peuple sans culture redevient barbare, ce qui est au centre du film « la Journée de la jupe », honteusement censuré par les distributeurs de films, (Pathé) alors qu’il avait fait un tabac sur Arte. Ce film est dangereux pour le pouvoir des multinationales.

Le chômage est au centre de la crise actuelle, qui n’est même plus une crise, mais la solution finale de l’Education Nationale ! Car il entraîne la dispersion des familles, la vulnérabilité des jeunes, les vols, les viols, les meurtres, et, pour corser l’ensemble, tous ces dispositifs dits « sécuritaires » qui ne font qu’attiser la révolte individuelle, une révolte sans portée réelle, qui est l’expression du désespoir solitaire.

Car qu’est-ce qu’une école, en France en 2010 ? Un lieu où l’on désapprend, où l’on enseigne les méthodes de marketing (rebaptisé « mercatique », attention les yeux !) au lieu de former les jeunes à la culture générale !

Puis-je rappeler Montaigne ? Je suis sincèrement désolé de devoir faire référence à la vraie culture ! Je cite le début de « L’Institution des enfants ».

Voilà ce qu’il dit, Montaigne : « …on ne recherche pas les lettres pour le gain, ni tant pour les commodités externes que pour les siennes propres, ayant plutôt envie d’en tirer un habile homme qu’un homme savant. »

Oui, je sais, vous n’avez pas connu personnellement Michel de Montaigne, vous êtes plus jeunes que moi, alors je traduis : on n’enseigne pas pour des avantages matériels, et surtout pas pour apprendre à vendre, mais pour les « moeurs et l’entendement », c'est-à-dire pour acquérir une valeur morale en même temps que l’intelligence, la compréhension du monde où nous vivons.

Or, le peuple de 2010 n’est pas plus bête que les criminels qui dirigent la planète. Il comprend très vite que les maîtres du monde sont des voleurs, et que leurs revenus sont indécents. La plupart des jeunes voient très bien que cette société en est arrivée à un tel degré d’injustice qu’il n’est plus possible que ça dure. Alors, ils se déchaînent, les jeunes, mais sans trop savoir où ils vont, quand ils ne sont pas éduqués. Et cette parodie de liberté sexuelle, qui fait répéter sans cesse le mot « bite » à ce pauvre Bigard, ce n’est pas la liberté, c’est une image d’avilissement et d’oppression. Ca autorise les fameuses « tournantes », chez les plus pauvres évidemment.

Car pour employer tous ces mots réputés obscènes, il faut le faire avec art, (moi qui vous parle, je pratique un art difficile ! Jongler avec les couilles du pape demande un apprentissage !) il faut comprendre que c’est de l’art, il y faut du doigté. Le viol et la prostitution bestiale aux ordres des maquereaux ne sont pas des attitudes d’homme libre, mais le pire des esclavages.

L’érotisme et l’amour libre sont les véritables expressions de l’art d’aimer, depuis les origines du monde. Et si l’escalade doit continuer, que ce soit au moins celle que chante Brassens !

 

 

 

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13 février 2010 6 13 /02 /février /2010 08:53
  girafe

Parmi les nombreuses personnalités que je croise dans la vie de tous les jours, j’en remarque certaines, encore plus originales que d’autres, qui osent émettre des soupçons de critiques à l’encontre de ce pauvre M Sarkozy, qui a déjà tant de mal à dépenser tout l’argent que nous lui donnons, sans compter des montres et tout le bling-bling, et les yatchs, et les palaces, que les chômeurs font tant d’efforts, en économisant sur leurs très petites indemnités, pour lui procurer.

Eh bien voilà ce que m’a dit un malappris : « Et Sarkozy, qu’est-ce qu’y fout ? Y peigne la girafe ? ».

Ce début est fort suffisant pour développer tout un article de l’Echo, vous allez voir.

Peigner la girafe est une étrange expression, à première vue. Elle est beaucoup trop grande, la girafe ! et puis quel peigne devrait-on utiliser ? Seulement voilà, l’homme est ainsi fait qu’il cherche des explications à tout.

