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1 janvier 2011 6 01 /01 /janvier /2011 10:27

 caricatureNous voici donc en pleine trêve des confiseurs. Profitons-en pour nous instruire puisque les écrans de télévision sont débarrassés des tristes faciès de nos exploiteurs. Les riches cons, ministres, chefs d’états, financiers, et la bande d’escrocs à leurs ordres, c'est-à-dire les personnes qui s’empressent à leur obéir dans les médias, sont occupés ailleurs. Ils bouffent, ils s’en mettent plein le buffet, ils se remplissent la panse. Espérons au moins que quelques uns d’entre eux ne s’en remettront pas, et que ça va, par exemple, les faire exploser. Mais profitons en surtout pour chercher l’origine de cette expression qui est si révélatrice de la nature de l’homme, même pour ceux qui ne croient pas qu’il y ait une nature humaine. J’ai bien peur que si, qu’il existe une « nature » de l’homme, et je ne vois pas pourquoi un simple rédacteur ou lecteur de l’Echo, n’irait pas contre l’opinion des plus grands philosophes professionnels !

 Mais revenons aux confiseurs, cette catégorie d’artisans, grâce à laquelle nous bénéficions de cette trêve, c'est-à-dire de ce « cessez-le-feu », de cette cessation des combats. Entre Noël et le 1er Janvier, en effet, on ne se bat pas, on déguste, non plus des rafales d’armes automatiques, mais des friandises, des confiseries. Histoire de reprendre des forces avant l’attaque. Ce phénomène est, nous disent les dictionnaires, assez récent puisqu’on l’appelait autrefois la « trêve de Dieu ». Cette trêve aurait été instituée en 1245 exactement, sous Saint Louis, et Dieu, qui existait à l’époque, aurait donné le signal de l’arrêt des combats. Dieu lui-même en personne, avec une phrase du genre :

« Bon, les enfants ! vous allez vous reposer un peu, je vais faire tomber la neige pour que ça fasse plus propre !...dame vous en avez fait des saloperies…bande cochons !... »

Et les soldats de l’époque ont accroché leurs armures aux branches des arbres !

Et ils se sont mis à s’empiffrer avec des kilos de sucre parce qu’ils ne savaient pas encore que le sucre ça donne le diabète. On faisait couler le sang mais on ne l’analysait pas !

On dit aussi que, dès Noël 1914, les soldats allemands se sont mis à entonner des cantiques et que les soldats anglais, qui eussent dû logiquement en profiter pour les zigouiller, ont repris en chœur les mêmes cantiques, mais en anglais. Du coup ça leur aurait donné une idée : « et si on jouait au foot ? » Ils sont allés demander à Dieu une autorisation, mais Dieu était introuvable ! Reparti dans ses appartements célestes ?  Au bout d’une semaine, cependant, les footballeurs se sont lassés de ce jeu où l’on ne produit que très rarement des morts. Et puis les autorités militaires se sont senties inutiles, alors elles ont donné l’ordre de cesser ces gamineries et de se remettre au boulot. En traînant la patte, les combattants ont fini par leur obéir. On dit que Dieu est venu siffler la fin du match. Ca se passait près d’Ypres, (prenez des notes, on ne s’instruit jamais assez !) où l’on avait déjà expérimenté les gaz de combat, notamment celui qui deviendra le plus populaire : l’ypérite. Allez voir vous-même le monument aux morts à Ypres. Cinq mille noms y sont gravés dans la pierre, ce qui, au passage, en rend la lecture fastidieuse à la longue.

 Sans compter qu’on ne peut pas vraiment lire ceux du haut, sans disposer de jumelles. Mais je m’éloigne du sujet, qui est la trêve des confiseurs.

 Je tire de cette expression au moins deux leçons.

La première c’est que si l’on refuse de faire la guerre, collectivement, la guerre n’existe plus. Il est donc évident que la guerre est voulue, ou au moins acceptée, par les combattants eux-mêmes, parce qu’ils aiment, mis à part quelques illuminés, s’entretuer. Cette remarque n’est pas nouvelle, elle avait déjà été faite dans l’Antiquité, reprise par La Bruyère puis par les socialistes pacifistes, dont certains, pas tous, pas Louis Lecoin, sont devenus par la suite, les alliés du nazisme. Dans le cerveau de l’immense majorité des êtres humains, le désir de tuer l’autre est plus fort que l’appétit pour les friandises sucrées. Dans un sens c’est plutôt bon pour la santé et l’on n’a jamais vu un combattant victime du diabète après avoir ingéré un projectile bien placé.

