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4 décembre 2010 6 04 /12 /décembre /2010 09:06

 

 

 

Il faut que je vous raconte la dernière de Roselyne, et je compte sur vous pour faire passer !
Aujourd'hui, j'avais formation obligatoire sur les prélèvements (sanguins et autres).
Là, le directeur du principal labo avec lequel notre hôpital travaille nous
apprend (tenez-vous bien !) que nous, les infirmières, n'avons plus le droit
de faire les prises de sang !!!
D'après la dernière ordonnance de notre chère ministre de la santé (donc,
pas de passage devant députés et sénateurs !), les laboratoires, pour
subsister, devront passer une certification assez contraignante et
compliquée, et pour ce faire, doivent, entre-autres, se porter garants du
préleveur (c'est à dire, nous, en l'occurrence !).
Conséquence immédiate : les infirmières ne seront autorisées à
prélever que si elles ont été formées et agrées par le labo dans lequel le
prélèvement est analysé ! Exit, donc, les infirmières intérimaires ou
remplaçantes...
Seconde conséquence, et non des moindres : les prélèvements à
domicile seront désormais interdits ! Les patients devront donc se rendre au
laboratoire par leurs propres moyens, quel que soit leur état, ou bien se
faire hospitaliser !
Troisième conséquence : les laboratoires étant tenus de s'équiper de
machines hyper-performantes, avec le moins de personnel possible, (ah oui,
parce que j'ai oublié de vous préciser que l'état a décider de diminuer
fortement le remboursement des examens sanguins aux laboratoires !) pour
pouvoir continuer à fonctionner, ils vont devoir se regrouper (but final
avoué : 1 à 2 labos seulement par département !!!). 
Bref, les hôpitaux de taille moyenne qui possèdent leur propre
labo vont le fermer (c'est déjà fait à Paoli-Calmette, par exemple,
Cavaillon et Orange vont suivre) et il faudra donc se déplacer vers un grand
plateau technique pour faire les examens qui ne sont pas hyper-courants.
Comme ces grands plateaux techniques seront les seuls à accueillir une
grande partie des examens à réaliser, nous n'aurons les résultats qu'au bout
de plusieurs jours (et mieux vaut ne pas en avoir besoin un vendredi après-midi !)
Enfin, cerise sur le gâteau : en toute discrétion, il a été décidé que
désormais le directeur d'un labo n'a plus besoin d'être biologiste !
La Générale de Santé, ainsi que d'autres grands groupes
financiers sont donc en train de racheter tous les labos de France et de
Navarre et il devient donc impossible à un médecin biologiste de posséder
son propre labo...Voilà donc l'avenir de la santé vendue aux grands

groupes financiers.
Voilà, je ne peux vous conseiller qu'une seule chose : surtout,
ne tombez pas malade ! Et si toutefois cela vous arrivait malgré tout,
déménagez aussitôt vers une grande ville, seul moyen d'ici très peu de temps
de pouvoir être soigné dans des conditions acceptables !
P.S. : Je viens d'entendre aux infos que le gouvernement envisage
sérieusement de réduire les cotations des examens radiologiques :   
ça ne vous rappelle pas quelquechose ???
Nous avions le meilleur système de santé au monde, mais c'était
avant que le gouvernement Sarkozy n'arrive au pouvoir !
Encore un grand merci à tous ceux qui ont voté pour lui !!!

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4 décembre 2010 6 04 /12 /décembre /2010 08:50

La constitution européenne offre des libertés en trompe-l'oeil et prépare le terrain à une dérive totalitaire et policière de l'Europe par le biais "d'annexes" ignorées du public et dont les médias ne parlent jamais. Ces annexes vident de son contenu la Charte des droits fondamentaux incluse dans la Constitution et censée garantir les Droits de l'Homme en Europe. Le droit européen étant au dessus des lois nationales. Ces limitations s'appliqueront à tous les pays européens.  

