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15 décembre 2018 6 15 /12 /décembre /2018 10:52

Le Conseil européen veut rendre obligatoire le contrôle permanent de notre vitesse dans l’ensemble des voitures neuves !
Ce n’est malheureusement pas une blague, ni une "fake news".
Le projet est même déjà très avancé : il sera soumis au vote des députés européens en début d’année...soit dans quelques semaines !!!
Avec ce projet de loi, voilà ce que veulent faire précisément les technocrates de l’Union européenne :
1. Rendre obligatoire l’installation de "boîtes noires" dans toutes les voitures neuves, pour enregistrer en permanence l’ensemble des données du véhicule... à commencer par la vitesse.
Avec, à la clef, le risque d’un contrôle a posteriori de la vitesse que vous pratiquez par rapport aux panneaux de limitation de vitesse.
L’Union européenne a beau indiquer, pour l'instant, que les données ne seront utilisées que dans un but d’analyse, on sait bien qu’une fois que la technologie sera là, rien n’empêchera les Etats de l’utiliser pour nous fliquer et nous taxer !!! La preuve : le gouvernement français a déjà essayé, fin 2016, de mettre en place un système similaire.
Derrière ce projet de boîtes noires obligatoires, c’est donc bien un contrôle H24, avec une déferlante de PV et de retraits de points, qui nous attend !
2. Mais il y a plus grave encore : le projet de loi du Conseil européen prévoit également  de rendre impossible la désactivation de "certains assistants de conduite", notamment les "assistants de vitesse intelligents".
Or, derrière ce jargon technocratique se cache tout simplement à terme le LAVIA, c’est-à-dire le fameux limiteur de vitesse empêchant de dépasser la vitesse autorisée.
Un redoutable système que l’Union européenne essaie de rendre obligatoire depuis des années, et qui "bride" automatiquement la vitesse de la voiture par reconnaissance des panneaux ou par suivi GPS.
Alors qu’on sait aussi que l’infrastructure routière est en cause dans 40 % des accidents mortels, que seulement 16 % des accidents mortels sur autoroute sont causés par des excès de vitesse, et qu'un tiers des accidents ont une cause indéterminée,…
...l’Europe décide tout bonnement d’incriminer, définitivement et sans retour en arrière possible, le facteur vitesse, méprisant totalement ces faits, les analyses de nombreux experts de la route et la liberté des citoyens.
C’est la laisse électronique ultime du conducteur : infantilisation maximale, liberté zéro !
Va-t-on accepter de sacrifier ainsi l’une de nos premières libertés, celle de se déplacer librement, au nom d’une soi-disant "sécurité" où des robots vous nous fliquer en permanence ?
Ca fait carrément froid dans le dos....
Il n’est pas encore trop tard pour s’opposer à ce redoutable projet :
Signez au plus vite notre pétition "Non au flicage permanent des conducteurs", pour demander aux députés européens de s’opposer à ce projet odieux, qui va surveiller les conducteurs en permanence, et priver l’ensemble des citoyens européens de leur liberté de se déplacer en toute indépendance.

Signer la pétition

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15 décembre 2018 6 15 /12 /décembre /2018 10:47

Plus de 150 États ont été enregistrés à la conférence d’adoption du Pacte global pour des migrations sûres, ordonnées et régulières de Marrakech [Note : le document de référence en anglais est intitulé Global Pact, ce que l’Onu traduit par Pacte mondial.].
En introduction, le secrétaire général des Nations unies, António Guterres, a tenu à dénoncer les « fausses informations » sur le Pacte. Il a notamment souligné que ce texte n’est pas contraignant et ne limitera donc pas la souveraineté des États.
Or, c’est très exactement le problème : le Pacte ne limitera pas la souveraineté des États qui y ont déjà partiellement renoncé en admettant dans leur système juridique la supériorité des textes internationaux sur les textes nationaux.
L’expression « non-contraignant » signifie que les États signataires n’auront pas à réformer leur législation. Mais il sera possible à des plaignants de faire valoir la supériorité d’un texte international sur le droit national et ainsi de contraindre à l’application du Pacte.
C’est ce qui a conduit 19 États (l’Autriche, l’Australie, la Bulgarie, le Chili, la Croatie, le Danemark, l’Estonie, les États-Unis, Israël, la Hongrie, la Lettonie, les Pays-Bas, la Pologne, la République dominicaine, la Tchéquie, la Serbie, la Slovaquie, la Slovénie et la Suisse) à ne pas participer à la conférence.
En Suisse, le Conseil fédéral a participé aux négociations avant de se retirer à la dernière minute.
Le cas de la Belgique atteste de l’importance du Pacte qui n’est pas un simple document déclaratif comme le prétend M. Guterres. À Bruxelles, le Premier ministre, Charles Michel, a contourné les dispositions constitutionnelles pour pouvoir le signer : un parti de la Coalition au pouvoir, le NVA, a refusé le Pacte et a démissionné de ses fonctions. Le gouvernement devenu minoritaire aurait dû tomber. Mais le Premier ministre s’est maintenu au pouvoir et n’a informé le roi qu’après coup de son remaniement ministériel. Il s’est rendu à Marrakech signer le Pacte sans demander la confiance de son Parlement.

