Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
17 novembre 2018 6 17 /11 /novembre /2018 11:09

C’est une nouveauté que le ministre de l’Action et des Comptes publics a annoncée sur le plateau de l’émission « Capital » : le fisc va désormais surveiller les réseaux sociaux pour identifier les fraudeurs. « Nous allons pouvoir mettre les réseaux sociaux dans la grande base de données que vous avez vue tout à l’heure, c’est-à-dire la permissivité (sic) de constater que si vous vous faites prendre en photo de nombreuses fois avec une voiture de luxe alors que vous n’avez pas les moyens pour le faire, peut-être que c’est votre cousin ou votre copine qui vous l’a prêtée, ou peut-être pas », a-t-il annoncé.
Là, si vous le permettez, j’en reviens un instant à la littérature. Monsieur Darmanin parle de « permissivité ». C’est si cocasse qu’on ne peut que s’interroger : emploie-t-il le mot à dessein ou bien est-ce un lapsus révélateur des honteuses manœuvres qui se préparent ? Car, chers amis, la permissivité n’est rien d’autre que le dévoiement de la permission, le bras tordu à l’autorisation – deux mots qui eussent pourtant suffi, en principe, pour justifier la chose.
Le ministre lâche le mot – « permissivité » – défini ainsi par le dictionnaire : « Une tolérance exagérée qui peut conduire à l’anéantissement des règles de morale, de la bienséance, et de toutes sortes d’interdits acceptés par un groupe, une population, etc. »


Donc, les amis, vous avez compris ce qui vous attend : fini de faire les kékés sur Facebook ou Instagram, d’afficher des photos de restaurant étoilé quand on bouffe chez McDo, de multiplier les selfies sur le port de Saint-Tropez quand on dort au camping de la Rascasse languide et de se mettre en scène devant la vitrine de Vuitton quand on achète ses sacs chez Tati. Ça va aussi signer la mort du petit commerce ! Un exemple : qui voudra, maintenant, s’offrir les 20 minutes de frime à 89 euros en Ferrari ou en Lamborghini, sur les Champs-Élysées ?
Vous pensez pouvoir vous défendre ? Passer à confesse et battre votre coulpe : « Pardon, mais c’était pour de faux. Juste pour faire le kéké. » Malin, le fisc ne se laissera pas si facilement abuser. « Je constate d’abord que les Français, souvent, se photographient eux-mêmes sur les réseaux sociaux », a dit le ministre. « Ce sont vos comptes personnels qui seront d’abord regardés, par expérimentation, je le redis ici. La loi a été promulguée, nous les mettrons [les contrôles] en place sans doute au début de l’année prochaine en même temps que la police fiscale et en même temps que tout ce que la grande loi Fraude que nous avons présentée à la demande du président de la République se mettra en place dans les prochaines semaines. »
Voilà voilà… vous êtes prévenus.