 (Voir suite de l'article)                                  

>  

> http://anti-fr2-cdsl-air-etc.over-blog.com/article-constitution-europeenne-des-annexes-inquietantes-que-les-medias-n-evoquent-jamais-61819093.html

>  

> Grands titres de l'article:

>  

> - Peine de mort en cas d'émeute, d'insurrection ou de menace de guerre.

> - Réquisition des citoyens pour des travaux forcés

> - Emprisonnement arbitraire

> - Surveillance électronique de la vie privée

> - Liberté d'expression et d'information

> - Clonage humain

>  

> Résistons à la désinformation !

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27 novembre 2010 6 27 /11 /novembre /2010 15:54

 

 

 Je vais au bordel

Peu de gens avouent ingénument et naturellement, dans les conversations entre amis : « Tiens, hier, je suis allé au bordel ! »

Ou encore : « Vous ne trouvez pas qu’on s’ennuie ?…si on allait au bordel, ça changerait un peu, non… ?… »

En tout cas je n’ai jamais entendu ces phrases dans aucun lieu public. Alors que j’ai souvent entendu des personnes avouer sans fausse honte : « Hier je suis allé chez le médecin ».

On se déshabille pourtant dans ces lieux, de façon comparable. Et il y a des cas où le médecin saute sa patiente, dans le but de la guérir, mais il faut dire que le phénomène n’est pas généralisé. Cette activité est d’ailleurs interdite par la loi, sauf si les deux intéressés sont consentants et sans arrière pensée.

Il me semble qu’autrefois, les bordels étaient plus fréquentés qu’aujourd’hui. Ce phénomène est probablement du à la disparition des colonies, où les troupes d’occupation recevaient des bons pour le bordel militaire de campagne. (BMC)

Les candidats au baccalauréat, lors de l’oral, qui ne se déroulait que dans une grande ville, parlaient toujours « d’aller au bordel » une fois les épreuves terminées. Dans les années cinquante.

Je crois que certains s’y rendaient vraiment.

Je crois aussi que les gens, aujourd’hui, vont plutôt à l’hôtel, établissement qui a meilleure réputation, pourvu qu’on n’y entre pas ostensiblement en début d’après-midi. L’équipement est le même : serviette, savon, eau courante. On peut venir avec une femme (ou plusieurs selon les goûts et les possibilités), dans les deux cas. Avec un homme (ou plusieurs).

Par contre, je ne crois pas qu’on puisse aller au bordel avec son chien ou avec sa chèvre. Pas encore. Patience !

Ce qui fait du tort au bordel, c’est le van, cette sorte de camionnette meublée d’un lit et bien équipée du point de vue sanitaire. Elle permet, en outre, les mêmes exercices, dans des conditions de confort comparables. En plus, c’est écologique, en pleine nature !

En effet, on trouve désormais des prostituées avec van dans beaucoup de forêts françaises. Elles sont plus modernes qu’autrefois, elles signalent parfois leur présence par un petit sac en plastique accroché à la branche d’un arbre. Ce petit sac, donné dans les magasins à grande surface pour porter les produits du caddy à la voiture. Les prostituées contribuent ainsi à la protection de la nature, à condition qu’elles utilisent le même sac à chaque fois et ne le laissent pas traîner dans la forêt.

A condition aussi qu’elles ne l’utilisent pas comme préservatif. Surtout plusieurs fois de suite, le même, et sans le rincer.

On dit aussi « je vais aux putes », mais pas souvent, d’ailleurs je n’ai jamais entendu cette phrase, du moins à la première personne.

 

Il existe un proverbe à caractère pédagogique et grammatical qui est ainsi formulé :

« On dit : je vais au bordel, mais on doit dire : je vais chez le coiffeur ».