Voici la première, peu convaincante mais amusante. Je m’amuse d’un rien, il faut dire ! Et je souhaite ne pas vous ennuyer, sinon à quoi ça sert d’écrire ? Raymond Queneau disait joliment, et de manière décalée :

« L’on n’inscrit pas pour affliger les populations ». J’aime cette formule.

Et la girafe ? Non, elle ne s’est pas sauvée, la voici. Donc, en 1827, la première girafe fit son entrée au Jardin des Plantes à Paris.

Or, un employé, qui réussissait à échapper à la vigilance de ses chefs, et qui en profitait pour se reposer d’invisibles travaux, fit l’objet de la question suivante :

-Où étiez-vous ? Que faisiez-vous…

Réponse du lascar :

-Je peignais la girafe !

L’entretien du cou de cet animal peut, en effet, justifier une longue absence, car il s’agit, comme on dit, d’un travail de longue haleine. Toutefois, cette étymologie a pu paraître fantaisiste et l’on en préfère une autre, qui sera davantage dans vos cordes, lubrique lecteur de l’Echo. La voici! Ne l’avalez pas toute crue !

Donc, le cou de la girafe fut comparé à un sexe en érection ! Surtout par les femmes dont le désir était conséquent, car tout de même, je ne vous fais pas de dessin, mais un cou de girafe, c’est un morceau important, très au-dessus de ce que la femme moyenne a l’habitude d’utiliser dans ses transports amoureux.

Pourtant, cette explication prévaut largement, et elle est, si je puis dire, validée par Boris Vian, dans l’un de ses premiers romans, « Vercoquin et le plancton » :

« J’ai tellement peigné ma girafe qu’elle en est morte ! » se plaint une dame, soudain dépourvue de cet obscur objet du désir (cherchez l’auteur de cette formule, travaillez un peu, merde, c’est moi qui fais tout le boulot !)

Donc « peigner la girafe », c’est la masturbation, et, par extension de sens, l’inefficacité. Le disciple d’Onan, en effet, est celui qui ne fait rien. Il pratique, me dit mon dictionnaire, (lequel ? vous ne saurez rien !) « l’oisiveté avec ardeur ». Curieux assemblage de mots, que les spécialistes appellent un « oxymore ». Ne craignez rien, cependant, cet oxymore ne mord pas, il se contente de « branler ». Or, ici, c’est la nécessité de la sémantique qui me contraint à l’emploi de ce que certains considèrent comme de la grossièreté. En effet, le branle est une danse parfaitement chaste, et certains font le rapprochement avec l’expression « branle-bas de combat », qui est un ordre autrefois employé dans la marine lors d’un incident de navigation. Le marin était invité à descendre de son branle, qui est une sorte de hamac, pour aller se défendre, notamment, contre les pirates. On notera au passage qu’un « branleur » est d’abord «celui qui ne fait rien ». Il ne se branle même pas ! Il ne fait rien, je vous dis ! Pourquoi ? parce que, à partir de 1920 environ, l’onanisme masculin est considéré comme acte incomplet, peu viril, et qu’il est la marque d’un épuisement physique et intellectuel de la part de l’homme qui s’y adonne. Et je cite Alain Rey : « le branleur n’est pas un homme ».

Il nous reste à parler du verbe « glander », qui semble nous en promettre de bonnes également.

Je sens que vous allez être déçus ! Car si le gland désigne bien le pénis, et plus rarement l’extrémité antérieure du clitoris (vous ne saviez pas que j’avais fait, aussi, des études de médecine et même de gynécologie ? eh bien vous le savez, maintenant ! Mais je ne pratique plus ces arts martiaux !) le mot désigne bien le « couillon » (premier sens : homme bien pourvu en testicules !) mais surtout l’imbécile.

