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12 septembre 2010 7 12 /09 /septembre /2010 14:42

RECITS DE VOYAGE EN SAUVAGERIE

de Rolland Hénault


sauvagerie.jpgJe me dois d’avertir le lecteur des conditions dans lesquelles je fus amené à effectuer ces voyages en Sauvagerie.
Disons tout de suite que l’entreprise n’était pas préméditée et que c’est suite à une erreur d’interprétation des itinéraires habituels que je me suis retrouvé un jour dans cette contrée, inconnue, me semble-t-il, des autres explorateurs.
Je fus surpris de l’absurdité et de la violence qui présidaient à l’organisation de ces pays.
J’y retournai donc à plusieurs reprises et je décidai d’en rapporter des témoignages vécus. C’était à la fin des années 90.
Je demande l’indulgence du lecteur pour le caractère désordonné des textes, qui n’ont pas d’autre prétention que de fournir des avertissements utiles aux éventuelles générations à venir. Derrière cette apparente incohérence, on notera d’ailleurs une constante, qui est le retour vers une forme de barbarie
que l’on croyait disparue à jamais. 

 

Pour le commander : Editions de l'impossible

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11 septembre 2010 6 11 /09 /septembre /2010 08:22

 

Les nuisances sonores font actuellement l’objet d’une attention particulière des Français, qui s’énervent, non pas contre leurs exploiteurs, les maîtres du monde, les gangsters des sociétés transcontinentales, mais contre leurs voisins immédiats. Ce sont eux en effet qui les empêchent de dormir, de vivre, de respirer, de bénéficier d’un emploi, de ne pas s’endetter. En outre, ces salauds de voisins font monter le coût de la vie, fabriquent des Roms et des SDF, des pauvres, des misérables, des malades qui occupent les hôpitaux, qui coûtent déjà si cher…

Et en prime, ces salauds là font du bruit !

J’ai lu ça dans la presse quotidienne, sur Internet aussi ! Certains voisins parlent trop fort, laissent aboyer leurs chiens, tandis que les éleveurs acceptent de laisser meugler leurs vaches, et certains vont même jusqu’à passer la tondeuse au retour du boulot !

La vie moderne est terrifiante. Sachez donc, braves gens, que vous risquez une amende de 450 euros pour ces actes criminels!

J’ai voulu en avoir le cœur net. Ne nous mentent-ils pas, dans la presse ? J’ai interrogé des amis, qui habitent en zone urbaine. Voici le résultat de leurs observations.

Pour les nuisances sonores, c’est assez simple. En effet, mes voisins procèdent à la mise en route de leur véhicule automobile et cela me provoque un stress d’autant plus considérable que je n’ai pas de travail. Ensuite, j’entends le car du ramassage scolaire, et je ne peux pas intervenir, puisqu’on n’a pas le droit de tuer les enfants ! Immédiatement après ce sont les ramasseurs de poubelles qui me traumatisent à nouveau. Ne pourraient-ils pas se déplacer à bicyclette et porter les ordures sur leur porte bagage ? Un peu d’éducation, voyons ! Et je ne parle pas des oiseaux qui se croient tout permis : ils chantent à tue-tête dès 7h du matin ! Ensuite les chiens aboient et c’est insupportable. Encore ai-je de la chance, les poules sont nourries en élevages industriels souterrains ! Elles se tiennent tranquilles, de toute façon, elles vivent debout puisqu’elles n’ont pas la place de se coucher. Il reste malheureusement des êtres humains qui ne peuvent s’empêcher d’échanger des « bonjour ! Ca va ce matin ? » Ce qui est inutile et produit, dans le silence qu’on est en droit d’attendre, un vacarme intolérable !

Ne pourrait-on pas les calmer en appelant la police et les pompiers qui viendraient avec leurs sirènes et quelques lances d’arrosage ?

Je n’insiste pas sur les nuisances nocturnes, en particulier ces intolérables bruits de succion ou de pompes que produisent deux jeunes de sexe opposé, l’ensemble étant même parfois accompagné de petits cris nettement hystériques et immoraux…

Et pourtant, il y a pire, je veux parler des nuisances olfactives, qui nous empoisonnent la vie, au moment où l’on a réussi à maîtriser les odeurs des véhicules grâce aux pots catalytiques. Mais il faut bien reconnaître que de nombreuses personnes ne sont manifestement pas équipées avec ces appareils et elles puent en toute illégalité, même descendues de leurs voitures. Ne pourrait-on pas leur installer cet équipement directement sur leur échappement à elles ?