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8 décembre 2018 6 08 /12 /décembre /2018 11:11

Les chauffeurs routiers, les ambulanciers, les transporteurs de fonds et les déménageurs sont appelés à la grève à partir de dimanche soir, et pour une durée indéterminée, par les fédérations CGT et FO du secteur du transport routier. Les syndicats disent vouloir défendre le pouvoir d'achat, qualifiant de "miettes" les mesures annoncées mardi 4 décembre par le Premier ministre. Le secteur compte, selon FO, quelque 700 000 salariés.
Les deux syndicats sont par ailleurs mécontents d'une récente décision du Conseil d'Etat, qui a annulé les dispositions d'un décret de 2016 fixant des majorations de 25% et 50% pour les heures supplémentaires des chauffeurs routiers, les ramenant à 10%. La CGT estime que cette décision "risque d'avoir des répercussions négatives sur (le) pouvoir d'achat" des routiers.

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8 décembre 2018 6 08 /12 /décembre /2018 11:05

Il manquait à l’acte IV des gilets jaunes la séquence amusante, l’événement qui détend l’atmosphère: « La marche pour le climat ». Le bobo a bien compris que son rôle était d’apporter la touche humoristique au soulèvement populaire qui secoue le pays. Aux cris de « Y a plus d’saisons », les ravis de Macron exigeront que le gouvernement baisse le thermostat d’un cran. Que l’on supprime le mois de juillet ! L’arrestation immédiate des présentateurs météo et autres revendications à imaginer d’ici samedi.

En fin psychologue, Nicolas Hulot a estimé que ce n’était pas le bon moment pour organiser cette marche. Qui l’eût cru ? Mais peu importe. Le bobo a chaud. Et au diable le professeur Gervais au CV long comme le bras (et d’autres scientifiques) qui déclare que « réduire en France les émissions de CO2 de 20 % évitera à la planète de se réchauffer de moins de 1/1000 de degré » ! Qu’il brûle sur la place publique ! L’Inquisition climatique est en marche. En février, le même professeur Gervais fut interdit de conférence dans un lycée de Versailles. Pas le bon discours. Arrière, Satan !

En marge des gilets jaunes, voici donc venu le mouvement des « nez rouges ». Clown dans l’âme, partisan d’une augmentation des taxes sur le carburant, celui des voitures et non des avions qui l’emmènent en vacances à Bali, favorable à la mondialisation importatrice polluante de marchandises, fabriquées par des esclaves. Le bobo pétri de sa conscience de bon aloi, inconditionnel de BFM TV et France Inter, a le mérite de représenter le point zéro de la conscience politique. Le repère est infaillible. Il est la référence incontournable du concept « à côté de la plaque » indispensable à tout voyageur qui souhaite connaître la direction vers laquelle ne pas aller.

Favorable aux migrants, futurs sous-payés du capitalisme. Par humanisme ! En lutte contre le réchauffement alors que de nombreux scientifiques démontrent que le phénomène s’est déjà produit, dans des temps où la Peugeot diesel n’était pas encore inventée. Jamais à court de gags, toujours partant pour se tirer une balle dans le pied. Favorable à Hillary Clinton, financée par des multinationales proches de Monsanto, il ne craint pas de descendre dans la rue manifester CONTRE Monsanto. Il est énorme !