Et alors le verbe glander ? On ne sait pas trop d’où il vient, celui-là. Si le gland est un imbécile, on peut aussi hasarder « la glandée », c'est-à-dire le ramassage des glands, considéré comme un petit travail (je parle des vrais glands, ceux du chêne !) réservé aux incapables, à ceux qu’on appelait les « idiots de village ».

Et c’était très bien organisé, puisqu’il y avait un idiot par village.

Notez bien que la tradition se maintient, sauf que les idiots, qui sont donc des branleurs qui peignent la girafe, se sont considérablement enrichis.

Par exemple, il y en a un à Neuilly sur Seine. Son nom ? Reprenez l’article depuis le début !

 

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13 février 2010 6 13 /02 /février /2010 08:27

ADDE - Comede - ELENA-France - Emmaüs - Gisti - La Cimade - Ligue des droits de l'homme - Migreurop - MRAP - Réseau Education Sans Frontières - Secours Catholique - Syndicat des Avocats de France - Syndicat de la Magistrature

Centre de rétention du Mesnil 2 :
> non à l'ouverture d'un camp d'internement des étrangers !

Alors que les audiences du procès des inculpés de l'incendie du centre de rétention de Vincennes se poursuivent, l'administration s'apprête à créer à nouveau les conditions d'un drame.

La construction du nouveau centre de rétention du Mesnil-Amelot (77) est achevée. L'ouverture est prévue dans quelques semaines. Avec 240 places de rétention, ce centre sera le plus grand de France. Il s'ajoutera au premier centre de rétention du Mesnil-Amelot qui compte déjà 140 places.

L'entrée en fonction de ce véritable camp marque une nouvelle étape de ce que les associations de défense des droits des migrants ont qualifié depuis 2004 d'industrialisation de la rétention. D'exceptionnel, l'enfermement des personnes en situation irrégulière devient peu à peu un outil banal de la politique migratoire.

Le centre de rétention comptera 240 places dont 40 places réservées aux familles. Il est organisé en 6 unités de vie de 40 places autour de deux bâtiments administratifs jumeaux eux-mêmes reliés par une passerelle de commandement. Une double enceinte grillagée et barbelée entoure l'ensemble du camp. Des dizaines de caméras, des détecteurs de mouvements s'ajoutent à cet univers carcéral.

Comme pour le CRA de Vincennes, l'Administration utilise la fiction de deux centres de rétention mitoyens pour contourner la réglementation : celle-ci limite à 140 places la capacité d'un centre de rétention.

La construction envisagée de deux salles d'audiences à proximité immédiate du camp instituera une justice d'exception éloignée de tout regard de la société civile.

Un centre de 240 places représente une moyenne de 40 arrivées par jour (c'était le cas au CRA de Vincennes avant l'incendie du 22 juin 2008). Comme l'a montré la situation de Vincennes, ce type d'univers déshumanisé favorise, encore plus qu'ailleurs, le non-droit, les violences, les auto-mutilations et les tentatives de suicide.

Les associations signataires s'opposent à l'ouverture du futur centre de rétention du Mesnil Amelot. Elles dénoncent la criminalisation des migrants et appellent les citoyens et les élus à se mobiliser contre l'internement administratif des étrangers.

Premiers signataires :
> ADDE, Comede, ELENA-France, Emmaüs, Gisti, La Cimade, Ligue des droits de l'homme, Migreurop, MRAP, Réseau Education Sans Frontières, Secours Catholique, Syndicat des Avocats de France, Syndicat de la Magistrature

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> Pétition et informations sur le site de la campagne

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>

> Contact  :  contrecramesnil@placeauxdroits.net
>
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6 février 2010 6 06 /02 /février /2010 09:33

Tant pis pour Albert (Camus) ça devient un feuilleton qui ne commence jamais et je vous sens haletants, à l’idée que vous pourriez lire enfin, sous ma plume, des réflexions intelligentes et pas drôles. Parce que l’humour, à force ça fatigue, sans compter qu’Albert n’a guère d’histoire de cul à vous mettre sous la dent, (et est-ce bien le meilleur endroit ?) sauf que vers la fin de sa courte vie, il était de plus en plus attiré par les très jeunes filles et il se posait la question de savoir si ça s’arrêterait à l’âge de la première communion. Voyez, j’en sais quand même, des choses peu connues…je vous titille, je le sens bien, disons que ce sont là les préliminaires à mon grand article sur l’Etranger, de Camus Albert. Et reposez un instant vos mains sur le clavier, vous reprendrez la séance plus tard !