Source

Partager cet article
Repost0
17 novembre 2018 6 17 /11 /novembre /2018 11:04

Les quatre suspects dans l’affaire du projet d’attaque visant Emmanuel Macron sont passés aux aveux lors de leur garde à vue à la DGSI, nous apprend notamment France 2. Les quatre hommes ont détaillé le plan que Jean-Pierre B., le meneur présumé, avait prévu pour attaquer au couteau le président de la République, mercredi 7 novembre, durant les commémorations du 11 Novembre à Charleville-Mézières (Ardennes). À partir de ce que France 2 rapporte, j’ai essayé, avec le peu d’éléments que nous possédons, d’explorer le sujet et de me poser, comme enquêteur, les bonnes questions relatives à cette tentative.
La première porte sur le personnage central, un certain Jean Pierre B.. Il anime une page Facebook : « Les Barjols 38 ». Or, en argot, les barjols, ou barjots, sont des personnes farfelues, folles, qui ont l’habitude de prendre des risques, de faire des choses dangereuses. Avouer que prendre un tel pseudo en projetant de perpétrer une action violente, c’est envoyer un message lumineux à la DGSI.
Sur cette page, peu d’écrits, rien depuis le 6 octobre (peut-être effacés par les services). Par contre, le 3 septembre, un long texte loufoque dans lequel franceinfo a extrait cette phrase révélatrice : « Je cherche des patriotes, des vrais, pas des figurants. » Un vrai James Bond, ce JP. Quelques phrases plus loin, il explique : « Je vous laisse une semaine pour m envoyer un message en mp ( message privé ) à la suite de cela. Je procèderais à un nettoyage de cette page […]. » Voilà un apprenti terroriste qui communique avec ses affidés « secrètement » en message privé et même par téléphone (dixit France 2). Autant passer par les petites annonces, c’est plus simple.
Il y a une autre phrase, du 11 juillet, celle-ci, que la radio n’a pas révélée. Le mis en examen y indique : « Pourquoi vouloir verser le sang alors que nous sommes capables de changer notre pays uniquement par solidarité ? »
Alors, Jean-Pierre B. cache-t-il son jeu ou a-t-il changé de mode d’action ? Mystère.
Autre question suscitée par une information communiquée par l’AFP : « Lundi, tout s’accélère. Jean-Pierre B. prend la route avec un autre homme pour rejoindre Bouzonville, en Moselle. Dans cette commune de 3.500 habitants proche de Charleville-Mézières, ils retrouvent deux autres complices et passent la nuit à leur domicile. » Pourquoi ne pas agir en solo ? Pourquoi faire venir un homme de plus alors qu’une seule action est programmée ? C’est absurde car cela entraîne automatiquement l’inculpation du deuxième individu. De plus, voilà deux touristes qui, au lieu de dormir sous de faux noms dans un endroit discret (sous tente, dans un hôtel, dans un gîte), vont faire étape chez deux complices, matérialisant ainsi l’implication de ceux-ci.
Dernière question, celle sur le couteau. D’après France 2, « un couteau en céramique a été retrouvé dans sa voiture, il devait l’utiliser le jour même pour poignarder le Président lors de son bain de foule ». Or, impossible de poignarder avec un couteau en céramique : on ne peut que couper ou trancher. De plus, ces couteaux sont réalisés pour couper des choses non dures comme fruits ou légumes, car étant d’une grande fragilité, le moindre choc les brise. Enfin, Jean-Pierre B. aurait eu l’intention d’utiliser ce type d’ustensile non métallique pour tromper la détection du portique. Or, pour un bain de foule à l’extérieur, il n’est jamais prévu de portique, sauf cas exceptionnel.
En conclusion, soit ces terroristes sont des pieds nickelés, soit (plus inquiétant) ils ont pu être manipulés. Quant à dire que la vie du président de la République a été vraiment en danger, c’est une autre question…

Source

Partager cet article
Repost0
17 novembre 2018 6 17 /11 /novembre /2018 11:00

Il pleuvait à Paris ce mercredi 7 novembre. Et pourtant ils étaient là. Les grévistes du palace Park Hyatt Vendôme, debout, souriant, dignes. Avec leurs casseroles et leurs timbales, leurs chants et leurs cris, ils tiennent. Travailleurs des cuisines, femmes de chambres, moquettistes, au coude à coude. Les drapeaux rouges de la CGT-HPE gorgés d’eau sont un peu lourds, la fatigue commence à peser, mais la détermination est intacte.
Cet après-midi devaient se tenir des négociations, pour la première fois. Inspection du travail, direction du Park Hyatt, direction du sous-traitant STN, et représentants du personnel, tous réunis autour d’une table. Nous ne savons pas encore quelle fut l’issue de cette première rencontre, mais c’est un signe que la pression des grévistes paie. Les arrogants du palace, qui depuis Chicago donnaient des ordres pour qu’on ne discute pas avec les syndicats, doivent commencer à ravaler leur morgue.
« Macron n’aime que l’Europe ! », déclare une gréviste à la vue de notre autocollant « Brisons les chaînes de l’Union européenne ». « Ce ne sera pas facile, mais il faut en sortir, c’est une prison », ajoute-t-elle. Une de ses collègues la rejoint, fatiguée mais contente : hier soir, jusqu’à minuit, elle a réalisé une tournée dans l’hôtel pour parler aux non-grévistes, tenter de convaincre, montrer que la grève, de jour comme de nuit, est là, présente.
Après 43 jours de combat, dans le froid, sous la pluie, après les injures, les coups, les interventions des flics, elles et ils tiennent. Si nous les soutenons davantage, si nous leur apportons notre solidarité jour après jour, et sous mille formes différentes, elles et ils vaincront.