L’écolo zombie, fidèle à sa ligne de conduite, ne pouvait manquer de faire la démonstration de sa déconnexion des habitants de la planète qu’il veut sauver. Par ce défilé en ces circonstances, il choisit délibérément de passer inaperçu et prouve, par là, qu’il manifeste pour lui-même, pour son confort personnel. Sa bonne conscience a besoin, de temps à autre, d’un petit coup de peinture. De changer la moquette. D’une vérification des niveaux. On sait ce que c’est. Ces trucs-là, ça marche bien, mais y a des frais d’entretien…

Avec un désert médiatique d’une grande désolation pour décor, le bobo va se faire plaisir. Les CRS sont un peu occupés. C’est le moment ou jamais de partir en lutte contre un ennemi inexistant. « Nez rouges et rien ne bouge ». Le slogan est porteur.

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8 décembre 2018 6 08 /12 /décembre /2018 11:00

À 69 ans, Dominique Strauss-Kahn s’est marié pour la quatrième fois. C’est, sans aucun doute, le signe d’un tempérament optimiste, car on n’imagine pas qu’à son âge, les parents de la dame aient exigé une « régularisation » de leurs amours coupables.

Les jeunes mariés vivent en exil : ils résident à Marrakech, dans un riant riad. Ce n’est pas cher, le Maroc, et puis, le petit personnel y est encore dévoué, bon marché, et peu au fait des gamelles qui tintent aux basques de nos grands hommes. Les plats à tajine sont moins bruyants que les casseroles.
DSK, donc. L’homme de gauche qui déclarait, en 2010 : « À partir de 1972, je vois [économiquement] que le communisme ne tient pas la route. » Ça s’appelle prendre le temps de la réflexion…
Parce que DSK (je m’adresse aux jeunes qui l’ignorent) est une tête en économie. Comme Hollande, il l’a enseignée : à l’IEP, à l’ENA, à HEC…
C’est lui, DSK, le secrétaire national du PS chargé des programmes économiques, puis le président de la commission des Finances à l’Assemblée, le ministre délégué à l’Industrie et au Commerce extérieur sous Mitterrand, l’auteur du programme économique de Jospin, le père des 35 heures, puis le puissant ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie. Brillante ascension jusqu’à ce que le scandale de la MNEF le rattrape, de même que l’affaire de « la cassette Méry ».
La Justice évoque alors de « fortes présomptions de faits de corruption passive à l’encontre de l’ex-ministre ». Finalement, la Cour de justice de la République ne sera pas saisie, le procureur général estimant qu’il manque « les indices pour justifier une saisine de la CJR du chef de concussion ». Ça n’est pas passé loin… Inquiété, aussi, dans l’affaire Elf, sa rivale Ségolène Royal déclarera que les politiques sont là « pour servir et pas pour se servir ».

Mais c’est pour d’autres turpitudes que DSK va tomber : son addiction au sexe. Nommé directeur général du FMI, le 28 septembre 2007 (rémunération de 530.000 dollars nets d’impôts), il commence par s’opposer à la taxe Tobin (taxation sur les transactions monétaires internationales). Puis il se prend les pieds dans les porte-jarretelles et les soutiens-gorge pour finir menotté à la sortie du Sofitel New York le 14 mai 2011. Arrêté alors qu’il prenait l’avion à JFK, il est accusé d’avoir agressé une femme de chambre. Ce sera le feuilleton graveleux de la fin d’année 2011, les accusations se multipliant jusqu’à l’autre affaire de fesses, celle du Carlton de Lille où il a trempé avec son copain Dédé la Saumure.