C’est une question qui m’est posée par SMS par un internaute, et ce mode de communication présente l’avantage d’être discret. On ne devrait communiquer que par SMS.

Ce même correspondant me signale que le vent, même le plus léger, lui provoque des migraines, et que le soleil l’incommode, autant que l’ombre, d’ailleurs. Je comprends, croyez bien, toutes ces nuisances de la vie moderne.

Mais on m’en signale de plus graves encore ! Plusieurs téléspectateurs ont observé des mauvaises odeurs qui s’échappaient de leurs téléviseurs. Ils ont consulté des spécialistes particulièrement pointus, qui leur ont demandé de faire un relevé précis des images qui défilaient sur l’écran pendant que ces émanations empestaient tout leur appartement.

Les résultats sont éloquents. Les plus insupportables parmi ces odeurs suintaient au moment où l’on voyait le visage de M Woerth, de M Sarkozy, de M Hortefeux, de M Besson, ainsi que des personnes de leur entourage.

Certains, qui ont l’odorat plus affiné, ont repéré des nuisances olfactives lorsqu’on leur projetait des images de l’ensemble du Conseil des Ministres ou même, pour les plus affûtés, le Palais de l’Elysée !

Le rapport des spécialistes était ainsi rédigé (sic) :

« En conclusion, vos mauvaises odeurs ne proviennent en aucun cas de votre téléviseur lui-même, mais de la pollution, de la corruption des personnes qui sont filmées, en direct ou non. Les puanteurs induites par ces hommes complètement pourris, qui baignent dans cette société en décomposition, parviennent à emprunter les voies ouvertes par les ondes hertziennes et même le numérique.

Le seul contrepoison ne consiste pas à répandre des parfums comme on le fait avec Madame Bettencourt. L’Oréal n’a aucune efficacité, il provoque même un effet contraire !

La vraie solution consiste en une désinfection radicale suivie d’un lavage au Karcher. Nous vous déconseillons toutefois absolument le Zyclon B, qui provoque des maladies collatérales et qui conduirait immédiatement à la détention criminelle à perpétuité !

Dont acte ! Un Karcher suffisamment puissant, ça devrait suffire !

 

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11 septembre 2010 6 11 /09 /septembre /2010 08:13

 

Vu cet été au Festival La Belle Rouge St Amant Roche Savin  un extrait instructif et jubilatoire

VIDEO :
> Franck Lepage, Gaël Tanguy - Vive les retraites
>
Vingt minutes de vidéo pour démonter vingt ans de mensonges
>

 

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11 septembre 2010 6 11 /09 /septembre /2010 08:08

Le mois dernier, un sondage a été mené à l'échelle mondiale par l'ONU...
La question était :

« Veuillez donner honnêtement votre opinion sur d'éventuelles solutions à la
pénurie de nourriture dans le reste du monde ».

Le sondage a été un échec retentissant.
- En effet, en Afrique, personne n'a compris le sens du mot « nourriture ».
- En Europe de l'Est, personne n'a compris le sens du mot «honnêtement ».
- En Europe de l'Ouest, personne n'a compris le sens du mot « pénurie ».
- En Chine, personne n'a compris le sens de l'expression : « donnez votre opinion ».
- Au Moyen-Orient, personne n'a compris le sens du mot « solution ».
- Et aux États Unis, personne n'a compris le sens du mot « le reste du  monde ».

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11 septembre 2010 6 11 /09 /septembre /2010 07:57

"Je me suis pâmé, il y a huit jours, devant un campement de Bohémiens qui s'étaient établis à Rouen. Voilà la troisième fois que j'en vois. Et toujours avec un nouveau plaisir. L'admirable, c'est qu'ils excitaient la haine des bourgeois, bien qu'inoffensifs comme des moutons.

Je me suis fait très mal voir de la foule en leur donnant quelques sols - Et j'ai entendu de jolis mots à la Prud'homme. Cette haine-là tient à quelque chose de très profond et de complexe. On la retrouve chez tous les gens d'ordre.

C'est la haine que l'on porte au Bédouin, à l'hérétique, au philosophe, au solitaire, au poète. Et il y a de la peur dans cette haine. Moi qui suis toujours pour les minorités, elle m'exaspère. Il est vrai que beaucoup de choses m'exaspèrent. Du jour où je ne serai plus indigné, je tomberai à plat, comme une poupée à qui on retire son bâton."