 Mais je vous ai promis une autre remarque d’ordre philosophique. La voilà. Durant la trêve des confiseurs, qui concerne tous ceux qui travaillent et notamment les chefs d’états, qui ne travaillent pas mais nous exploitent, il y en a qui en profitent pour « se sucrer ». Attention, pas comme vous et moi ! Pas mettre un sucre dans le café du matin !

« Se sucrer, c’est (je cite Alain Rey) s’octroyer une large part d’un bénéfice, au détriment des autres ». Selon Alain Rey, c’est peut-être aussi l’extension d’un sens conventionnel : « se sucrer de quelqu’un : le prendre pour un imbécile. ». Mais il y a pire, peut-être : « Se sucrer, c’est maltraiter en parlant de la police, assaisonner. »

Ce qui est paradoxal, c’est que, par antiphrase, on dise : « il m’a salé » ou il « m’a sucré », en parlant d’un juge.

 Ainsi, le « sucré-salé » n’est pas une découverte gastronomique récente. On sale le cochon quand on l’a tué, et il s’est sucré abondamment, si on parle d’un vrai cochon, comme Mr Sarkozy par exemple.

 Mr Sarkozy est gastronomiquement à point. Qu’attend-on pour tuer le cochon ?

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1 janvier 2011 6 01 /01 /janvier /2011 10:19

PAU — Une militante basque de nationalité française est sous le coup d'une extradition imminente vers l'Espagne depuis que la cours d'appel de Pau a validé le mandat d'arrêt européen délivré par la justice espagnole. (lire la suite) http://www.agencebretagnepresse.com/fetch.php?id=20946

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1 janvier 2011 6 01 /01 /janvier /2011 10:14

Au parlement, lundi 13 décembre 2010, la Commission Mixte Paritaire (CMP) a décidé de réintégrer des restrictions à  l'Aide Médicale d'Etat (AME), dispositif de protection de la santé des personnes pauvres en situation irrégulière.

Au préalable, l'Assemblée nationale avait adopté ces restrictions à partir dinformations erronées ou approximatives. Sur la base darguments de santé publique et respectueux du principe dun accès aux soins pour tous, le Sénat avait finalement décidé décarter ces mesures.

Sous la pression de François Fillon et sans attendre les conclusions dun rapport de lInspection générale des affaires sociales (IGAS) et de lInspection générale des finances (IGF), la CMP a fait le choix de  reprendre les amendements votés par lAssemblée nationale,  bien que dangereux pour la santé des personnes et portant atteinte aux fondements mêmes de  la santé publique.

Ainsi, l'accès aux soins de 200 000 personnes, parmi les plus pauvres (le montant de leurs revenus est compris entre 0 et 634 euros par mois), est remis en cause.

Faute de ressources, ces personnes risquent de différer leurs soins. Elles consulteront un médecin ou se présenteront aux portes des hôpitaux dans lurgence ou lorsquelles seront très gravement malades. Les retards à laccès aux soins entraînent des pathologies plus lourdes et par conséquent plus coûteuses.

 Le système daccord préalable exigé avant de pouvoir bénéficier de soins hospitaliers lourds va encore alourdir la facture pour la collectivité en retardant les prises en charge et en imposant des contraintes administratives coûteuses et redondantes.

Avec la réduction du panier de soins, lécart en termes daccès aux soins avec le reste de la population va encore se creuser, les plus pauvres étant les plus pénalisés.

Cette politique est contraire à toutes les préconisations en matière de santé publique qui recommandent de multiplier les mesures en faveur de la prévention et du dépistage, pour une prise en charge la plus précoce possible des pathologies graves (cancers, maladies cardio-vasculaires, neurologiques, diabète, etc).

Les associations membres du CISS, de la FNARS, de lODSE et de lUNIOPSS sindignent du choix fait par les membres de la CMP. Sous la pression du Gouvernement, ils ont privilégié les enjeux politiciens et électoraux liés à limmigration au détriment des recommandations des professionnels de santé, des revendications des associations de malades et des politiques de santé publique menées par le ministère de la Santé. Ces mesures auront des conséquences graves sur la santé et la vie des plus vulnérables dont le Gouvernement et la majorité parlementaire auront à porter la responsabilité.