Seulement voilà, il va falloir patienter et rien de tel pour susciter le désir, tous les confesseurs vous le diront, que cette attente du grand moment humide et chaud, où l’homme et la femme ne font plus qu’un seul être gémissant d’amour, et pendant ce temps-là ils nous font pas chier à raconter leurs histoires de cul à la télé en rêvant qu’ils sautent Béatrice Schönberg. Ici je sens que j’ai frisé le mauvais goût, et pire encore : l’antisémitisme. Mais du coup, j’arrive au sujet, le vrai, celui du vendredi 5 février 2010. Et avouez que c’est habile : les procès en sorcellerie (la formule est de Gisèle Halimi, à propos de l’affaire Siné quand cet enculé de Philippe Val l’a viré proprement de Charlie Hebdo). Or, qu’avait dit exactement Siné ? Que le fiston de celui que George Frêche appelle « Le mamamouchi à talons compensés » « irait loin », à cause de son mariage avec une richissime héritière dont il ne citait d’ailleurs pas la « confession ». Si bien que ce sont, dans le cas présent, les juifs eux-mêmes qui sont anti-sémites !

La dernière victime de ces « procès en sorcellerie » s’appelle Georges Frêche. Voici donc sa phrase. Il dit en parlant de Laurent Fabius : « Ce mec, il a une tronche qui n’est pas catholique ! » Observons le lexique de plus près, c’est très intéressant.

Un mec, c’est, à l’origine, un « homme du milieu », un souteneur. Mais, bien plus couramment, un « homme actif, énergique, souvent d’origine populaire », ou, tout simplement, un homme, de sexe masculin. Le mot pourrait venir de « roi, chef » et il ne serait apparu dans la langue française qu’en 1921. Rien de délictueux, donc. Frêche aurait pu dire « un mecton » qui est un petit souteneur, un jeune voyou. Mais il a dit « mec ».

Ensuite il utilise le substantif « tronche », qui désigne la tête, d’après le « tronc » qui est un billot de bois. Le mot, ancien, est seulement populaire et très parisien, selon Victor Hugo. Mais à partir de la fin du 19ème siècle, il appartient seulement à ce qu’Alain Rey appelle le vocabulaire non conventionnel. Puis, peu à peu, il va devenir péjoratif pour s’appliquer à une personne niaise, inintelligente, et manifestement, que l’on soit fabiusien ou non, le leader socialiste est loin d’être bête.

Il n’est pas loin d’être riche, par contre, puisque les mauvaises langues disent que la fortune familiale comporte surtout des œuvres d’art de très grande valeur, ce qui évite d’être assujetti à l’impôt sur les grandes fortunes. Les mêmes mauvaises langues vont jusqu’à ajouter que le commissariat de police situé près du Panthéon a été implanté là, précisément, pour surveiller la fortune de la famille Fabius. Est-ce qu’il n’y aurait pas encore de l’antisémitisme dans ces ragots sournois ? Je sais, vous attendez maintenant le verbe « troncher ». Il signifie bien « pénétrer, sodomiser », mais c’est assez compliqué. Il s’agit d’une confusion entre la tronche et la tranche. La tranche est un morceau coupé sur toute la largeur d’un comestible, viande, pain, notamment. L’expression « s’en payer une tranche » ne serait apparue qu’à la fin du 19ème siècle, avec le sens que vous connaissez tous : « rire, s’amuser, prendre du bon temps ». Pour cette raison, « trancher » et « troncher » sont devenus synonymes. Et l’on a eu alors le joli nom de « tranche-moi-ça » qui désigne une femme facile, lascive, dotée d’un tempérament luxurieux. Attention, pas « luxueux », vous pourriez être encore accusé d’antisémitisme ! Employez plutôt l’expression utilisée par Aragon dans « Les Beaux Quartiers » : « une tranche-moi-ça-que-j’en-crève, une tiens-mon-cul-qu’il-s’envole, une « j’avale-tout »… et j’arrête, bien qu’il s’agisse de l’un des maîtres de la littérature française.