 - lettre de Gustave Flaubert à George Sand, 12 juin 1867

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11 septembre 2010 6 11 /09 /septembre /2010 07:43

 

Lundi 6 septembre 2010 : nous sommes dans un paisible collège du Limousin. La fin de l'été approche, mais le soleil éclaire encore les lieux d'une lumière radieuse. Pourtant, dans la cour de récréation, les élèves sont attroupés autour d'une scène stupéfiante, effroyable : un professeur de sport, spécialiste de boxe et de close-combat, est en train de se faire massacrer par quatre maigrichons de 15 ans. Les jeunes se déchaînent sur lui - mais le professeur se laisse faire, sans réagir. Commment est-ce possible ? Tout a commencé quelques heures plus tôt...

Un professeur à la "Jean-Claude Vandamme"

> À 60 ans, Jean-Pierre*, professeur de sport en collège, commence à connaître le métier, c'est le moins qu'on puisse dire. Des élèves, il en a vu défiler des milliers. Il sait encourager ceux qui ont du mal, obtenir des bons qu'ils se surpassent, et remettre les perturbateurs à leur place - même les plus violents. La discipline n'a jamais été un problème pour lui. Il faut dire que Jean-Pierre pratique assidûment la boxe... et le full-contact.

> Lundi dernier, le 6 septembre, Jean-Pierre vient de faire sa rentrée, au collège Firmin Roz de Baubreuil, près de Limoges. Il le sait, c'est peut-être une de ses dernières années de carrière. C'est donc avec émotion qu'il découvre la nouvelle classe de 4e. Les élèves sont heureux, eux aussi. Ils ont mis leur jogging et leurs baskets toutes neuves, pour beaucoup, qui sentent encore l'odeur des boîtes à chaussures.

> Mais voilà que, au milieu du cours, quatre garçons de 15 ans s'approchent, menaçants. Ils n'ont rien à faire là : ce sont des anciens élèves, et aucun d'entre eux n'a laissé de souvenir impérissable. Que viennent-ils faire ? Personne n'en sait rien, mais ils se mettent à invectiver brutalement une jeune élève de 13 ans.

En plein cours, une lapidation !

> Rien qu'à leur voix, ils font peur : leurs injures sont immondes, dégradantes. Et ils ne s’en tiennent pas aux mots. Un des voyous se met à ramasser des pierres et les jette sur la jeune fille. Les autres l’imitent. La pauvre est violemment touchée au visage.

> C’est bien à une véritable lapidation, en pleine cour de récréation, qu’assistent les témoins de la scène ! Heureusement, parmi eux, il y a Jean-Pierre. Dès qu’il voit cela, le prof de sport se précipite vers la jeune fille pour la protéger, faisant fuir les agresseurs comme de vulgaires moineaux.

> Jean-Pierre réconforte la jeune fille et prend les mesures qui s'imposent dans ce type de situation : aller à l'infirmerie, avertir les autorités. Déjà sonne la fin du cours. Les élèves se dispersent, très secoués par ce qui vient de se passer. Jean-Pierre reste seul et se dirige vers le portail du collège...

> C'est alors que les quatre voyous surgissent derrière lui. À quatre contre un, ils n'ont aucun mal à le frapper de tous les côtés. Coups de pieds, coups de poings, ils déchaînent leur rage sur ce professeur qui a osé s'interposer, alors qu'ils venaient régler son compte à une petite fille...

Mais c'est là que se produit le plus incroyable :

> C'est alors qu'intervient le plus incroyable de cette histoire. Jean-Pierre, en réalité, garde la tête parfaitement froide alors que pleuvent sur lui les coups. Il réfléchit posément à ce qu'il va faire : car il a l'habitude du combat au corps-à-corps. Il connaît tous les gestes de self-défense et les clés de bras qui lui permettraient de mettre immédiatement les délinquants hors de combat. MAIS JEAN-PIERRE DÉCIDE SCIEMMENT DE LES LAISSER FAIRE !!!

> En effet, il sait quelles seraient les conséquences pour lui, s'il osait réagir : « Il valait mieux que je ne réplique pas. J'aurais été en tort », a-t-il expliqué ensuite à la presse.

> Et de fait, il a eu raison.