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1 janvier 2011 6 01 /01 /janvier /2011 10:11

Julian Assange et Eric Cantona ont défrayé la chronique ces derniers temps. Le premier en publiant des documents confidentiels du gouvernement US. Le second en appelant à faire s'effondrer le système bancaire. Mais quel point commun y a-t-il entre le cyberactiviste australien et l'ancienne gloire de Manchester ?
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VOIR LA VIDEO
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L'équipe d'
Investig'Action et Michel Collon vous souhaitent de bonnes fêtes de fin d'année.

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1 janvier 2011 6 01 /01 /janvier /2011 09:40

Madame le Ministre des Affaires Étrangères,

A l’Assemblée nationale, le 22 décembre dernier, vous avez répondu à la question du député Hervé de Charrette, qui vous interrogeait sur l’inaction de l’Union européenne au Proche-Orient. L’ancien ministre y soulignait à juste titre que cette situation était plus que choquante, eu égard aux déclarations faites par cette dernière, notamment la déclaration du Conseil des ministres des Affaires étrangères 8 décembre 2009.

1. Dans votre réponse, vous avez affirmé qu’il n’était pas possible « pour des raisons de stabilité régionale » de rester sur l’échec actuel. Certes, la question de la stabilité est majeure mais ne pensez-vous pas que cette instabilité régionale est la conséquence d’une politique et des complicités dont celle-ci bénéficie et non pas un fait en soi ? Quelle résulte du refus obstiné de l’État d’Israël d’appliquer les résolutions pertinentes des Nations unies sur les conflits israélo-palestinien et israélo-arabe ? Et n’estimez-vous pas que les Palestiniens n’en peuvent plus de cette injustice qui les frappe – et la société israélienne par ricochet – depuis plus de 40 ans ? L’instabilité régionale est fruit de la complaisance de la « communauté internationale » à l’égard de cette injustice, de son refus d’imposer fermement le droit à Israël aussi.

Vous agissez et vous sanctionnez quand il s’agit de la Côte d’Ivoire, par exemple. Mais quand il s’agit de l’État d’Israël, qui pourtant piétine chaque jour les décisions de l’ONU, le mot sanction – et plus encore la chose – disparaît de votre vocabulaire.

Pis : comme ministre de la Justice et Garde des Sceaux vous avez fait envoyer, début 2010 aux Parquets, une directive exigeant qu’ils poursuivent celles et ceux de nos concitoyens qui - devant l’inaction de la communauté internationale, de l’Union européenne et de votre gouvernement - ont décidé de recourir au boycott citoyen des produits israéliens, comme leurs aînés l’avaient fait contre l’Afrique du Sud de l’apartheid. Vous avez même inventé un « boycott des produits casher », dont je vous mets au défi d’apporter la moindre preuve de l’existence dans notre pays, pour leur appliquer l’article 24 alinéa 8 de la Loi du 29 juillet 1881 réprimant la « provocation publique à la discrimination » : un tract distribué ou un autocollant apposé pourrait leur coûter, comme dans la plus sinistre des dictatures, trois ans de prison ferme, 45 000 euros d’amende et, pour les fonctionnaires, la radiation à vie.

Bref, au lieu de sanctionner Israël pour ses violations permanentes du droit international, vous sanctionnez ceux qui appellent au respect de ce droit et à la fin de l’impunité d’Israël. C’est le monde à l’envers : vous traitez comme des criminels celles et ceux qui veulent le droit et protégez comme des innocents les responsables – dixit le rapport Goldstone – de « crimes de guerre, voire contre l’Humanité ».

2. Toujours dans votre réponse du 22 décembre, vous évitez en revanche soigneusement d’informer la représentation nationale d’un aspect majeur du Conseil des Affaires générales de l’Union européenne tenu le 13 décembre dernier : à savoir que celui-ci se proposait, « le moment venu », de reconnaître l’existence d’un Etat de Palestine.