A suivre

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27 novembre 2010 6 27 /11 /novembre /2010 15:42

haies.jpgKarim avait beaucoup manqué l’école mais il avait appris à compter. Utile quand tu es dans le commerce. Je le rencontrais souvent au coin de la rue des Haies, dans ce quartier populaire comme on dit mais surtout avec ses coins oubliés. Depuis qu’il avait quitté l’école, mais l’avait -il quittée ou l’avait -elle juste lâché, donc depuis ce temps, il avait pris racine à ce coin de rue. Racine pas Molière….
Placide, légèrement enrobé, la mâchoire carrée et les épaules larges évitaient qu’on se moque de lui. Il ne souriait jamais. Savait-il le faire seulement ? Je connaissais ses expressions par cœur, l'œil, le nez , le front remplaçaient les dents blanches. Je devinais quand il était content, quand il fallait passer son chemin.
C’était comme un repère dans le quartier, s’il était là, il n’y avait rien à craindre , on pouvait se prétendre en tranquillité. S’il n’était pas là, c’est que le secteur était sous pression, que quelques farfelus se chicotaient, que quelque ronde s’effectuait pour montrer la présence de l’état, faire frissonner le jeunot.
Pire, c’est qu’il n’avait rien à vendre ce jour là….soit parce que la demande avait été importante comme certains soirs d’été, soit que le ravitaillement n’avait pas été fait. Cela n’incombait pas à Karim, lui, il était disponible. Puis, je l’ai vu se refermer, la parole avare, le mouvement de détournement. Il ne parlait plus qu’à ceux qui venait le solliciter, mais peut-on appeler cela parler ? Il devenait nerveux, difficile à approcher.
Il eut quelques déboires, la police ne peut toujours fermer les yeux, les collègues sont bavards, les clients eux-mêmes par lâcheté lâchent des noms, sans parler des vraies balances. Il fit deux voyages en dedans . Revint..Plus lugubre que jamais. Je le revoyais toujours présent à son poste. On aurait pu croire que ces deux mètres carrés de trottoir lui appartenait en propre.
Ça va Karim,t’es revenu ? Pas trop dur la bas ?
”Ça m’a fait perdre de l’argent” . Pas plus. Planté là, hiver comme été, il ne partait jamais en vacances. Enfin, il devint comme qui dirait chef de rayon , la clientèle était fidèle, la concurrence un peu jalouse. Un soir, malgré son calme, il se résigna à rétamer deux prétentieux qui en voulait à son étal.
Re-belote à la case prison. Cette fois ci , Je sus qu’il y gagna un peu d’argent ; Les franchisés florissaient à Fleury. À sa sortie, je le revis éternel phare pour fumeur en détresse . Puis j'ai quitté le quartier. Ailleurs.
Je suis revenu dix ans plus tard.Un autre était à son coin. Je m’approchais et demandais après Karim.
“-T’es qui toi ?”
“Un de ses ..disons amis…”
“Tu veux quoi ?”
“Juste de ses nouvelles”
“ connais pas..c’est tout ?”
Le ton n' étant pas à la franche camaraderie ,je m'apprêtais à laisser tomber n’étant même pas acheteur, cela n’ouvrait pas le dialogue.
Je tournais donc les talons quand j’entendis :
- He, m’sieur, j’vous connais vous!
Je reconnus un de ces gamins qui fréquentaient le théâtre que je dirigeais quelques années plus tôt au milieu des H.L.M.
“- Tiens , salut, Rachid, tu deviens quoi?”
“- Bien, je suis en apprentissage de mécanique, BEP “
“T’es content”
J’sais pas….Vous êtes revenu ?
- Non je passe, dis tu sais ce qu’il est devenu Karim ? Tu sais , il habitait au deuxième, au 4..
- Karim? Le gros? Ch’ sais pas, il est parti depuis cinq ou six ans .Il est jamais revenu. Ses vieux , ils sont retournés au bled, c’est tout.
-Et lui , il y est aussi?
Je crois pas, vous savez le bled pour nous..

C’est tout ce que j’en savais, et puis j’ai oublié Karim.