Source

Partager cet article
Repost0
17 novembre 2018 6 17 /11 /novembre /2018 10:56

Tariq Ramadan obtient sa mise en liberté sous conditions, neuf mois après son incarcération pour viol. Les juges de la cour d'appel de Paris ont rendu leur décision ce 15 novembre après avoir examiné le recours déposé par l'avocat de l'islamologue.
Après une audience publique, qui devait initialement se dérouler à huis-clos, les juges de la cour d'appel de Paris ont ordonné la remise en liberté sous conditions de Tariq Ramadan. Ils cassent ainsi une décision du juge d'instruction rendue il y a une semaine, selon les informations de l'AFP.
La libération de l'islamologue suisse de 56 ans est soumise au versement d'une caution de 300 000 euros, selon son avocat Emmanuel Marsigny. Tariq Ramadan, qui doit remettre son passeport suisse, a interdiction de quitter le territoire, d'entrer en contact avec les plaignantes et certains témoins. Il devra pointer une fois par semaine au commissariat.

Source

Partager cet article
Repost0
17 novembre 2018 6 17 /11 /novembre /2018 10:50

Ariel Ricker, la directrice de l'ONG Advocates Abroad qui aide les migrants à passer les frontières européennes, a été filmée à son insu alors qu'elle expliquait comment elle prodiguait ses conseils aux migrants qui voulaient pénétrer les territoires européens, notamment par la Grèce. L'entretien a été diffusé sur Internet le 12 novembre par une militante canadienne marquée à droite, Lauren Southern.
Advocates Abroad est une ONG à but non-lucratif fondée en 2016 qui opère principalement en Grèce et se targue sur son site internet d'avoir fait passer 15 000 réfugiés en Europe.
Au cours de la discussion, Ariel Ricker détaille les conseils qu'elle livre aux migrants que son association cherche à aider. Elle insiste notamment sur l'impression qu'ils doivent inspirer aux agents qui les prennent en charge aux frontières de se trouver dans une situation traumatique et de se sentir persécutés.
«Je leur dis qu'il faut jouer la comédie, que tout cela, c'est du théâtre. Et leur rôle, c'est celui du réfugié traumatisé, parce que ces EASO [l'European asylum support office, soit les agents aux frontières du bureau de gestion des demandes d'asile] sont tellement des putains d'abrutis... Tout ce qu'ils savent, c'est ce qu'il y a écrit sur leur papier qui dit ce que c'est qu'un réfugié traumatisé, avec telle ou telle caractéristique. Donc, nous entraînons les gens à présenter ces caractéristiques. Ils [les agents] prennent en compte l'attitude des gens, s'ils sont émotifs ou pas. Alors ils doivent pleurer ou vomir et demander une pause. [...] On organise des jeux de rôles avec eux. [...] D'abord, nous jouons leur rôle à eux et ils doivent se mettre dans la peau de l'agent, puis on inverse. Comment entrer dans la pièce, comment se présenter, comment s'asseoir, comment se lever et comment prier. C'est une bonne manière de démontrer sa sincérité. [...] Parfois ils [les agents] demandent "quelles sont vos vacances préférées ?" et certaines personnes [migrantes] répondent juste "Noël". Nous leur expliquons donc que ce n'est pas une réponse suffisante. Ils doivent aussi préciser que c'est le 25 décembre et que c'est le jour de naissance de Notre Seigneur.»
Dans un premier temps, l'organisation a décidé de répondre sur Twitter à la publication de la vidéo en évoquant une vidéo «lourdement modifiée», «filmée sans consentement» et utilisée «à des fins de politique de droite». Avant que les comptes Twitter et Facebook de l'ONG ne soient subitement supprimés.

Source

Partager cet article
Repost0
17 novembre 2018 6 17 /11 /novembre /2018 10:43

Que les enfants yéménites meurent de faim par milliers, que les Palestiniens tombent sous les balles de l’occupant, que la Syrie soit un champ de ruines et la Libye plongée dans le chaos, tout cela ne nous émeut guère. On manifeste, on fait grève, on proteste ? Pas vraiment. Ni manifestations significatives, ni débats dignes de ce nom. Le crime néocolonial passe comme une lettre à la poste.
 