Or ce serait un acte politique majeur, de nature à débloquer une situation d’impasse qui peut, à tout moment, menacer gravement la paix mondiale. Reconnaître de facto et de jure un État palestinien dans les frontières de 1967 avec Jérusalem-Est comme capitale et contribuer à ce qu’il soit bientôt accueilli au sein des Nations unies, comme l’a envisagé le président américain Barack Obama dans son discours à la dernière Assemblée générale de l’organisation, voilà une décision que peut prendre sans tarder l’Union européenne. Car le « moment » n’est pas à venir : il est venu.

Au lieu d’agir, vous qui vous réclamez du gaullisme vous plaignez de n’être pas assez associée à la stratégie américaine, laquelle, c’est l’évidence, est paralysée devant l’intransigeance des dirigeants israéliens. Mais qui vous empêche de peser de tout votre poids en reconnaissant immédiatement l’État de Palestine ? Personne ! Qui donc pourrait empêcher l’Union européenne de faire ainsi bouger les lignes ? Personne !

Eh bien, c’est ce que je vous demande de faire, Madame le Ministre.

Je demande que la France déclare solennellement et officiellement reconnaître l’État de Palestine et entraîne les autres membres de l’Union à agir de même, comme le font en nombre grandissant des États du continent latino-américain, et ce sur la base des paramètres connus, et rappelés ici, conformes au droit international.

Pourquoi l’Union européenne devrait-elle se placer à la remorque des États-Unis et se rendre dépendante de leur crise stratégique ? Elle peut, au contraire, marquer de son empreinte la politique mondiale. Elle le doit.

Et je vous demande instamment, par cette lettre ouverte, de faire dès aujourd’hui : que la France reconnaisse l’État de Palestine dans les frontières d’avant la guerre de 1967, avec Jérusalem-Est comme capitale : et qu’elle contribue décisivement, comme membre permanent du Conseil de sécurité son admission comme membre de plein droit par l’Assemblée générale des Nations unies.

Je vous prie de croire, Madame le Ministre, en l’expression de mes sentiments respectueux.

 

Jean-Claude Lefort

 Président de l’AFPS

 Député honoraire Association France-Palestine Solidarité (AFPS) 21 ter Rue Voltaire 75011 Paris

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1 janvier 2011 6 01 /01 /janvier /2011 09:27

 

En ce jour du 29 décembre, à juste titre, les médias parlent des deux journalistes français otages capturés en Afghanistan depuis un an.

Nous joignons notre voix à toutes celles qui disent avec une vraie force : il faut obtenir leur libération ! C’est insupportable, en effet. 365 jours dans le noir total.

Et Salah Hamouri, lui, en est à son 2.113ème jour de prison dans les geôles israéliennes tandis qu’il est innocent. C’est un prisonnier politique. On sait où il se trouve. On sait qui le détient. Et le Président ne lève toujours pas le petit doigt pour lui. Silence à l’Elysée.

Nous ne pouvons évidemment pas ne pas penser à lui aujourd’hui pour exiger, encore et encore, avec force sa libération. Et nous lui écrivons…

Car « Nous sommes malades d’un mal incurable qui s’appelle l’espoir. »

Pour lui écrire voir : http://salah-hamouri.fr/node/5

 

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25 décembre 2010 6 25 /12 /décembre /2010 10:33

 

IMG00109-20101208-1547.jpgL’hiver, il fait assez communément plus froid que l’été, dans nos régions, et les sans abris, qui aiment le grand air et le contact avec la nature, adorent coucher dehors, souvent sur les trottoirs dans les grandes villes. A Paris, sous le métro Stalingrad, un lieu qu’ils affectionnent, devant le siège du Parti Communiste, l’immeuble du « Colonel Fabien ». On leur a d’ailleurs aménagé de somptueux canapés et ils disposent ainsi d’une maison sans murs, sans toit, sans chauffage, mais meublée. Quand je dis « on », je ne sais pas qui est à l’origine de cette œuvre caritative charmante qui permet en outre d’observer les pauvres dans leur milieu naturel.

Or, lorsqu’on est curieux, comme je le suis de nature, on va vers les pauvres et on engage le dialogue. J’avise un petit maigrichon, qui devait avoir beaucoup souffert de la malnutrition, vu qu’il flottait dans son pantalon trop large et trop long. Il était équipé par ailleurs d’une paire d’oreilles décollées et rougies par le froid.