> Pour des jeunes comme ceux-là, agresser un professeur ne comporte aucun risque : ayant moins de seize ans, aucune mesure judiciaire sérieuse ne peut être prise à leur encontre. Ils le savent. Et ils en usent.

> Le professeur, lui, n'aurait pas manqué d'être traîné en justice s'il avait égratigné un seul de ces quatre « bout d'choux » : visite de l'Inspecteur, convocation au rectorat, mises en cause dans les médias, sans parler bien sûr d'une garde-à-vue, voire d'une possible mise en détention provisoire.

> Quoi qu'il arrive, sa réputation aurait été gravement entachée. Sa carrière aurait été brisée. Il aurait été muté, voire rétrogradé. Voilà pourquoi Jean-Pierre a décidé de se laisser démolir...

Réagir, ENFIN !

> Et c'est la raison pour laquelle SOS Éducation vous appelle vous, et tous les citoyens, parents, professeurs, grands-parents, à vous mobiliser en faveur d'un changement radical de politique éducative dans nos écoles, vis-à-vis de la violence et des délinquants.

> Je vous demande de signer d'urgence la pétition que nous avons préparée au ministre de l’Éducation Luc Chatel (voir plus loin).

> Il faut avoir le courage de le reconnaître : on est allé trop loin dans la volonté de laisser les élèves exprimer librement leurs pulsions, leur agressivité, leur violence dans les écoles.

> Les adultes ne doivent pas avoir peur d'exiger un minimum de respectet de mesurede la part des enfants.

Le mot "autorité" n'est pas un gros mot

Le mot autoriténe doit plus être considéré comme un gros mot. Et c'est pareil pour le motdiscipline.

> Car la vérité, c'est que l'autorité des adultes est indispensable pour protéger les élèves eux-mêmes. On le voit : le laxisme est la voie la plus rapide vers l'injustice, la dislocation sociale, la brutalité généralisée.

> Ce n'est pas ce que nous voulons pour nos élèves, ni pour nos professeurs, ni pour nos écoles.

> Il est faux de dire que les parents sont contre l'autorité des professeurs. C'est tout le contraire.

> Tous les parents responsables savent que l'autorité des professeurs est nécessaire pour le bien de leurs enfants. Et les parents qui refusent cela n'ont aucun droit d'imposer à nos enfants la violence de leurs enfants.

Près de 140 députés déjà avec nous

> La mobilisation de notre association contre la violence à l'école, depuis un an, a déjà permis de faire considérablement bouger les lignes. Non seulement près de 140 députés se sont déjà associés à notre appel au ministre de l’Éducation pour l'application de nos 8 mesures contre la violence à l'école, mais Luc Chatel lui-même a commencé à changer de discours, profondément.

> Depuis la rentrée, il affirme (enfin !) une volonté ferme de sanctionner toute violence verbale dans les écoles, et de mettre en établissement disciplinaire les élèves trop menaçants pour rester dans des classes normales.

Vous pouvez faire une différence, maintenant :

> C'est une première étape, qui est très loin d'être suffisante. Mais si nous voulons obtenir plus, il est indispensable de recueillir plus de signatures, et plus de soutien à notre mouvement. Alors s'il vous plaît, signez et faites signer autour de vous la pétition que vous trouverez ici ou sur le lien suivant : http://www.soseducation.com/sanction/signe.php

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4 septembre 2010 6 04 /09 /septembre /2010 09:21

touareg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ici vous avez des montres

Là-bas nous avons le temps.

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4 septembre 2010 6 04 /09 /septembre /2010 09:19

Je pense à vous suis-je irraisonnable
Quand votre absence met insupportable
Ce lieu existe toujours au pays des volcans
Nous avons perdu là rêves d'enfants
Sous l'ombre des futaies un écrin de verdure
Garde jalousement sa couleur qui perdure
Aujourd'hui encore il étonne le pélerin
J'évoque le vert émeraude du lac Pavin
Sous l'intance émotion vous fûtes encline
Nous avons consommé l'orange sanguine
La rivière pourpre de nos sangs mêlés
Nous a fait amants semblables à nos aînés
Dans ce décor grandiose et chaotique
La seule vérité naît d'un unique amour
Le vent qui passe ne fait pas demi-tour
Sur un lit de fougères sous un ciel d'étoiles
Vous aviez enfin soulevé le voile
J'ai vu dans vos yeux l'ombre de la nuit
Votre absence insupportable me nuit.