Et pourtant, si nous subissions ce que nos gouvernements infligent à des peuples qui ne nous ont rien fait, que dirions-nous ? Si une alliance criminelle nous condamnait à mourir de faim ou du choléra, comme au Yémen ? Si une armée d’occupation abattait notre jeunesse parce qu’elle ose protester, comme en Palestine ? Si des puissances étrangères armaient des milices pour détruire notre république, comme en Syrie ? Si une coalition étrangère avait bombardé nos villes et assassiné nos dirigeants, comme en Libye ?
La tendance des pays dits civilisés à jeter un voile pudique sur leurs propres turpitudes n’est pas nouvelle. Propre sur lui, le démocrate occidental voit plus facilement la paille dans l’œil du voisin que la poutre qui loge dans le sien. De droite, de gauche ou du centre, il vit dans un monde idéal, un univers heureux où il a toujours la conscience de son côté. Sarkozy a détruit la Libye, Hollande la Syrie, Macron le Yémen, mais il n’y aura jamais de tribunal international pour les juger. Mesurés à l’aune de notre belle démocratie, ces massacres ne sont que des broutilles. Un égarement passager, à la rigueur, mais l’intention était bonne. Comment des démocraties pourraient-elles vouloir autre chose que le bonheur de tous ? Surtout destiné à l’électeur moyen, le discours officiel des Occidentaux traduit toujours l’assurance inébranlable d’appartenir au camp du bien. « Vous souffrez de l’oppression, de la dictature, de l’obscurantisme ? Ne vous inquiétez pas, on vous envoie les bombardiers ! ».
Il arrive toutefois qu’au détour d’une phrase, dans le secret des négociations internationales, un coin de voile soit levé, subrepticement. On assiste alors à une forme d’aveu, et voilà qu’un margoulin confesse le crime en esquissant un sourire narquois. En 2013, au moment où la France intervient au Sahel, Laurent Fabius, ministre français des Affaires étrangères, appelle son homologue russe pour obtenir l’appui de la Russie à l’ONU. Lavrov s’étonne alors de cette initiative française contre des djihadistes que Paris avait soutenus lors de l’intervention en Libye, en 2011 : « C’est la vie ! », lui rétorque le ministre français. Semer la terreur pour abattre un État souverain ? C’est « la vie » selon Fabius. Mais que ce criminel se rassure : aucun juge ne lui demandera des comptes. La Cour pénale internationale (CPI) est une Cour pour les indigènes : c’est réservé aux Africains. Les gens comme Fabius ont l’art de passer entre les gouttes.


Source

Partager cet article
Repost0
10 novembre 2018 6 10 /11 /novembre /2018 12:01

Ecrivain, chroniqueur, polémiste, conférencier, grande gueule... Rolland Hénault était tout cela à la fois mais pour qui a eu la chance de le rencontrer ou de lire entre ses lignes, c’était avant tout un amoureux de littérature. Quelque chose laisse penser qu’il y aura toujours des œuvres inédites de Rolland Hénault. Plume foisonnante, il consacrait la majeure partie de son temps à cette passion, qu’il s’agisse de chroniques, de nouvelles, de romans, d’articles au vitriol, de coups de cœur, de fictions, de textes intimes, de chansons ou même de la chronique Mots pour le dire dans les colonnes du journal que vous êtes en train de lire... La littérature l’habitait et il essayait d’y habiter le plus possible. Oeuvres inédites ou presque est paru aux Editions de l’Impossible, maison d’Edition montée en 1994 sous l’impulsion de l’auteur et d’Elisabeth Gillet. De cette collaboration, il y aurait mille choses à raconter. Rolland était le professeur de français d’Elisabeth en classe de cinquième, une amitié se noue et elle, plus versée dans les notes que les mots, interprètera bientôt les textes de ses chansons. On est en 1977, le procès contre le Provisoire (journal satirique dont Rolland est le rédacteur en chef) fait rage, la tempête autour de celui qui ne craignait pas d’en déchaîner (« d’ouvrir sa gueule » comme diraient certains) est à son maximum. Une gueule qu’il fallait que quelqu’un ouvre, reconnaissons-le, une plume qu’il fallait que quelqu’un chevauche. « Rolland était comme il écrivait » témoigne Elisabeth Gillet. Croisant l’écrit, on croisait le bonhomme, sa liberté, ses partis-pris, sa révolte mais aussi cette tendresse pudique, discrète. Rolland aimait les Hommes, simplement il n’aimait pas les cons (en reste-t-il beaucoup ce premier filtre passé ?) Oeuvres inédites ou presque regroupe des chroniques, des humeurs, des conférences, des fragments de journal intime... De courts textes pour la plupart, incisifs et drôles, où l’on croise des titres tels que : Météo santé et autres détails, Je me suis réveillé sourd, Mon grand-père quand il refusait de se laver les pieds, On a volé l’Abbé Pierre! «Tous sont postérieurs à 1998» précise Elisabeth. Et d’ajouter : « J’ai volontairement sélectionné des écrits contenant de l’humour, de cet humour si particulier à Rolland, épicé, grinçant... J’avais envie, pour ce livre, de donner à découvrir une sorte de testament drôle. »