-Que vous est-il arrivé, mon brave ?...vous êtes dans un drôle d’état ? Pourquoi ne travaillez-vous pas ?...même au SMIC, ça vous permettrait de louer une tente…alors qu’ici, sous le métro aérien, vous êtes en plein courant d’air !

C’était un être d’une grande noblesse et l’on sentait que la générosité l’avait privé des biens de ce monde :

-Vous savez je suis né à Neuilly sur Seine, dont j’ai même été le maire, et puis, à un moment j’ai eu honte d’être aussi riche et favorisé par le sort…

-Ces sentiments vous honorent, mon brave…

-Nicolas, appelez-moi Nicolas, ne faites pas de manières avec moi !...j’ai toujours rêvé d’être pauvre…c’est une belle expérience, très enrichissante ! ça me permet de connaître l’existence des dix millions de Français qui sont comme on dit « au-dessous du seuil de la pauvreté »…et puis ma femme est avec moi, nous sommes très unis…regardez-là…

Je vis alors une pauvre créature qui ressemblait à la mère Thénardier dans les « Misérables ». Elle s’appelait Carlita :

-Au début je voulais être « hétaïre », prostituée de luxe si vous préférez, comme elles sont toutes dans la bourgeoisie bien élevée. Et puis j’ai fait le grand saut, après en avoir fait beaucoup de petits, je me suis sentie prise par la vocation de la fraternité. Je me disais : « je vais aller voir l’abbé Pierre, il paraît qu’il allait aux putes dans sa jeunesse ». Il m’a répondu qu’il agissait ainsi par charité, c’est mieux que la justice, vous n’avez qu’à lire Roland Barthes dans « Mythologies », le chapitre s’appelle « Iconographie de l’abbé Pierre »….Hélas je ne savais pas lire. Barthes, le footballeur ? Non ce n’était pas le même !

J’ai laissé là ce couple à la dérive, j’avais de quoi faire une bonne émission pour TF1, avec un débat, vous savez ces débats où l’on s’entraîne avant, on choisit le bon et le mauvais…et puis on parle de choses incompréhensibles, avec des mots dont les gens du peuple ne saisissent pas le sens, ni nous d’ailleurs, c’est fait pour ça. De toute façon, le premier qui ouvre sa gueule on lui coupe le micro. Je vous ai dit d’écouter le dernier CD de Guy Béart il y a une chanson qui dit ça très bien : « La télé Attila ». Vous avez remarqué comme c’est culturel, ce début ? Et alors, pourquoi les lecteurs de l’Echo ne pourraient-ils pas comprendre la culture ? Dans le supplément « Culture », en plus…

Mais je poursuis ma visite, je ne vous laisse pas frémir d’impatience ! Je ne vous laisse pas mariner le pénis dans le trou du cul de Mr Fion, qui serait un ministre de l’UMP !

Et me voici justement en présence d’un délinquant. Non, ce n’est pas le préfet de l’Indre, lui, il a obtenu une promotion, quand la délinquance atteint un certain niveau c’est une bonne action. Quand il s’agit d’un misérable qui vole au supermarché, c’est un récidiviste, même avant qu’il ait commencé ! La vraie faute, le vrai crime, en 2010, c’est d’être pauvre. Un pauvre a toujours quelque chose à se reprocher ! Par exemple, vous volez de la nourriture, même très dégueulasse et toxique, dans un hypermarché, vous voilà condamnés à 20 ans de bagne ou à la prison à perpétuité.

J’avise donc un de ces amateurs de froid et de faim et je lui demande, pour mon reportage (assez bien payé, je ne vous dis pas le chiffre, et je passerai chez Drücker, pour le livre qu’un nègre est en train d’écrire, sur moi. Et tout le public, qui s’appelle l’audimat dans ce cas-là, sera convaincu, et on sera réélu en 2012. De toute façon, c’est pas nous qui dirigeons, mais des sociétés dites « multinationales » ou « transcontinentales ». Nous, nous profitons seulement, en nous bagarrant devant la soupière, comme font les chiens, les mauvais chiens, les « Chiens de garde du Capitalisme ». Je vous avais dit : lisez Paul Nizan ! Mes excuses à tous les bons chiens.)

Donc ce gars me répond :

-Je m’appelle Jean Valjean ! Je joue un rôle dans « Les Misérables » et la grognasse avec la chèvre, elle joue le rôle de la « Esméralda », autant dire qu’elle est « du Voyage ». Son vrai nom c’est Christine Boutin !