Et voilà que, semblable à son vieux camarade François Hollande qui fut élu plus miraculeusement qu’Emmanuel Macron, et Ségolène Royal, qui fut aussi sa rivale, DSK fait un retour. Il a lancé, le 3 décembre, un nouveau « club de réflexion ». Ça s’appelle Le Lieu. Le lieu où l’on pense, où l’on réfléchit. Le lieu où des gens qui nous ont conduits là où l’on s’enfonce aujourd’hui se proposent de nous mitonner un avenir radieux, forcément.
Il y aura là-dedans « des intellectuels, des syndicalistes mais aussi des économistes et autres dirigeants d’entreprises ». Leur objectif : « Définir des futurs grands thèmes de société et ainsi réfléchir sur les orientations du monde à l’horizon 2025-2050. »
On ne nous le dit pas, mais j’imagine que ceux qui s’y pressent « par cooptation » doivent avoir d’illustres parrains. Que dans ce lieu « d’élaboration collective d’un projet réformiste », on va retrouver nos penseurs habituels : Attali, sans aucun doute, et certainement aussi Alain Minc. Bref, tout ceux qui nous ont mis dans la m…
Il l’a dit, pourtant, DSK : « Rien ne m’agace plus que le maintien de sexagénaires qui ont du mal à quitter la scène. » Mais ces gens-là sont comme le sparadrap du capitaine Haddock : impossible de s’en débarrasser. Ils ne connaissent pas la honte. Nous, si.

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8 décembre 2018 6 08 /12 /décembre /2018 10:55

Je sais, toujours mon goût immodéré de la logique. Mais quand même, je voudrais comprendre pourquoi des smicards prêts à promener des têtes au bout d’une pique si l’on ne rétablit pas l’ISF craquent leurs maigres économies pour alimenter les trusts américains de la famille Hallyday-Boudou.

On n’explique pas l’amour, me direz-vous, et les fans de l’ex-« idole des jeunes » pensent sans doute que Johnny Hallyday était un rebelle. Tout cela, pourtant, pue le fric et c’est peu dire que les médias nous saoulent avec les règlements de comptes feuilletonnés entre veuve et beaux-enfants (il paraît qu’on se bouscule à Saint-Barth en ces jours d’anniversaire). Le disque posthume bricolé se vend mieux que le pain chez le boulanger. C’est connu, quand on aime, on ne compte pas…
« Mon pays, c’est l’amour. » La bonne blague. Leur pays à eux, c’est plutôt le tiroir-caisse. Dans la famille Boudou, on demande le père, le frère, la grand-mère… André, Grégory, mamie Elyette et cette pauvre petite Laeticia, moderne Cosette à la sauce people. La veuve est bien entourée. Son papa l’a dit : si Johnny n’avait pas rencontré sa famille, il « serait mort ruiné ». Ouf ! Heureusement qu’ils étaient là, ces nobles cœurs.
Enfin, que dis-je : ses veuves ! Toutes là, toutes éplorées, défendant toutes les intérêts de leur progéniture, rechantant les chansons de celui qu’elles n’ont pas oublié.

On attend maintenant la grand-messe à la Madeleine. Célébrée tous les 9 du mois devant une foule nombreuse, la dernière de l’année devrait être grandiose. Ça va ronfler dans les grandes orgues de la nouvelle liturgie : « Retiens la nuit pendant l’eucharistie, j’ai oublié de vivre pendant la communion… » Le père Horaist attend un millier de fidèles (fidèles à Johnny, je précise). Il paraît qu’il doit acheter, chaque semaine, un nouveau livre d’or. Nous habitons un pays de littérateurs. Il les tient « dans un lieu secret » en attendant une thèse qui doit leur être prochainement consacrée. Il a raison, il pourrait bien se trouver des margoulins pour les lui voler et les mettre sur le marché.


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8 décembre 2018 6 08 /12 /décembre /2018 10:50

Le syndicat de police Vigi a rejoint, mercredi 5 décembre, le mouvement des "gilets jaunes". Il appelle à une grève illimitée des fonctionnaires exerçant des missions supports à partir de samedi 8 décembre, date de "l'Acte IV" de la mobilisation.

Vigi, une émanation de la CGT, est un syndicat ultraminoritaire dans la police : il n'a obtenu que 3,6% des suffrages lors des dernières élections professionnelles. Le préavis déposé par ce syndicat concerne "les personnels administratifs, techniques, scientifiques et ouvriers d'état/cuisiniers du ministère de l'Intérieur", dans la mesure où "les personnels actifs n’ont pas le droit de se mettre en grève", comme le souligne Alexandre Langlois, le secrétaire général du syndicat, auprès de 20 Minutes.
"Les revendications portées par le mouvement des 'gilets jaunes' nous concernent tous. Il est temps de s'organiser légalement et d'être solidaire avec eux, pour l'avantage de tous", peut-on lire dans un communiqué diffusé par le syndicat Vigi-Ministère de l'Intérieur.
Vigi dénonce par ailleurs la façon dont la crise est gérée par la hiérarchie et le gouvernement, alors que la mobilisation de samedi a été émaillée de nombreuses violences. Il appelle donc les fonctionnaires de police "qui n'ont pas reçu de formation en maintien de l'ordre (à) faire valoir leur droit de retrait".