Rolland Hénault : « œuvres inédites ou presque » ed. de l’impossible, 685 p., prix 23 e. En librairie ou à commander sur elize-chanson.com

Paru sur http://www.l-echo.info/article/indre/2018-09-14/derniers-textes-inedits-ou-presque-rolland-henault-62365.html

Merci à Jacques et Annie, qui nous l'ont transmis.

Partager cet article
Repost0
10 novembre 2018 6 10 /11 /novembre /2018 11:38

La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a été amenée à se prononcer, le 25 octobre 2018, sur le cas juridique posé par la condamnation de la citoyenne autrichienne Elisabeth Sabaditsch-Wolff pour avoir déclaré, devant un parterre restreint de personnes, que le prophète Mahomet, qui avait épousé Aïcha lorsqu’elle avait six ou sept ans et l’avait déflorée quand elle avait neuf ou dix ans, était un pédophile. Cela, alors que le fait qu’un homme de plus de cinquante ans ait une relation sexuelle avec un enfant tombe clairement sous la définition de la pédophilie. En conséquence, dire « ce qui est » est désormais interdit sur la quasi-totalité du continent européen, en tout cas dans certaines circonstances.

En effet, la Cour européenne des droits de l’homme confirme la décision du tribunal viennois estimant que la déclaration d’Elisabeth Sabaditsch-Wolff n’est pas protégée par l’article 10 de la Convention européenne des droits de l’homme portant sur la liberté d’expression, car constituée de remarques provocatrices portant sur le « contenu de croyances et d’objets de vénération » et pouvant blesser les sentiments des tenants d’une religion. Les remarques en question peuvent être, par conséquent, considérées en tant que violation malveillante de l’esprit de tolérance. Cette institution ajoute que la Justice autrichienne a indiqué que ces remarques n’ont pas été formulées d’une manière objective mais en visant à discréditer Mahomet et qu’Elisabeth Sabaditsch-Wolff n’a pas fourni à son auditoire des informations neutres sur le contexte historique.

Les propos d’Elisabeth Sabaditsch-Wolff avaient été rapportés à la Justice à la suite de l’infiltration, au sein du séminaire consacré à l’islam, d’un journaliste de la presse du système ayant réalisé des enregistrements à l’insu des organisateurs.

Le Forum pour la liberté de religion (Forum Religionsfreiheit Europa – FOREF), dont le siège est à Vienne en Autriche, dénonce la décision de la CEDH et estime que chaque membre de la société doit être capable de discuter de manière civilisée de sujets controversés. Le président du FOREF, Aaron Rhodes déclare que cette décision est une nouvelle attaque en vue de limiter la liberté de discuter de faits et d’exprimer des opinions et que cela signifie que la liberté est rognée par crainte que des personnes réagissent violemment à des propos. Il estime que ce sont les décisions de ce type qui menacent la paix et pas des discussions portant sur des points d’Histoire et de morale.