J’ai appris que ces deux scènes étaient les fleurons de la culture engagée, « Les Misérables » et « Notre Dame de Paris » d’un nommé Victor Hugo.

Du théâtre de rue, si vous préférez. Ils avaient embarqué les vrais pauvres pour l’hospice de Nanterre et ils jouaient la misère, devant le siège du Parti Communiste, sans son autorisation !

Il y a des jours, comme ça, aux approches des « Fêtes », on se met à penser à des contes d’autrefois : Staline, Lénine, Karl Marx, Bakounine, Orwell…

Il y a des jours où on redeviendrait méchant, c'est-à-dire juste, et je crois bien qu’on aurait raison. Et on aurait peut-être une médaille, en plus ?

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25 décembre 2010 6 25 /12 /décembre /2010 10:31

sauvagerie-001.jpg

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25 décembre 2010 6 25 /12 /décembre /2010 10:27

 

Ben Maloui, se regardait dans la glace de la grande armoire de la chambre. Putain, la classe avec son jogging tout blanc , impec. On aurait un dit un footballeur pro ; pas un renoi ,non un bon…

Il fit deux, trois mouvements de valse façon comme une serveuse qui va au boulot.

Il tombait bien l’Adidas. Un vrai lascar, al-’askar , le soldat .

Il enfila la cagoule que lui avait passé Madjib. Un keum de première , Madjib.

Les All star aux pieds , ça le faisait. Made in Clignancourt.

Il enleva la cagoule et alla sur le lit prendre le gun. Imitation parfaite sauf qu’il était à bille et en plastique.

Dans un braquage, c’est l'aplomb qui compte, l’autre en face, il craint alors il ne détaille pas et puis en cas de problème ça coûtait moins en placard et tu peux toujours envoyer la jambe. Sauf , que si en face il y a un cowboy…

Il fit valser le flingue deux, trois fois comme dans “Taxi “et le fourra dans sa ceinture.

Le froid de l’acier , plutôt le chaud du plastoc lui fit un frisson dans le bide. Il remonta ses épaules et ses talons et pensa “ Ça va chier !!! “

Encore quelques mimiques pour jouer à la cité de la peur façon la haine, puis,il accrocha le sac à sa taille et le fourra sous son blouson. Enfin, il se dirigea vers le couloir , direction dehors.

- Tu vas où ? cria sa mère du fond de sa cuisine

- Je vais faire un tour , Yemma

- Rendre pas tard , ton père il sera pas content.

- T’en fais pas !!!

Son père de toute façon , il est jamais content. Lui, ne sera pas comme ça, l’usine macache! Il va faire son coup et après allez , direct Hammamet , j’prends mon tour et je saute la Zaïa….

L’ascenseur n’était en panne que depuis un mois, tout allait bien; il descendit par l’escalier .En bas , il y avait Momo, Ali et karim

Il passa devant eux en vitesse, pas le temps de parler.

-He, le ouf, tu nous parles pas ?

-Èh! Tu vas où?

-Laisse, béton il va à la fête des charclos.

Ce jour là en effet ,il y avait une brocante à Saint-Paul. Les associations de quartier qui animaient le coin. La moitié de la population y était, l’autre soit restait chez elle, soit était partie loin , manière à pas côtoyer les gens de la cité.

Hamed ne répondit pas aux appels. Parler c’est prendre des risques, il l’avait lu dans un bouquin qu’on lui avait passé . Sur le terrorisme. Lui, il voulait juste prendre de la monnaie.

Il traversa l’immense place qui trônait au milieu des immeubles.

Le tabac n’était pas loin, personne aux alentours. Il entra dans le local à poubelle qui était à proximité, enfila sa cagoule et sorti en vitesse pour entrer comme il avait bien étudié. Il venait tous les jours.

Se caler contre le mur de manière à ce qu’on ne le voit pas du dehors, tendre le gun sous le nez du vieux et gueuler :

- Bouge pas ! La caisse !

Le buraliste, bien qu’ancien de quelque chose ne tenta rien. Il s’était déjà fait trouer la peau ailleurs pour presque rien, assez pour ne pas avoir envie de recommencer pour cent euros et quatre paquets de clopes .