Seulement ce matin en me baladant vers la porte de Montreuil , j’entrais dans un café. Un de ces nouveaux café, pour bobos comme on dit, pour touriste aussi,: la banlieue commence à se vendre chez les tours operator. Quand on a soif, on s’en fout un peu ..C’était un de ces nouveaux bar-branché -brunch .Les trois B + . Sans compter le B& B , les Boissons bio et les fille 90 B. Que du bébé .
À peine entré j’entendis une voix forte :
“Sors d’ici misérable, moi, je ne veux pas de ça chez moi ! Casse toi, je veux plus te voir.” Et là je vis mon Karim derrière le bar., impossant dans sa splendeur de patron, en face d’un maigrichon qui sorti bien vite.. Il se tourne vers une serveuse: “Toi, je te préviens si je vois encore ton pote le dealer ici, je le casse ! Pas de ça ici,!!” Aller, va bosser !
Je restai comme un imbécile devant le bar .Il se tourna vers moi et en instant son visage s’éclaira.
“M’sieur Richard, ça fait plaisir!! “Je crois que c’est la première fois que j’ai vu ses dents .Elles étaient en or.
“Ben, dit donc, t’as bien réussi, si on peut dire ça “
“Le fruit du travail , m’sieur Richard”
Vous savez, moi, je suis qu’un brave commerçant. Le travail et l'honnêteté. Jamais un client ne part sans être satisfait chez moi…il n’y a que ça pour réussir. Je vous offre quoi en souvenir du bon temps ?..

Le bon temps……
Je ne lui ai pas demandé pour qui il votait..

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27 novembre 2010 6 27 /11 /novembre /2010 15:37

peneau

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27 novembre 2010 6 27 /11 /novembre /2010 15:30

bases

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27 novembre 2010 6 27 /11 /novembre /2010 15:14

gaza

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27 novembre 2010 6 27 /11 /novembre /2010 14:58

 

On parle beaucoup de conflits d’intérêts dans la vie politique ces derniers temps. Des amitiés de Nicolas Sarkozy avec le milieu de la finance et des médias, de l’affaire Woerth-Bettencourt aux récentes révélations du livre de Martin Hirsch, mais les journalistes oublient aussi d’autres évidences. Alors que le déficit prévisionnel de la Sécurité Sociale a été annoncé cette semaine et qu’une diminution des remboursements est d’ores et déjà au programme, il est temps de se pencher sur le secteur de la santé, de comprendre son fonctionnement, et surtout d’en connaître les acteurs.

Le Pôle Emploi, né de la fusion de l’ANPE et de l’ASSEDIC sur une idée de Nicolas Sarkozy, compte 50.000 employés.

La Sécurité Sociale, comprenant l’Assurance Maladie, l’Assurance Vieillesse et les URSSAF compte 120.000 employés.

Ces deux organismes ont été concernés par une réforme récente concernant les complémentaires santé. Ainsi, depuis le 1er janvier 2009, 170.000 employés ont été contraints de résilier leurs contrats avec leurs mutuelles pour adhérer à une « mutuelle employeur obligatoire ». Ceux qui ont des enfants ont également été obligés d’inscrire ces derniers sur le nouveau contrat (sauf s’ils étaient déjà ayant-droits sur le compte du conjoint via une mutuelle employeur obligatoire).

On peut appeler ça du passage en force. C’est une conséquence de la loi Fillon de 2003.

Ce qui est encore plus étonnant, c’est de constater que c’est le même organisme qui a remporté les deux marchés. Je ne connais pas les modalités des appels d’offre mais je m’étonne de voir que c’est le groupe Malakoff-Médéric qui a raflé la mise, obtenant d’un coup, d’un seul, 170.000 adhérents supplémentaires, sans compter les ayant-droits. Ajoutez à cela les 800.000 salariés CHR (café-hôtellerie-restauration) qui rentreront dans le dispositif en janvier 2011… c’est encore Malakoff Médéric qui a emporté le marché. Revenons donc sur l’histoire de cette compagnie d’assurance et de prévoyance pour comprendre un peu mieux les enjeux.