Source

Partager cet article
Repost0
10 novembre 2018 6 10 /11 /novembre /2018 11:29

Un député UDI a réussi à faire adopter un amendement taxant les aides aux vacances ou aux activités culturelles des salariés distribuées par les comités d’entreprise. Jusque-là, le flou fiscal régnait et l’État n’effectuait aucun prélèvement sur cette manne ; il ne percevait ni cotisation sociale ni impôt sur le revenu. Cette tolérance était de facto et hors de tout cadre légal. L’amendement qui vient d’être adopté inscrit dans la loi cette exonération et l’étend aux aides des petites entreprises qui sont dépourvues de CE, mais pose des limites : au-dessus d’une franchise de 331 euros par employé (662 dès qu’il a un enfant), l’État, ou plutôt la Sécurité sociale, se servira. Et si on suit cette logique, le salarié devrait également réintégrer les sommes reçues dans son impôt sur le revenu, faisant exploser ce dernier dans certains cas.

Les syndicats sont, bien entendu, indignés. Pour eux, ce sont les salariés les plus modestes qui seront touchés, notamment pour les vacances de leurs enfants ou leurs séjours linguistiques, même si seuls les grands comités d’entreprise (SNCF, EDF,…) sont capables de verser par adhérent des aides qui dépasseront le seuil prévu.

Une autre taxe aussi scandaleuse va se mettre en place : on devra payer un euro à chaque colis qui sera livré à notre domicile. En principe, les sommes colossales qui seront ainsi extorquées aux Français seront versées aux communes. Ces dernières, en échange, diminueront les taxes foncières frappant les commerces dits de proximité, principalement ceux des centres-villes. Mais je ne vois pas comment on pourra exonérer des magasins suivant leur emplacement (le contraire me semble anticonstitutionnel) et, pour finir, la diminution des taxes foncières sera répartie entre tous les commerces, y compris les hypermarchés des périphéries, ce qui diluera son effet. En outre, l’État se servira toujours (au moins 25 %) sous le prétexte de se dédommager des frais de prélèvement. Le pouvoir va donc instaurer une nouvelle usine à gaz qui va frapper les personnes qui habitent dans la France périphérique, celle où les commerces de proximité sont inexistants et où les habitants sont bien contents de commander sur Internet. Le matraquage fiscal continue de plus belle !

Source

Partager cet article
Repost0
10 novembre 2018 6 10 /11 /novembre /2018 11:24

Face à la colère des automobilistes devant la hausse des taxes sur les carburants, Emmanuel Macron « assume », ce qui n’est guère moins provocant qu’un « Je vous emmerde ». Il a demandé au gouvernement de travailler pour un meilleur « accompagnement » des « plus fragiles ». Comme il faudra bien trouver de l’argent pour cet accompagnement, ce sont encore les contribuables qui trinqueront.

Si, encore, la fiscalité verte était entièrement consacrée à la transition écologique, comme il le prétend, les Français trouveraient peut-être la pilule moins amère. Mais une grande partie des taxes est employée à autre chose que des mesures pro-environnement. En 2019, l’État prévoit de prélever 37,7 milliards de TICPE, soit 4 milliards de plus que cette année, mais le montant affecté à la « transition écologique » reste limité, comme en 2018, à 7,2 milliards (19 % du montant global).

L’annexe au projet de loi de finances montre que c’est surtout Bercy qui se remplit les poches pour boucler ses fins de mois : en 2017, sur 30,5 milliards de taxes, il en a récupéré 11,1 ; en 2018, sur 33,8, il compte en reprendre 13,3 ; en 2019, sur 37,7, il prévoit 17 milliards pour le budget général. Un vrai pactole ! Et, bien sûr, Macron et le gouvernement répètent à l’unisson que les impôts n’augmentent pas. À croire que notre Président, qui agite le spectre des années 30, veut inciter les Français à descendre dans la rue pour crier « À bas les voleurs ! »

Avec le cynisme de ceux qui se croient intouchables, il affirme préférer « la taxation du carburant à la taxation du travail », comme si les Français qui ont besoin de leur voiture pour aller travailler comptaient pour du beurre. Delphine Batho, qui a une dent contre Hollande depuis son renvoi, en juillet 2013, rappelle dans Les Échos qu’« entre 2014 et 2017, le gouvernement avait consacré l’essentiel du rendement budgétaire de la taxe carbone au financement du CICE, et non pas de l’écologie ». Son ancien ministre des Finances, devenu Président, a conservé la mauvaise habitude de taxer au nom de l’écologie sans financer l’écologie.

Source

 

Partager cet article
Repost0