-Tiens prends, dit-il en sortant le tiroir.

Hamed défit son sac qui pendait sur son ventre et y enfouit les billets, il bascula le tiroir pour y faire tomber les pièces. Ensuite, il attrapa tous les jeux de grattage qui rejoignirent le butin. Le buraliste lui tendit quatre cartouches de ces cigarettes préférées.

Il les fourra avec le reste et sortit à reculons .

 

Deux minutes, il n’avait mis que deux minutes!!! il courut jusqu’au parking dont la porte ne fermait jamais et alla se cacher tout au fond.

Il retira enfin la cagoule, toute trempée de sueur. Il bandait.

Il avait réussi.

Il remonta par l’escalier extérieur pour rejoindre l'appartement.

La 3jouz était à l'affût

-Tiens mon fils, t’es rentré ?

-Oui, m’man

-Ça va ?

-Oui, j’suis fatigué, je vais dormir.

Elle marmonna,

-C’est ça dors, et puis ce soir tu seras en forme pour les bêtises…

Hamed vida son sac sur son lit et compta l’argent : 228 euros….

Les gens payent en carte…

Il les mit dans sa poche , déçu. Mais le sourire lui revint : les jeux, les jeux !! Et il se mit à gratter, à gratter, plus de deux cents tickets. Il en gratta pour 10.000 euros. Bingo !!!

Il ramassa tous les gagnants et les mit dans le sac.

Dans le couloir, Il se retrouva de nouveau dans le champ de vision de sa mère.

-T’es reposé mon fils ?

-Oui, m’man.

-Tu te rappelles ce que j’ai dit ?

- Oui maman , à ce soir!

La porte, l’escalier puant, l’entrée pourrie de mac do dégueulé , la cour.

Il allait d’un pas agile jusqu’au tabac ; Plus besoin de se cacher.

Il entra dans la tabac où se trouvait trois personnes à qui le marchand racontait son aventure.

Le groupe se tourna vers lui, pas plus craintif que d’habitude.

-Tiens , bonjour Hamed, tu veux quoi ?

-J’ai gagné au ticket, vous pouvez me payer ?

-Désolé, mon garçon, j’ai été braqué ce matin, plus d’argent en caisse.

-Ha bon……Alors, je fais comment ?

- Reviens demain matin, j’aurai de quoi, je vais être renfloué par la Française des Jeux, laisse moi tes tickets.

Hamed hésita mais comme c’était comme ça qu’on faisait, il déposa tout sur le comptoir.

-Tu as compté ?

-Oui

-Bon, ben on se fait confiance ? Là, j’ai pas le temps, tu comprends avec ce qui m’arrive….Je mets ça dans cette pochette…. À demain?

-À demain , m’sieur.

Hamed rentra chez lui, rêvant à ce qu’il allait faire avec tout ce flouz.

Ce soir là , il fut très gentil avec ses parents qui parlait de son frère qui était en prison et de sa sœur qui attendait son troisième enfant et que son mari il est au chômage.

D’habitude Hamed se fichait de ces conversations . Son frère était un nul et sa soeur une grosse vache.

Maintenant qu’il était riche, cela l’amusait, il n’était plus comme eux.

Il dormit très bien et se réveilla de bonne heure à dix heures.

Il prit une douche et remit ses vêtements.

À onze heures pile , il entrait dans le bureau de tabac.

Le buraliste se tenait dans le fond de la boutique.

-Bonjour monsieur, je viens pour mes tickets ;

Au même moment , il entendit quelqu’un entrer derrière lui, machinalement il se retourna pour voir deux képis. Son regard se retourna vers le comptoir où à présent se tenait un homme en civil.

-Fais pas le con , et tout ira bien : Police.

 

Hamed se retrouva en préventive.

Il passa des nuits à essayer de comprendre ce qui n’avait pas marché dans son plan…

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25 décembre 2010 6 25 /12 /décembre /2010 10:05

Une coupure de presse de La Montagne, notre quotidien :

montagnard.jpg

Un commentaire : je ne suis pas d'accord avec la partie ci-dessous du propos :
" Ce n'est pas la fortune qui scandalise mais son indécente exhibition ".
Oh que si, la fortune est un sacré foutu scandale ! Et du reste si elle
n'existait pas, elle ne pourrait s'exhiber.

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