Tout de même, il faut faire un sort à la formule : « qui n’est pas catholique ». Là, il s’agit bien d’un mensonge pur et simple. Cette expression populaire n’a aucun rapport avec un quelconque antisémitisme ! Elle est d’un emploi banal, très courant. Sans compter qu’on a bien le droit de ne pas être catholique ! Je sais bien que Georges Frêche a le verbe haut. Indépendamment de toute appréciation politique, c’est ce qui fait son charme et sa valeur. Alors que tous les politiciens s’efforcent de respecter un langage conventionnel et misérable, il attaque par la langue du peuple. Un de ses amis a surenchéri, à propos de Fabius : « Il est vrai qu’il a une gueule de con ! ». Et voilà que Depardieu soutient Frêche, toute politique mise à part !

Si on se met à censurer les tribuns qui parlent le langage du peuple, c’est qu’on est devenus des fascistes. Le philosophe allemand Victor Klemperer s’est livré à une analyse de la novlangue nazie dans un ouvrage intitulé « LTI, la langue du IIIème Reich ».

Il existe désormais une novlangue française, contre le peuple, contre l’ouvrier, un mot dont Frêche remarque que Jospin ne l’a jamais employé dans sa dernière campagne présidentielle. Si j’ajoute que Georges Frêche est docteur en droit et spécialisé dans le droit romain, on comprendra où sont les tricheurs et ceux qui parlent franc.

Merde, j’ai employé le mot « franc » ! Cette allusion indirecte à l’argent, ne serait-ce pas de l’antisémitisme ? Vite, je cours au Vatican, sucer la bite du pape, pour retrouver ma religion par les voies naturelles.

 

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6 février 2010 6 06 /02 /février /2010 09:21
La Ligue des Droits de l'Homme a été alertée sur les conditions dans lesquelles se déroule le procès dit du CRA de Vincennes (voir article ci-dessous).
Elle relève quà juste titre, les avocats de la défense considèrent que l'instruction a été menée exclusivement à charge, toutes les demandes d'investigations ayant été rejetées par le magistrat instructeur. Il est à cet égard stupéfiant que les "mis en examen" aient été renvoyés devant le Tribunal correctionnel sans même attendre que certains recours aient été purgés par la Chambre de l'Instruction.

Le déroulement de l'audience elle-même amène à s'interroger sur le caractère impartial et équitable des débats. Là encore, la quasi-totalité des demandes de la défense, destinées à réparer les carences de l'instruction, a été rejetée alors qu'en même temps l'impartialité de la présidente du Tribunal était contestée parce qu'elle avait déjà été amenée à statuer contre un des prévenus dans le cadre d'une autre procédure qui avait contribué à sa mise en rétention au sein du CRA de Vincennes.
La seule mesure acceptée, le visionnage de la totalité des bandes de vidéosurveillance, qui aurait dû avoir lieu dès l'instruction, est utilisée pour porter atteinte aux droits de la défense en imposant, du jour au lendemain, aux avocats trois semaines d'audiences consécutives. L'accumulation, dès l'instruction, de mesures ou d'abstentions préjudiciables aux droits des mis en examen, les violations des règles de procédure constatées, la publicité restreinte des débats et l'impossibilité dans laquelle est mise la défense de remplir sa mission amènent à s'interroger sur les objectifs réels de ce procès ; s'agit-il de rechercher la vérité ou s'agit-il de cautionner à toute force le fonctionnement d'un centre de rétention qui avait fait l'objet de fortes critiques ? La LDH rappelle que tant les dispositions de la CEDH. que du Code de Procédure pénale français imposent qu'un procès soit mené de manière équitable et impartiale. Il est de la responsabilité des autorités judiciaires d'appliquer effectivement ces principes fondamentaux.