Pour vous donner une idée du poids de Malakoff-Médéric sur le marché français, c’est le n°1 des groupe s paritaires de protection sociale, n°2 de la retraite complémentai re et n°3 en santé collective (classement Argus de l’Assurance). Le groupe est né de la fusion de Malakoff et Médéric (d’où son nom) le 30 juin 2008, soit 6 mois avant la mise en place du dispositif « mutuelle obligatoire employeur » pour la Sécurité Sociale et le Pôle Emploi. Ainsi, dès le 1er Juillet, le président de Médéric cède sa place pour laisser seul au commande du groupe, le président de Malakoff : un certain Guillaume Sarkozy. Ce dernier est loin d’être un inconnu : au Medef de 2000 à 2006, il a aussi été le vice-président de la CNAM de 2004 à 2005. Guillaume Sarkozy, comme son nom l’indique, est le frère de Nicolas.


Pour en savoir plus : http://lociol.wordpress.com/2010/09/30/les-3-freres/
sur Malakoff Médéric. (http://lociol.wordpress.com/2010/10/15/malakoff-mederic/ )

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20 novembre 2010 6 20 /11 /novembre /2010 07:34

Le thon rouge est menacé de disparition. Ce poisson majestueux est au coeur de la chaîne alimentaire marine -- sans lui, les écosystèmes océaniques pourraient s'effondrer. Mais le sommet crucial qui a débuté hier à Paris pourrait être l'occasion unique d'obtenir un plan vital pour la survie de l'espèce -- si nous nous mobilisons partout dans le monde.

Alors que les négociations sur la pêche au thon viennent de démarrer, leur issue est totalement incertaine: le Japon, qui consomme 80% du thon rouge, appelle à l'action, mais d'autres pays mettent en doute la sincérité de sa position. Quand à l'Europe, elle est profondément divisée et subit la pression de la France et des pays méditerranéens, alliés des puissants cartels de la pêche - pour certains criminels.

Notre meilleure chance de faire de ce sommet un succès est de transformer cette négociation de coulisse en une tempête politique. Le pouvoir des cartels est le plus grand lorsque personne n'y prête attention -- mais si nous montrons aux gouvernements que le monde a les yeux rivés sur eux, nous ouvrirons la voie vers un accord. Signez la pétition pour sauver ces poissons dont le rôle écologique est vital, et faites passer le message à tous -- nos demandes citoyennes seront remises directement aux négociateurs et aux médias sur les lieux du sommet à Paris:

http://www.avaaz.org/fr/tuna_at_risk_2/?vl

La situation est dramatique -- la population de thons rouges de l'Atlantique a chuté jusqu'à atteindre seulement 15% de son niveau historique et la pêche au thon est devenue un trafic criminel représentant un marché noir de 4 milliards de dollars. Le prix d'un thon peut atteindre 100 000 dollars, et les pêcheurs trompent les régulateurs avec des données falsifiées, contournent les systèmes de contrôle, se livrent à une surpêche endémique pour finalement vendre illégalement et hors régulation des poissons non recensés.

Tous ceux qui ont la responsabilité de préserver des stocks de thon durables ont jusqu'ici échoué. La Commission Internationale pour la Conservation des Thonidés de l'Atlantique (CICTA), l'organisme mondial de régulation qui se réunit cette semaine à Paris, a ignoré les recommandations de ses propres scientifiques appelant à un moratoire sur la pêche au thon rouge. La Commissaire Européenne chargée de la Pêche, qui proposait il y a quelques jours un plan d'action, a fait face à une levée de boucliers de plusieurs Etats membres. Et la Commission Européenne a elle-même subventionné des bateaux équipés spécialement pour la surexploitation. Enfin, les pays commercialisant le thon rouge ont dépassé illégalement les quotas fixés par la CICTA - la France et l'Italie en particulier. Si de telles négligences se poursuivent, cela provoquera bientôt la disparition totale du thon rouge.