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8 décembre 2018 6 08 /12 /décembre /2018 10:43

Aucun hashtag dans le Top 10, aucune grande émission télé, M. Blanquer en mode très très silencieux : il y a assez à faire avec les gilets jaunes sans qu’en plus, on en rajoute avec les blocages de lycées qui se sont produits hier, vendredi 30 novembre, partout en France. Le gouvernement et les médias ont décidé de ne pas informer ou de sous-informer. Au pays de la liberté d’expression et de la loi contre les « infox ». Ce start up government est très fort, il a aussi inventé l’« infrox » : l’infra-information, la sous-information.

Mais c’est pourtant un mouvement de blocage des lycées puissant qui a commencé vendredi. À Paris, sept lycées étaient bloqués. Selon le ministère de l’Intérieur, qui est devenu le ministère de la Minoration des comptes, seuls une trentaine d’établissements étaient perturbés. Or, c’est au moins une centaine, et certainement beaucoup plus, d’après les remontées du terrain. Metz, Tours, Limoges, Poitiers, Toulouse, Bordeaux, etc. Et dans les grandes villes, quand c’est un lycée qui craque l’allumette, le feu se diffuse vite aux autres. Dans la région Auvergne-Rhône-Alpes, les lycées d’Oullins, Givors, Rive-de-Gier, Oyonnax, Bellignat, Chambéry, Grenoble étaient concernés. Même dans des départements ruraux, comme le Lot-et-Garonne, les lycées de Fumel et de Villeneuve-sur-Lot étaient touchés, hier. Et, une fois de plus, c’est toute la France périphérique qui réagit, comme à Montceau-les Mines. On a constaté, à certains endroits, des convergences avec les gilets jaunes : des lycéens se sont rendus sur des ronds-points et ont chanté « La Marseillaise ».

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8 décembre 2018 6 08 /12 /décembre /2018 10:39

À peine les dégâts des Champs-Élysées nettoyés, plusieurs centaines d’ambulances, gyrophares allumés et sirènes hurlantes, ont envahi la place de la Concorde, lundi matin. Des feux ont été allumés par eux aux pieds de l’Obélisque. Paris brûle à nouveau à deux pas de l’Assemblée nationale. Il est urgent de réagir.

Mais seul Jean Lassalle est là. Il lance un appel à tous les députés et sénateurs pour qu’ils viennent aussi, « quitte à se faire engueuler » pour cette loi qu’ils ont votée. Les ambulanciers réclament la suppression de l’article 80 de la loi de finances 2017, entrée en vigueur le 1er octobre 2018. Depuis cette date, la prise en charge des transports de malades revient non plus aux caisses primaires d’assurance maladie mais aux hôpitaux et cliniques. Le patient ne peut plus, du coup, choisir son ambulance ou son taxi agréé, le choix étant fait par l’hôpital.
Cet article 80 est, en effet, emblématique de la manière de gouverner d’une assemblée dont la majorité gobe tout sans sourciller, face à une opposition réduite à de simples discours.
On doit faire des économies. Donc, on raye une ligne budgétaire : celle du remboursement, par la Sécu, des trajets domicile-hôpital. Simple, rapide, efficace. Seulement voilà : comme l’écrivait la grande Catherine de Russie, « le papier souffre tout, mais la peau des hommes est autrement sensible »…
La prise en charge des transports domicile-hôpital est essentielle, par exemple, pour les patients atteints d’un cancer qui doivent chaque jour, pendant trois mois, aller à l’hôpital pour une séance de radiothérapie, impérative pour leur guérison.
Le remboursement du trajet quotidien sans autre condition que l’ordonnance était un élément essentiel du « plan cancer » de Jacques Chirac. Pour les malades fragilisés, fatigués et craignant pour leur vie, être pris et ramenés chaque jour en bas de chez eux, fussent-ils à 100 kilomètres de l’hôpital, par un taxi de leur choix était non seulement un grand confort, mais un grand réconfort. Car le libre choix d’un taxi – ou pool de taxis – agréé, ou d’une ambulance si la position allongée était requise, et ce, pour la durée des soins, donnait souvent lieu à des échanges chaleureux, presque amicaux entre conducteurs et patients.