Rappel des faits :

incendie.jpg
Le procès de l'incendie qui a dévasté en juin 2008 le centre de rétention administrative de Vincennes a débuté lundi.

Dix étrangers en situation irrégulière ont commencé à comparaître au tribunal correctionnel de Paris pour leur participation présumée à l'incendie, au lendemain du décès d'un Tunisien dans des circonstances obscures.

Les prévenus ont fait leur entrée en dissimulant leurs visages devant les caméras.

Au moins l'un d'entre eux était absent. Il a été arrêté lundi matin lors d'un contrôle d'identité gare du Nord, selon son avocate, Me Irène Terrel.

Celle-ci a dénoncé "un procès symbole d'une politique d'immigration  inquiétante du gouvernement". "Le dossier d'instruction est totalement vide  (...), nous allons demander un supplément d'information pour que des  investigations soient menées qui permettent un procès équitable", a ajouté Me  Terrel, à l'extérieur de la salle.

Sept de ces personnes sont renvoyées devant la 16ème chambre du tribunal correctionnel pour "destruction de bien par incendie", six le sont pour "violences sur agents de la force publique avec incapacité totale de travail de  moins de huit jours". Trois des prévenus devront répondre des deux chefs de poursuite.

L'incendie du centre
Le 21 juin 2008 dans l'après-midi, une manifestation de soutien aux  étrangers se déroulait aux abords du centre, au lendemain du décès d'un Tunisien de 41 ans, "dans des circonstances non élucidées" selon la Cimade, seule association présente à cette époque dans les lieux de rétention. Les services du ministère de l'Immigration avaient de leur côté évoqué une "crise cardiaque".

Des retenus avaient alors commencé à dégrader les locaux, cassant portes et fenêtres et rassemblant des matelas en plusieurs points du bâtiment en signe de protestation. En milieu d'après-midi, plusieurs départs d'incendie étaient enregistrés, entraînant finalement la destruction des deux bâtiments du centre. Au moment de l'incendie, le CRA de Vincennes, le plus grand de France, comptait 249 personnes retenues pour une capacité de 280 places.

Originaires d'Afrique noire et du Maghreb, les prévenus avaient été identifiés par le visionnage des caméras de surveillance du centre. "On ne voit rien sur ces images. Elles sont complètement sélectives. On veut rejeter la responsabilité des faits sur des individus, sans s'interroger sur les conditions de sécurité déplorables dans l'établissement", déplore Me Terrel.

Polémique
Cet incendie avait suscité une vive polémique. Un des porte-parole de l'UMP,  Frédéric Lefebvre, était monté au créneau pour mettre en cause les "provocations" des associations qui manifestaient le jour de l'incendie. Celles-ci avaient obtenu le soutien du maire (UMP) de Versailles, Etienne Pinte, pour qui ce "drame" était "malheureusement prévisible" car la politique d'immigration du gouvernement a provoqué des "situations explosives".

Quinze jours avant le sinistre, une commission d'enquête avait tiré la sonnette d'alarme dans un rapport remis au gouvernement. Elle y soulignait le "climat de tension et de violence qui règne de façon permanente dans tous les CRA et spécialement à Vincennes, où un rien suffit à mettre le feu aux poudres"

Le rapport souhaitait "très fermement que la  capacité du pôle de Vincennes soit ramenée" à 140 places maximum. Après des travaux, le CRA de Vincennes  a rouvert en novembre 2008, avec une  capacité d'hébergement de 120 places actuellement, 180 prévues à partir du mois de septembre, selon l'Assfam, association qui a pris le relais de la Cimade à Vincennes depuis début janvier.

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