Aujourd'hui, les profits du thon sont contrôlés par une toute petite élite de la pêche industrielle ultra-sophistiquée qui exploitent des navires suréquipés - les thoniers senneurs - et des fermes d'élevage. Les autres communautés de pêcheurs, par contre, voient leurs moyens de subsistance s'amenuiser considérablement. Et ce pillage nous affecte tous: comme les thons rouges se situent presque au sommet de la chaîne alimentaire marine, leur extinction pourrait entraîner un effet domino aux conséquences désastreuses. Pour dire les choses simplement: sans les grands poissons prédateurs, les poissons moyens mangeront tous les petits poissons, et il ne restera plus personne pour manger les micro-organismes. Cela signifie qu'en l'espace de quelques décennies, nos océans pourraient devenir des cimetières géants.

Chose étonnante, le Japon pourrait bien être le pays agissant le plus en faveur d'un plan d'action sérieux à la conférence de la CICTA. L 'Agence Japonaise pour la Pêche a déclaré que les consommateurs japonais pourraient bien avoir à "oublier le thon pour le moment". Quant au groupe Mitsubishi, l'un des plus gros acheteurs de thon rouge du monde, il a annoncé son engagement à garantir la reconstitution des stocks, soutenir les sanctuaires de frai, et réduire ses achats afin de permettre le sauvetage des populations menacées. Au contraire, la France - pays hôte du sommet et qui vient de s'engager à exploiter les stocks de poissons de manière durable lors de la conférence mondiale sur la biodiversité au Japon - est loin de donner l'exemple: elle appelle au maintien du quota de pêche actuel pour protéger une poignée de puissants pêcheurs industriels.

Nous ne pouvons laisser un tel enjeu aux mains des politiciens et des acteurs du marché du thon seulement. Il est temps d'exprimer notre indignation et de dénoncer ceux qui, de manière scandaleuse, se rient des accords internationaux. A nous d'exhorter la CICTA à prendre des mesures urgentes pour réduire les quotas de pêche de moitié (au moins), mettre en oeuvre des règles efficaces, transparentes et coercitives, sanctionner les pays qui violeraient ces accords, et créer des réserves de frai protégées. Signez la pétition et faites la suivre à tous:

http://www.avaaz.org/fr/tuna_at_risk_2/?vl

Ces poissons précieux ont été exploités jusqu'aux limites de l'anéantissement-- et ce sommet pourrait bien être notre dernière chance de les sauver avant qu'ils ne disparaissent de nos océans à tout jamais.

Avec espoir et détermination,

Alice, Benjamin, Ricken, Iain, Pascal, Paula, Mia, David, Milena et le teste de l'équipe d'Avaaz

SOURCES:

Thon rouge: cinquante pays en quête d'un accord, AFP:
http://www.avaaz.org/afp_thon_rouge

Thon rouge : la France accusée de fermer les yeux sur "la surpêche", Le Monde:
http://www.avaaz.org/lemonde_thon_rouge

Grande majorité des Français pour interdire la pêche au thon en zone de frai, AFP:
http://www.romandie.com/infos/news2/101115164154.lv4rf06n.asp

La biodiversité marine bousculée par la guerre du thon, PlacePublique.fr:
http://www.place-publique.fr/spip.php?article5663

Engagement du groupe Mitsubishi en faveur du thon rouge à la veille de la réunion de la CICTA (en anglais):
http://www.avaaz.org/mitsubishi_statement_tuna

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20 novembre 2010 6 20 /11 /novembre /2010 07:29

pont.jpg

 

Bravo pour la prouesse technologique !

Mais dans la liste chiffrée il manque la réponse à :

Combien de vies humaines sacrifiées ? ”

Dégâts sur la biodiversité ? ”

Il est vrai qu’au regard de la population du pays...



 

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