Soumettre le choix des prestataires par des appels d’offres et la gestion des remboursements à des hôpitaux et cliniques déjà surchargés va rendre problématiques et longues des formalités de prise en charge qui étaient, jusqu’ici, exemplaires de simplicité et de rapidité, et ôter le choix aux patients. De plus, la sectorisation qui en découlera va mettre en grande difficulté les transporteurs dont le revenu tiré de ces trajets n’est rentable que s’ils jonglent en permanence avec les patients de divers hôpitaux et de diverses pathologies.

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8 décembre 2018 6 08 /12 /décembre /2018 10:31

Dans une tribune publiée par le journal Le Monde (20/11/2018), le sociologue Pierre Merle écrit que « le mouvement des « gilets jaunes » rappelle les jacqueries de l’Ancien Régime et des périodes révolutionnaires ». Et il s’interroge: « Les leçons de l’histoire peuvent-elles encore être comprises ? ». Gérard Noiriel, historien et directeur de recherche à l’EHESS répond:
(https://noiriel.wordpress.com/2018/11/21/les-gilets-jaunes-et-les-lecons-de-lhistoire/)

“Je suis convaincu, moi aussi, qu’une mise en perspective historique de ce mouvement social peut nous aider à le comprendre. C’est la raison pour laquelle le terme de « jacquerie » (utilisé par d’autres commentateurs et notamment par Eric Zemmour, l’historien du Figaro récemment adoubé par France Culture dans l’émission d’Alain Finkielkraut qui illustre parfaitement le titre de son livre sur « la défaite de la pensée ») ne me paraît pas pertinent. Dans mon “Histoire populaire de la France”, j’ai montré que tous les mouvements sociaux depuis le Moyen Age avaient fait l’objet d’une lutte intense entre les dominants et les dominés à propos de la définition et de la représentation du peuple en lutte. Le mot « jacquerie » a servi à désigner les soulèvements de ces paysans que les élites surnommaient les « jacques », terme méprisant que l’on retrouve dans l’expression « faire le Jacques » (se comporter comme un paysan lourd et stupide).

Le premier grand mouvement social qualifié de « jacquerie » a eu lieu au milieu du XIVe siècle, lorsque les paysans d’Île de France se sont révoltés contre leurs seigneurs. La source principale qui a alimenté pendant des siècles le regard péjoratif porté sur les soulèvements paysans de cette époque, c’est le récit de Jean Froissart, l’historien des puissants de son temps, rédigé au cours des années 1360 et publié dans ses fameuses Chroniques. Voici comment Froissart présente la lutte de ces paysans : « Lors se assemblèrent et s’en allèrent, sans autre conseil et sans nulles armures, fors que de bâtons ferrés et de couteaux, en la maison d’un chevalier qui près de là demeurait. Si brisèrent la maison et tuèrent le chevalier, la dame et les enfants, petits et grands, et mirent le feu à la maison […]. Ces méchants gens assemblés sans chef et sans armures volaient et brûlaient tout, et tuaient sans pitié et sans merci, ainsi comme chiens enragés. Et avaient fait un roi entre eux qui était, si comme on disait adonc, de Clermont en Beauvoisis, et l’élurent le pire des mauvais ; et ce roi on l’appelait Jacques Bonhomme ».

Ce mépris de classe présentant le chef des Jacques comme « le pire des mauvais » est invalidé par les archives qui montrent que les paysans en lutte se donnèrent pour principal porte-parole Guillaume Carle « bien sachant et bien parlant ». À la même époque, la grande lutte des artisans de Flandre fut emmenée par un tisserand, Pierre de Coninck décrit ainsi dans les Annales de Gand : « Petit de corps et de povre lignage, il avoit tant de paroles et il savoit si bien parler que c’estoit une fine merveille. Et pour cela, les tisserands, les foulons et les tondeurs le croyoient et aimoient tant qu’il ne sût chose dire ou commander qu’ils ne fissent ».

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