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4 septembre 2010 6 04 /09 /septembre /2010 09:04

Dans une période où beaucoup ont du mal à joindre les 2 bouts, certains ont trouvé un bon moyen de s'en sortir :
Faire bosser leur femme !
 Le groupe LVMH dirigé par Bernard Arnaud, grand ami de notre président, accueille dès à présent 2 petites nouvelles au sein de son conseil d'administration:
Mme Bernadette Chirac, jeune espoir de la finance française, grande spécialiste du luxe à travers le monde, est nommée au conseil d'administration de LVMH.
 Mme Florence Woerth, femme de notre ministre du budget est nommée au conseil de surveillance de la sté Hermès, filiale de LVMH.
Gageons que cette nomination assurera à son mari une partie de sa retraite et ne l'obligera pas à travailler jusqu'à 63 ans.
Mme Woerth était déjà en charge de la gestion du patrimoine de Liliane Bettancourt, 1ère fortune de France !!!
 Petit détail : la participation au conseil d'administration d'une entreprise donne droit à des "jetons de présence" venant rémunérer ce pénible travail.
 Ainsi, Mme chirac recevra 650 000 E par an en juste retour de son dévouement à la cause du luxe français et Mme Woerth 400 000 E !
C'est rassurant de voir que l'on s'occupe de l'emploi des seniors !!!
Comme quoi notre monde n'est pas si pourri.
  

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4 septembre 2010 6 04 /09 /septembre /2010 09:00

Chaque année, près de 700 mineurs palestiniens sont arrêtés par l'armée israélienne. Avant d'être traduits devant un tribunal militaire israélien, ils sont soumis à un interrogatoire qui s'avère souvent particulièrement violent.

palestine.jpgLes ONG israéliennes et palestiniennes de défense des droits de l'Homme rapportent régulièrement des cas de tortures et de mauvais traitements infligés par l'armée israélienne à des mineurs palestiniens dont certains, âgés de 12 ou 13 ans, ne sont encore que des enfants. La section palestinienne de l'organisation Defence for Children International a ainsi recueilli plus de 100 témoignages de mineurs qui ont été brutalisés par l'armée israélienne en 2009. Les deux-tiers d'entre eux ont déclaré avoir reçu gifles, coups de pieds, coups de crosse de pistolet ou coups de matraque pendant leur interrogatoire. La majorité des mineurs ont été maintenus pendant des heures menottés et les yeux bandés, certains dans des positions douloureuses, et ont été privés d'eau et de nourriture. Quatre d'entre eux ont avoué avoir été agressés sexuellement, tandis que quatorze autres ont été menacés de viol.

DES AVEUX EXTORQUÉS SOUS LA CONTRAINTE

> L'objectif principal des interrogateurs israéliens qui recourent à la torture et aux mauvais traitements est de faire avouer le crime reproché. La plupart des enfants arrêtés sont accusés d'avoir jeté des pierres, un crime passible de 20 ans de prison selon la législation israélienne. Comme tous les Palestiniens, les mineurs sont jugés par des tribunaux militaires, les prévenus de moins de 16 ans étant jugés comme des enfants. En 2009, dans 95 % des cas, les juges militaires ont utilisé les aveux des mineurs comme preuves pour justifier leur condamnation. Un tiers des condamnés ont signé des aveux rédigés en hébreu, une langue que très peu d'entre eux maîtrisent.

LA SOLITUDE DES ENFANTS FACE À LA MACHINE RÉPRESSIVE ÉTATIQUE

> À la suite de leur condamnation, la grande majorité des mineurs sont incarcérés dans des prisons en Israël, Ils ne peuvent que rarement recevoir la visite de leur famille en raison de l'éloignement géographique et de la grande difficulté d'obtenir un permis d'entrée en Israël.
> Les atteintes graves à l'intégrité physique et psychologique des enfants palestiniens sont rendues possibles par le fait que les détenus palestiniens doivent affronter seuls leurs interrogateurs. La loi israélienne ne leur garantit pas l'accès à leur famille ni à un avocat avant leur comparution devant le tribunal militaire. Aucune des nombreuses plaintes déposées par les victimes n'a donné lieu à une sanction. Dans la majorité des cas, les victimes ne portent pas plainte par peur des représailles et parce qu'elles savent cette démarche inutile.

>  

> plus d'infos sur www.acatfrance.fr

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